Journal de bord 2007

Jounaux de bord 2007

par le 31 Déc, 2007, catégorie 12-Decembre 2007

Journal de bord du voyage aux Bahamas 2007-2008

Objectif Sud: Préparatifs du voyage de 2006 jusqu’à juillet 2007

Août 2007 :   De La Baie (Saguenay/Lac St-Jean) à St-Jean-sur-Richelieu (Montérégie)

Sept 2007:     De St-Jean-sur-Richelieu (Montérégie) à New York City (New York)

Oct 2007:       De New York City (New York) à Hampton (Virginie)                                                             

Nov 2007:      De Hampton (Virginie) à Titusville (Floride)                                                                   

Déc 2007:      De Titusville (Floride) à Norman’s Cay (Exumas, Bahamas)

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Decembre 2007

par le 31 Déc, 2007, catégorie 12-Decembre 2007

1 Déc 2007: Wal-Mart aujourd’hui

Titusville, Mile 878.1 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux,  26 Cº.

Ce matin, nous avons encore les deux autos. Dans un premier temps, tous les MINI-WEATS vident chacun leur stock des autos dans les dinghy pour aller les porter au bateau. Ensuite, les filles vont au Wal-Mart pour finaliser les achats qui n’ont pas été possible au Save-a-Lot et au Club Price. Même manège au retour pour une troisième fois: remplir les autos, puis les dinghy, puis les bateaux, etc…

Pendant que Catherine est au Wal-Mart, je placer du stock dans le bateau. Quand j’ai fini, Catherine arrive avec le stock du Wal-Mart et je me retrouve avec encore du travail par dessus les bras. Ouf ! Qu’il y a du stock pour avoir 4 mois d’autonomie ! On ne sait plus où mettre les choses. Il ne faut pas trop regarder l’ensemble et y aller par étape pour le classement. On est pas sûr que l’on pourra coucher dans la couchette arrière ensemble cependant pour quelques temps …

 

2 Déc 2007: Réparation Moteur Yanmar

Titusville, Mile 878.1 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux,  28 Cº.

Aujourd’hui: c’est mission moteur Yanmar (changer le gasket de tête, rien de moins …). C’est une grosse réparation et Patrick de MIGO vient m’aider toute la journée. En arrivant, il me tasse et me demande d’être son « helper ». On travaille toute la journée sans arrêt et sans trop d’embûche. C’est une très grosse job et une chance que Patrick est là. Si j’avais fait le travail seul, j’aurais été dans l’inconnu et ça m’aurait sûrement pris deux fois plus de temps et je n’aurais pas été certain de faire un bon travail. En ayant le vieux gasket à vue, on a pu confirmer le diagnostic du problème moteur et cela nous a encouragé. On fini vers 17h30. Il reste une petite fuite diesel dans le circuit haute pression qu’il faut étanchéiser avant d’aller plus loin. Ça ira à demain.

 

Patrick qui travaille fort sur le moteur de MER ET MONDE

 

Catherine pendant ce temps fait du lavage et quelques petites commissions. Elle commence à prendre le zodiac seul pour faire de longues distances et aime beaucoup cette nouvelle autonomie de déplacement. Le défaut de ça est que lorsqu’elle part avec le zodiac, elle ne revient plus…

 

3 Déc 2007: Fin de l’épisode réparation moteur !

Titusville, Mile 878.1 (Floride);

Ensoleillé,  30 Cº.

Ce matin, je tente de colmater la fuite diesel avec un scellant et ça ne marche pas. Il me faut des O-rings neufs. Et ça ne se trouve qu’à Cocoa … Donc, on annonce à la flotille qu’il nous faut louer une auto aujourd’hui et tous sautent sur l’occasion pour en profiter aussi.  C’est Catherine qui va faire les commissions et elle est accompagnée de Benoît de VICTORIA’S SECRET qui sert de chauffeur et de traducteur pour le vocabulaire de mécanique car il est bilingue. Je lui donne finalement une longue liste d’achat qui l’occupe toute la journée.

Pendant ce temps,  je fais mon changement d’huile et je réussis à finir la réparation de la fuite diesel vers 15h30. Patrick de MIGO vient sur MER ET MONDE pour un « road test ». On désancre MER ET MONDE qui était ancré depuis cinq jours avec deux ancres. Les ancres sont mêlées pour avoir tournées quelque fois de 360 degrés … C’est n’est donc pas facile de démêler tous ses spaghettis. On part pour un essai de 20 minutes et le moteur va bien. Je trouve qu’il travaille plus égal et qu’il est plus doux. Patrick me disait hier que, vu l’état de mon gasket, j’avais probablement 40% de perte sur un cylindre, ce que j’ai retrouvé avec le gasket neuf , YOUPPI ! On ré-ancre MER ET MONDE satisfaits et la pression que j’avais depuis deux jours s’évanouit pour faire place à un sentiment de légèreté très apprécié … Une bonne bière fraîche pour souligner cela fait du bien.

Patrick et moi traversons sur O’BLEU qui vient d’arriver dans le mouillage. C’est un « petit voilier » de 50 pieds en aluminium fait des mains de Denis, le capitaine qui est à bord. Il me fait visiter le bateau et je n’en reviens vraiment, mais vraiment pas. J’ai visité plusieurs bateaux neufs, Jeanneau, Bénéteau, mais O’BLEU est complètement dans une classe à part. Luxueux et tout en bois à l’intérieur, de toute beauté !!! On imagine pas tant qu’on là pas vu … Catherine m’appelle par VHF et j’ai de la difficulté à sortir de là pour aller la chercher avec toutes ses commissions de la journée. Pour Catherine, journée très productive car elle a pu régler toute la liste de choses à faire pour aujourd’hui.

Avec la réparation moteur et le « road test », on déclare à la flottille qu’on peut bouger dès demain. Tout le monde est content et on planifie un 24h en mer. On fait un souper hot-dogs sur MIGO afin de discuter de navigation tous ensemble. Nos amis que l’on a connu à Sandy Hook, SOLUNA et APOTHÉOSE ont réussi à nous rattraper à Titusville. Ils veulent faire partie de la flotille pour un passage en mer, alors ils sont bienvenus. On sera cinq voiliers, c’est encore mieux !!!

 

Le mouillage de Titusville

 

4 et 5 Déc 2007: Autre petit saut de puce en mer vers Lake Worth

Titusville, Mile 878.1 – West Palm Beach, Lake Worth, Mile 1014.2 (Floride);

133 milles nautiques;

Ensoleillé, 26 ºC, Vents O 10-15 noeuds, longue houle 3-4 pieds;

Départ à 10h AM le 4 déc, Arrivée à 12h PM le 5 déc, moteur: 8h00,  voile: 18h;

Ancrage: N 26° 50.36, W 80° 03.27.

 

On lève l’ancre vers 10h AM en direction de Lake Worth à West Palm Beach. Cinq bateaux qui partent en même temps, ça vide un mouillage ! O’BLEU nous salut au passage. On a quatre heures à faire dans l’Intracostal avant de sortir en mer. À chaque heure, je vais inspecter comme il faut le moteur pour vérifier s’il y a des fuites (eau, diesel, prestone). Je vérifie aussi la température, les vibrations, l’huile, etc … Tout va bien à chaque heure. Cela nous sécurise pour notre sortie en mer.

 

À l’aide des jumelles, on voit au passage Cap Canaveral avec le hangar à fusées et une fusée prête à être lancée sur sa rampe de lancement. C’est de très loin, mais c’est vraiment spécial d’être là, quand on voit ça depuis qu’on est né à la télé. Une visite guidée sera peut-être possible à notre retour, on ne peut pas tout faire …

 

 

           

 

MER ET MONDE sous voiles                                                        Catherine est contente de vivre un autre passage sur l’océan !

 

 

On prend l’océan par l’inlet de Cap Canaveral. La météo est favorable et le vent adonne. On sort toute la guenille qu’on a. On espère pouvoir cette fois-ci faire notre trajet à voile seulement. On éteint le moteur et ça fonctionne. On fait du travers dans l’inlet et ensuite, on prend notre cap par un vent arrière. On file les voiles grandes ouvertes en ciseaux jusqu’au coucher du soleil. Les autres de la flotille font de même. C’est beau à voir. Je crois que c’est ça le bonheur….

 

 

 

 

MER ET MONDE  qui navigue en ciseaux sur l’océan …                               … Comme le reste de la flotille !

 

 

 

 

            

 

MIGO au coucher du soleil: comme c’est beau !                         On voit encore la côte de la Floride au loin

 

 

On repart le moteur à la tombée de la nuit vers 18h puisqu’il le vent fini par tomber. Les quarts de travail commencent. À ce moment, je saute sur l’occasion de faire le premier quart du fait que je m’endords et que j’ai un peu le mal de mer. Se coucher à l’horizontal les yeux fermés permet de faire passer la nausée. Le fait aussi que tout aille bien pour le moteur me permet de me relâcher. Je laisse donc le commandement à Catherine.

 

Vers 1h de la nuit, le vent reprend et on éteint enfin le moteur. Catherine, qui n’avait pas vraiment réussie à dormir encore durant ses quarts de repos, s’endort aussitôt le moteur éteint. Je la laisse dormir tant qu’elle ne se réveille pas et elle file pour un quatre heures de sommeil en file bien apprécié, YOUPPI ! On file à 3.5 noeuds au début. Puisque Catherine s’est endormit, je ne veux pas repartir le moteur pour aller à la même vitesse que les autres. J’appelle la flotille par VHF pour leur dire qu’on va se distancer d’eux un peu et que ce n’est pas grave. On les voit au radar et la mer est superbe.

 

Au levée du soleil, on est toujours à voile et on file à un respectable 5 noeuds de vitesse depuis un bout. Notre heure prévue d’arrivée à Lake Worth est trop tôt sur l’horaire prévue. Le reste de la flottille devant nous ralentit donc et on les rattrape pour entrer tous ensemble dans l’inlet de West Palm Beach vers midi. Catherine se rappelle que, sur l’appareil photo que Jonathan nous a prêté, il y a une fonction vidéo. Elle filme donc de petits bouts de films ce matin pour garder de bons souvenirs.

 

 

   

Au petit matin, il fait un peu plus froid pour le quart de Cath …              Notre arrivée à West Palm Beach avec la flotille à l’avant  

 

Pour SOLUNA et APOTHÉOSE, c’est leur premier 24h d’affilé en mer. Ils apprécient le faire avec nous, car ils se sentent plus en sécurité d’être sur l’océan avec des équipages plus expérimentés.

Arrivés à West Palm Beach, on remonte un peu l’Intracostal de 4 miles vers le nord et on jette l’ancre à Lake Worth. Ensuite, on se couche pour une sieste d’environ 2h30. On se lève pour le souper. MIGO quand à eux se sont prit une marina. Les productions J tournent depuis quelques mois un reportage sur MIGO qui passera à TVA à l’automne 2008 à l’émission: « Ça pourrait vous arriver ». Ils arrivent ce soir pour préparer avec eux la dernière partie du tournage. On est invité pour un 5 à 7 sur MIGO et on rencontre l’équipe de tournage. On prend aussi une douche à la marina de MIGO discrètement … On discute longement avec Dominique qui était l’une des trois juges pour Star Académie avec Bill St-Georges et Stéphane Laporte. Elle s’intéresse à l’aventure de MER ET MONDE II et nous pose plein de questions. Elle nous parle aussi de son expérience à Star Académie qui, soit-dit-en-passant, est passionante. Pour ce qui est du caméraman, celui-ci a déjà travaillé sur le SEDNA-IV. Nous passons donc une belle soirée …

 

6 Déc 2007: Petite visite de West Palm Beach

West Palm Beach, Lake Worth, Mile 1014.2 (Floride);

Ensoleillé, 28 ºC.

Ce matin, c’est mission récupération de la caméra NIKON D100 de Catherine. Celle-ci tente de communiquer avec la compagnie de réparation pour se faire envoyer sa caméra photo par transport à une marina de Lake Worth. Le lien internet n’est pas solide et elle réussit finalement au bout d’une heure grâce à un mélange de communications par Skype (téléphonie par internet) et par e-mails en convenant d’un envoi « overnight » par transport UPS. La caméra arrivera demain à 11h AM. Il n’y a rien de simple quand on voyage en voilier, même en Floride …

MIGO est en mer cette après-midi pour le tournage de leur reportage. VICTORA’S SECRET les accompagne puisque le caméraman qui filme  MIGO prend des prises de vue à partir de leur bateau. On aurait bien aimé être avec eux, car c’est une journée magnifique, mais on a trop de chose à faire sur notre bateau. Je fini d’installer mon chargeur de batterie TrueCharge 20 ampères, pendant que Catherine appelle sa famille par SKYPE. Ensuite, je change ma pompe à prestone, car elle avait un lousse sur son shaft. Lorsqu’on a changé le gasket du moteur, j’avais demandé conseil à Patrick qui m’avait dit de la changer.

Vers le milieu de l’après-midi, on débarque à terre avec Geneviève et Benoît de SOLUNA. Tout en se dégourdissant les jambes, on va à la banque, chez West Marine et à l’épicerie. Il y a de beaux grands palmiers partout et les gens de la place sont gentils.

On va sur SOLUNA au coucher du soleil pour le happy hours et VICTORIA’S SECRET vient nous rejoindre vers 19h. Ces derniers nous comptent leur journée en mer qui a été magnifique avec un beau vent d’environ 15 noeuds et des « tacs » au près.

 

7 Déc 2007: Conserves, conserves et conserves …

West Palm Beach, Lake Worth, Mile 1014.2 (Floride);

Ensoleillé, 31 ºC.

Journée dédiée aux conserves faites maison par Catherine à l’aide de son auto-clave (genre Presto). Elle prévoit faire environ 6-7 pots de 1 litre de boeuf haché aujourd’hui. Elle début à 11h AM. Comme ça ce déroule bien et que Catherine ne veut pas s’arrêter, elle m’envoie à l’épicerie pour acheter du porc et du surlonge qu’elle coupe par la suite en lanières avant de les encanner. Il fait 31 ºC dehors et environ 36 ºC dans dans le bateau. Catherine passe la journée en bikini et est rouge comme une tomate !

 

Ça chauffe pas à peu près dans la cuisine !

 

Vers midi, Benoit de VICTORIA’S SECRET ramène à Catherine de la marina le paquet contenant la NIKON D100. En l’ouvrant: SURPRISE !!! Le filtre UV vissé sur la lentille est brisé en mille miettes et le verre s’est infiltré partout à l’intérieur de la lentille. Résultat: la lentille 18-55 mm est finie et le tout vaut 250 $… Heureusement, le boitier semble être intact … Catherine tente d’écrire à la compagnie de transport UPS pour faire une déclaration, ce qui est parsemé d’embuches. Elle écrit aussi à la compagnie de réparation dans l’espoir d’obtenir peut-être de l’aide. On lui répond que UPS est une compagnie qui cause déjà beaucoup de problèmes à d’autres de leurs clients. Alors, on ne se fera pas trop de faux espoirs …

 

Ça, c’est la mauvaise surprise du jour …

 

Je veux de mon côté trouver des courroies pour mon moteur. Je débarque à terre vers 14h et je reviens vers 18h au bateau … sans courroie et avec plusieurs calories en moins. Durant mon passage à terre, je croise MIGO. Je fais un bout de chemin avec eux. Comme je le fais souvent, je pousse Jonathan dans son fauteuil roulant. Cette fois-ci, je parle à la radio VHF d’une main et pousse le fauteuil de l’autre main. Tout à coup, le trottoir remonte d’un pouce et Jonathan se retrouve étendu de tout son long sur le trottoir puisque la chaise a arrêté nette sec. Je deviens blanc … Ouf !, il va bien à part une petite écorchure sur le genou, mais je me sens vraiment mal. Au retour, je reçois un message par VHF de Jonathan qui me dit de ne pas m’en faire et qu’il me pardonne… Cela me fait du bien. Moral de l’histoire: deux mains sur le fauteuil en ne se laissant pas distraire par d’autres choses.

On se fait inviter pour un dessert chez VICTORIA’S SECRET, mais on ne se déplace pas à cause des conserves. La cuisinière au propane marche jusqu’à 23 hrs et on a sept autres pots de 1 litre d’encannés …

 

La deuxième « batch » de conserves, une vraie petite abeille Kate !

8 Déc 2007: Jambon et vidéos

West Palm Beach, Lake Worth, Mile 1014.2 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux, 30 ºC.

Catherine fait sa dernière partie de conserves aujourd’hui. Mission :  trois pots de 1 litres de jambon.

Je veux filmer de mon côté des vidéos pour les partys de Noël pour chacun de nos milieux de travail respectifs. Je vais emprunter la caméra vidéo à VICTORIA’S SECRET (eux, ils reçoivent de la visite aujourd’hui et emmènent leur visite faire un tour en mer). Je travaille donc sur cela une bonne partie de la journée. La préparation, le tournage et ensuite le montage. Le tournage prend environ 10 minutes pour chaque. Ensuite, je veux envoyer cela par internet. Notre connexion est trop faible pour autant de données à transférer. Je me rend à un bistro sympatique sur terre qui a une connexion internet. Je retrouve MIGO qui est déjà là depuis deux heures. On se prend une bonne bière, pis une autre … Le transfert des données est très long. Il prend 1h30 par vidéo, alors on multiplie par deux. On fini par lancer des invitations sur VHF. VICTORIA’S SECRET, SOLUNA et Catherine viennent nous rejoindre pour souper. On mange des ailes de poulet, des nachos et de bonnes frites. On croise également au bistro OCÉANITE et MAYA X qui eux ont terminé de manger.

De retour au bateau vers 21h, on passe chez MIGO juste pour une heure avant de se coucher. Les productions J avaient amenées un gros paquet à MIGO et toutes les filles des équipages de MIGO, MER ET MONDE et VICTORIA’S SECRET reçoivent des bijoux fait de la main de la soeur de Sofia comme cadeau. VICTORIA’S SECRET nous raconte aussi leurs péripéties de la journée dont un échouage et un remorquage avec BOAT US et aussi d’un invité à bord qui est tombé dans les pommes lorsqu’ils étaient en mer. Que d’émotions pour eux aujourd’hui …

 

     

Paysage de West Palm Beach                                                                       Un beau Catamaran qui semble bien aimer les décos de Noël !

 

9 Déc 2007: Lettuce Lake

West Palm Beach, Lake Worth, Mile 1014.2 – Lettuce Lake, Mile 1056.9 (Floride);

37 milles nautiques;

Ensoleillé avec pass. nuageux, 28 ºC;

Ancrage: N 26° 13.34, W 80° 05.68.

Aujourd’hui, on fait un bout de chemin pour se rapprocher de Fort Lauderdale. On navigue avec deux bateaux de plus dans la flottille (EPSILON et MARIE-GALANTE), ce qui fait sept voiliers pour la journée. On passe une série de ponts toute la journée et on voit de très jolies maisons luxueuses avec leurs splendides jardins, tous plus beaux les uns que les autres. Catherine n’a plus sa lentille 18-55 mm, mais elle a sa 28-80 mm alors elle se laisse aller et prend un tas de photos pour récupérer le temps perdu et tester si son boitier fonctionne bien.

     

Le beau voilier de Benoit et Geneviève: SOLUNA                                         Le beau voilier de Serge et Lise (parents de Geneviève): APOTHÉOSE

     

La flotille à la queue-leu-leu …                                                                    Il y a de beaux ponts dans ce coin de la Floride, tous très originaux

     

     

Quelles belles maisons luxueuses !!!                                                            C’est comme ça depuis West Palm Beach

On se rend au premier mouillage qui est notre plan A et il y a beaucoup trop de monde. On continue donc jusqu’à notre plan B à Lettuce Lake. Il n’y a personne et on peut être environ six bateaux au mouillage. EPSILON iront ancrer un peu plus au nord. Par contre, le fond n’est pas bon et notre CQR ne mord pas. On se déplace et elle mord un peu plus, mais a tendance à glisser lorsque Catherine met le moteur en marche arrière à plus de 1500 tours. Je vais donc porter notre Danforth comme deuxième ancre en « backup ». Les vents seront faibles cette nuit, mais on veut quand même que notre ancrage soit bon pour dormir tranquille. On a un lien internet très fort ici. Ça fait longtemps qu’on a pu avoir cela et on dédie notre soirée aux communications par téléphone et vidéoconférence SKYPE à nos proches et amis. YOUPPI !!!

De belles grosses noix de coco !

10 Déc 2007: Arrivée à Fort Lauderdale

Lettuce Lake, Mile 1056.9 – Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 (Floride);

6 milles nautiques;

Ensoleillé avec pass. nuageux, 30 ºC;

Ancrage: N 26° 07.93, W 80° 07.05.

On part ce matin vers 9h. On a peu de mile nautique à faire aujourd’hui pour notre aller à notre destination, soit Fort Lauderdale. Une fois arrivé, on va à la marina municipale pour faire un « pump-out », le plein d’eau douce et laver le bateau à pleine eau avant d’aller s’ancrer. Cela fait vraiment du bien de laver l’extérieur du bateau et le pont redevient blanc …

On nous avait dit par plusieurs que nous ne pourrions rester longtemps à Fort Lauderdale, car les autorités ne veulent pas que l’on reste plus de 24 heures ancré au même endroit. On communique avec COXILY, une famille de cinq sur un voilier qui est là depuis trois jours. Ils ont trouvé un mouillage à Fort Lauderdale qui semble être calme et où ils ne se font pas harceler: Middle River près de Sunrise Boulevard. On se dirige donc là et on trouve ce mouillage vraiment super. On n’a qu’à entrer dans Middle River d’un demi-mile environ et il y a beaucoup plus d’eau (15 pieds d’eau) que ce que les cartes indiquent.

Ensuite, MER ET MONDE débarque à terre avec Sofia de MIGO. On est très près d’un magasin Nikon et Catherine et Sofia veulent s’acheter une nouvelle lentille grand-angle 18-55 mm. On veut aussi faire une petite épicerie. À notre arrivée à terre, nous faisons la connaissance avec plusieurs grosses iguanes de toute sortes de couleur qui se promènent sur les trottoirs: des vertes, des noires, des oranges, etc… Fantastique !!! Catherine trippe au boutte, elle qui aime les bibittes ! Ici, c’est vraiment vraiment une belle ville et ilo est évident que les citoyens sont très en moyen.

La végétation et la faune sont vraiment différentes à partir de

Fort Lauderdale: de gros palmiers partout …  

 

     

… Et aussi de belles grosses iguanes qui se font dorer au soleil !            En voici une de plus près: elle ressemble à un dragon n’est-ce pas !

On entre aussi dans une boutique de sports et plongée. Il y a partout dans le magasin des articles d’hiver, chose absolument incohérente que notre cerveau n’est pas capable de gober … Manteaux, mitaines, tuques, bottes, etc… ????? On comprends rien. Les vendeurs nous expliquent qu’ils sont dans leur saison d’hiver. Catherine, qui se cherche depuis un bout un autre bikini, apprend qu’elle n’en trouvera pas en ici Floride, car C’EST HORS SAISON (il fait 30 Cº aujourd’hui) !!! On a fait 2000 miles nautiques pour s’éloigner pendant un an de l’hiver et on est entouré de vêtements d’hiver !!! Ils sont fous ces floridiens … On nous explique aussi que les habitants de Fort Lauderdale ont beaucoup beaucoup d’argent et qu’ils cherchent la neige et les pentes de ski durant l’hiver. Ils prennent l’avion et vont dans les centres de ski qui leur tentent en Amérique du nord, comme les Rocheuses par exemple. On ressort de la boutique avec un wetsuit pour Sofia et des palmes pour moi, mais pas de bikini pour Catherine …

            

Éric c’est fait un nouvel ami …                                          Ils ont de très belles tuques en Floride !!!

Au mouillage de Fort Lauderdale au crépuscule

11 Déc 2007: Mission courroies

Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux, 30 ºC.

Ce matin, Catherine se lève avec des problèmes aux yeux ! Ils brûlent comme du feu et ont de la difficulté à supporter la lumière. Elle a oublié d’enlever ses verres de contact en se couchant hier et a donc dormit avec. Elle aurait dû d’ailleurs porter davantage ses lunettes en voyage, car ils étaient rouges depuis un bout. Elle met ses lunettes et fait sa journée comme ça. Catherine fait du lavage aujourd’hui avec SOLUNA et APOTHÉOSE en ville.

Pour ma part, je dois régler une chose importante aujourd’hui. Il ne me reste plus de courroie d’alternateur pour mon moteur. VICTORIA’S SECRET m’a prêté en attendant une courroie à West Palm Beach et je dois régler absolument ça avant de traverser aux Bahamas. J’ai la liste des « dealers » Yanmar de toute la Floride et il y en a trois à Fort Lauderdale. Cette ville est la capitale des navigateurs. Vous ne pouvez même pas imaginer le nombre de commerce pour les bateaux qu’il y a ici. Je mets donc les trois adresses des dealers sur Microsoft Streets and Trips et le logiciel me fait un plan de la ville sur papier. Je parts en dinghy en arpentant dans les canaux de la ville pour faire le maximum de distance à moteur et ensuite je commence ma marche vers le plus près des trois dealers.

J’arrive enfin chez le premier dealer après avoir marché deux miles. Ils en ont une, mais j’en veux trois … Ils peuvent les avoir pour demain, mais la journée est jeune, il est 10h30 du matin et j’aimerais bien régler ça pour aaujourd’hui. Le deuxième dealer est à trois miles plus loin. Je marche et je marche et je marche en longeant l’aéroport. Il y a des quantités d’avion qui partent et qui arrivent. C’est bien beau à voir. J’arrive soudainement à une autoroute qui me barre la route ! Elle a cinq voies de large dans chacune des deux directions et c’est impossible de la traverser  à pied. Je dois donc faire un détour d’un mile pour trouver une artère qui passe par dessus. Mais un mile de détour, c’est deux miles aller-retour et à pied: c’est long ! Il fait chaud, le soleil me tape dessus. J’ai emmené heureusement du jus et de l’eau en masse, donc je ne risque pas de me déshydrater.

J’arrive au deuxième dealer et par chance,  ils ont deux autres courroies !!! Ceci complète ma mission du jour. Il me reste à revenir au dinghy maintenant … Aujourd’hui, j’ai marché plus de 10 miles à pied et mes mollets ne répondaient plus pour le dernier mile.

12 Déc 2007: Catherine perd la vue: petite visite à l’hôpital !

Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux, 30 ºC.

Ce matin, Catherine se réveille dans sa tête seulement. Elle n’est plus capable du tout d’ouvrir les yeux, car elle a les yeux boursouflés et la lumière lui fait très très mal. C’est comme si elle a du shampoing en permanance dans les yeux. On décide d’aller à l’hôpital, car depuis 24 heures, ça continue de se détériorer. De toute façon, elle a une prise de sang à se faire prendre avant d’aller aux Bahamas. On annonce cela à la flottille et VICTORIA’S SECRET vient avec nous, car Nancy nécessite un suivi médical pour le tendon déchiré d’un de ses doigts. On part donc ensemble en empruntant MINIGO (dinghy à MIGO) qui a un 15 forces pour aller plus vite vers l’hôpital. On est inquiet sur ce qui se passe pour la vue de Catherine. Nancy sert de guide à Catherine aujourd’hui et elles se promènent toute la journée dans les rues bras-dessus bras-dessous puisque Catherine ne voit strictement rien de rien. Elle fait totalement confiance à Nancy pour traverser les gros boulevards et marcher sur les trottoirs pleins de « craques ».

La conclusion de l’urgentologue est une abrasion de la cornée dans les deux yeux. C’est très douleureux, mais ce n’est pas grave si c’est traité avec des anti-inflammatoires et des antibiotiques. Il nous donne donc une prescription. Le médecin nous recommande d’aller voir un ophtalmologiste et nous organise un rendez-vous pour demain matin afin de confirmer le diagnostic et vérifier si l’abrasion est profonde. On repart donc de l’hôpital rassuré et on va chercher la prescription à la pharmacie la plus proche. Dans la pharmacie, je deviens le guide de Catherine à mon tour. Ça ne prend pas deux minutes qu’elle rentre de plein fouet dans le présentoir d’une allée et que tout tombe à terre. La belle affaire !!! Je ne suis vraiment pas un bon guide et Catherine réclame le retour de Nancy immédiatement !

Ensuite, on va magasiner pour acheter à Benoit et moi-même des poids pour la plongée en apnée. Il est rendu environ 15h, on est tous affamé et on va diner au bistro où est amarré notre dinghy. On mange du mahi-mahi (dorade) avec du riz et un panier de pétoncles-crevettes-huîtres frites, le tout arrosé de bières fraiches. C’est un véritable délice et le mahi-mahi est une révélation du siècle, c’est le meilleur poisson qu’on a jamais goûté !!! On fait aussi un peu d’Internet avec le portable de Benoît. On rencontre aussi OCÉANITE et MAYA X qui mangent une croute aussi à cette endroit. De retour au bateau à 16h.

Le soir, on reste tranquille sur notre bateau pour reposer Catherine. Je lui fait la lecture pour l’occuper un peu, car elle a les yeux bandés ça lui fait du bien. Les gouttes pour les yeux commencent à agir. Elle trouve que son expérience d’aveugle d’un jour est somme toute enrichissante puisqu’elle a pu se mettre à la place d’une personne non-voyante pour avoir circulé dans Fort Lauderdale toute la journée sans avoir rien rien vu … Elle a essayé de se représenter mentalement son environnement en images à partir des bruits et des sensations ressentis !

L’aveugle d’un jour …

13 Déc 2007: Visite chez l’ophtalmologiste

Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux, 30 ºC.

Catherine se lève en meilleure condition qu’hier. Elle commence à pouvoir ouvrir un peu ses yeux. On a un rendez-vous chez l’ophtalmologiste pour 9h AM. On pars à 8h AM avec l’auto louée la veille par MIGO. On pourra partager les frais avec eux. On consacre la matinée à cette consultation. L’ophtalmologiste nous dit que le diagnostique est juste et que l’abrasion est en surface, elle sera donc améliorée d’ici 48 heures. Elle devra porter plus ses lunettes cependant. Parfait, parfait ! Le seul changement est qu’il prescrit à Catherine une autre bouteille de gouttes antibiotiques. L’ophtalmologiste et sa femme, qui est sa secrétaire, sont vraiment gentils et très professionnels. Ils n’ont l’air ni stressés, ni pressés … Ils nous racontent des histoires de pêche et laisse Catherine faire des téléphones pour les démarches d’assurances-voyage afin de se faire rembourser les frais d’hôpital et de l’ophtalmologiste. En revenant, on va acheter une autre bouteille d’antibiotique et on utilise à la pharmacie un service de fax $$$ pour envoyer tous les papiers à notre compagnie d’assurances-voyage. Les factures sont d’environ 600$ pour l’hôpital de Fort Lauderdale et 100$ pour l’ophtalmologiste …

Il faut qu’on glisse un commentaire sur le système de santé aux États-Unis. L’hôpital et la clinique de l’ophtalmologiste sont vraiment très très propres et luxueuses. Les gens sont calmes, l’ambiance est relaxe avec une petite musique de fond. Le personnel est poli et aux petits oignons avec nous. Ils nous offrent de l’eau, des revues, etc… On a à peine le temps de réchauffer le siège dans les salles d’attente. On n’attend pas entre les diverses étapes de consultation.  La différence entre le système de santé des Étas-Unis et du Québec est frappante …  Mais il y a toute une facture au bout !

Les filles des trois équipages (MIGO, MER ET MONDE et VICTORIA’S SECRET) vont faire une bonne épicerie dans l’après-midi. Patrick et moi, on va chercher du propane et on va reporter l’auto de location pour 18h. En marchant, on se rend compte qu’il y a des perroquets dans les palmiers tout le long des rues, MAGNIFIQUE !

On commence le 5 à 7 sur APOTHÉOSE pour faire un « meeting-météo » des capitaines. On discute d’une fenêtre-météo pour la traversée aux Bahamas qui se présente à nous. Après analyse, on convient qu’on ne traverse pas. La fenêtre-météo est belle, mais trop courte et c’est ce qui nous embête. Nous mangeons du proscuitto avec des cantaloup fait part Catherine et discutons avec APOTHOÉOSE et SOLUNA que nous apprenons à connaître de plus en plus et que nous apprécions de plus en plus. Ensuite, MER ET MONDE continue le 5 à 7 chez MIGO avec VICTORIA’S SECRET qui tourne finalement en souper-buffet.

Je vais porter Catherine vers 20h sur MER ET MONDE pour qu’elle repose ses yeux de la lumière. Ses yeux vont mieux au niveau de l’irritation avec les antibiotiques, mais nécessitent encore du repos. Je reviens sur MIGO pour déguster un bon drink exotique. On danse un peu et juste avant que je parte, Patrick de MIGO détache mon dinghy qui part à la dérive…. Je me jette à l’eau pour aller le chercher et ça fait rire tout le monde. L’eau est chaude et cela me relaxe pour un beau dodo.

MER ET MONDE II au mouillage de Fort Lauderdale, WOW !

14 Déc 2007: Fort Lauderdale Beach

Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 (Floride);

Passages nuageux, 26 ºC.

Ce matin, MIGO décide tout d’un coup de partir à Miami. La fenêtre-météo qu’on ne prend pas pour la traversée aux Bahamas est une excellente occasion pour eux de descendre à Miami par la mer, car il y a un pont de 56 pieds juste avant Miami que MIGO ne peut passer avec son 60 pieds de tirant d’air. Cela prend MER ET MONDE et VICTORIA’S SECRET un peu par surprise et on décide de notre côté de rester à Fort Lauderdale. C’est difficile de se séparer, même si on sait qu’on va se retrouver dans environ deux jours en passant par l’Intracostal.

Aujourd’hui, du côté de VICTORIA’S SECRET, c’est une mauvaise journée. Une série de bris succèssifs viennent les affecter. Leur propane ne fonctionne plus, le moteur du bateau retombe en panne lorsqu’ils vont faire leur pump-out et il doivent revenir se réancrer à voile, et leur frigo ne marche plus … On dirait que le mauvais sort à quitté MER ET MONDE pour aller narguer VICTORIA’S SECRET (on touche du bois) …

Benoit de VICTORIA’S SECRET et moi, allons à la librairie-café située au bout de la creek de Middle River pour se brancher sur Internet. Benoit à des téléphones à faire. De mon côté, je dois trouver un nouveau câble pour mon radar qui a fondu à cause d’un court-circuit il y a quelques jours. Notre cable allait mal depuis notre départ en voyage, car je l’avais abimé en le passant dans le bossoir. On passe les deux une partie de l’après-midi là avec du bon café, une brioche et de l’air climatisé. On ne voit pas les heures passer et nos deux équipages commencent à s’impatienter, car ils veulent aller à la plage. VICTORIA’S SECRET et MER ET MONDE se rendent finalement à la plage vers 15h30. SOLUNA et COXILY y sont depuis un temps. On joue avec un ballon de volley-ball et on fait du « body-surfing » avec les vagues. Belle fin d’après-midi à la plage !

      

Nos amis Geneviève et Benoit de SOLUNA                                                     Catherine a repris la caméra: elle va bien !!!

Le soir, on soupe chacun chez nous. On reçoit VICTORIA’S SECRET sur MER ET MONDE pour le dessert avec un bon croustillant au pommes. On s’installe ensuite dans notre cockpit pour un cinéma en plein-air avec du bon pop-corn au beurre. On regarde Trésor National avec Nicolas Cage et le film ce termine vers les 1h AM. C’est vraiment spécial de regarder un film dehors au vent avec cette belle chaleur !

Ciné-parc sur MER ET MONDE avec pop-corn au menu

15 Déc 2007: Journée dédiée à VICTORIA’S SECRET

Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux, 28 ºC.

Aujourd’hui, MER ET MONDE consacre la journée à VICTORIA’S SECRET. Ils ont besoin d’aide et de support moral, car ils leur arrivent trop de choses en même temps. Le matin, Benoît de VICTORIA’S SECRET et moi allons de bonne heure à la librairie-café pour profiter des dernières heures du forfait Internet qu’on avait acheté la veille.

En aprèd-midi, Catherine montre à Nancy comment faire ses conserves avec un auto-clave sur MER ET MONDE. Elles font 10 pots de 500 ml de viande hâchée. Elles se mettent aussi à s’imaginer partir une « business » de conserves et fixer le prix de leur travail pour pour pouvoir se faire un petit revenu dans le sud …  Pour ce qui est des gars, on fait de la mécanique sur VICTORIA’S SECRET (pompe à eau de mer et changement des filtres diesel). En fin d’aprè-midi, je me baigne un peu. J’essaie mes palmes et joue au ballon dans l’eau avec Sarah-Maude.

      

C’est au tour de VICTORIA’S SECRET pour une « batch » de conserves !     Éric s’amuse bien avec Sarah-Maude dans l’eau !

Il y a une parade de bateau pour Noël ce soir et tout le mouillage (sept bateaux) vont voir la fête. MER ET MONDE reçoit pour sa part Geneviève et Benoît de SOLUNA pour le 5 à 7. Nos bonnes discussions, un bon vin et l’ambiance relaxe fait qu’on décide de ne plus aller à la parade. On traverse pour le souper sur SOLUNA et on passe une excellente soirée encore et encore. On mange un spaghetti aux légumes et pesto avec plein de parmesan frais : HUMMMM …

16 Déc 2007: La librairie-café de Fort Lauderdale

Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 (Floride);

Passages nuageux, 23 ºC.

Le matin, on lit un peu. On est relaxe. Catherine écrit 30 emails ce matin dans le bateau dans le but de les envoyer par Internet en après-midi. Elle veut envoyer ses voeux pour le temps des fêtes et espère ne pas oublier personne …

Ensuite, on passe une bonne partie de la journée avec SOLUNA à la librairie-café. On déguste des gâteaux et du café, on profite pleinement d’Internet, on fait des appels téléphoniques avec SKYPE et on regarde des livres. C’est une des plus belles librairies qu’on a vu de notre vie. On peut feuilleter tous les livres que l’on veut assis à une table avec un café. Et plusieurs livres ne sont vraiment pas chers ici. Catherine, qui a retrouvé la vue, voit bien tous ces livres. « Une folle d’une poche » comme on dit. Elle les veut tous. Il y en a des milliers …  Elle finit par acheter un seul livre à la fin de la journée: un excellent livre de référence sur l’identification des poissons tropicaux et ce, grâce aux conseils de Geneviève qui est biologiste.

17 Déc 2007 Fort Lauderdale fête à Benoit Secret:

Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 (Floride);

Averses, 18 ºC.

SOLUNA et APOTHÉOSE décident de partir ce matin pour Miami. On se promet d’aller les rejoindre très très bientôt. On reste avec VICTORIA’S SECRET parce qu’ils ont des petites choses à régler encore. Nos deux équipages vont prendre encore un café à la librairie-café et on fait du Internet jusqu’à 14h30.  Catherine va ensuite avec Nancy et Laurence pour se magasiner un bikini chez Macy’s sur Sunrise Boulevard. Elle réussie enfin à en trouver un beau.

C’est la fête à Benoît de VICTORIA’S SECRET aujourd’hui. On est invité à manger des suchis et du mahi-mahi sur VICTORIA’S SECRET. Hmmmmm !!! On lève notre verre aux 39 ans de Benoît. Ensuite, on poursuit sur MER ET MONDE pour le gâteau triple chocolat et fraises et un party avec de la musique à pleine tête. L’équipage de COXILY aussi ce joint à nous. Vers 22h, on s’aperçoit que le dinghy de COXILY n’est plus là. Je pars à la recherche du dinghy avec mon DEMIE-PORTION et je trouve le dinghy de COXILY en moins de deux à son grand bonheur. C’est assez d’émotions pour COXILY ce soir, alors ils retournent à leur bateau. Sarah-Maude et Laurence vont se coucher aussi dans leur bateau. On se retrouve à quatre sur MER ET MONDE (Moi, Kate, Benoît et Nancy).  On décidons de jouer aux cartes avec chips et musique. C’est la première fois qu’on sort les cartes depuis le début du voyage. On joue au « trou de cul » jusqu’à 2h AM et on a ben du fun.

         

Souper sur VICTORIA’S SECRET: on commence par les sushis                 La sauce était surement un peu trop forte …

      

De bons amis c’est deux-là !!!                                                                          Et c’est deux-là aussi !

      

Ensuite: dessert et party sur MER ET MONDE : Bonne fête Benoit !!!         Éric sort encore sa « air-guitare »

18 Déc 2007: Direction Miami

Fort Lauderdale, Middle River, Mile 1063.4 – Miami, Venetian Causeway, Mile 1088.4 (Floride);

22 milles nautiques;

Ensoleillé avec pass. nuageux, 28 ºC, Vents N 10-15 noeuds ;

Ancrage: N 25° 47.2, W 80° 09.33.

Ce matin, MER ET MONDE part pour Miami. VICTORIA’S SECRET doit rester encore une autre journée à Fort Lauderdale, car il attend une pièce pour son propane qui doit arriver aujourd’hui. De notre côté, on doit aller de l’avant parce que je veux remplacer mon cable du radar avant de traverser aux Bahamas et il m’attend à Miami. MER ET MONDE part donc seul. Ça fait très longtemps qu’on a navigué seul Catherine et moi, la dernière fois étant sur la rivière Richelieu ! On regarde derrière nous notre mouillage de Fort Lauderdale avec nostalgie. C’est l’endroit où l’on a resté le plus longtemps dans notre voyage. On peut prendre racine très vite dans les beaux endroits. Fort Lauderdale est vraiment une belle grande ville on l’on vivrait facilement Catherine et moi et les gens sont très gentils ici.

Encore une belle résidence de la Floride : on dirait la maison blanche !

On a que 25 miles nautiques à faire, alors on arrive tôt à Miami. On croise d’autres équipages québécois en chemin dont FIÈRE ALLURE, AUBE 1 et STEAMBOAT et on placote avec eux tout en attendant l’ouverture des ponts. En chemin, on se remplit à une marina de diesel et d’essence à 4,50$ le gallon … C’est le plus cher qu’on a jamais vu.

On arrive à Miami: très grosse ville !!!

L’eau à Miami est d’un vert aqua très agréable pour la vue. Le mouillage est très beau et on y retrouve SOLUNA, APOTHÉOSE, MIGO, MAYA X et OCÉANITE. SOLUNA est allé chercher hier mon câble de radar en ville. Ils nous racontent que ça a été toute une expérience de conduire une auto louée dans cette ville qui est immense. Miami grouille d’activités.

19 Déc 2007: Cable radar et dernière dernière épicerie

Miami, Venetian Causeway, Mile 1088.4 – Miami, Miami Government Cut, Mile 1089.0 (Floride);

0.5 mille nautique;

Ensoleillé avec pass. nuageux, 28 ºC, Vents NE 10-15 noeuds;

Ancrage: N 25° 45.50, W 80° 08.77.

Aujourd’hui : opération changement du câble radar. Benoit de SOLUNA vient m’aider une bonne partie de l’avant-midi pour faire la job. Cela prend un bon quatre heures d’ouvrage. Le radar est comme un neuf: YOUPPI !. Pendant ce temps, Catherine va à terre en dinghy avec d’autres filles pour faire une toute dernière dernière petite épicerie … L’épicerie de Miami regorge de nouveaux produits de toutes sortes, beaucoup de produits cubins, et c’est très dur pour elle de résister à tout acheter !

      

Les filles vont faire la dernière épicerie en dinghy : juré craché !            Catherine est très contente de faire faire un petit tour en ville !

      

Les sacs sont lourds pour Sofia                         Le retour se fait avec Caroline …                         … et Christian de MAYA X. Le dinghy déborde !

Aujourd’hui, les équipages sont tous fébriles et un peu nerveux, car on sait que « l’heure de vérité » approche ! Nous devons obligatoirement faire la légendaire traversée du Gulf Stream dans l’océan Atlantique pour se rendre aux Bahamas. Le Gulf Stream est un courant chaud qui vient du golf du Mexique et qui monte vers le nord avec une largeur de 35 miles nautiques et avec 2.5 noeuds comme vitesse moyenne à la hauteur de Miami . La vitesse du courant peut monter à plus de 3 noeuds en son centre (ce qui est très très fort …). Il faut attendre patiemment une bonne fenêtre-météo pour effectuer cette traversée d’environ 12 heures. Les meilleures conditions météo pour les voiliers sont un vent faible du SO, ce qui est assez rare en décembre … On peut sélectionner quand même une fenêtre-météo d’au moins 24 heures où les vent sont de moins de 15 noeuds et ce, sans composante du nord (NO, N, et NE). Des vents du nord à contre-courant du Gulf Stream soulèvent rapidement une vague immense, courte qui peut être très dangereuse, d’où la fameuse légende du « triangle des Bermudes ». L’heure du départ pour nous doit se faire vers 2h AM pour arriver avant la fin de l’après-midi aux Bahamas (Gun Cay ou Bimini, la où le vent nous mènera).

Donc, en après-midi, les prévisions météorologiques annoncent une possible fenêtre-météo pour notre traversée du Gulf Stream à l’intérieur des 24-48 prochaines heures, mais ça ne semble pas des conditions idéales. Des vents du NE, virant à l’E à 10-15 noeuds pour demain midi. MIGO vient discuter sur MER ET MONDE et propose de s’approcher de l’inlet de Miami pour valider durant la nuit si le vent vire l’E plus tôt que prévu. Si c’est le cas, alors nous pourront partir.

On prend une chance et on lève l’ancre vers 16h30 avec quatres autres équipages et on se réancre au coucher du soleil vers 18h. On est tout juste positionné à la sortie de Miami Government Cut. On a du bon internet ici, comme on est chanceux !!! On va pouvoir vérifier notre météo facilement. On fait un petit 5 à 7 sur VICTORIA’S SECRET pour un « meeting-météo » des capitaines et on se couche tôt, vers 20h.

       

Les maisons sont encore plus belles à Miami !                                              Le « meeting-météo » des capitaines sur VICTORIA’S SECRET

20 Déc 2007: La traversée du Gulf stream

Miami, Miami Government Cut, Mile 1089.0 (Floride) – North Bimini (Bahamas);

56 milles nautiques;

Ensoleillé avec pass. nuageux, 28 ºC, Vents E-NE 10-20 noeuds avec rafales à 25;

Vagues courtes 6-8 pieds;

Départ à 02h30 AM, Arrivée à 16h00, voile et moteur: 14h30;

Ancrage: N 25° 46.08, W 79° 16.38.

Le cadran sonne à 2h AM tel que convenu pour prendre le dernier bulletin météo. Les prédictions viennent de changer en notre faveur ! Les prédictions actuelles sont un vent d’E de 10 noeuds qui devrait durer au moins pour 12-24 heures. On aura sûrement le vent un peu dans le nez, mais bon. Alors c’est un GO !!!. 2h30 AM, on lève l’ancre après avoir pris une bouchée et des Bonamine ! On est cinq voiliers à partir: MIGO, VICTORIA’S SECRET, SOLUNA, APOTHÉOSE et nous-même. Et c’est partit pour la grande traversée !!!

En partant, les conditions sont excellentes. Les voiles sont toutes ouvertes. On a deux pieds de vagues, ce qui est encore confortable. On met le cap sur Gun Cay. On sent l’effet du Gulf Stream vers 4h AM et le bateau continue de bien se comporter.  Au levée du soleil vers 6h30 AM, le vent se lève un peu et passe de 10 à 15 noeuds. De plus, il se met à osciller entre l’E et le NE … La vague se lève aussi à 6 pieds de hauteur, une vague courte comme dans le Golf St-Laurent qui se met à nous brasser pas mal dans tous les sens … On part le moteur en restant sous voile pour avoir une meilleure stabilité dans la vague. En début d’après-midi, on change de cap pour se diriger maintenant sur Bimini parce que le bateau tient mieux dans la vague au près. Nous avons maintenant le vent carrément « dans le nez » et on est donc forcé de louvoyer dans le vent. On vise le près-plus-que-serré avec un max de 15 degré de gîte pour donner une chance au moteur. Quand on fait un tack à contre-courant, on avance comme une tortue et quand on fait un tack avec le courant, on file à toute allure. Le vent forci encore en milieu d’après-midi à 20 noeuds du NE avec des rafales à 25 noeuds … La vague, elle, monte jusqu’à 8 pieds de hauteur … AYOYE !!! On a déjà eu une journée semblabe à ça dans le Golf St-Laurent l’année dernière à Mont-Louis, Gaspésie (Hein, BOBINETTE ! …). On est très inconfortable, on est fatigué et on a mal au coeur, mais rien n’est menaçant dans le ciel, alors on est pas trop inquiet. On a juste hâte d’arriver… Dans ces moments-là, on doit se dire que tout va bien, que le bateau flotte et que le temps nous rapproche continuellement de notre destination. Ça sert à rien de faire le contraire, alors autant mieux rester positif.  C’est comme faire du rodéo … sur l’eau. Je cris comme dans les films (Riba Riba !!!, Ya ya ya !!!) et je fouette avec une amarre le côté du bateau pour faire rire Catherine. Elle croule de rire à chaque fois que je fais ça …

Levé de soleil incroyable dans le Gulf Stream !

Aussi, on pense beaucoup à VICTORIA’S SECRET qui subit encore une panne de moteur l’obligant à travailler la tête en bas dans la vague pour le faire repartir. Étrangement, Nancy nous dit qu’il est vert …

Nous nous retrouvons quand même les derniers de la flotille arrivés à Bimini. Enfin, TERRE !!! La flotille se cherche un site pour dormir à l’ancre. On ne veut pas entrer à la marina de Bimini, car nous sommes en fin de journée et fatigués, et l’entrée est trop « tutchée ». Nous arrivons à l’ancrage très tranquille à l’ouest de Bimini Nord vu les vents d’est. L’eau est d’un bleu indescriptible et on voit dans le fond de l’eau, ce qui nous fait tout oublier du Gulf Stream !!! Les équipages sont tous fiers et bien contents d’avoir effectués cette traversée tant appréhendée et d’être enfin aux Bahamas ! On fait tous une petite plongée dans cette belle eau bleue. C’est l’émerveillement total !!! Nos bateaux ont l’air de voler, suspendus dans l’eau. Je vois pour la première fois le dessous du bateau. Tout est parfait: l’hélice, le coupe-orain, l’anode, la quille, le safran et les couches d’anti-fulling.

       

Notre premier mouillage aux Bahamas: YOUPPI !!!                                       On aperçoit SOLUNA devant l’ile de North Bimini

Catherine est sereine après la grande traversée !

Pour le 5 à 7, on ouvre le champagne tous ensemble dans le cockpit de SOLUNA pour souligner ça, mais la fatigue est bien présente et les festivités sont de courte durée. On a encore la tête qui nous bourdonne et nous avons tous de la misère à réaliser vraiment qu’on est aux Bahamas. On se couche là-dessus très tôt avec comme intentions demain de se lever tard et d’aller se dédouaner à Bimini. Il y a une petite houle d’ouest qui nous berce.

      

Benoît de SOLUNA sort le champagne                     Un chin-chin avec Geneviève de SOLUNA !

      

BRAVO cap’tain, on l’a fait !                                                                          On fête ça aussi avec Serge et Lise de APOTHÉOSE

21 Déc 2007: Enregistrement aux Douanes de Bimini

North Bimini- North Bimini, Alice Town (Bahamas);

4 milles nautiques;

Pass. nuageux, 26 ºC, Vents SO 15-20 noeuds avec rafales à 25;

Vagues courtes 3-4 pieds.

 

La houle de mer augmente pas mal vers 4h AM et le roulement du bateau réveille toute la flotille très tôt … sauf Catherine qui ronfle fort jusqu’à 8h AM. Elle a dormi environ 13 heures en ligne sans se réveiller !!!  En matinée, Catherine et moi on relaxe, on regarde la belle eau aqua et on s’imprègne du fait qu’on est aux Bahamas.

Avec le reste de notre flotille, on lève l’ancre vers 9h30 pour se diriger à la marina de Bimini à cinq milles environ de notre ancrage, car on veut se dédouaner. On parle à la VHF avec des équipages partit cette nuit de Miami pour la traversée du Gulf Stream. Certains de ceux-là projètent de s’amarrer à Bimini aujourd’hui dont OCÉANITE et MAXA X. On voit soudainement un grain qui se présente au loin. Les équipages en mer nous disent qu’il dure environ 20 minutes et que le vent derrière est ensuite plus fort. On espère arriver à l’entrée de Bimini à temps, mais en vain. Le grain nous tombe dessus et on reste stationnaire pendant une bonne heure devant l’entrée, nez-au-vent. Le vent souffle à 25 noeuds, la vague se lève et des rouleaux se forment. De plus, on cherche l’entrée qui n’est pas évidente à trouver. Aux Bahamas, les aides à la navigation sont quasi-inexistentes et peu fiables. L’hésitation s’empare des membres de notre flotille, car on sait que l’entrée à Bimini est réputée pour être difficile. On est si près du but pourtant … Durant notre hésitation, un cruiser arrive à toute allure et entre dans le chenal sans même ralentir, nous indiquant par le fait même par où passer. OCÉANITE, qui est maintenant très proche de nous rejoindre, nous rassure aussi en nous disant que le chenal a été dragué récemment et qu’il est fiable. SOLUNA décide de ce lancer avec son faible tirant d’eau, suivit de MER ET MONDE de près. Les autres équipages finissent par nous suivre puisqu’ils constatent que tout ce passe bien. Les rouleaux nous poussent avec force dans le chenal, le courant est fort et on voit très bien les bancs de sable de chaque côté de nous. La passe est très étroite, mais assez profonde. C’est très sportif, mais faisable. On peut dire qu’on a eu quelques poussées d’adrénaline …

Entrée dans le port de Bimini à la queue leu-leu   

Le calme est totale dans la baie intérieure de Bimini. Il y a plusieurs marinas peu coûteuses et on se trouve chacun un emplacement à une marina pour aller faire notre dédouanement. Je demande le coût au responsable de la marine. C’est 30$ pour dédouaner ou 30$ pour passer la nuit. On reste donc pour la nuit à la marina et on profite des services, ce qui va nous faire un très grand bien.

On retombe donc sur nos pattes. J’installe l’électricité et j’arrange bien nos amarres pour suivre la marée (ce ne sont pas des quais flottants). On dine. Je nous enregistre à la marina. Ensuite, c’est le dédouanement. Nous avons deux places à faire, soit l’immigration et les douanes. Seuls les capitaines ont le droit de débarquer et on rit bien avec ça. On empêche nos femmes d’aller sur le quai et on les menace même de les embarrer dans les toilettes de nos bateaux. On se concerte même les capitaines ensemble pour passer aux douanes et ensuite aller prendre un bière pour profiter du confinement de nos femmes HI! HI! . Le dédouanement se passe bien et on revient une heure après pour hisser le drapeau des Bahamas et enlever notre drapeau jaune de quarantaine. YOUPPI !!!

Le bureau des douanes à BIMINI

Il est presque 15h et on va visiter avec SOLUNA et APOTHÉOSE la seule rue de Bimini avant le coucher du soleil. On placotte avec quelques bahamiens pour ce rendre compte qu’ils nous quettent. Catherine est tellement contente d’en voir qu’elle est prête à leur donner sa chemise, mais se retient … On constate la pauvreté des bahamiens et ça nous vire à l’envers … On est vraiment tous excités et il faut faire attention à se contenir un peu. Après avoir marché environ 500 pieds, le désir de voir une plage nous envahit et on s’y rend toute de suite. Les vagues sont fortes, le vent est chaud et l’eau est d’une couleur absolument incroyable. Quel beau paysage !!!

      

Une rue typique à Bimini                                                                               Les murs sont décorés avec des Conques: très exotique !    

La plage de Bimini. On a fait tout ce chemin pour ça et ça vaut le détour !!!

La réalité nous frappe alors et nous fait vraiment réaliser qu’ON EST AUX BAHAMAS !!! Les îles des Bahamas sont quand la destination ultime de notre voyage. On sent qu’on a atteint notre but ultime. On sent aussi qu’on vient de tomber en vacances, même si on l’est en quelques sortes depuis cinq mois. On a un impression d’accomplissement très agréable. C’est le bonheur de le réaliser ensemble Catherine et moi. C’est un moment merveilleux et magique. Les deux derniers mois on été un peu plus dur pour MER ET MONDE. Nous avons eu une série de bris sur le bateau et une grosse job d’approvisionnement au travers de tout cela. La fatigue s’est accumulée, mais l’atteinte du but de la traversée avant Noël nous a stimulé pour continuer et reporter notre repos. Et on y est et on est fier… Il est venu le temps de ralentir et d’y aller maintenant comme bon nous semble.

            

Éric est vraiment content !                                                On est arrivé, YOUPPI !!!

        

Le capitaine marche sur la belle plage

 

On va ensuite faire un tour pour voir VICTORIA’S SECRET, MIGO, OCÉANITE et MAXA X qui sont dans une autre marina que nous. On regarde les enfants qu’on appelle affectueusement « les petites grenouilles » patauger dans l’eau avec leurs palmes-masque-tuba qui sortent de belles grosses étoiles de mer de l’eau. On compare notre traversée du Gulf Stream d’hier avec celle d’OCÉANITE et de MAXA X aujourd’hui. Ils n’ont pas eu a louvoyer pour atteindre Bimini, mais la mer était plus déchaînée qu’hier. On apprend que plusieurs membres d’équipages ont été très malades aujourd’hui lors de leur traversée.

     

Les équipages explorent les rues de Bimini                                                Sarah-Maude de VICTORIA’S SECRET trouve une belle étoile de mer

                                                                                                                         en plongée

 

On retourne à notre marina pour un 5 à 7 sur MER ET MONDE avec SOLUNA et APOTHÉOSE. On discute de la navigation vers Nassau. MIGO et VICTORIA’S SECRET veulent faire un 24h pour arriver plus vite à Nassau. Pour notre part, MER ET MONDE trouve que rien ne presse maintenant que nous sommes aux Bahamas. On opte pour une navigation de jour avec deux arrêts pour aller à Nassau. SOLUNA et APOTHÉOSE sont du même avis, alors la flotille se divise en deux groupes pour aller à Nassau.

Je vais prendre une bonne douche très chaude et très longue à la marina. Au retour, on soupe et jase avec MIGO et VICTORIA’S SECRET qui viennent nous dire bonsoir. Catherine se couche ensuite, mais moi je suis stimulé par l’accès internet et me couche que vers 12h30 AM. Juste avant de me coucher, la quille touche le fond très dur à marée basse et ça fait un vacarne ! Il ne reste sûrement qu’un centimètre en dessous de la quille, car c’est une petite vague de bateau qui vient de passer. C’est la première fois du voyage qu’on touche un fond dur.

22 Déc 2007: 24 heures sur le Great Bahamas bank

North Bimini, Alice Town- Great Bahamas Bank (Bahamas);

40 milles nautiques;

Ensoleillé, 28 ºC, Vents SE 10 noeuds, vagues 1-2 pieds;

Départ à 08h30, Arrivée à 17h30, voile: 9h00;

Ancrage: N 25° 37.39, W 78° 41.60.

On part de la marina de Bimini à 8h30 AM et on navigue à voile toute la matinée vers le nord. On arrive enfin sur le « bank » vers 10h AM à la hauteur de North Rock. Le Great Bahamas Bank est une immense mer intérieure de 10-20 pieds d’eau qui part de Bimini et s’étend jusqu’aux Berry’s Islands vers l’est (60 miles nautiques de large). La couleur de l’eau est démentielle et on y voit tout le temps le fond de l’eau.

Un pélican pose fièrement pour la photographe !

Arrivés sur le bank, on change le cap pour aller à l’est vers le North West Channel. Ce chenal nous mènera aux Berry’s Islands par le Tongue of the ocean demain. Il fait très beau, la vague diminue de beaucoup et la navigation est très confortable. On est toujours toutes voiles sorties. On n’est plus pressé. Le vent faiblit en après-midi et on doit repartir le moteur. On garde tout de même les voiles et on ajuste le régime du moteur moins haut que la vitesse de croisière.

Les lignes à pêche sont à l’eau depuis le matin. À part un poisson qui emporte tout notre gréement, MER ET MONDE ne capture rien. Pour SOLUNA, c’est la pêche miraculeuse. Trois belles et succulentes prises pour eux aujourd’hui. Quant à eux, APOTHÉOSE pêche un Barracuda. C’est malheureux: ça ne ce mange pas à cause du risque d’empoisonnement (le Ciguatera) !

Vers 17h, on analyse la situation et les prévisions météo. On a parcouru la moitié de la route menant au North West Channel, soit à 30 miles nautiques. On a bien progressé et on décide de s’arrêter pour la nuit, car ils annoncent des vents légers pour les prochaines heures. On descend à environ 3 miles nautiques vers le sud et on s’ancre à l’est du Mackie Shoal, là on l’on ne risque pas d’être dans les jambes pour la nuit. On nous a conseillé de bien faire attention aux bateaux de transport bahamiens, les mailboats, qui roulent à toute vitesse la nuit sur le bank. On a vraiment l’impression d’être en plein milieu de nulle part dans l’océan. On ne voit rien sur 360 degrés et on est dans 12 pieds d’eau. Il y a une houle d’environ un pied, ce qui est confortable. Nous allons au 5 à 7 dégustation-poisson sur APOTHÉOSE en allant au préalable chercher SOLUNA avec DEMIE-PORTION. Les deux Cero Mackerel et le Blue Runner qu’ils ont pêché sont un vrai délice et les histoires de pêche pleuvent.

MER ET MONDE ancré sur le Great Bahamas Bank pour la nuit

MIGO et VICTORIA’S SECRET communiquent avec nous sur la VHF en soirée et nous disent qu’ils sont en train de passer à 2-3 milles nautiques de nous. Ils prévoient s’arrêter quelques heures à l’ancre cette nuit sur le bank pour ensuite continuer vers Nassau. Ils nous apprennent aussi qu’il y a eu une émeute ce midi à Alice Town (North Bimini). Un policier a tué un civil la nuit dernière alors que l’on dormait à la marina et les villageois se sont révoltés aujourd’hui en mettant le feu au poste de police et la mairie. Des policiers de d’autres îles sont venus à Alice Town ce midi pour remettre de l’ordre et ils tiraient des coups de feu en l’air à l’aide de mitraillettes pour faire peur aux civils. Nous nous comptons chanceux de ne pas avoir été mêlés à tout cela, mais nous avons une pensée pour des équipages québécois qui étaient sur place au moment de l’émeute tel qu’OCÉANITE et MAXA X. Nous avons hâte d’avoir de leur nouvelles.

On retourne sur notre bateau ensuite, on mange un bol de céréales et on se couche assez tôt.  La houle nous berce doucement et Catherine dort comme un bébé avec ce petit roulement. Quelle belle journée !

23 Déc 2007: Pêche miraculeuse pour MER ET MONDE II

Great Bahamas Bank- Berry Islands, Chub Cay (Bahamas);

35 milles nautiques;

Ensoleillé, 28 ºC, Vents SE 10 noeuds, vagues 1-2 pieds;

Départ à 07h00, Arrivée à 17h00, voile: 10h00;

Ancrage: N 25° 24.33, W 77° 51.53.

On se lève avant l’aube vers 6h AM et on lève l’ancre lorsque le soleil se lève avec SOLUNA et APOTHÉOSE. Il fait encore très beau aujourd’hui. On en revient toujours pas d’avoir couché en plein milieu de nulle part et que tout ce soit bien passé. Après une heure de moteur, on sort toute la gueneille car une petite brise se lève. On vogue tranquillement sans moteur et on relaxe.

Je mets la canne à pêche à l’eau après diner … et c’est au tour de MER ET MONDE de faire une pêche miraculeuse : YOUPPI !!! Ça commence par un beau Mutton Snapper bien gras de 26 pouces, ensuite, un beau Cero Mackerel de 20 pouces, et pour finir, un Blue Runner de 14 pouces  … Aussi, à trois reprises, la ligne se déroule, mais on perd le poisson avant de l’avoir ramené à bord. Et tout ça en moins de deux heures !!! Ce qui est très stimulant dans la pêche en mer dans le sud, c’est qu’on ne sait jamais d’avance ce qu’on va sortir. C’est une découverte à chaque fois tellement il y a une variété d’espèces ici.

          

Le Mutton Snapper bien gras de 26 pouces                           Le joli Blue Runner de 14 pouces

Le succulent Cero Mackerel de 20 pouces

Ramener chaque poisson prend entre 20 minutes, et ensuite, l’identifier prend aussi le même temps. Une fois le poisson dans le cockpit, s’en suit une recherche dans les livres pour l’identifier et pour savoir s’il est comestible. Il faut se dépêcher à l’identifier, car il faut le remettre à la mer s’il ne se mange pas. Et ensuite, ce n’est pas fini, il faut aussi l’arranger. On est dans le jus et c’est euphorisant !!! Catherine adore la biologie et la dissection des poissons. Elle se met à la tâche de vider les poissons pêchés et de faire des filets. C’est pas évident avec le mouvement et la gîte du bateau puisqu’on navigue au près. Elle est excellente pour ce travail manuel et il faut dire qu’elle a l’expérience pour ce qui est d’apprêter la truite mouchetée.

         

Le dépeçage du Mutton Snapper                                    Catherine réussit de beaux filets

Nous faisons bien des farces avec tout ça en disant: « Moi… mammouth… pêcher poissons… toi… femme… apprêter poissons pour nourrir homme » !!! On se sent comme des hommes des cavernes. C’est fou ce qu’on retourne aux sources dans un voyage en voilier. Aussi ridicule que cela peut paraître, cela me fait rend fier d’avoir l’impression de pourvoir ma femme en nourriture. Catherine me fait d’ailleurs un petit « rituel de passage » dans le clan des mammouths en m’offrant un collier avec une vraie dent de requin. Elle attendait le bon moment pour me l’offrir. Je suis maintenant un vrai homme HI! HI! HI!.

En fin d’après-midi, on sort du bank par le North West Channel et on navigue un peu dans l’océan pour se rendre à notre destination pour la nuit. On appelle cette partie d’océan le Tongue of the ocean et c’est très beau. On s’ancre pour la nuit dans une belle anse très bien protégée à Chub Cay dans les Berry’s Islands. Il n’y a pas de houle et le son des vagues qui se cassent sur la plage fait penser aux cassettes de relaxation qu’on achète pour se calmer …

Paysage de rêve à Chub Cay (Berry Islands)

J’active mon antenne de radio ondes courtes, car on a pas de météo par VHF ici. Je me sens vulnérable sans météo, alors je veux pallier à ça au plus vite. J’ai testé un peu mon système avant de partir, mais je n’en avais pas eu encore besoin depuis le début du voyage. Là, c’est le temps. Pendant ce temps, Catherine fait cuire tout le poisson pour pouvoir le conserver plus longtemps. On devait le partager avec les deux autres équipages, mais finalement chacun désir de se reposer ce soir. Le souper est vraiment excellent et on préfère de loin le goût du Snapper.

Les filets des trois poissons tropicaux:  prêt à être cuits !

24 Déc 2007: 12 pieds de vagues dans le Tongue of the Ocean

Berry Islands, Chub Cay- Nassau (Bahamas);

38 milles nautiques;

Nuageux, 25 ºC, Vents NE 20-25 noeuds;

Départ à 06h30, Arrivée à 16h00, voile et moteur: 09h30;

Longue houle de 12 pieds.

 

Fidèle à notre nouvelle habitude, on se lève à l’aube. Aujourd’hui, c’est la veille de Noël et on souhaite être à Nassau pour fêter. La baie est très calme et la flotille décide de partir vers Nassau malgré que l’on ait pas les prévisions météo pour aujourd’hui. Mon radio SSB ondes courtes marche bien, mais hier soir, il n’y avait pas de fax météo. Il faudra attendre à ce matin entre 7h et 8h AM.

On se dit qu’on va faire un bout et voir comment ça ira. À la sortie de la baie, la vague lève rapidement et est très impressionnante. Il vente 20 noeuds du N. On se rend compte que l’on était bien protégé à notre mouillage. On sort le génois en plus du moteur qui roule pour avoir une bonne tenue dans la vague. On file à notre vitesse maximale de coque, soit 6.4 noeuds. Ça va bien pour le moment. On doit naviguer toute la journée dans le Tongue of the Ocean pour se rendre à Nassau où les conditions de mer sont océaniques.

Entre temps, je réussis à avoir mes cartes météo par fax. J’annonce aux deux autres équipages qu’il fera jusqu’à 25 noeuds de vent aujourd’hui et qu’il y aura une houle de mer de 10-12 pieds avec un long « swell » (houle) de 10 secondes. Normalement, avec une météo comme celle là, on ne serait probablement pas en route. Mais étant dans l’action, voyant que le bateau tient bien dans la vague et que nous sommes tout de même assez confortable, on décide de continuer. On a un mal de mer tous les deux, mais on est vraiment hypnotisé pas cette vague immense d’au moins 12 pieds et on est sur l’adrénaline. Jamais on avait vécu ça encore. On perd complètement l’horizon de même que les voiliers de SOLUNA et APOTHÉOSE lorsqu’on est dans le creux de la vague. Une expérience hors du commun !!! On voit cela dans des films et on se demande comment les gens font pour aller en mer avec ce genre de vagues. On se rend compte que quand la houle est très longue, le bateau ce comporte mieux que dans la vague courte. Faut le vivre pour le croire !!!

      

Une belle vague qui monte avec SOLUNA en arrière plan                           Le mât d’APOTHÉOSE …

L’arrivée dans le port de Nassau est une autre paire de manches. Avec les vents du nord de 25 noeuds et la grosse houle, les vagues déferlent en gros rouleaux de chaque côté du chenal sur les brises-lames et sur la plage. Le courant qui est très fort nous pousse sur le brise-lame à tribord. On passe à babord de la bouée rouge qui marque l’entrée du chenal et celle-ci se fait engloutir par les vagues déferlantes. Très très très impressionnant … On croise les doigts, la bouche ouverte et les yeux écarquillés … Enfin, dans le chenal, un remorqueur poussant une grosse barge fait du sur place et nous bloque la route. On doit se maintenir immobile dans le courant et on a hâte qu’il se branche parce que le chenal est étroit. Une fois passé le chenal, ont passe à côté de bateaux gigantesques de croisière qui sont à quais.

      

Après l’entrée du port de Nassau (on voit SOLUNA, APOTHÉOSE et           On peut aussi apercevoir Paradise Island et les bateaux de croisière

le remorqueur à l’arrière)                                                                                de l’entrée du port

 

Le complexe hotellier de Paradise Island

Dans le port de Nassau, on prend des nouvelles de MIGO et de VICTORIA’S SECRET par VHF. Ils sont arrivés hier à Nassau et ont pris une marina, mais il ne reste plus de place où ils sont. APOTHÉOSE et SOLUNA veulent s’offrir aussi une marina comme cadeau de Noël, alors on suit la famille. On se prend donc une marina avec eux. Le courant est très fort à Nassau (jusqu’à 3 noeuds). Je manie le bateau dans la marina d’une façon très habile et me « stationne » à reculons, ce qui relève d’un tour de force avec tout ce courant. Catherine n’en revient pas à chaque fois comme je peux conduire cette chaloupe de 12 000 lbs presque comme je le veux. Je dis presque, car il faut toujours se garder une petite gêne et respecter la nature qui nous rappelle souvent que c’est pas nous le « boss ».

On s’amarre au quai enfin, sain et sauf … NOUS SOMMES ARRIVÉS À NASSAU !!! On en revient pas, la veille de Noël en plus ! Comme on est chanceux, c’est comme dans un rêve !  Toute l’adrénaline retombe d’un coup. On fait du Internet et quelques appels par SKYPE pour contacter la famille et leur souhaiter un Joyeux Noël. On essaie de faire une sieste vers 18h, mais sans succès. On soupe en amoureux vers 20h et ensuite on va au resto-bar de la marina qui a été désigné comme lieu de rencontre pour tous les équipages québécois. VICTORIA’S SECRET et MIGO sont du rendez-vous. On se sert tous très fort dans nos bras et on se met à jour dans nos péripéties. Le bar ferme à 22h30, alors on prolonge cette rencontre de québécois sur le quai de notre marina. MER ET MONDE met de la musique et on prend un verre tous ensemble. Une grosse averse disperse le groupe dont MIGO et VICTORIA’S SECRET qui retournent à leur bateau. MER ET MONDE poursuit la fête avec SOLUNA, APOTHÉOSE et le groupe de québécois restant. À minuit,  c’est le Joyeux Noël officiel et vers 1h30, on va tous ce coucher. On est complètement brûlés et la tête nous bourdonne !

25 Déc 2007: La JUNKANOO

Nassau (Bahamas);

Ensoleillé passages nuageux, 28 ºC.

Au matin, c’est le lavage de la coque du bateau avec de l’eau douce. Pendant ce temps, Catherine va faire du lavage. Il faut profiter des services de la marina même si c’est Noël, car on aura pas la chance d’avoir ces services avant longtemps.

En après-midi, on va faire une visite à nos amis VICTORIA’S SECRET et MIGO à leur marina en marchant une bonne demie-heure dans Nassau. On se fait un petit échange de cadeaux. Les enfants sont bien contents que MER ET MONDE leur donne des bonbons et du chocolat: ce sont tous des « bibittes à sucs » !.

          

Catherine reçoit deux belles bagues faites                   La lavette donnée par VICTORIA’S SECRET: 

par Joana et Nancy                                                         Éric est très heureux !!!

 

 

      

Les cannes font le bonheur de Jonathan dit « la bibitte à suc »                  Nancy et Laurence aiment eux aussi le « suc »

Ensuite, on revient au bateau vers 17h. La fatigue accumulée se fait de plus en plus sentir avec l’adrénaline qui tombe. Catherine et moi, on convient qu’il faut dès demain aller à l’ancre dans un coin tranquille pour se reposer intensivement. La ville de Nassau et Paradis Island sont pleines de stimuli, mais l’urgence de se reposer est très présente et on doit mettre cela en priorité. On est invité à prendre un verre de champagne avec SOLUNA et APOTHÉOSE avant d’aller à la parade. JOYEUX NOËL !!!

Benoît et Geneviève de SOLUNA nous servent un bon verre de champagne

Cette nuit, c’est la fameuse JUNKANOO. C’est la parade du lendemain de Noël de Nassau. À l’origine, les bahamiens qui subissaient l’esclavage sortaient fêter dans les rues après que leurs maîtres aient terminés de fêter Noël. Ils se fabriquaient des costumes avec ce qu’ils leur tombait sous la main, souvent des ordures. L’esclavage du peuple bahamien s’est terminé au début des années 1800. Laissés à eux-même, ils ont survécu avec la pêche.  La JUNKANOO est devenue une fête à grand déploiement aujourd’hui et ça vaut vraiment le déplacement. 

La fête commence à 1h AM et se termine vers 10h AM le 26 décembre. Avec SOLUNA et APOTHÉOSE, on se rend vers 23h à la marina de MIGO et VICTORIA’S SECRET. On part tous ensemble vers la parade. À minuit, c’est ma fête et tout le monde me chante joyeuse fête en coeur. C’est vraiment d’une belle façon que je fête mes 35 ans cette année !!! On regarde la parade jusqu’à 2h30 AM et on est complètement ébahit par les gigantesques costumes que les bahamiens portent, les couleurs vives, l’énergie dégagée et la fanfare entraînante. Ils portent tout le poids de leurs costumes sur leurs épaules sans grimacer et n’ont pas d’aide mécanique. De plus, ils sont drôles et font rire les participants. On apprend à se déhancher comme les bahamiens et c’est facile. C’est vraiment féerique ! Catherine était vraiment motivée à arriver à Nassau pour participer à cette fête et son but est atteint: YOUPPI !!!

         

     

          

Les magnifiques costumes de la parade de la JUNKANOO à Nassau

Après une bonne marche de santé, on est de retour à notre marina avec SOLUNA et APOTHÉOSE. On se couche vers 3h AM avec la musique de la fanfare en tête.

26 Déc 2007: Bonne fête Éric: 35 ans !

Nassau-Rose Island, partie sud (Bahamas);

6 milles nautiques;

Ensoleillé pass. nuageux, 28 ºC, Vents SE 10-15 noeuds;

Départ à 16h00, Arrivée à 17h30, voile: 1h30;

Ancrage: N 25° 05.02, W 77° 12.74.

Ce matin, il y a deux bateaux à côté de nous qui partent et cela nous réveille de très bonne heure. On se rend bien compte que c’est pas parce qu’on est dans une marina qu’on peut plus se reposer. J’enclenche le ravitaillement en eau et en diesel. Catherine va à l’épicerie avec SOLUNA et tout cela  nous occupe jusqu’à 13h. J’ai promis d’envoyer un vidéo à mon cousin Mario pour la famille Pageau au jour de l’an et je réalise que si je ne le fais pas tout de suite, je n’en aurai plus l’occasion par la suite. On fait donc ce vidéo et je tente de l’envoyer par internet jusqu’à 15h.

On salue tout le monde. Les autres équipages vont venir nous rejoindre dans les prochains jours. À l’heure du départ, l’ordinateur nous lâche. On a plus notre instrument principal de navigation, mais on veut vraiment quitter la marina. Je pars notre vieil ordinateur de « backup », puis on largue les amarres, non sans une pointe d’énervement. La journée avance et on doit être à l’ancre tout près d’ici à Rose Island avant le coucher du soleil. Je me rend compte que l’ordinateur de backup n’est pas prêt: il n’a pas les cartes des Bahamas. Je laisse l’ordinateur de côté et je débute la navigation « à la mitaine », tandis que Catherine est à la barre. On inverse donc les rôles habituels. Je dois me rappeler rapidement toutes mes notions de navigation apprises dans mes cours en utilisant les coordonnées GPS pour trouver ma position sur les cartes papiers. Catherine, quand à elle, doit naviguer à vue pour la première fois pour identifier les hauts-fonds et les têtes de corail. « Lire » les profondeurs d’eau est tout un apprentissage aux Bahamas et c’est aujourd’hui que ça commence !

On arrive à notre destination pour la nuit. La première ancre est jetée au coucher du soleil à 17h30 et la deuxième presque dans le noir. Juste à temps, car une fois la nuit tombée, il fait noir pas à peu près ici …

Mouillage au sud de Rose Island: on aperçoit Nassau au loin

On prend une petite bière pour fêter notre ancrage dans un endroit tranquille, fêter le début de notre repos et fêter aussi mes 35 ans d’aujourd’hui. La fête est de courte durée, car une fois la bière prise, le sommeil m’envahit. À 19h, je dors à poings fermés au grand étonnement de Catherine. Elle me réveille à 20h pour souper et on se recouche ensemble tout de suite après. C’est une nuit tranquille.

27 Déc 2007: Repos à Rose Island

Rose Island, partie sud- Rose Island, partie nord (Bahamas);

5 milles nautiques;

Ensoleillé pass. nuageux, 28 ºC, Vents SE 10-15 noeuds;

Départ à 11h00, Arrivée à 12h00, voile: 1h00;

Ancrage: N 25° 05.47, W 77° 13.98.

On se lève dans la nature et l’eau bleue cristaline. WOW ! Par contre, le paysage qu’on a de l’île de Rose Island est son côté rocheux et aride. On décide d’aller de l’autre côté de l’île pour midi pour se protéger des vents annoncés. On reçoit une communication VHF de SOLUNA et APOTHÉOSE qui quittent la marina sous peu pour venir nous rejoindre: YOUPPI !!! On leur dit qu’on va les rappeller pour leur donner des nouvelles de notre prochain ancrage.

On arrive à notre autre mouillage en peu de temps en naviguant à vue. On commence à s’habituer aux différentes couleurs d’eau qui nous indiquent la profondeur. L’ancrage est très bon : du sable dans 15 pieds d’eau. Je sonde un peu les alentours en dinghy avec notre profondimètre portatif et remarque que des têtes de coraux nous entoure. Nous n’avons pas assez d’espace pour que le bateau tourne autour de son ancre, alors on décide de mettre une deuxième ancre à l’arrière du bateau.

         

Les cheveux dans le vent à la proue !                          On en profite pour terminer de faire sécher les brassées de lavage.

De ce côté de l’île de Rose Island, on peut apercevoir la superbe île de Guiligane où Les joyeux naufragés ont été tournés. Une île comme on les imagine dans nos rêves: un petit banc de sable blanc avec un seul palmier ! Quel paysage merveilleux ici ! Il y a des plages de sable blanc partout, des têtes de coraux, des poissons, des palmiers et de tout ce qu’on rêve quand on pense aux Bahamas. On communique cela à SOLUNA et APOTHÉOSE qui s’empressent de venir nous rejoindre.

SOLUNA qui vient nous rejoindre à l’ancrage

Je fais une petite plongée en milieu d’après-midi et invite Catherine à aller au moins dans le dinghy pour mettre ses lunettes de plongée et regarder dans l’eau. Depuis le début du voyage, Catherine ne s’est pas mis l’orteil à l’eau. Ceux qui connaissent bien Catherine le savent, elle a une peur bleue de l’eau. Chose étrange puisqu’elle adore naviguer et être SUR l’eau.  Je la convains donc d’au moins regarder à partir du zodiac cette beauté de la nature. Elle regarde dans l’eau avec son masque pendant quelques secondes. Comme pour tous, la première impression est très vive. OUPS, Catherine tombe dans un état d’exctase !!! Vite vite, elle enfile sa ceinture de sauvetage de même que palmes-masque-tuba et se trempe en entier dans l’eau. On patauge un peu autour du zodiac tranquillement pour s’habituer. Elle se remet la face dans l’eau avec son masque et la fascination lui reprend aussitôt et lui occupe totalement l’esprit. Elle arrive à oublier sa peur rapidement, tellement qu’on nage main dans la main vers SOLUNA ancré à 500 pieds de nous. Bravo Catherine !!! C’est vraiment un événement et même moi qui la connaît depuis 15 ans n’aurait pas prédit qu’elle passerait à cette étape aussi vite. Catherine est très secouée par cette expérience et moi, je n’en crois pas mes yeux non plus.

28 Déc 2007: Première vraie plongée en apnée

Rose Island, partie nord (Bahamas);

Ensoleillé, 28 ºC.

Il fait beau. La cure de repos continue.  Catherine est couchée sur son coussin dans le cockpit et je l’assiste en lui fournissant tout ce dont elle a besoin pour ne pas qu’elle ait à se lever. La prescription de Dr Éric est: lecture, lecture, lecture, ou sieste si elle préfère. Elle entâme le dernier de la trilogie de Marie Laberge: Le goût du bonheur. Il y a longtemps qu’elle a pris le temps de lire et on va se concentrer sur ce rattrapage en lecture !

En après-midi, des fourmis se font sentir de plus en plus dans nos jambes. Je propose une petite plongée pour aller voir les têtes de corail près de notre bateau. Ça doit être bien puisqu’il y a beaucoup de bateaux de touristes qui partent de Nassau pour faire de la plongée en apnée ici. Catherine s’empresse de dire oui. On sort notre stock de plongée et on part tous les deux en zodiac à environ 1000 pieds du bateau.  Catherine se met à l’eau et tient d’abord le zodiac tout en regardant dans l’eau dans toutes les directions. L’émerveillement est total !!! Elle se pratique à respirer dans son tuba la tête dans l’eau et à se détendre davantage. Moi, je me promène aux alentours et essaie mes premières plongées avec ma ceinture de poids. À 10 pieds, je ressents une pression extrême dans mes oreilles et je ne peux descendre plus. Par contre, je suis vraiment émerveillé par tout ce qui m’entoure. On avait des petites envies de pêcher de la langouste, mais l’exctase prend toute la place. Et on regarde … Et on regarde … Et on regarde … jusqu’à temps qu’on grelotte de froid tous les deux. Catherine et moi, on a pas mis nos wetsuit aujourd’hui. On se réchauffe un peu dans le zodiac. Ensuite,  on voit SOLUNA qui arrive pour faire de la plongé eux aussi. Ils viennent nous rejoindre et on change de site. On replonge une autre heure avec SOLUNA. Catherine et Geneviève crient sans arrêt et placotent ensemble dans leur tuba en voyant de beaux poissons, c’est très drôle. Il se passe ensuite quelque chose que je n’aurais jamais prévu. Je remonte dans le zodiac car je trouve que s’en est assez pour aujourd’hui. Ça fait quand même deux heures et demie qu’on est dans l’eau. Imaginez-vous que ma Catherine, elle, continue à nager seule la tête dans l’eau et me dit qu’elle, elle n’en a pas encore assez !!! Non mais, non seulement elle est rendue à l’aise dans l’eau et se promène toute seule, mais elle reste plus longtemps que moi dans l’eau … Bref, c’est un bonheur incroyable de voir ça ! Je suis vraiment très content de ce qui se passe et cela nous rend très heureux tous les deux.

Quand on dit qu’aux Bahamas, la plongée est la plus grande attraction, et bien, on vient de comprendre pourquoi. Il faut que j’explique, pour ceux qui ne le savent pas, ce qu’est la plongée en apnée. Ce qui est spécial, c’est de pouvoir regarder sous l’eau tranquillement et à notre rythme tout en respirant. C’est pas normal de respirer sous l’eau et notre cerveau refuse de le faire au début. Les premières fois, la respiration n’est pas fluide et est saccadée,  puis, on comprend très vite qu’on peut respirer dans le tuba tout en maintenant notre tête sous l’eau. Une fois l’apnée apprivoisée, il s’en suit un état de calme indescriptible mélangé à de l’émerveillement. On devient hypnotisé par la beauté sous-marine. Les têtes de corail sont vraiment très belles. On peut y voir toutes sortes de coraux de toutes les couleurs et plein de sortes de poissons tropicaux qui passent près de nous sans trop se sentir menacés. C’est plus nous qui avons peur, car on ne connaît pas encore la réaction que peuvent avoir toutes ses créatures de la mer face à notre présence … On se sent vraiment nager dans un aquarium géant.

Catherine s’empresse de tout identifier les poissons qu’elle a vu avec ses livres de références et de savoir s’ils sont comestibles. Son préféré de la journée est un superbe Black Angelfish, un poisson tropical de 15 pouces de long et il n’est pas trop recommandé de le manger.

MIGO et VICTORIA’S SECRET viennent nous rejoindre en fin d’après midi.

29 Déc 2007: Avant-midi sur O’BLEU

Rose Island, partie nord (Bahamas);

Ensoleillé pass. nuageux, 28 ºC.

Le matin on se lève et on lit tranquillement pas vite.

On reçoit un appel sur la VHF d’O’BLEU qui vient tout juste de s’ancrer à côté de nous. C’est le superbe voilier québécois de 50 pieds qu’on a vu à Titusville. Ils ont besoin de mes services pour faire fonctionner leur système satellite pour la portion Internet. Catherine et moi, on se rend donc sur O’BLEU tout de suite après l’appel. Pour Catherine, c’est sa première visite de ce voilier luxueux. Je travaille sur leur problème pendant environ deux heures et j’en viens à bout. Pendant ce temps, Catherine placotte avec les propriétaires et a droit à une belle visite guidée. Elle prend plein de photos bien sûr. C’est des idées pour notre prochain bateau …

Le magnifique bateau de 50 pieds : O’BLEU

En après-midi, on va faire de la plongée avec toute la flottille des MINI-WEATS près de la plage sur une autre tête de corail. On cherche la langouste, mais sans succès. On continue d’être émerveillé par la beauté de ce monde sous-marin.

Un fois la plongé finie, on va sur MIGO pour un 5 à 7. On rencontre leurs invités qui sont à bord en « charter » depuis deux jours. Leurs invités rêvent de partir en sabbatique dans le sud et souhaitent vivre quelques jours sur un voilier en famille afin de voir s’ils vont vraiment aimer la vie à bord. C’est une famille très sympathique de deux jeunes enfants avec qui on échange. Ils nous disent qu’ils nous connaissent un peu puisqu’il ont tout lu nos aventures sur notre site internet. Ça nous fait tout bizarre !

Le soir, MER ET MONDE reste tranquille en se concoctant un bon souper en amoureux.

30 Déc 2007: Navigation dans le Yellow Bank

Rose Island – Allan’s Cay (Bahamas);

32 milles nautiques;

Ensoleillé, 26 ºC, Vents S15-20 noeuds;

Vagues courtes 3-4 pieds;

Départ à 10h30, Arrivée à 16h30, voile et moteur: 6h00;

Ancrage: N 24° 44.92, W 76° 50.28.

Ce matin, on bouge. Toute la flotille décide de partir sauf MIGO: VICTORIA’S SECRET, SOLUNA, APOTHÉOSE et MER ET MONDE. MIGO doit aller reconduire sa visite à Nassau et ira nous rejoindre à Norman’s Cay. On serait resté encore ici un peu, mais il y a un gros front froid qui s’amène et on doit descendre dans les Exumas pour aller se protéger à Norman’s Cay d’ici deux jours. Aujourd’hui, c’est cap sur Allen’s Cay pour aller voir les iguanes bahamiennes qui volent la vedette sur l’île de Leaf Cay.

On navigue toute la journée sur le Yellow bank avec une vague courte bien établie de 3-4 pieds. On se fait brasser pas mal et on en vient à modifier notre allure au près  pour avoir une meilleure vitesse et une navigation plus confortable. Aussi, on doit faire de la navigation à vue car il y a des têtes de corail de moins de 6 pieds à quelques endroits dans le Yellow bank. Catherine fait donc le guet à la proue une partie du trajet. VICTORIA’S SECRET a encore des problèmes avec son moteur et se fait brasser encore plus que nous sans son moteur. Leur moral en prend un coup, car ils pensaient avoir trouvé le bobo hier …

On arrive à Allen’s Cay vers les 16h30 et il y a un bon courant ici. On s’ancre pour la première fois « à la bahamienne », c’est-à-dire avec deux ancres amarrées à la proue du bateau, dont une est jetée à l’avant du bateau et l’autre est jetée à l’arrière. Les ancres travaillent donc à tour de rôle selon la direction du courant de marée. Ça fonctionne merveilleusement bien et c’est vraiment la meilleure technique à utiliser dans le courant.

On se dépêche ensuite de débarquer à terre sur Leaf Cay, car il reste une heure d’ensoleillement. On voit alors une dizaine d’iguanes pour se contenter un peu, mais elles font déjà dodo à cette heure.

La soirée est tranquille avec un bon petit souper d’amoureux et dodo de bonne heure. Il fait très très noir et on se rend compte qu’on est très seul ici, sans aucune civilisation à de nombreux milles à la ronde (sauf les iguanes). C’est ça les « Out-Islands » et on vient d’en prend conscience.

31 Déc 2007: Au royaume des iguanes

Allan’s Cay – Normand’s Cay (Bahamas);

13 milles nautiques;

Ensoleillé, 28 ºC, Vents SE 10-15 noeuds;

Départ à 11h30, Arrivée à 15h30, voile: 4h00;

Ancrage: N 24° 35.54, W 76° 48.71.

Au matin, le soleil est radieux. On prend notre café et tout de suite après, on s’en va sur l’île aux iguanes avec les autres équipages. Catherine fait une scéance de photos et les iguanes posent fièrement pour elle. C’est pas 10 iguanes qu’on voit, mais 60 aujourd’hui. Les iguanes ne sont pas trop méfiantes et viennent se chauffer la bedaine sur la plage. Les bébés ont plus tendance à rester dans les boisés, et les adultes, sur la plage. On regarde ce beau spectacle pendant près d’une heure trente jusqu’à ce que deux bateaux bondés de touristes arrivent et gâchent tout. Ils débarquent en troupeaux, gavent les iguanes de nourriture et laissent des déchets sur la plage. On trouve cela désolant. On repars vers nos bateaux et on lève l’ancre vers 11h30 AM en direction de Norman’s Cay.

     

     

     

     

      

Sur Leaf Cay, une des trois îles qui font partie d’Allen’s Cay, on peut y voir une soixantaine d’iguanes suberbes.

On navigue un bon bout à voile et Catherine fait le ménage du bateau pendant la navigation, car ce soir c’est le party du jour de l’an. On arrive à Norman’s Cay et on se met à l’épaule avec VICTORIA’S SECRET avec l’intention de recevoir ensemble pour le party de ce soir. Par contre, O’BLEU qui a beaucoup d’expérience aux Bahamas, nous déconseille de se mettre à l’épaule dans ce secteur à cause des courants. On prend le conseil et on se sépare de VICTORIA’S SECRET pour aller se mettre à l’ancre à la bahamienne. Le party se fera sur VICTORIA’S SECRET ce soir.

Catherine fait un beau souper traditionnel avec poulet-patates-légumes en amoureux avec une bonne coupe de vin. On traverse pour le party vers 21h. J’amène mon ordinateur et le système de Karaoké préalablement testé il y a deux jours pour cette occasion. Le party est très animé, enjoué et une réussite jusqu’à 2h AM. On chante beaucoup, mais on danse aussi. Le champagne se débouche à minuit et les voeux de bonne année pleuvent en cette belle nuit fraiche et étoilée …

Souper en amoureux du jour de l’an : BONNE ANNÉE À TOUS ET À TOUTES !!!

On vous souhaite amour, santé et surtout, réalisez vos rêves !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

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LA SUITE TRÈS BIENTÔT …

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Novembre 2007

par le 01 Nov, 2007, catégorie 11-Novembre 2007

01 Nov 2007: Tempête tropicale Noël

Hampton (Virginie)

Ensoleillé avec pass. nuageux,  17° C, vents N 25-30 noeuds, rafales à 40 noeuds.

Ancrage: N 37° 01.41, W 76° 20.48

On est le premier novembre aujourd’hui et c’est, selon les assureurs, la fin de la période des ouragans.  Cette période a été poussée à la fin novembre par les météorologues depuis les dernières années. Les navigateurs considèrent aussi beaucoup plus la fin novembre comme fin de cette période critique. Ce matin, les prévisions météorologiques annoncent que la tempête tropicale Noël va passer tout près de nous.

On vérifie auprès de ceux qui sont en ville et il y a de la place pour nous et MIGO à l’ancrage du centre-ville de Hampton. On se déplace donc en ville en matinée. Aussi, on enlève le bimini et on baisse le dodger pour enlever du fardage. On a vraiment le goût d’aller visiter le Centre aéro-spacial de Hampton. Je suis comme un enfant et attends 13h00 avec impatience pour y aller avec les équipages de MIGO et VICTORIA’S SECRET. On passe l’après-midi à terre et on visite d’abord le Musée Cousteau (le célèbre chercheur des mondes marins et inventeur de la plongée sous-marine) et ensuite on va au Centre aéro-spacial. On y voit plusieurs choses très intéressantes. À 16h00, on va voir un film Imax de 2h00 en anglais: Les Transformers, très bon ! Catherine et moi, on constate que notre compréhension de l’anglais c’est beaucoup améliorée depuis notre départ.

Le musée de Cousteau à Hampton                                                                Le Centre aéro-spatiale de Hampton

Ça à l’air de ça une gang de québécois qui va au IMAX

Arrivée sur le bateau, on est brûlé. Probablement à cause des cinq heures qu’on a passé à écouter et à lire l’anglais. Le vent est encore calme, mais il annonce le début de la tempête tropicale d’une heure à l’autre avec des rafales à 35 noeuds. On installe ensemble Catherine et moi une deuxième ancre pour passer la nuit. Le vent se lève cinq minutes après qu’on ait installé la deuxième ancre: juste à temps ! J’ajuste alors les deux ancres pour qu’ils travaillent ensemble.

On passe la nuit habillé et on dort dans le carré. On se lève environ cinq fois chacun durant la nuit pour vérifier si tout va bien (GPS, les autres bateaux, valider nos points de référence autour de nous, vérifier la force des vents avec l’anénomètre portatif, etc…). Ça brasse, mais nous ne sommes pas trop inquiets, les ancres résistent bien.

02 Nov 2007: Tempête Noël devient Ouragan Noël !!!

Hampton (Virginie)

Nuageux,  15° C, vents N 25-30 noeuds, rafales jusqu’à 50 noeuds.

On se lève vers 9h00, car on doit être reposé pour passer les vingt-quatre prochaines qui seront encore pires. La nuit s’est assez bien déroulée. On communique par VHF avec les autres équipages pour avoir de leurs nouvelles. Ils ont tous passé le même genre de nuit que nous. Je suis le seul qui a une bonne antenne sans fil pour avoir internet, alors je valide la météo par internet et la communique à tous. L’instensité de la tempête a augmentée. Depuis cette nuit, la tempête tropicale est devenue ouragan. Il annoncait hier des pointes à 40 noeuds à Hampton, mais là ils sont rendus à 50 noeuds pour aujourd’hui. Là, ça inquiète tout le monde. VICTORIA’S SECRET communique avec deux marinas par téléphone. Une est pleine et l’autre a deux places de libres seulement. On est trois bateaux. On convient Patrick de MIGO et moi que rien de mieux que de se présenter en personne à la marina. On part en dinghy et par magie en discutant avec le responsable des quais, il y a maintenant cinq places ! C’est que trois des cinq places ne sont pas faites pour des voiliers et il est difficile de s’y stationner. On lui dit que nous sommes trois équipages avec des dinghys pour aider à manoeuvrer et qu’on va bien faire attention. La marina abrite beaucoup de bateaux de luxe. On y voit plusieurs bateaux valant plus d’un million de dollars dans la marina et on comprend l’inquiétude du dockmaster. Il vente très fort et tous ceux qui ont un voilier savent comment c’est pas manoeuvrable un voilier à basse vitesse.

On communique la bonne nouvelle à nos équipages et tous sont très contents. On procède avec VICTORIA’S SECRET en premier, MIGO en deuxième et MER ET MONDE II pour la finale. Vous auriez dû voir les manoeuvres des gars, c’était vraiment beau à voir. Très impressionnant ce travail d’équipe. Trois dinghys autour d’un voilier le gardant au centre pour entrer dans la marina et le positionner pour ensuite le reculer entre quatre piliers de bois placés en rectangle (les américains appellent ça des moorings), puis y attacher les amarres. Voyez sur les photos pour le comprendre. On avait vu depuis le début du voyage que les marinas à partir du lac Champlain étaient faites comme ça, mais on avait pas encore essayé de s’amarrer à de tels moorings et on se grattait la tête à savoir comment ils font pour accoster. De plus, ça faisait tous deux mois qu’on avait pas manoeuvré dans une marina, alors on se demandait si on serait rouillés ou pas. Mais tout se déroule bien et vous auriez dû voir la tension baisser quand nos bateaux ont été tous sécurisés dans ces conditions de vents (rafales à 30-40 noeuds). On se sent tous très soulagés d’avoir pris la décision de passer la nuit dans une marina.

MER ET MONDE II bien amarré lors du passage de l’ouragan Noël          Regardez comment il faut s’amarrer au mooring !

Là, c’est le « party des services ». Buanderies, douches chaudes, internet, électricité, eau, etc. On a pas eu ça depuis deux mois et c’est spécial d’avoir tout ça, tout près et à volonté pendant 24h00. On communique par téléphone SKYPE à nos familles de 17h00 à 19h00. On soupe, remonte notre couchette arrière qui est (presque) sèche. Ça faisait une semaine qu’on ne couchait plus dans notre lit et on est bien content de passer enfin une bonne nuit dans notre couchette. On a une invitation à prendre le dessert sur VICTORIA’S SECRET avec l’équipage de MIGO vers les 20h30 et c’est très agréable. C’est une soirée d’adultes puisque les enfants sont tous sur MIGO à regarder un film.

Les rafales de vent sont au plus fort entre 20h00 et 3h00 AM du matin à environ 40-50 noeuds. Mais on est bien amarré et sécurisé alors, on ne subit pas beaucoup de conséquences et on dort tous le monde comme des bébés …

03 Nov 2007: Fin de l’ouragan

Hampton (Virginie)

Passages nuageux,  15° C, vents NW 15-20 noeuds.

On se lève et tous ont passé une super bonne nuit. À la VHF, on apprend que l’ouragan a passé vraiment proche de notre emplacement, à environ 40 milles nautiques ! Plusieurs ne se sont même pas réveillés durant la nuit. Nous, on avais mis notre cadran à 3h00 AM pour aller vérifier nos amarres, car le niveau de l’eau variant de 3 pieds pouvait étirer les amarres. Il faut dire que j’ai encore des séquelles de notre aventure à l’Iles-aux-Grues qui ne me font pas dormir tranquille à des quais fixes qui ne suivent pas la marée.

Vers 10h00, on part tous pour une « opération épicerie ». On revient avec pleins de sacs et encore une fois un bon samaritain arrête avec son petit pick-up et nous offre d’embarquer tout le stock et trois personnes jusqu’à la marina. Le petit pick-up se retrouve plein à craquer et la suspension est bien écrasée, tordant à voir. Mais, on a les mains libres pour ceux qui continuent la marche à pied vers la marina. Incroyable comme on a pu avoir des « lifts » à date dans notre voyage pour les commissions.

Je remonte mon dodger et le bimini vu que les vents ont commencé à diminuer et on quitte la marina vers 16h00 pour retourner à l’ancrage du centre-ville pour la nuit. Les trois équipages avaient aujourd’hui une rage de frites. Quand on est sur un bateau en voyage comme on le fait, on mange beaucoup mieux, car on cuisine tout le temps et c’est un plaisir. En faisant l’épicerie aujourd’hui, chacun a acheté ce qu’il fallait pour qu’on fasse une poutine collective avec des ailes de poulets. Le soir venu, on va tous sur MIGO et s’en suit une soirée de malbouffe incroyable ! Le thème de la soirée est de se mettre tous le monde en pygama. Il y a des entrées plein la table, tellement qu’on aurait pu souper qu’avec les entrées. Les frites et les ailes de poulet se cuisine jusqu’à 20h00 et c’est vraiment de la job. Sauf que le prix en vaut la chandelle. Encore une soirée mémorable. On termine la soirée en dansant la salsa.

Méga souper chez MIGO                                                                                La mascotte de notre flotille: Flicka de MIGO (un beau boxer)

Yum, Yum … Ça va être bon !!!                                                                      Salsa en pygama !!!

Nos amis Benoît et Nancy de VICTORIA’S SECRET                                   Bon, où l’on va maintenant …

04 Nov 2007: Tomates et 5 à X

Hampton – Norfolk, Mile 0 (Virginie);

12 milles nautiques;

Ensoleillé avec passages nuageux,  18° C, 101.4 KPa,  O <10 noeud;

Départ à 8h00, Arrivée à 11h30, voile: 3h00 et moteur: 30 mins;

Ancrage: N 36° 50.69, W 76° 18.00.

On part le matin vers 8h00 pour se diriger à Norfolk. On ouvre les voiles tout de suite, car il vente un peu et on a très peu de distance à faire, alors on en profite. À la sortie de notre site d’ancrage, je vire le bateau vers la mer en pensant que Norfolk est dans cette direction. Catherine sort en disant, « mais où tu vas comme ça ? » Je suis complètement dans le champ. Je relaisse donc la navigation à Catherine qui sait pas mal plus où elle s’en va que moi. MIGO, qui nous suit derrière, a un doute en nous voyant virer en sens contraire et vérifie sa navigation.  J’ai aussi de la misère avec mon pilote automatique et on tire de la patte à voile par rapport à MIGO, car il me manque mon troisième équipier (Gaston, notre pilote automatique). MIGO se bidonne bien de nous clancher et vire de bord pour faire le tour de nous à voile pour nous narguer. Catherine sort alors le casseau de tomates cerises et s’en suit un échange de missiles de tomates et de ballounes pleines d’eau entre les deux bateaux. Quinze minutes plus tard, il sort sur notre travers un sous-marin assez près !!! On ne le voit pas tout de suite et c’est MIGO qui nous appelle sur la radio pour nous réveiller. WOW! un sous-marin qui navigue avec nous ! On est très chanceux de voir ça !

On reprend donc le bon cap donnée par la navigatrice en chef Kate. Catherine fait ça tellement bien que je ne regarde presque plus les cartes. Elle décide de tout au niveau de la navigation ou presque. On a tellement de choses à faire sur un bateau que quand un des deux se démarque dans un champ de compétence, il faut lui laisser.

Durant notre navigation, on passe devant la base navale américaine de Norfolk. Très très impressionnant !!! Il y a des portes-avions qui sont les plus gros bateaux au monde, des sous-marins, des transports de troupe, des cuirassés, des destroyers, etc. (je dirais qu’il y avait au total environ 50 bateaux). Le quai des sous-marins comporte environ 5 unités.

Gros porte-avion à Norfolfk                                                                           Sofia qui observe les navires de guerre

Le capitaine Éric à la barre                                                                          Il y a de belles photos à prendre ici

Catherine, la photographe                                             MER ET MONDE II est très petit à côté de ces

gros navires !!!

Ensuite, c’est l’arrivée à Norfolk. On débarque en après-midi pour visiter un destroyer hors service toute l’après-midi, le USS Wisconsin qui a 900 pieds de long !!! C’est vraiment impressionnant. Catherine décide d’inviter pour le 5 à 7 VICTORIA’S SECRET et MIGO. On se retrouve 10 personnes sur Mer et Monde II. Le 5 à 7 devient un 5 à 1h00 AM avec souper et super party après souper. On fête le début de l’Intracostal Waterway et la fin de la Chasepeake Bay. On danse tous et tous les pieds carrés du plancher sont utilisés pour danser. Les photos en disent long je crois. On a jamais eu autant de personnes sur notre bateau. On aime l’expérience, car plus on est de fous dans un petit endroit, et plus on a du « fun ». Je crois que tous les navigateurs sont habitués et à l’aise de vivre dans des environnements restreints.

Éric est bien impressionné de voir le USS Wisconsin long de 900 pieds !!!

Le mouillage de Norfolk au coucher de soleil

Super souper sur MER ET MONDE II à Norfolk                                                     On s’amuse vraiment bien sur MER ET MONDE II

05 Nov 2007: Début de l’intracostal

Norfolk, Mile terreste 0 – Great Bridge Lock, Mile terreste 11.3 (Virginie)

10 milles nautiques;

Ensoleillé,  18° C, SO <10 noeuds;

Départ à 13h00, Arrivée à 16h30, moteur: 3h30;

C’est le lendemain de veille … Les trois équipages sont au ralentit ce matin. On vient en dinghy nous redire comment c’était le fun hier. Je fais mon changement d’huile le matin et on part tous ensemble vers 13h00 pour faire un petit bout d’Intracostal (notre premier bout). On ne peut passer malheureusement par le Dismal Swamp Canal puisqu’il n’y a plus assez d’eau (< 6 pieds) et le canal est fermé depuis le 30 octobre. Nous ne pourrons aller à Elizabeth City où il paraît que l’acceuil est très chaleureux par les habitants. On prend donc le Virginia Cut qui est moins beau à naviguer. Il y a trois ponts à faire ouvrir et une écluse. On couche dans le canal à Great Bridge Lock. C’est la vie de canal qui recommence. On navigue à proximité des berges, mais le paysage est plutôt triste et monotone et l’eau est très brune. Il faut être beaucoup plus vigilant sur la navigation ici.

MIGO passe près d’un cargo remorqué, il y du traffic maritime ici  !            Pont levant à Norfolk

Un kayakiste utilise notre vague pour se                     Notre quai à Great Bridge Lock, on s’amarre aux arbres ici !

reposer un peu

Pour le souper, une proposition est lancée par MIGO qui ont tous le bec sucré. Ils veulent aller au Dairy Queen. On s’y rend à pied et on y mange un hot- dog. Pour le dessert: un gros banana-split à deux. Hmm …

Le soir, une proposition de film chez VICTORIA’S SECRET. Catherine va se coucher à 19h00, mais moi, quand il y a un film, je ne peux résister, alors je vais l’écouter. Dodo à 21h30.

06 Nov 2007: Bienvenue parmi nous MAYA X !

Great Bridge Lock, Mile 11.3 (Virginie);

Passages nuageux,  18° C, O 10-15 noeuds;

Ce matin, on se fait réveiller par les bateaux qui attendent pour se faire ouvrir Great Bridge Bridge tout près de nous. On est debout à 6h30, donc tant qu’à être réveillé, il me vient l’idée d’aller dans le bateau de MIGO pour écouter le réseau du capitaine sur radio ondes courtes. Ça fait plusieurs fois que MIGO nous invite à écouter ça, mais on se lève jamais assez tôt. Arrivée sur MIGO, tout le monde est levé et il y a aussi VICTORIA’S SECRET qui a eu la même idée. Quand 7h00 arrive, Patrick ouvre la radio ondes courtes et on ne reçoit que du grichage… Ce sera pour une autre fois….

Ensuite, MIGO nous dit qu’ils ont reçu un email de MAYA X hier soir. Cet équipage sont leur amis et serait à un jour de navigation de nous. MIGO veulent les attendent, donc on bouge pas d’ici aujourd’hui.

Catherine en profite pour travailler sur le journal de bord et la navigation. Moi, je vais pendant ce temps arranger l’ordinateur de MIGO. Je lui installe quelques outils qu’il n’a pas et un logiciel de navigation.

MAYA X arrivent vers 14h30, on les reçoient au quai et on fait tous connaissance. S’en suit un 5 à 10 sur VICTORIA’S SECRET pour fêter cette nouvelle rencontre. On part tôt demain matin, donc on reste raisonnable, mais cela ne nous empêche pas de s’amuser et danser sur la musique que les enfants des équipages choisissent. Un autre équipage québécois se joint à nous ce soir: FLUTTER BYE.

De beaux oiseaux nous tiennent compagnie                                                Préparation de la fête sur VICTORIA’S SECRET

La musique est bonne sur VICTORAI’S SECRET !!!                                       Beau couple hein !

07-08-09 Nov 2007: Le froid est arrivé, vite il faut descendre, Brrrrrr !

Great Bridge Lock, Mile 11.3 (Virginie) – Broad Creek, Mile 61.2 (Caroline du Nord);

42 milles nautiques;

Ancrage: N 36° 12.42, W 75° 57.85.

Broad Creek, Mile 61.2 – Pungo Creek, 127.5 (Caroline du Nord);

61 milles nautiques;

Ancrage: N 35° 33.47, W 76° 28.04.

Pungo Creek, Mile 127.5 – South River, Big Creek, Mile178 (Caroline du Nord);

45 milles nautiques;

Ancrage: N 34° 57.05, W 76° 35.09.

*** Pour les trois jours: près de 0° C la nuit et 12° C le jour;

Vents du N-NO 15-20 noeuds

On débute une série de trois jours de navigation intensive. Il fait froid et on a un vent du nord qui nous pousse dans le dos, ce qui est très bien pour aller vite, mais pas pour avoir chaud … On sort nos gros gilets de laine, tuques, cols et mitaines pour garder notre chaleur. Catherine regrette un peu d’avoir laissé son habit de neige à la maison… Il faut dire que les températures sont nettement en dessous des moyennes saisonnières actuellement. Notre chauffage diésel démontre des difficultés et on le ferme pour la nuit. On dort alors avec plusieurs pelures, notre tuque et une bouillotte d’eau chaude à nos pieds.

Beaucoup de traffic en partant de Great Bridge Lock!                              Brrrr, il ne fait vraiment pas chaud !

Avec un vent du nord, le bateau navigue au portant et ne gîte pas autant que lorsque l’on fait du près, alors on peut faire relativement bien nos choses quotidiennes dans le bateau. La strappe de notre pilote automatique est brisée et on doit barrer le bateau manuellement tout le temps. On fatigue donc plus vite. On fait donc des quarts pour barrer à tour de rôle pour que chacun puisse faire ce qu’il a à faire (toilette, ménage, réparations, etc…).

MER ET MONDE II est le plus petit bateau des quatre de la flotille, alors on donne la cadence aux autres équipages qui veulent que l’on reste groupé (belle solidarité, n’est-ce pas ?). Ils sont tous bien gentils de nous attendre. On travaille fort pour se faire aider à avancer plus vite par les voiles afin de monter la vitesse à 6 noeuds minimum. Quelques fois, on réussit avec ces vents du nord à atteindre les 6,5 noeuds au grand bonheur des autres. On a presque tout le temps le génois ouvert, mais le moteur n’arrête pas souvent.

Paysages du Virginia cut dans l’intracostal

Notre flottille à la queue leu-leu: VICTORIA’S SECRET, MIGO et MAYA X

Les soirées se font comme suit. On soupe chacun chez nous, on fait une petite réunion sur un bateau à tour de rôle le soir pour discuter de la navigation du lendemain et on se compte les aventures de la journée. Puis, on se couche tôt, vers les 21h00.

Petites anecdotes durant ces trois jours. On a vu des tirs d’avions-chasseurs dans l’eau proche de nous en exercice. L’explosion des bombes qu’ils lancent est spéciale et le son arrive 10 secondes plus tard avec un bruit renversant. On aussi cassé la clé de notre moteur dans la serrure en pilant dessus et on était plus capable de la mettre à « ON »… On était à voile dans de la vagues de 4-5 pieds quand c’est arrivé, mais j’ai pu arranger le tout pendant qu’on avançait à 6.5 noeuds en fabricant un « jumper » pour « by-passer » la clé à volonté. MER ET MONDE II a touché le fond une fois dans l’intracostal la deuxième journée et une fois pour rentrer à South River la troisième journée. Nous avons le bateau avec le plus fort tirant d’eau des quatre de la flotille. Mais à chaque fois, on se déprend bien avec notre bonne hélice et notre quille fine. Les trois autres équipages ont une quille à aillettes qui se prend plus dans le fond lors des échouages. Mais, on peut s’aider facilement si un est dans le trouble.

Le 9 nov, la météo nous indique de nous cacher pour une journée. Les prévisions annoncent du 25-30 noeuds venant du nord pour le lendemain. Cela veut dire qu’on a pas besoin de se coucher de bonne heure pour le lendemain. Durant la journée, une idée de 5h à 1h AM nous trotte dans la tête… On arrête au passage dans à un quai de pêcheur pour prendre du diesel, des grosses crevettes et du Red fish fraichement pêchés. S’en suit une soirée sur MER ET MONDE II à 12 personnes (un nouveau record), soirée complètement dansante et très agréable même si on est tous brûlés.  On a le plus petit bateau, mais on a le meilleur son stéréo et notre connection de l’ordinateur à notre système de son fait vraiment des jaloux. Ils veulent tous avoir la même chose, car on fait des soirées avec jamais la même musique et on épuise pas notre répertoire tellement on a de la musique. Il faut dire qu’on a quand même des chansons préférées qui reviennent… J’aimerais aussi spécifier que dans le jour, on fait souvent des petites danses sur le pont, en attendant que les ponts ouvrent. Il faut mentionner que Benoît de VICTORIA’S SECRET est l’investigateur de cette nouvelle coutume dans notre flotille.

MER ET MONDE au coucher de soleil à Pungo River

C’est vraiment le fun de naviguer tous ensemble. Chacun a des tâches et des spécialistés que l’on se partagent. Je pense entre autres à Catherine, la Géo qui lit tout ce qui existe comme documentation, et qui a trouvé en Benoît de VICTORIA’S SECRET un navigateur avec qui échanger. Ce dernier a déjà fait l’intracostal un fois dans l’autre sens et ils partagent leurs informations. Moi, j’aime bien analyser la météo et la partager à tous. Toutes les femmes se font un plaisir à faire de la bouffe et discuter de recettes. On s’échange toutes sortes de services, d’informations, de logiciels sur les ordinateurs, de trucs, d’aide technique. C’est une belle flotille qu’on a là.

Technique-maison pour ouvrir des huîtres, c’est beaucoup de travail !

Souper de fruits de mer très frais à bord de MER ET MONDE II:              Patrick de MIGO salive devant son assiette !

encore réussit !

10 Nov 2007: Repos à Big Creek

South River, Big Creek, Mile178 (Caroline du Nord);

Averses,  10° C, Vents N-NO 25-30 noeuds.

Aujourd’hui, on est fatigué. Il fait froid et il pleut. On a juste envie de faire du « cocooning ». On a navigué trois jours et fait un bon 5 à 1h hier. On se lève à 10h30 AM. On ramasse le bateau de la soirée d’hier. MIGO nous prête son disque dur portable et nous nous amusons toute la journée à écouter de la musique. Catherine va prendre une douche chaude aux chandelles sur MIGO en fin de journée et on écoute un bon film en soirée.

11 Nov 2007: Nos premiers dauphins

South River, Big Creek, Mile178 – Beaufort, Taylor Creek, Mile 204 (Caroline du Nord);

26 milles nautiques;

Nuageux,  12° C, N 15-20 noeuds;

Départ à 10h00, Arrivée à 16h00, voile: 2h30 et moteur: 3h30;

Ancrage: N 34° 42.83, W 76° 39.79.

On se lève tard et reposé. On part vers les 10h00. Le vent et les moutons sur l’eau au loin sont encore présents, mais le vent a quand même diminué et la météo prévoit qu’il va encore faiblir au cours de l’après-midi. On part donc et le premier cinq milles se fait à voile. On fait même un bout au près, ce qui n’était pas arrivé depuis la Chasepeake. Ça fait du bien de gîter un peu et tous les équipages apprécient ce bout de voile. On fait la course dans ce temps-là et tous se sentent appelés et sont aux manoeuvres.

À l’approche de Beaufort, des dauphins viennent nous dire bonjour pour la première fois, mis à par dans l’océan atlantique à Cap May. Il y a aussi des pélicans en plus grande quantité. Tous les équipages sont émerveillés. Nous arrivons à Beaufort vers 16h00 et ça sent bon: ça sent la mer. Il y a des courants, de l’eau verdâtre et cristaline et il y a des clapotis. On se croirait à Tadoussac. On a 50 pieds d’eau sous la quille pendant un temps et cela fait tout drôle, car depuis Norfolk, on navigue dans 6 à 12 pieds d’eau.

On se met à l’ancre au travers des nombreux bâteaux, mais on commence à s’y faire et à savoir comment bien se positionner. On est ancré assez proche de MIGO pour se lancer une amarre et on s’amarre à eux jusqu’à la renverse de courant. Un américain observe notre manège et nous trouve un peu hurluberlu. Il vient s’assurer qu’on sait s’ancrer, il a peur à son bateau et on le rassure … Il y a du Internet, alors on se met à jour dans nos emails, notre position GPS du site web, etc… On soupe et on va prendre le dessert sur MIGO qui fait son célèbre « pouding chomeurs ». Comme on est tous des chomeurs en voyage, on trouve tous cela succulent et délicieux. On se couche là-dessus.

L’équipage de MIGO à Beaufort                                                                     Nos premiers dauphins nous disent bonjour !!!

Il y a beaucoup de bateaux de pêche à Beaufort

12 Nov 2007: Pièces et réparations à Beaufort

Beaufort, Taylor Creek, Mile 204 (Caroline du Nord);

Ensol. passages nuageaux,  18° C, Vents N 10-15 noeuds.

Aujourd’hui, c’est une journée de ravitaillement et de réparations. Catherine se fait offrir par VICTORIA’S SECRET d’aller à l’épicerie avec l’auto de la marina (ils ont pris un quai hier soir). Elle saute sur l’occasion et part pour quelques heures de magasinage avec eux.

Patrick de MIGO et moi avons chacun une pièce qu’il faut trouver une fois pour toute et on fait ensemble des téléphones et des recherches avec mon ordinateur et Skype dans mon bateau. On en profite aussi pour s’enregistrer dans l’état de la Caroline du Nord. MIGO a un anémomètre qui ne marche pas depuis le début du voyage et moi j’ai une courroie d’autopilote qui est brisée. On fait des pirouettes et de nombreux détours pour avoir chacun nos pièces.  MIGO apprend qu’il aura de gros frais $$$ si ce n’est pas l’anémomètre qui est défectueux. Il hésite. Je lui offre mon aide pour le tester davantage. Il ne fonctionne toujours pas après une heure de test. Patrick décide donc de tenter le tout pour le tout et commande un autre anémomètre. Il est sous garantie, donc pas de frais s’il est défectueux. Il l’aura demain. De mon côté, j’apprends que mon auto-pilote Navico est discontinué, que la compagnie a été achetée par Simrad… Et Simrad ne veut plus supporter ce modèle et ne fait plus de courroie… Patrick me donne l’excellente idée de regarder sur Ebay. Je vérifie et… BINGO !!! Un gars de l’Illinois en a quatre !!! Je lui en achète deux. Je demande au vendeur qu’il m’envoie cela le plus rapidement possible. Je lui explique ma situation et il m’envoie cela « overnight » par UPS. Ça fait presque un mois que j’arrête partout pour obtenir une courroie, et là, je suis bien content d’en avoir enfin trouvé une. Le truc Ebay est toujours à considérer même si on est en voyage. On peut se faire envoyer le stock dans une marina près de où l’on est et attendre notre colis. Vive la mobilité !!!

Dans l’après-midi, Catherine revient avec l’épicerie. On sert tout cela et je vais la reporter à terre pour le lavage avec deux grosses poches de linge. Je m’occupe ensuite de fouler le bateau en eau et en diesel et remplir tout mes cinq gallons sur le pont. Je fais plusieurs voyages en Zodiac pour remplir tout ça. Ensuite, je réussis à sortir la clé cassée de la serrure du moteur et remets tout cela en fonction avec une nouvelle clé. J’en profite pour étanchéifier le tableau de bord moteur au passage. En fin d’après-midi, je vais enfin prendre une bonne douche à la marina (j’étais dû…). Ça fait du bien et j’ai beaucoup de misère à fermer l’eau chaude. En revenant de la douche et en allant chercher Catherine au lavage, on croise MAYA X qui sont à quai et ils nous invitent à souper. On s’était toujours vu en groupe, mais là, on passe une soirée en tête-à-tête avec eux et on apprend à mieux les connaître. On passe une très belle soirée en leur compagnie et on mange un excellent souper.

Pêcheur au crépuscule sur un quai de Beaufort                                        MER ET MONDE II au mouillage de Beaufort

13 Nov 2007: Le fantôme de Barbe Noire

Beaufort, Taylor Creek, Mile 204 (Caroline du Nord);

Ensol. passages nuageaux,  20° C, Vents E 10-15 noeuds.

Ce matin, je surveille mon colis par Internet. Il est arrivé en Caroline du Nord ce matin à 8h15 AM. Ça sent très bon. Il va donc arriver aujourd’hui. Je vais à terre pour aller vérifier et la marina me dit que UPS passe ordinairement vers 12h-13h. Je vais en auto avec MAYA X au West Marine. Cela occupe la matinée. Catherine pendant ce temps se remet à jour dans ses Emails et fini un article pour les Escadrilles canadiennes de plaisance (ECP). Au retour, mon colis est arrivé !!! Je regarde les courroies dans l’enveloppe et ça semble être bien cela. Je retourne à toute allure en zodiac sur MER ET MONDE et je suis comme un petit fou. J’essaie la courroie et elle fait comme un gant, Youppi !!!. On retrouve donc notre 3 ième équipier « GASTON », notre auto-pilote. Il nous a beaucoup manqué …

En après-midi, on va visiter le musée de Barbe Noire qui est très intéressant. C’est ici à Beaufort qu’on a retrouvé en 1996 son navire, le QUEEN’S REVENGE à quelques milles en mer en face de Beaufort. Ce fameux pirate célèbre a semé la terreur et pillé des bateaux dans les années 1700 (selon ma mémoire, il a sombré vers 1718).

En revenant, la tentation de faire un souper tous ensemble naît et MIGO invite tous le monde pour un autre super bon repas de cari aux crevettes. On fini la soirée assez tôt car demain, on part de bonne heure. À 22 h, on est couché.


Sortie au musée de Barbe Noire : le North Carolina Maritime Museum

Catherine et Sofia de MIGO qui s’amusent avec leurs nouveaux paréos     Encore un repas en commune: ce soir c’est chez MIGO

14 Nov 2007: Le Camp Lejeune

Beaufort; Taylor Creek, Mile 204 à Mile Hammock Bay, Mile 244.5 (Caroline du nord)

45 milles nautiques;

Ensoleillé,  21° C, SW 15-20 noeuds;

Départ à 6h00, Arrivée à 14h30, moteur et un tout petit peu de voile-moteur;

Ancrage: N 34° 33.08, W 77° 19.53

On part de très bonne heure ce matin pour se faire aider par les courants de Beaufort. On voit le soleil se lever tout en navigant, ce qui est vraiment magique. On a l’impression d’être prévilégier de pouvoir être témoin de tous ces beaux levés de soleil. On oublie donc assez vite qu’on s’est levé tôt. On fait durant toute la journée un chenal peu profond qui nécessite une bonne surveillance du profondimètre. Notre pilote automatique va à merveille et on en est bien contents.

Durant notre navigation, on voit nos premières dunes de sable et on a bien le goût d’aller y marcher un peu, mais il faut avancer. On peut voir des palmiers sur les terrains de maisons luxueuses. On nous a dit qu’ils y ont été plantés, car ils ne poussent pas naturellement encore à cette latitude. Au passage, on voit un beau voilier deux mâts qui s’est échoué à un endroit où l’emplacement des bouées portait vraiment à confusion, mais quelqu’un est en train de l’aider. Aussi, MAYA X, qui est premier dans notre ligne de flottille aujourd’hui, se prend dans un filet de pêcheur qui est perpendiculaire au chenal de l’Intracostal avec le pêcheur tout à côté qui le regarde faire. On se demande bien pourquoi dans un chenal aussi étroit cette pratique est permise … On se met tous à l’ancre pour attendre MAYA X et Christian s’en tire sans besoin d’aide.

Nos premiers bancs de sable: Enfin !!! Un voilier échoué dans l’Intracostal avec en premier plan un pêcheur

qui mets ses filets en plein milieu du chemin

On arrive à la hauteur de notre ancrage qui est dans les limites d’une base militaire appelée Camp LeJeune. Les hélicoptères volent partout au-dessus de nos têtes et on entend les dénotations des exercices de tir. On se croirait dans un film. On est pas à l’aise à 100%, comme si on est pas vraiment bienvenue …

Des hélicoptères de l’armée tournent autour de nous sans arrêt: tout un spectacle !!!

Après l’ancrage, toute la flotille veut aller voir la mer en zodiac, car on est très proche. Mais on n’y parvient pas. On est à marée basse, il n’y a pas assez d’eau dans les canaux et certaines places sont à sec. On se met donc les pieds à l’eau les 12 et on tire les Zodiac pour avancer encore un peu. On se met à fouiller partout pour trouver des huîtres, des palourdes et des conques. On trouve aussi des petits crabes, des escargots et des genre de Bernard-l’Hermite. La vie sous-marine est vraiment riche ici. On réussit à remplir des chaudières de fruits de mer. Pour MER ET MONDE, on ne participe pas au souper ce soir, car nous allons rejoindre l’équipage d’OCÉANITE qui vient d’arriver à notre ancrage. On en profite pour faire un 5 à 7 avec eux et on a droit à une visite guidée de leur bâteau. Ça nous fait tout drôle d’être avec eux en personne ce soir, car ils nous ont fait tant rêvé en lisant leur site Internet de leurs deux premières saisons à voile aux Bahamas. Ils sont comme des mentors pour nous.

Cueillette de produits de la mer à Mile Hammock Bay à marée basse       Tous le monde y met la main à la pâte

On trouve de tout: huîtres, moules, conques, petits crabes, escargots, Bernard-l’Hermite, etc…

15 Nov 2007: Front froid, il vente et il fait froid …

Mile Hammock Bay, Mile 244.5 (Caroline du Nord);

Averses,  12° C, N 25-30 noeuds;

Ce matin, on se fait réveiller de bonne heure par Patrick de MIGO qui vient nous voir en Zodiac. Il fait super beau et il a « des fourmis dans la quille » comme il dit. On avait planifier de rester, car il annonce un front froid en après-midi. Il veut absolument partir, alors on réécoute la météo avec lui. Finalement, la flotille décide de rester, car ils annoncent toujours ce front froit avec des vents du nord de 25-30 noeuds. Le beau levé de soleil de ce matin est donc trompeur.

Je vais voir VICTORIA’S SECRET pour vérifier le fonctionnement de son chargeur de batterie en matinée.

Le temps ce gâte dans le milieu de l’avant-midi et le front froid nous tombe dessus vers midi. Quand on voit arriver le grain au loin, en moins d’une minute il se met à pleuvoir très fort et le vent vire drastiquement au nord. Je part le moteur au cas et le laisse au « idle ». Tous les bateaux tiennent le coup sur leur ancre car le fond est excellent ici. On sent vraiment la force de la nature dans ses moments-là.

Le front froid frappe : Éric part le moteur au cas car les vents

tournent au nord de 180 º en moins d’une minute …

Johana de MIGO avait une présentation orale à faire à toute la flotille pour son école, mais il vente trop et personne ne veut laisser leur bateau sans surveillance dans ces moments-là. Joana s’en tire donc à bon compte … On écrit et on met à jour notre site web.

16 Nov 2007: On est gelé gelé gelé

Mile Hammock Bay, Mile 244.5 – Carolina Beach, Mile 295.1 (Caroline du Nord)

44 milles nautiques;

Passage Nuageux,  5° C, NO 20-25 noeuds;

Départ à 7h00, Arrivée à 16h00, voile: 1h30 et moteur: 9h00;

Ancrage: N 34° 02.77, W 77° 53.39.

Il y a eu du gèle cette nuit et le pont est glacé. C’est la journée la plus froide du voyage à date. On s’emitouffle avec des multicouches, tuques, mitaines, capuchons, etc… On aurait jamais pensé avoir si froid en voyage. Catherine regrette encore son habit de neige … OCÉANITE voyage avec nous et la flotille aujourd’hui. Cela nous fait encore tout drôle. On voit durant la journée des pélicans, des palmiers et des dauphins en quantité industrielle. Le décore change de notre réalité habituelle de plus en plus.

Un bye bye de MER ET MONDE II !!!                                                                Catherine à la barre est bien emmitoufflée !

Le village de Carolina Beach à notre arrivée est très beau. Les maisons ont de belles couleurs pastelles. Nous n’avons pas le temps de visiter cet endroit malheureusement, mais ça a l’air de valoir le détour. On fait un 5 à 7 sur VICTORIA’S SECRET pour manger le reste des huîtres récoltées au mouillage précédent. Elles sont vraiment succulantes et tout le monde peut souper avec les restants tellement la récolte a été bonne. On se couche tôt et on s’endord avec nos multicouches et le bruit des vagues de la mer qui frappe la plage de Carolina beach tout près. Le chauffage au diésel ne marche toujours pas.

17 Nov 2007: Appareil photo capoute

Carolina Beach, Mile 295.1 (Caroline du Nord) – Little River; Calabash Creek, Mile 341.7  (Caroline du Sud)

41 milles nautiques;

Ensoleillé,  13° C, S 10-15 noeuds;

Départ à 6h00, Arrivée à 14h00, moteur: 8h00;

Ancrage: N 33° 52.35, W 78° 34.22.

Il y a eu gèle encore cette nuit. Catherine s’est réveillée très tôt ce matin (4h AM), gelée et captivée par le son des vagues qui se cassent sur la plage. On part très tôt pour avoir les courants avec nous le plus possible. Catherine avait fait sa navigation et tous ses calculs la veille, car les courants sont forts dans Cape Fear River et c’est un peu un casse-tête la navigation ici. Il est souvent difficile de vraiment prédire le sens et la force du courant à l’avance dans l’intracostal à cause des nombreuses inlets qui s’ouvrent sur l’océan. On a d’abord du brouillard durant 30 minutes dans le Snow Cut, le temps que le soleil nous balaye tout ça en se levant. Les équipages trouvent l’expérience spéciale, car le brouillard est vraiment très dense. On a un très beau levé de soleil. On file à tout allure avec le courant dans Cape Fear River et la journée se passe à merveille. Bravo à Kate pour tes calculs !!! On a un vent du sud enfin et cela nous amène un peu plus de chaleur.

Levé du soleil dans Cape Fear River avec MER ET MONDE II et les dauphins

Notre appareil photo bloque durant la journée. Et … impossible de le débloquer ! On ne peut plus prendre de photos …  Catherine capote, grince des dents, grafigne, mais ça change rien au fait qu’il n’y a plus d’appareil au numéro composé …  Un grand état de manque et de sevrage se crée à partir de ce moment-là. Elle devra emprunter quelques photos aux autres équipages …

Nos amis les pélicans, les oiseaux préférés de Catherine

Beau mouillage pour la soirée, mais peu profond. À marée basse, on ne peut pas sortir du mouillage. On fait nos calculs pour le lendemain et on devra sortir à 5h AM ou à 10h AM. On vote pour 5h AM. Non mais vraiment, c’est fou ce qu’un voyage comme ça peut nous faire faire …

5 à 7 sur MAYA X cette fois avec tous les équipages dont OCÉANITE qui rencontre pour la première fois nos amis.

18 Nov 2007: Arrivée à Georgetown et préparation de la sortie en mer

Little River; Calabash Creek, Mile 341.7 – Georgetown, Mile 403.0 (Caroline du Sud)

52 milles nautiques;

Ensoleillé,  15° C, S 10 noeuds;

Départ à 5h00, Arrivée à 16h00, moteur: 11h00;

Ancrage: N 33° 21.98, W 79° 17.10.

On se lève très très tôt ce matin. En se levant, on voit sept pieds sur notre profondimètre, ce qui veut dire très peu profond à la sortie du mouillage. On s’active donc vraiment vite et on se désancre rapidement. On sort les premiers du mouillage, car on a le plus grand tirant d’eau (six pieds). On voit du 5.1 pieds sur le profondimètre en sortant (vers 5.4 sur le profondimètre, on s’échoue d’habitude), alors on drague un peu le fond… C’était trèssss juste notre affaire. On navigue dans l’Intracostal à la noirceur pour la première fois … avec le projecteur un million de chandelles et les jumelles … On va d’une bouée à l’autre comme ça pendant environ une heure. MaxSea et les cartes sont là pour nous valider.

Levé de soleil dans l’Intracostal

On commence à voir de belles résidences très luxueuses. Vers le milieu de l’après-midi, le vent nous est plus favorable et on fait du « motor-sailor » à l’allure de près. MER ET MONDE II file à sa vitesse de coque pendant une bonne heure, soit 6.5 noeuds. Les autres équipages sont bien contents quand MER ET MONDE II va vite …

Pendant ce temps, Catherine fait de la bouffe durant la journée en prévision de notre sortie en mer. Toute la flotille prévoit une sortie en mer à partir de Georgetown. Il faut toujours avoir un ou deux repas froids de prêt d’avance au cas où ça brasserait trop pour faire la cuisine.

On arrive à Georgetown en fin d’après-midi.  On se remplit de diesel et d’eau avant d’aller s’ancrer. L’usine dans le fond de la baie défait carrément le paysage visuel, fait un vacarne de l’enfer et sent très mauvais. Il paraît que c’est une bonne place pour s’ancrer selon OCÉANITE, mais on décide de passer notre tour et on retourne s’ancrer plus près du centre-ville même si le fond est plus douteux. La ville semble être très charmante par contre.

Petit 5 à 7 sur MIGO. Catherine reste au bateau pour faire cuire des filets de porc et se coucher de bonne heure, mais sur MIGO, tout le monde est épuisé et aurait dû rester à leur bateau. On parle un peu de la possibilité d’une sortie en mer, mais c’est pas le temps de prendre des décisions quand on est fatigué, alors je m’en vais le premier pour retourner sur MER ET MONDE II. Catherine est déjà couchée à mon arrivée à 7h30 PM et je me couche moi aussi aussitôt après avoir vérifié un peu la météo et les e-mails par internet.

19-20-21 Nov 2007: 48 heures dans l’océan atlantique

Georgetown, Mile 403.0 (Caroline du Sud) – St-Augustine, San Sebastian River Mile 780.0 (Floride)

251 milles nautiques;

Ensoleillé,  SW 5 noeuds;

Départ à 16h30 le 18 Novembre, Arrivée à 14h30 le 20 novembre, moteur: 46h00;

Ancrage: N 29° 53.14, W 81° 19.26.

Ce matin, un dilemme s’impose. OCÉANITE propose de partir demain matin de bonne heure pour prendre la mer environ 24 heures au lieu de partir ce soir à 16h30 pour environ 48 heures. La flottille commence à donc à se diviser en deux. On étudie la navigation toute la matinée et on essaie de peser le pour et le contre. En après-midi, nous allons faire une petite épicerie en ville avec MAYA X. Au passage, on retrouve VICTORIA’S SECRET et on mange avec eux et MAYA X du McDo pour diner. Hmmm … du fast-food … On mange tout le temps au bateau, ce qui est très bien et bon pour notre santé, mais le désire de manger des bonnes frites remonte en nous aux deux semaines environ et ça devient presque une rage ! Après l’épicerie, on retrouve aussi MIGO sur notre chemin.

La flotille fait une sortie à Georgetown: regardez les beaux arbres !     L’équipage de MIGO à Georgetown

Joana de MIGO n’a pas peur des alligators …

Après le retour au bateau pour déballer l’épicerie, il y a une réunion des barreurs sur VICTORIA’S SECRET. Notre décision du matin était plus de partir demain matin avec OCÉANITE et MAYA X. MIGO et VICTORIA’S SECRET sont partant eux pour 16h30 ce soir. On reprend la météo et les données de navigation tous ensemble et les deux scénarios sont aussi bons l’un que l’autre. On décide finalement de partir avec MIGO et VICTORIA’S SECRET ce soir puisque la fenêtre météo est excellente et sécuritaire pour au-delà de 48 heures. … Et c’est dans 30 minutes … Go Go Go MER ET MONDE II doit se virer de bord !!! OCÉANITE et MAYA X gardent leur plan de départ.

Le bateau et l’équipage de MER ET MONDE sont prêts en moins de deux pour prendre la mer et on réussit à lever l’ancre à l’heure prévue.  Il reste pour Catherine à entrer les « waypoints » dans notre logiciel de MaxSea à l’ordinateur, ce qu’on fera en route. On a des papillons dans le ventre et l’adrénaline monte. On se prend chacun une Bonamine pour gérer le mal de mer.

Un petit oiseau vient nous souhaiter bon voyage MER ET MONDE !!!

La fin d’après-midi est magnifique, la météo est belle, la mer est belle … On commence à descendre vers l’inlet qui nous mène à la sortie en mer. Nous avons environ trois heures à faire pour y parvenir. La noirceur commence dès la fin de la première heure. Le courant nous aide durant toute cette portion de notre route. Arrivés en mer, nous sentons une petite houle très longue. C’est le bonheur de retrouver à nouveau la mer et cette impression d’immensité. La lune est pleine et nous éclaire comme une lampe halogène. Le pont du bateau est blanc fluorescent tellement la lune est forte. On voit les deux autres bateaux à l’oeil nu tellement la nuit est éclairée. La lune se couche vers 2h AM. La nuit est par la suite d’un noir d’ancre qui laisse place à un ciel étoilé des plus magnifique. On doit maintenant naviguer avec MaxSea et le radar puisque l’on ne voit plus rien autour de nous. On garde une distance raisonnable entre nous (environ 1 mile nautique). On décide avec les autres équipages du nom officiel de notre flotille: la flottille des Mini-Wheats !!! Définition: côté givré = on a du fun, on ne se prend pas au sérieux, on fait des 5 à 7 à répétitions, etc … ; et côté blé: la navigation, c’est du sérieux !!!, on planifie méticuleusement tout nos déplacements, on se challenge et on se vérifie entre nous, et on navigue bien sûr avec intelligence …

Coucher de soleil magnifique sur l’océan …                                               … Comme c’est beau !!!

Les quarts de travail commencent vers 20h le premier soir. Un va se reposer tandis que l’autre devient totalement responsable du bateau et prend en charge la navigation dans tous ces aspects. Celui qui reste éveillé se garde en contact régulièrement avec les autres bateaux à la VHF afin de tenir le coup. À chaque fois que quelqu’un change de quart, il prend la radio pour saluer les autres. Nos quarts de veille ne sont pas céduler de façon rigide et on laisse celui qui dort se réveiller tout seul et venir prendre la relève à moins que l’autre ne soit plus capable de se tenir éveillé. Cela donne aux alentours de trois heures de quart. On avait vidé la pince avant du bateau avant de partir pour ce trajet en mer afin de pouvoir avoir un air de repos avec une porte fermée. Les quarts de repos se font donc plus facilement et laisse toute la place à celui qui veille de circuler, se faire à manger, parler à la VHF et surveiller les instruments de navigation sans avoir peur de réveiller l’autre. Nous continuerons à faire ces quarts de travail jusqu’à notre arrivée à terre pour continuer de cumuler le plus de repos et de sommeil possible. Au cours du premier 24h, je réussis à cumuler environ 7h de sommeil en tout et pour Catherine, seulement 3h. Catherine a encore de la difficulté à s’assoupir durant une navigation océanique. Elle est très excitée par les passages en mer et l’adrénaline l’empêche un peu de dormir. Il faut dire que le moteur fonctionne constamment et que cela fait un bruit irritant à la longue … Durant le premiers 24 h, il faut aussi gérer le mal de mer. Même si la houle de mer n’est pas très forte, il faut s’amariner tout de même aux nouveaux mouvements du bateau. Autant un que l’autre, on doit manger très régulièrement pour éviter d’être malade. Vive les petit plats de Catherine fait à l’avance !!!

Les levés de soleil sont aussi absolument magnifiques. Quelle chance on a de voir ça !!!  Chacun, on a pu voir à tour de rôle durant le 48 heures un coucher et un levé de soleil, et même chose pour la lune.

MER ET MONDE II observe le levé du jour en mer …                                    … À 50 miles nautiques au large de la Floride …

Paysage de rêve derrière VICTORIA’S SECRET à l’aube

Le vent est peu de la partie durant notre trajet en mer. De plus, on l’a souvent dans le nez puisque c’est un vent du sud. Les voiles ne peuvent donc aider beaucoup. Notre grand-voile est cependant ouverte tout au long du trajet. On la fait travailler tout le temps et ce, même un peu à contre, car elle stabilise le bateau dans la houle elle nous berce.

Côté moteur, je mets à tous les 12 heures un 5 gallon de diesel. En pleine nuit après le premier 12 heures, l’alarme du moteur de MER ET MONDE ce met à crier alors que c’est Catherine qui est à la barre. Elle éteint le moteur rapidement et me réveille. Toute la flotille retient son souffle … C’est un problème que je connais déjà heureusement !!! Le prestone sort de l’échangeur de chaleur et va dans le réservoir de rétention. Le moteur ne pompe pas tout seul ce qu’il a besoin de prestone comme il se doit. Avant chaque départ, je dois prendre une poire à jus et re-transférer le prestone manquant. On fait ainsi sans problème toute une journée. Par contre, là c’est 48 heures en ligne, alors, je n’ai pas pensé à ce petit détail …. Le problème est réglé en moins de cinq minutes. On repart le moteur et la flottille recommence à respirer. Au petit matin, Patrick de MIGO tombe dans mon quart de veille et me demande plus de détails sur mon problème. Il me dit que j’ai un problème de gasket de tête de moteur et qu’il faut réparer ça et le faire aussitôt qu’on a une chance. Je continue durant ce bout en mer d’arrêter le moteur aux 12 heures pour re-transférer le prestone et le moteur va bien tout le long par la suite.

MER ET MONDE et VICTORIA’S SECRET font la course …

Catherine et moi se sentons de plus en plus ammariné et plus à l’aise à vivre sur et dans le bateau pendant qu’il roule. Le mal de mer s’estompe, ce qui est bon signe. La matinée de la deuxième journée se passe avec tellement d’action et de stimuli qu’on ne peut pas dormir personne. C’est pas grave Catherine et moi avons mieux dormi la deuxième nuit. Il fait chaud et on est en t-shirt dès le matin (ça change des tuques-mitaines). Ça commence avec un levé de soleil complètement époustouflant. On réalise que l’on navigue depuis un petit bout à environ 50 miles nautiques au large des côtes de la Géorgie et un frisson nous passe dans le dos. On ne voit que de l’eau sur 360º et il faudrait rouler durant 10 heures vers la côte pour la rejoindre d’ici …

Ensuite, c’est la pêche qui commence. Je laisse sortir ma ligne, j’attache ma canne à pêche avec une amarre et tout suite, mon moulinet déroule. J’ai un poisson déjà !!! Il tire tellement que je ne peux ramener ma ligne. Je ramène un pouce par un pouce de ligne à la fois et je « rush » pendant de très longues minutes. Je diminue la vitesse du bateau au minimum et les autres bateaux s’approchent.  Ils me voit me battre avec le poisson et on a tous hâte de voir le mastodonte au bout de ma ligne. Catherine arrive à le monter à bord non sans peine avec une puisette puisqu’il n’arrête pas de ce débattre. Et bien, c’est un thon de 24  pouces, ou Little Tuna en anglais !!! Pourquoi était-il si rushant ? C’est que l’hameçon l’a agrippé par le côté. On est énormément content d’avoir prit un beau thon, car c’est très bon. Catherine le vide et le met au frigo. Ensuite, je prête ma canne à pêche à VICTORIA’S SECRET et c’est leur tour ensuite de prendre un thon de 24 pouces eux aussi !!! La bataille pour le sortir est plus facile puisque l’hameçon est dans la gueule du thon.

La pêche a été bonne pour MER ET MONDE II : Un beau thon !!!                Bravo à Éric et Catherine !!!

Et les stimuli ne sont pas fini. L’eau est superbe et transparente, d’un bleu marine difficile à décrire. Elle est très cristalline et on voit à environ 15 pieds de profond dans l’eau.  Au début de l’après-midi, on a deux dauphins à l’étrave qui suivent notre bateau. Je suis tellement impressionné et fou de joie que je crie comme un fou à Catherine de venir voir et je leur fait peur. Catherine a eu tout juste le temps de les apercevoir … La prochaine fois, je me contiendrai plus. Ensuite, c’est au tour des tortues de mer. On pense qu’il y a des objets bizarres dans l’eau, et en s’approchant, on voit que c’est des grosses tortues de mer. On ne peut trop les approcher, car elles sont peureuses et plongent. On voit aussi une grosse grosse raie passer sur notre tribord.

Cela nous amène vers la mi-journée. Il fait hyper beau, la mer est au calme plat et on commence à être à portée de vue de notre destination, ce qui nous met dans un état très relaxe. On sent déjà l’accomplissement nous envahir, quant tout d’un coup …… On reçoit un appel radio: « Bonjour, ici Jack Sparrow du bateau-pirate la PERLE NOIRE (du film: Pirates des Caraïbes). Veuillez arrêter votre bateau et vous préparer à vous faire aborder ». MER ET MONDE réplique: « Il n’en est pas question, nous répondrons par la bouche de nos canons !!! » C’est MIGO qui s’en vient à toute allure derrière nous avec, on pense, de mauvaises intentions … Je regarde avec les jumelles et tous l’équipage est dans le cockpit. Je dis à Catherine de se préparer, car je crois qu’on va se faire « poivrer ». Je lui demande de sortir les tomates cerises qui sont prêtes pour être lancées … On s’installe dans le cockpit comme si de rien n’était. Ils approchent … Arrivés sur notre travers, ils se mettent à nous lancer de l’eau avec leurs fusils à l’eau. On réplique aussitôt avec nos tomates. Ça dégénère car ils sortent des oeufs et nous en tirent deux ou trois. Catherine n’en revient tout simplement pas, mais pas question de se laisser faire comme ça ! Elle va chercher sa douzaine d’oeufs au complet et s’en suit une bataille des plus dégelasse … On a plus d’oeufs qu’eux, alors ils battent en retraite et prennent une distance. On essait de retrouver nos esprits. On est d’accord avec MIGO que c’est pas juste que VICTORIA’S SECRET soit intact. MIGO propose de tendre un piège. Je propose le piège. On les appelle à la VHF en disant que Patrick a eu un poison et s’il pouvaient venir prendre des photos, cela serait super … VICTORIA’S SECRET vire de bord et se pointe carrément entre nos deux bateaux. Pris au piège, ils reçoivent des tomates, de l’eau et des oeufs et ne comprennent pas trop ce qui se passe. On leur explique et ils répliquent eux aussi avec des oeufs et des tomates .. Malheureusement pour VICTORIA’S SECRET, ils ont des écoutilles d’ouvertes et des oeufs se répendent à l’intérieur de leur bateau. S’en suit un nettoyage vraiment moins drôle de chacun de nos bateaux. Pour les oeufs, quand il fait soleil, ça cuit instantanément sur le pont et ce n’est pas nettoyable. Finalement, à ne pas faire …

Bataille d’oeufs en mer : la flotille des Mini-Weats est virée sur le top … Quel dégât !!! …

En fin de journée, c’est l’entrée dans l’inlet de St-Augustine en Floride qui ce passe très bien. Petite sieste en arrivant. Voilà ! C’était notre deux jours sur l’océan atlantique qui est le plus long trajet de navigation qu’on a fait à date (251 miles nautiques de parcourus, pas croyable !). Vraiment paradisiaque et très belle expérience pour Catherine et moi.

22 Nov 2007: MIGO touche terre en FLORIDE … au 45º …

St-Augustine, San Sebastian River Mile 780.0 (Floride):

Pluie, 18 Cº  NE 5-10 noeuds;

On se lève tranquillement pas vite en prenant un bon café. On est à St-Augustine en Floride, alors qu’on était en Caroline du Sud hier … Pas croyable!!! Ici, ça dépayse et il fait franchement plus chaud, c’est comme coupé au couteau. De vrais palmiers partout aussi …

On reçoit un appel de MIGO en matinée sur la VHF en nous demandant si on trouve que leur bateau gîte un peu. Leur 2 ième ancre semble avoir lâchée durant la nuit parce que pris dans un pneu et leur profondimètre indique que MIGO touche le fond.Je sors et va les voir avec mon dinghy. Ils essaient de se déprendre avec leur moteur et ils sont vraiment bien pris. On vérifie la marée et elle descendra encore de 5 pieds !!! AYOYE, ça va pas bien là … On fait plusieurs tentatives de toutes sortes et rien à faire. MIGO annonce qu’ils vont s’échouer pratiquement à sec à marée basse et qu’ils se feront à l’idée.

Échouement de MIGO à marée basse, on retient tous notre souffle !!!

Puisqu’il gîte au 45º, MIGO n’est plus habitable pour la famille et le chien encore moins. Ils ferment toutes les écoutilles et les passes-coques solidement et arrime tout pour la gîte. Nous hébergeons pour la journée la famille de MIGO et Flicka sur MER ET MONDE et passons la journée à surveiller l’échouage de MIGO de près pour que tout aille bien. Pour les distraire, Catherine fait du croustillant aux pommes avec les enfants pour sucrer le bec de tout ce beau monde et on dine aux hot-dogs. Régulièrement, Patrick et moi allons voir MIGO. Beaucoup d’émotions dans l’air et les photos en disent long … Vers 16h30, le bateau se remis à flotter et tout rentre dans l’ordre chez MIGO. Ils changent par contre d’ancrage puisqu’ils n’ont plus confiance en ce site. MER ET MONDE et VICTORIA’S SECRET avons de notre côté un bon ancrage et mon dicton dans ces cas-là est : « Tu touches pas à un bon ancrage quand il a tenu 24h avec marées et courants ». MIGO s’en va donc tout seul de l’autre côté de la ville de St-Augustine plus près de l’inlet de la mer.

Les membres de l’équipage de MIGO réussissent tout de même à garder leur beau sourire !

On avait prévu un souper pour tout le monde sur MER ET MONDE afin de partager les thons pêchés en mer avec un jeux durant le souper, mais on remet cela sans problème à plus tard. VICTORIA’S SECRET nous invite plutôt à souper sur leur bateau. Ce souper est très spécial, car on a toujours côtoyé VICTORIA’S SECRET dans des 5 à 7 ou en souper de groupe. C’est la première fois ce soir qu’on est seul avec leur famille. Nous apprenons à se connaître plus en profondeur et on apprécie ce moment avec eux. Le rapprochement ce fait tout de suite sentir.

23 Nov 2007: Visite de St-Augustine

St-Augustine, San Sebastian River Mile 780.0 (Floride);

Ensoleillé, pass. nuageux, 18 Cº SE 10-15 noeuds.

On se lève très tranquillement ce matin aussi. On peut ralentir le rythme quand on est à l’ancre au même endroit pour quelques jours. On prend cela relaxe ce matin et on écrit sur notre site internet.

On se rend en ville en milieu d’après-midi avec VICTORIA’S SECRET. On rejoint l’équipage de MIGO là-bas. On arrive vraiment trop tard car on découvre que c’est une ville sublime et absolument incroyable.  On visite trop peu cette ville qui est la plus vieille ville des États-Unis pour avoir été la première ville à être implantée au début de la colonisation. L’ambiance est très espagnole et on y sent une culture autre. Le saut dans le passé est incroyable. La fin de la journée arrive trop vite à notre goût et tout le monde veut faire le souper de thons. On retourne vers nos bateaux en se disant que demain, on revient dans cette incroyable belle ville. MIGO de son côté vont à leur bateau avant de venir souper avec nous et y découvre de forts vents, courants et des bateaux autour d’eux qui semblent chasser sur leur ancre. Ils nous annoncent qu’ils ne veulent pas laisser leur bateau. On comprend et approuve leur décision de mettre leur bateau en priorité, car on aurait fait la même chose. On reporte donc à une autre fois le souper. Les enfants sont très déçus, car ils ont très hâte de faire le jeu qui va avec le souper.

Le centre-ville de St-Augustine avec ses beaux bâtiments de style espagnole, c’est une ville très romantique …

Les jardins sont de toute beauté !                                                              Les belles petites rues avec ses boutiques, un coup de coeur pour

Catherine bien sûr !

On planifie après souper une soirée-cinéma sur MER ET MONDE avec VICTORIA’S SECRET et du chocolat acheté à une super chocolaterie de St-Augustine. Il y a aussi des chips et du pop-corn pour agrémenter la soirée avec le film Le dernier Samouraï avec Tom Cruise, film choisi par vote. Très belle soirée. Catherine et Nancy dorment vers la fin du film pour être fidèles à leur habitude.

24 Nov 2007: St-Augustine encore, encore !

St-Augustine, San Sebastian River Mile 780.0 (Floride);

Ensoleillé, 24,  S 10-15 noeuds.

MIGO a le goût de partir aujourd’hui et de laisser derrière eux cette ville qui leur rappelle leur échouage. Nous, on propose de descendre en ville en début d’après-midi, d’aller marcher dans les petites rues pleines de boutiques et de bistros, et surtout, de dîner dans un petit bistro bière-nachos mexicain-chansonnier. Ils mordent tous à l’hameçon et on passe une après-midi magnifique dans la ville de St-Augustine. Il faut abolument voir cette ville lors d’une visite de la côte est des États-Unis. Pour nous, c’est un coup de coeur avec la ville de New-York. Les cours arrières des maisonnettes dans les petites rues pleines de boutiques sont remplies de surprises et de merveilles. Il y a des beaux jardins et des objets de décoration partout. On y voit en autres la plus vieille école d’Amérique faite en bois. On a beaucoup, beaucoup, beaucoup apprécié cette ville.

Notre bière-nacho-chansonnier sur une terrasse de bistro typique !     Et oui, c’est Noël aussi bientôt ici !

Les amoureux, amoureux de cette ville                                                       La première école des États-Unis en bois !

Les cours arrières des boutiques sont uniques avec leurs jardins …       … on se croirait à une autre époque !

D’autres exemples de jardins …                                                                   … on peut y apercevoir nos premiers orangers !

On convient que c’est trop compliqué de souper ensemble toute la flottille quand on est dans deux mouillages différents. On fera le souper-jeu au thon au prochain mouillage. On se donne rendez-vous pour un départ demain matin 7h AM.

25 Nov 2007: Souper « mélangé »

St-Augustine, San Sebastian River Mile 780.0 (Floride) – Daytona Beach, Mile 831.4 (Floride);

45 milles nautiques;

Ensoleillé, 24,  S 10-15 noeuds;

Départ à 7h00, Arrivée à 16h00, moteur: 9h00;

Ancrage: N 29° 13.62, W 81° 01.19.

J’ai oublié de mettre le cadran hier, et ce matin, on se lève très en retard sur l’horaire. Première fois qu’on doit lever deux ancres avant de partir, ce qui est un peu un casse-tête. On doit d’abord faire le plein dans une marina avant de partir vers notre prochaine destination et les forts contre-courants nous font arriver au quai de service à 8h AM au lieu de 7h AM, donc une heure en retard. C’est pas si grave, on a assez de temps pour réussir à se rendre avant la fin de la journée à Daytona Beach. On remplit donc nos réservoirs d’eau et de diesel.

Jonhatan de MIGO prête sa petite caméra numérique NIKON à Catherine en attendant que la sienne soit réparée. Catherine est aux anges … elle souffrait énormément ….

Il y a de gros cactus ici, touche pas Kate !!!

On est bien content de naviguer en Floride. En passant par l’Intracostal, on voit du pays un peu et c’est très différent de ce que l’on a vu jusqu’à date. On arrive à Daytona en fin de journée. On met l’ancre et MER ET MONDE se prépare tout de suite pour le souper au thon qu’on remet depuis trois jours. On reçoit VICTORIA’S SECRET et MIGO sur MER ET MONDE et les enfants sont très excités. On mange le souper de façon spéciale. Catherine a organisé un jeu qui consiste en un « souper mélangé. » Il y a cinq services, et à chaque service, il faut que chacun pige dans trois enveloppes qui contiennent respectivement un choix de plat, un ustensil et un accessoire. Un pige le dessert en commençant qu’iol doit manger avec une tasse à mesurer et un cure-dent, un autre mange le poisson avec un pilon à patate et du ketchup, un autre doit boire sa soupe à même le bol puisqu’il a pigé une fourchette comme ustensil etc. etc. etc. C’est assez sportif à faire comme souper pour les hôtes, mais vraiment très drôle.  Une autre bonne soirée en flottille qui finit tout beurrée.

Pas facile de manger avec un fouet hein Éric !                Les enfants s’amusent bien … et les adultes aussi !

26 Nov 2007: Opération réparation caméra NIKON D100

Daytona Beach, Mile 831.4 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux, 26,  S 10-15 noeuds.

Ce matin, nous avons une mission d’importance capitale : la réparation de la caméra NIKON D100 de Catherine. Merveilleux: on a la chance de passer tout près en bateau d’un réparateur Nikon à Daytona !!! Et j’insiste sur le mot réparateur, car des dealers Nikon, il y en a plein, mais des réparateurs, c’est très rare (quant on est à pied, les distances prennent un tout autre sens…). On se rend donc à pied à leur magasin et ils inspectent rapidement notre caméra pour nous dire qu’elle semble vraiment mal en point et qu’ils ne pourront pas faire un coup vite. Ils estiment que ça va nous coûter environ 300$, mais qu’ils vont nous faire un nettoyage et un entretien complet en plus de réparer les pièces défectueuses. L’appareil, qui est surutilisé dans des conditions non idéales (pluie, eau salée, sable, etc…), en a bien besoin. On grince un peu des dents, mais on leur laisse donc notre camera en pensant qu’elle valait tout de même plus de 2000$ en 2004 … On espère le revoir un jour … On doit absolument poursuivre notre route car on ne peut attendre une semaine et ce n’est pas évident de se faire livrer des colis lorsqu’on voyage en bateau.

Enfin, on revient au bateau et on propose l’idée au reste de la flottille d’aller à la plage de Daytona Beach après diner. On y passe l’après-midi à se promener sur la plage, à jouer au volley-ball, à magasiner dans les petites boutiques et consommer une bière-frite. C’est une des premières fois que l’on profite d’une plage avec vue sur l’océan et c’est agréable. Nous ne voulons par contre pas nous attarder ici car on ne trouve pas vraiment que c’est une belle ville: un peu trop kétaine-typique-américain à notre goût. De retour au bateau pour le souper.

Tout le monde à la plage de Daytona Beach !                                            Une vue magnifique de la plage de Daytona Beach !

Quelques clichés sur la plage de MER ET MONDE et MIGO, n’est-ce pas romantique !

Les filles cherchent des coquillages                                                           Le fauteuil de Jonathan (MIGO)

Catherine sous les palmiers                                              Les attractions de Daytona Beach

Ça, c’est typiquement kétaine-américain HI ! HI !

27 Nov 2007: Petit échouage à l’aube

Daytona Beach, Mile 831.4 – Titusville, Mile 878.1 (Floride);

45 milles nautiques;

Ensoleillé avec pass. nuageux, 26,  S 10-15 noeuds;

Départ à 7h00, Arrivée à 16h00, moteur: 9h00;

Ancrage: N 28° 37.43, W 80° 48.26.

Catherine me réveille à 6h du matin. Elle vient d’aller au toilette et a remarqué que le bateau ne flotte plus: il est échoué ! Elle a vérifié les tables de marées et la marée descend encore alors il faut se bouger au plus vite. Je sors dehors et on est déjà gîté de quelques degrés. Je pars le moteur et rien ne bouge. C’est la première fois qu’on s’échoue et que je ne suis pas capable de déprendre la quille avec ma super hélice. Je vire le safran de chaque côté et il vire de quelques pouces seulement. Je continue pour réussir à mettre le bateau à 180º par rapport à l’ancre. Ainsi, en mettant l’ancre sur notre travers bâbord avec la drisse de grand-voile et un peu d’huile à bras avec une winch, je réussis à faire gîter le bateau de 10º et ainsi on réussit à se déprendre. On réalise qu’on s’est échoué sur un petit monticule de sable isolé dans notre rayon d’ancrage et qu’il y a de l’eau partout autour encore … Les deux autres équipages se réveillent à 7h AM et on est en train de faire des ronds déjà en les attendant. Ils se demandent bien pourquoi on est déjà prêt….

Ensuite, on décide de se rendre à Titusville aujourd’hui. C’est là qu’on veut faire le ravitaillement avant notre traversée aux Bahamas: la gosse épicerie quoi !!!

28 Nov 2007: La grosse épicerie !

Titusville, Mile 878.1 (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux, 26 Cº.

Ce matin, je me lève avec comme première mission de trouver mes pièces pour le changement du gasket de tête de mon moteur. On débarque les trois capitaines Mini-Weats pour des commissions le matin. À midi, on loue une auto qui nous servira pour pour nos commissions et pour aller à Orlando pour les deux prochains jours. Au dîner, les gars passent devant le Burger King et on se gave d’un double Wooper. Les filles apprennent cela par la suite et nous envient beaucoup. Les capitaines en profitent pour aller à Cocoa qui est à 30 minutes de voiture pour aller chercher les pièces du moteur que j’avais au préalable réservées par téléphone à Daytona Beach.

Pendant qu’on est à Cocoa, les filles s’organisent de leur côté et vont au Save-a-Lot de Titusville. C’est l’épicerie la moins chère qu’on a croisé jusqu’à date et les filles en reviennent pas: les conserves sont à 30-50¢ chacune, les sacs de chips à 1$, etc… Elles réussisent à faire une bonne partie de leurs épiceries là-bas. Lorsque les capitaines reviennent de Cocoa Beach vers 15havec l’auto, il y a sept paniers d’épicerie à charger dans la vanne pour les trois équipages !!! On a jamais vu autant d’épicerie d’un coup et je manque de m’évanouir tellement il y a de la bouffe … On doit faire quelques voyages en dinghy pour aller porter toutes ces denrées au bateau et le dinghy est tellement chargé à chaque fois que les boudins sont presque recouverts d’eau … Catherine quant à elle attend le stock sur MER ET MONDE pour le décharger, stock qui arrive pas mal mouillé … On devait surement être beau à regarder aller !!!

La plus grosse épicerie de notre vie ! …                                                      … Il y en a partout !

Par la suite, on ne sait pas trop où classer tout ça dans le bateau, d’autant plus que les boites de cartons sont toutes détrempées. On a aussi besoin de préparer nos bagages pour nos deux jours à Orlando, alors on décide de tout mettre l’épicerie sur notre lit arrière à sécher. On prépare notre valise pour demain et le bateau pour le laisser à l’ancre deux jours sans surveillance. Je mets une deuxième ancre, on rentre en dedans tout ce qui traîne, on barre le zodiac et les « jerricans » sur le pont. On couche les deux dans le carré pour la nuit et ça ronfle fort …

Bon, on met ça où maintenant ?                                                                    Tout est à sécher avant …

29 Nov 2007: Universal Studios

Orlando (Floride);

Ensoleillé avec pass. nuageux, 26 Cº.

Ce matin, c’est spécial. On sent « qu’on part en voyage ». C’est bizarre de dire ça, car on est en voyage déjà, mais ça fait drôle de laisser le bateau et d’aller coucher dans un hôtel de luxe. On est un peu nerveux de laisser MER ET MONDE tout seul durant deux jours. MINIGO vient nous chercher pour nous permettre de laisser DEMIE-PORTION sur notre bossoir. Il faut que je vous explique qu’on a tous baptisé nos zodiac/dinghy. Pour MER ET MONDE, c’est DEMIE-PORTION, pour MIGO, c’est MINIGO, et pour VICTORIA’S SECRET, c’est VICKY. Ça facilite les communications …

Donc, on se divise en deux groupes dans deux voitures louées à 7h45 AM. On va déjeuner ensuite au resto toute la flottille des MINI-WHEATS à 8h AM. On mange tous « comme des cochons » un déjeuner comme on n’en a pas fait depuis le début du voyage. La bedaine pleine, on se rend à Orlando ensuite et on arrive à Universal Orlando Resort vers les 10 AM. Finalement, MER ET MONDE n’ira pas à Disney World pour cette fois-ci, car le reste du groupe y a déjà été, alors on suit le groupe.

Un bon gros déjeuner pour les MINI-WEATS

Pour aujourd’hui, on fait tout le parc de Universal Studios. Les attractions sont absolument incroyables, car agrémentées d’effets spéciaux 3D audio-visuo-sensitifs absolument capotés. On retourne plusieurs fois dans le manège « The revenge of the Mummy » qui est le préféré de la plupart.

Éric à hâte de commencer la journée !                                   Les amoureux à l’entrée de Universal Studios

WOW, un gigantesque arbre de Noël !                                                         Une petite pause pour les gars

Catherine ce fait attaquer par JAWS …                                … Tandis que d’autres ont subi La Tornade …

L’activité préférée de la plupart d’entres nous aujourd’hui : The Mummy …

Après la journée, on se dirige à notre hôtel. On a loué une suite pour les 10 personnes. On capote sur la suite, c’est un appartement avec toutes les commodités qu’il faut pour y séjourner. Ensuite près de l’hôtel, les gars magasinent pour un disque dur externe à rabais, tandis que les filles magasinent dans un entrepôt où l’on peut trouver de nombreux accessoires de Disney World à bas prix. On fait bien sûr quelques achats dont un disque dur externe. On se fait par la suite un souper commun puis on va à la piscine-spa de l’hôtel jusqu’à 11h PM. On a du internet avec la suite alors et je me couche vers les 2h30 AM avec Patrick de MIGO tandis que les enfants écoutent avec nous les Têtes-à-Claques. Catherine ronfle depuis minuit à poings fermés.

30 Nov 2007: Island of Adventures

Orlando (Floride);

Nuageux et averses, 21 Cº.

On se lève, on déjeune et je vais retourner le disque dur USB que j’ai acheté la veille, car il ne fonctionne pas. Le marchant me l’échange pour un autre qui marche, après négociation.

Un autre beau déjeuner des MINI-WEATS dans une superbe suite !

On se rend ensuite au parc d’Island of Adventures pour toute la journée dans des manèges les plus fous les uns que les autres. Ce parc est un peu plus « mouillant », dans le sens où plusieurs manèges sont comme Le village des sports à Québec. Une chance qu’il fait relativement chaud, mais il pleut par moment. On grelotte donc un peu après certains manèges où l’on sort complètement trempés (surtout celui de Popeye et Olive). Catherine s’amuse comme une petite folle et s’étourdie dans montagnes russes avec les autres filles toute la journée, mais les gars sont pas mal moins braves aujourd’hui, bizarre … Le manège préféré de la journée pour la majorité du groupe est sans contredit: L’Incroyable Hulk. Catherine en a fait des manèges dans sa jeunesse, mais jamais aussi « hot » que celui-là.

À l’entrée de Island of adventure …                                          … Tout le monde est fébrile encore !

Le fameux Hulk, l’attraction de la journée !                                                Le sourire des filles en disent long sur leur appréciation à la sortie

de Hulk !

Un autre manège tout à fait délirant …                                Popeye le marin et sa Olive! (Ça, c’est pour Tante Henriette)

Le parc Jurassic …                                                                  … et sa superbe salle à manger !

Des tonnes de bonbons pour finir la journée: Sofia de MIGO en est très contente !

On fini notre journée au parc vers 16h avec un bon mal de tête. Les MINI-WEATS redeviennent sérieux et on se met à chercher le Club Price d’Orlando. On est dans le stationnement vers 18h30 et on en ressort vers 20h. On mange à la va-vite un hot-dog acheté au Club Price pour se couper la faim un peu. Le problème ensuite est d’entrer les trois gros paniers achetés dans la vanne en plus des six personnes dedans. À la fin, il ne reste plus un pouce carré de libre et même des boites de céréales tiennent dans un équilibre précaire entre un appui-tête de banc et le plafond. La suspension de l’auto est à son plus bas …

Encore une fois, on remplie la vanette à ras bord …                                  … Et ce n’est pas un jeu de mot HI! HI !

On arrive à Titusville vers 22h PM. On n’a plus la force de transporter le stock, alors laisse tout dans la vannette. Tous les bateaux sont sains et saufs et on est bien content. C’était toute une barrière difficile: laisser nos bateaux seuls à l’ancre durant deux jours avec personne pour surveiller. C’est une première expérience !

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Octobre 2007

par le 01 Oct, 2007, catégorie 10-Octobre 2007

01, 02 et 03 oct 2007: Longue attente d’une fenêtre météo pour prendre l’océan

Sandy Hook  (New Jersey);

Passages nuageux et brouillard,  23° C, 101.7 KPa, SE 10 à 15 noeuds;

Nous restons durant trois jours à Sandy Hook à attendre une fenêtre météo sécuritaire pour prendre l’océan, car nous aurons à naviguer pendant 24 heures consécutives pour arriver de jour à Cap May.

Pendant tout ce temps, on fait le plein (eau, diesel, épicerie). On lave deux belles brassées de linge dans une buandrie en ville. On veut prendre une bonne douche chaude mais à la marina de Atlantic Highlands, on nous dit que c’est 13$ par personne !!! Finalement, vive notre douche solaire froide !  On se repose bien en vue de prendre la mer (film, lecture, siestes…). On en profite pour faire connaissance avec les autres équipages tout autour. Catherine étudie les cartes et la navigation et j’arrime tout ce qu’il y a sur le pont au cas où cela brasserait. Nous faisons un beau ménage du bateau. Catherine fait la cuisine pour avoir plusieurs plats prêts d’avance. Écriture aussi du site web qui nous occupe pendant plusieurs heures.

La perfection côté météo est une denrée très rare et le temps idéal n’est pas souvent au rendez-vous. Alors après trois jours, on commence à être moins sélectif dans nos critères, car ils annoncent encore le même temps (SE 10 à 15 noeuds avec du brouillard) pour au moins une semaine. Entre les grosses vagues, le gros temps et le brouillard, moi je choisi le brouillard. Nous avons un radar et je préfère finalement, vu notre mal de mer à tous les deux, une mer plus tranquille. On chemine donc durant nos trois jours vers cette décision.

Aussi, le 03 octobre, aller en zodiac sur la plage de Sandy Hook  nous met en contact direct avec la mer pour l’apprivoiser. On y voit bien le brouillard et la houle de 6 pieds annoncée dans les prévisions météo et cela nous rassure. On joue avec SOLUNA II ce jour-là au badminton et au volley-ball de plage. On voit un pêcheur sortir un jeune requin de trois pieds de long environ. Il avait des yeux terrifiants, comme un serpent !  Le pêcheur le remet à la mer après nous l’avoir montré. Autre fait cocasse, Catherine voit son premier cactus et elle le prend dans ses mains pour mieux le voir. Elle se retrouve bien sûr avec une centaine de mini-aiguilles dans les dix bouts de doigts …, OUTCH ! (touche à rien, Kate !!!).

La plage de Sandy Hook en compagnie des équipages de SOLUNA II, APOTHÉOSE IV et AFICIONADO: Y’à de la vague, attention aux chaussures !

Le fameux bébé requin retourne à l’eau !                                                     Catherine joue à cache-cache !

Un bonjour de SOLUNA II en retournant à notre mouillage (Atlantic

Hightlands en arrière plan)

04 et 05 oct 2007: À nous l’océan atlantique !

Sandy Hook – Cap May (New Jersey)

122 milles nautiques;

Passages nuageux et brouillard,  25° C, 101.8 KPa, SE et SSE 10 à 15 noeuds, vagues 3-5 pieds (long swell);

Départ le 04 oct à 11h45, Arrivée le 05 oct à 11h00, moteur: 23h15;

Ancrage: N 38° 57.07, W 74° 52.98

Ce matin, c’est le départ pour la mer. Après avoir écouté la météo, on part à 11h45 AM après avoir chacun ingurgité une Bonamine (médicament pour le mal de mer). La planification pour faire nos 24 heures dans l’océan vers Cap May est de partir à 12h00 pour entrer dans l’inlet de Cap May de jour (vers midi le lendemain) et avoir plusieurs heures devant nous au cas où il y aurait des imprévus. On prévoit aussi naviguer à trois milles des côtes. À notre départ, il fait très beau et la mer est assez calme. On contourne le banc de sable de Sandy Hook qui nous protège et entrons en mer avec de très belles conditions de navigation. Une longue houle nous confirme que nous sommes sur l’océan et c’est la deuxième fois que l’on vit ça (la première étant à Percé en Gaspésie l’an dernier). La houle est d’environ 4-6 pieds de hauteur, mais n’a pas beaucoup d’effet sur la vitesse du bateau. Par contre, le vent n’adonne pas du tout (nez au vent) et nous ne pourrons pas faire de voile de tout le trajet.

À notre départ: très belles conditions météo

Il fait tellement beau que je sors ma canne à pêche. Je l’arrime bien au bateau et je la laisse à la traine environ 20 minutes. Au moment où j’avais complètement oublié ma canne, le moulinet se met dérouler à toute vitesse. Je saute sur la canne et Catherine diminue la vitesse du bateau. S’en suit un combat d’au moins 30 minutes assez « tof » merci pour les bras. À chaque vague, je peux ramener un peu plus le poisson. Le combat est vraiment des plus vivant et impressionant. C’est un super moment pour moi et jamais je n’avais vécu un tel moment auparavant étant un pêcheur de lacs (truite mouchetée). Je dois par deux fois prendre une pose pour reposer mes bras. Un fois arrivé au bord du bateau, le poisson est épuisé (et moi aussi). Je le remonte dans le bateau sans peine à l’aide d’un gros crochet. Il nous fait tout un dégât dans le cockpit et il y a du sang partout. Catherine sort le gallon à mesurer:  il fait 28 pouces de long !!! Elle fait ensuite deux beaux filets et rejette les restants à l’eau. On est pas capable d’identifier le poisson, mais ça ressemble à une grosse truite de mer (par la suite, on apprendra que c’est un Blue Fish).

C’est un Blue Fish, bravo au capitaine !

Tout de suite après avoir sortit le poisson, le mal de mer commence pour le capitaine. Après avoir eu une poussée d’adrénaline, les malaises font leurs apparitions soudainement. Catherine capte bien avant moi le changement dans mon comportement en me posant des questions que je ne suis même pas capable de répondre. Elle me dit: « ben là, c’est pas vrai que tu vas me lâcher comme ça Éric Pageau, toute seule sur l’océan, le voyage ne fait que commencer !!! » Alors, elle m’oblige à m’insérer un missile par l’arrière-train centre (Gravol suppositoire, vous aurez deviné !). Vingt minutes, après je commence à sentir une amélioration. Par la suite, tout se replace  et Catherine pousse un soupir de soulagement !.

Pendant ce temps, le brouillard se pointe au loin et se rapproche de nous. On allume le radar et on se prépare. On appelle BRIGANTINE qui n’a pas de radar et on leur suggère de nous coller au train. Il fait encore claire, il est 16 ou 17 heures environ. Le brouillard arrive sur nous et il est très dense. On perd le nez du bateau par moment tellement c’est de la purée de pois ! Catherine est postée à l’intérieur au radar et moi à l’extérieur à la barre à faire la vigie. Catherine voit de nombreux bateaux circuler autour de nous et elle m’informe de tous les mouvements, bien que je n’y vois strictement rien. Les bateaux sont plus nombreux lorsqu’il y a des intlets et on devine que ce doit être surtout des bateaux de pêche. Entre les inltets, c’est plus tranquille. Juste avant que la nuit commence, un bateau que Catherine aperçoit soudainement sur le radar fonce directement sur nous à toute vitesse sur notre babord  (environ 20 noeuds). En dedans d’environ 5 à 10 secondes, il nous envoie un coup de corne de brume très puissant. On se sort la tête tous les deux dehors, mais on ne voit rien de rien, NIET. Il passe finalement devant nous à environ 500 pieds et on entrevoit seulement trois gros spots lumineux. Digne d’un film d’horreur ! Le coeur nous a arrêté pendant quelques secondes. Ouf, ce fut un sale moment à vivre ça.

Du brouillard mouillé une bonne partie de la nuit sur l’océan

Le reste de la nuit se déroule bien. Vers 21h00, le brouillard se lève et cela nous donne un regain d’espoir. Il revient durant la nuit quelques fois, mais jamais aussi dense qu’au début. On fait des quarts d’une heure trente chacun entre minuit et 8h00 AM parce que ça demande beaucoup de vigilance. Catherine ne fait que somnoler durant ses quarts de repos, mais moi j’arrive à dormir un peu. Au matin, un autre regain d’espoir resurgit. Un petit oiseau vient nous dire bonjour vers 8h00 et se pose une bonne quinzaine de minutes. On voit aussi plusieurs dauphins faire la chasse dans des bancs de poissons. On espérait en voir à notre proue, mais ils sont trop occupés et ne viennent pas. Ce sera pour une autre fois !

Un petit oiseau vient se reposer et nous dire: bon matin !

On arrive à Cap May à 11h00 du matin bien contents et bien fiers d’avoir fait notre 23 heures en ligne et nos 122 miles marins d’une traite. On se trouve un bon ancrage à l’est du quai de la Garde cotière américaine et on se couche pour un bon deux heures et demi en après-midi.  Repos bien mérité ! On reste tranquille le reste de la journée. On prévoit notre trajet pour le lendemain pour passer la Baie du Delaware qui a bien mauvaise réputation, car on peut passer un mauvais quart d’heure si la navigation et la météo sont mal planifiés dans cette baie.

06 Oct 2007: La Delaware Bay: sans histoire

Cap May (New Jersey) – Ready’s Island (Delaware)

48 milles nautiques;

Ensol. avec passages nuageux et brouillard,  26° C, 101.8 KPa, vents < 5 noeuds, vagues 1 pied;

Départ à 11h00, Arrivée à 19h30, moteur: 8h30;

Ancrage: N 39° 30′.72, W 75° 34′.38

J’ai fait des calculs hier soir et il ne sert à rien de partir trop de bonne heure vu les courants aidants de cette après-midi. On quitte donc notre mouillage vers 10h00. On doit par contre se trouver du diesel avant de prendre la baie. On trouve un beau et charmant petit village presque flottant de pêcheurs où il y a des marinas et un quai de service, très charmant ! On y trouve aussi un magasin de marine et on y achète le Reed’s Nautical Almanac 2007 à prix réduit qui est très bien fait.  Ensuite, on prend le canal qui traverse la pointe de Cap May. Il fait chaud et on cuit comme des homards dans le cockpit.

Ça respire la pêche à Cap May !                                                                  La Delaware nous permet de relaxer aujourd’hui

Juste avant d’arriver dans la Delaware, c’est le brouillard dense encore qui recommence. Catherine reprend son poste au radar et moi à la vigie. Nous avons ce brouillard pendant une bonne heure et il y a passablement de circulation, surtout des bateaux moteurs qui roulent lentement. Ensuite, nous commençons à voir à environ un mille autour de nous. Après deux heures, cela se dissipe. On fait jusqu’à du 8.3 noeuds de vitesse en après-midi: Yahou !!!. Vers 15h00, l’alarme de chaleur du moteur sonne ! Oh ! Oh ! J’éteins le moteur et Catherine barre le bateau avec le génois. Je vérifie : l’alimentation de refroidissement en eau de mer a cessée. L’entrée devait être bloquée. Mais je n’ai pas trouvé exactement l’origine du problème. On repart le moteur et tout va bien pour le reste de la journée. Catherine passe une partie de l’après-midi à lire tout ce qu’il y a sur la Chesapeake Bay. On arrive à la brunante à Ready’s Island et il y a une passe très très étroite à franchir pour aller ancrer à l’ouest de l’île où le courant est fort. Ça se passe bien, mais il faut rouler « en crabe » dans la passe. La Delaware Bay c’est fait sans histoire pour nous aujourd’hui et est sans grand intérêt. On a pas eu de vagues et de vents forts de la journée à part les vagues de cargos, des barges et d’un gros bateau de croisière.

Paysages de la Delaware                                                                              Coucher de soleil près de Ready’s Island

07 Oct 2007: La magnifique Chesapeake Bay

Ready’s Island (Delaware) – Georgetown (Maryland)

35 milles nautiques;

Passages nuageux,  30° C, 101.2 KPa, NO 5-10 noeuds, vagues 2 pieds;

Départ à 7h30, Arrivée à 15h00, moteur: 4h00, voile 3h30;

Ancrage: N 39° 21′, W 75° 54′

Vers 5h30 du matin, Catherine se réveille un peu étourdi et trouve que le bateau réagit bizarrement. Elle va voir dehors et le bateau se bat dans tous les sens. Nous sommes TRÈS près de BRIGANTINE … Il y a cinq bateaux à l’ancre sur le site et on est le seul dans notre position. Catherine me réveille et je vais voir le cordeau d’ancre. Il est prit dans la quille ! Il a dû s’y prendre lors de la renverse du courant. On a deux nœuds de courant sous le bateau, alors je sais que je vais avoir de la manœuvrabilité avec le safran même si on ne bouge pas. Je tourne alors le volant, et comme par magie, le bateau est manœuvrable sans qu’on parte le moteur. On fait un virage du bon côté pour dérouler le cordeau d’ancre de la quille et le bateau se positionne comme par enchantement dans le même sens que tous les autres. On se recouche là-dessus.

On pars, selon ce que les courants nous dictent, vers 7h30. On entre dans le canal C & D (Chesapeake to Delaware). On réussit à parler sur la VHF à l’équipage de SOLUNA II qui sont à 45 milles à l’arrière de nous et ils nous disent qu’ils ont fait un beau trajet sur l’océan. En arrivant dans la Chasepeake, on sent tout de suite que c’est un paradis de la voile ici et la baie est très belle. Il y a de belles propriétés dans les baies et des bateaux partout partout. On se fait brasser sans arrêt par les vagues de bateaux à moteurs, mais cela respire la navigation de plaisance, alors c’est pas grave. On prend contact aussi avec les crabpots (les cages de crabes dans l’eau avec une bouée qui flotte). La baie en est TAPISSÉE  partout où c’est peu profond!

La passe étroite à Ready’s Island au matin

On se dirige vers Sassafras River, un bras bien protégé à huit milles après le C & D Canal. Le vent est faible, mais on a trop hâte de faire de la voile, alors on sort la guenille  et on éteint le moteur. Quelle bonheur !!! Il y a quelques petites rafales qui nous poussent quelques fois à 5 nœuds, mais la plupart du temps, on roule à 3 nœuds (ça nous dérange pas !). La rivière se rétrécie, il y a beaucoup de bateaux et de crabpots à surveiller, alors le voilier se trémousse et on se met à prendre les bouées pour des virements de course. On a bien du plaisir à faire les manœuvres.

À la proue, Catherine fait la vigie à l’entrée de la Chesapeake

Arrivés à Georgetown, on manque un peu de place pour l’ancrage, car nous sommes dimanche. On s’essaye entre deux voiliers et l’ancre chasse quand on la force à moteur de reculons. Je dis à Catherine qu’on va rester avec cet ancrage pour le restant de l’après-midi, et que vers l’heure du souper, les bateaux à moteur qui retournent chez eux nous ferons de la place. C’est ce qui s’est passé et nous nous repositionnons par la suite.

5 à 7 sur MER ET MONDE II avec BRIGANTINE pour souligner la réussite de notre passage sur l’océan et la Delaware ainsi que le début d’une nouvelle étape de voyage pour le reste du mois d’octobre sur la Chasepeake. Après le 5 à 7, on prends nos E-mails et on reçoit un message de MIGO, un équipage qu’on a rencontré à St-Paul-de-l’Île-aux-Noix. Ils nous ont aidé à identifier notre poisson, alors on va sur Internet pour savoir si on peut le manger. C’est un Bluefish effectivement. Mais un autre site nous indique qu’il trop toxique (BPC, mercure, etc…) et que bien que consommable, il serait dangereux pour notre santé. Ça nous coupe l’appétit, alors on mange des hots-dogs (probablement aussi toxiques …).

08 et 09 oct 2007: Repos bien mérité à Georgetown

Georgetown (Maryland)

Nuageux,  32-35° C, 100.5 KPa, vents < 5 noeuds ;

Le 08 octobre, on va faire notre épicerie à un mille et demi à pied. Déception, ils n’ont pratiquement rien en fruits et légumes à l’épicerie du village de Galena. On achète quatre oranges pour 6$ !!!  On se fait ramener par un passant. Ils sont très gentils partout à date les américains. Aussi, on va faire quelques emplettes au Marine Store de la marina de Georgetown où il y a de tout pour les pièces et accessoires de bateaux. J’y commande une pièce moteur qui arrivera le lendemain. On remplit aussi nos réservoirs d’eau et de diesel. 5 à 7 et bon souper sur BRIGANTINE le soir venu.

On remarque à Georgetown certains quais de marina avec des toits. C’est incroyable, non ? Ils protègent leur bateau de la pluie et du soleil. Leur bateau doivent bien se conserver pour ceux qui sont prêt à payer ça.

Le bassin de la marina de Georgetown

Le lendemain, AFICIONADO vient s’ancrer près de nous. On les avait entendu sur la radio VHF  la veille et on savait qu’ils étaient un peu plus bas dans la Sassafras River. On fait connaissance un peu plus à bord de MER ET MONDE II. Nous les avions rencontré à Sandy Hook pour la première fois et ils sont vraiment très gentils. De plus, cela fait quatre fois qu’ils font ce voyage, alors on prend leurs bons conseils. On se rend compte aussi que l’on connaît plusieurs équipages communs (OCÉANIE, MIGO, etc..).

Catherine lit depuis maintenant trois jours, tout ce qu’il y a dans les guides sur la Chasepeake pour planifier notre voyage. Elle est très enthousiasme dans sa lecture et peut difficilement s’arrêter tellement il y a de choses à faire dans cet immense paradis de la plaisance.

Il fait très chaud depuis les derniers jours, c’est vraiment comme une canicule. On nous dit que la température est vraiment exceptionnelle pour un mois d’octobre ici, comme nous sommes chanceux !!! Je sors les palmes, masque et tuba et je me jette à l’eau. La température de l’eau est très agréable, mais sa couleur ne donne pas vraiment le goût de se baigner. Je veux aller voir la grille de ma prise d’eau de mer de refroidissement à moteur à cause de l’alarme de température sur la Delaware. Je vérifie avec le bout de mes mains en-dessous du bateau et elle est impeccable et sans débri. Je ne peux voir dans l’eau, car elle est trop trouble. Je remonte vite, car c’est paniquant de ne rien voir comme ça. Ensuite, je lave la moustache du bateau.

Avez-vous vu cette belle grenouille !!!

Pendant ce temp, Catherine s’éclate dans la bouffe et salit toute la vaisselle du bateau. Imaginez le four qui marche toute l’après-midi en plus des 35°C !Elle est rouge tomate ! On soupe sur MER ET MONDE II avec BRIGANTINE un bon pain de viande avec patates pilées, une salade, du bon vin et une excellente croustade aux pommes pour dessert, miam, miam.

Souper super sur MER ET MONDE en compagnie de BRIGANTINE

10 oct 2007 : Une parade de voiliers d’époque à Baltimore

Georgetown  – Baltimore (Maryland);

39 milles nautiques;

Passages nuageux,  30° C, 100.5 KPa, O 10 noeuds, vagues 2 pieds;

Départ à 8h30, Arrivée à 17h00, moteur: 4h00, voile 4h30;

Ancrage: N 39° 17’12, W 76° 36’51.

On part ce matin à 8h00 et il fait froid. Un Cold front est passé durant la nuit et la température a beaucoup chuté. En fait, elle est redevenue à la normale pour la saison. On s’en va à Baltimore. On fait du moteur la moitié de trajet et on ouvre les voiles pour l’autre moitié. On fait même du 7 nœuds pendant un bout.

Une belle journée de voile sur la Chesapeake                                           Cath se prélasse à la proue à l’entrée de Baltimore

On arrive en pleine ville. On serpente le canal et on atteint finalement le cœur de la ville dans le bassin central de Baltimore où il y a une toute petite zone de mouillage pour cinq bateaux environ. On arrive et il y déjà cinq bateaux … On essaie d’ancrer entre les bateaux qui sont déjà sur place. Le fond n’est pas bon du tout (de la vase dure et des débris selon les guides). On s’y prend par quatre fois et toujours pas de résultat. Je change même d’ancre (une Danforth au lieu d’une CQR) pour voir si cela n’irait pas mieux, mais sans succès. On va ailleurs que dans la zone de mouillage et l’ancre mord tout de suite. On est bien content, car là, je suis épuisé à force de remonter l’ancre sans arrêt à bras.

La petite zone de mouillage à Baltimore (Inner Harbor) de jour …         … Et de nuit !!!

Quinze minutes après s’être enfin ancrés, on voit au loin plusieurs voiliers d’époque avec les voiles grandes ouvertes. Ils approchent. On se demande où ils vont comme ça ??? Ils avancent … Se dirigent vers nous … On commence à déglutir et à avoir chaud, car on ne connaît l’intention des voiliers. On remarque tout d’un coup que les berges de la ville sont bondés de monde. Les gens sont là pour venir voir une parade de voilier ! On est non seulement en plein milieu de la parade, mais en plein milieu de leur chemin … Et ils arrivent très vite … Un officiel de la parade vient nous dire de se bouger de là au plus vite. Et hop ! pour une autre fois, je remonte l’ancre. Je n’ai plus de force dans les bras, mais il faut déguerpir au plus vite, car les voiliers sont immenses et ne peuvent pas manœuvrer facilement dans la baie. On va se mettre à l’épaule de BRIGANTINE et les voiliers nous contournent pendant une heure. Il y en a une cinquantaine en tout. On est vraiment au meilleur endroit pour regarder le spectacle. Ensuite, cela se calme. On va s’ancrer dans la zone de mouillage TRÈS TRÈS près du sous-marin historique qui a fait la deuxième guerre mondiale et au pied du World Trade Center de Baltimore, un édifice de 30 étages. Vraiment bizarre.

Parade de voiliers d’époque à Baltimore … Vue de très très proche !!!

On est très impressionné d’être si près de la ville. La nuit tombe et la Baltimore s’illumine. C’est super beau  ! Les bruits ne cessent par contre, car la ville est très vivante. On débarque à terre vers 20h00 pour aller faire le tour du bassin en prenant une belle petite marche romantique main dans la main.

11-12 oct 2007 : Visite de la ville de Baltimore

Baltimore (Maryland);

Nuageux,  17° C, 101.2 KPa, NO 15-25 noeuds;

On reste deux jours à Baltimore en compagnie de BRIGANTINE. La météo nous annonce un autre Cold front et nous sommes bien protégés par les montagnes d’acier et de béton ici, en pleine ville. Baltimore comporte plusieurs attraits touristiques à caractère historique et Catherine et moi aimons visiter des musées de tant en tant pour connaître l’histoire des sites que l’on viste. On va donc voir le sous-marin USS TORSK  qui a fait la deuxième guerre mondiale, le bateau-phare CHASEPEAKE qui servait à guider le traffic maritime à l’entrée de la baie de Chesapeake, le phare SEVEN FOOT KNOLL et un bateau de la Garde cotière de 327 pieds (le TANEY) qui a pris soins des militaires américains lors de la deuxième guerre mondiale à Pearl Harbour. Plus particulièrement, la visite du sous-marin et du bateau de la Garde côtière nous a beaucoup impressionné et on a en appris plus que jamais sur la deuxième guerre mondiale et toutes ses atrocités. On dine les deux jours dans les restos du coin. C’est délicieux et nouveau comme goût à chaque fois. On fait aussi une petite promenade en ville la deuxième journée. Nous trouvons cependant la ville ordinaire, surtout en comparaison avec New York …

On s’amuse bien à visiter le sous-marin USS TORSK

Devant le beau bateau de la Garde côtière : le TANEY

Nous ne dormons pas du tout tranquille à chaque nuit. Les bateaux à l’ancrage tournent autour de leur ancre dans tous les sens et se raprochent et s’éloingnent sans arrêt de notre bateau. Il y a quelques rafales de vent aussi qui ne nous rassurent pas, car le fond d’ancrage n’est pas à notre goût, mais on dort quand même assez pour faire nos journée.

Un vrai méli-mélo dans ce bassin: on y ferme qu’un oeil

Les deux matins, on écrit pour notre site web et on essait de rattraper notre retard. Il fait froid, on est en chandails, pantalons et coupe vent.

13 oct 2007: PETIT détour pour rencontrer MIGO

Baltimore – Oxford (Maryland);

52 milles nautiques;

Passages nuageux,  25° C, 101.2 KPa, SO 10-15 noeuds, vagues 2-3 pieds;

Départ à 8h30, Arrivée à 20h00, moteur: 4h00, voile 7h30;

Ancrage: N 38° 41’81, W 76° 31’36.

On part vers 8h30 avec joie. On était vraiment pu capable d’entendre à tout bout de champ la sirène du sous-marin retentir (enclenchée par les visiteurs à leur passage), surtout qu’il y avait des groupes d’écoliers hier. On quitte Baltimore avec l’intention de se rendre à St-Michael. On fait de la voile toute la journée et c’est vraiment agréable.

Arrivés près de l’entrée du bras de rivière qui nous mène à St-Michael, on entend MIGO qui nous appèle sur la VHF. On entre en communication avec eux.  Ils viennent de partir de St-Michael pour aller vers Oxford. Ils nous invite à les suivrent et nous apprennent qu’on peut visiter St-Michael aussi par le côté de la baie d’Oxford. Catherine fait tous ses calculs de navigation et, moyennant un sept mille nautique de plus pour se rendre à Oxford, on pourrait se rencontrer et voir autant Oxford que St-Michael (un deux pour un). Vendu ! On accepte avec joie cette idée et on change nos plans pour se rendre à Oxford. Nous devrons par ailleurs remonter un peu plus pour aller à Annapolis (35 milles nautiques), ce ne sera pas facile (nous avions décidé d’attendre de laisser passer le boat show de bateaux moteur durant la fin de semaine avant d’y aller) … MIGO, qui sont devant nous, trouve en chemin un raccourci et nous refile le tuyau (le canal de Knapps Narrows à Tilghman Island), ce qui nous fait sauver beaucoup de temps. On arrive à la noirceur, mais MIGO nous guide avec la radio et des signaux lumineux pour qu’on se positionne bien pour la nuit. On débarque sur MIGO même s’il est tard (20h00), car on a hâte de se voir et de mettre à jour nos aventures respectives. On a beaucoup de plaisir à échanger et le petit détour en vaut la chandelle !

Charmant canal: Knapps Narrows à Tilghman Island

14 oct Oxford: Beware of attack crab !

Oxford (Maryland);

Passages nuageux,  25° C, 101.5 KPa, O 15-20 noeuds;

Début de journée avec la vérification de l’auto-pilote. Il nous a fait des ratés en arrivant dans la Chasepeake avant Georgetown et nous l’a refait avant d’arriver à Oxford. Je l’ai ouvert et c’est la courroie qui commence à en avoir assez de vivre. Il faudra en trouver une autre.

En après-midi, on visite avec tout l’équipage de MIGO la ville d’Oxford. MIGO connaissent cette petite ville pour y avoir acheté leur premier voilier. On arpente dans les belles petites rues et on visite un petit musée. On va voir les marinas. La ville est vraiment charmante et les maisons sont très jolies. Ce qui nous frappe en autres, c’est que les planchers des galeries extérieures sont toutes en bois franc vernis. C’est très beau et très spécial, car chez nous, on ne voit cela qu’à l’intérieur des maisons.

Il y a de belles maisonettes à Oxford !                   Il faut effectivement prendre cela très au sérieux (Hi ! Hi ! Hi! )

Nos nouveaux amis de MIGO: Sofia, Jonathan, Patrick, Johana et Flicka

On dine aux hots-dogs dans un beau petit parc. On retourne sur le bateau vers 16h00. Catherine prépare un 5 à 7 et un souper, car MIGO vont venir visiter notre bateau. Pendant ce temps, je vais saluer EPSILON qu’on a rencontré à St-Paul-de-l’île-aux-noix. Il me demande pour l’aider sur son MaxSea (logiciel de navigation). On prend rendez-vous pour demain matin. Ensuite, je vais sur MARIE-GALANTE pour l’aider dans son utilisation sans fil Internet.

Scéance de photos, click ! click !                            Pic-nic dans un parc (avec MIGO qui prennent la photo)

Eric prend son pied à remorquer l’équipage de MIGO

Ensuite, c’est l’arrivée de MIGO sur notre bateau. On se retrouve six personnes à bord. Ils visitent puis on entâmes tout de suite la pêche aux crabes, car on aimerait bien en avoir pour souper, au moins en entrée. Un poids au bout d’une ficelle et un morceau de poulet !!! On fait quatre lignes attachées à quatre endroits différents sur le bateau et on envoie cela au fond. Cinq minutes après, on a déjà une prise ! Il faut être deux personnes. Une qui remonte doucement le crabe qui grignotte son festin (car les crabes lâche le poulet quand ils voient la surface), et l’autre qui ramasse avec une puisette. C’est Johana qui est à la puisette et elle est une experte, car elle n’en rate aucun. On réussit a en pécher trois, ajoutés à deux autres que MIGO avaient déjà pêché la veille et gardés vivants.

La pêche aux crabes avec des cous de poulet, voyez la technique !

La pêche s’est terminée à la brunante, car les crabes ne mordent plus une fois le soleil couché. Commence alors le souper et une soirée vraiment formidable en la compagnie de MIGO. Ils sont de notre âge, hyperintéressants et en plus ils font un voyage de plusieurs années, probablement le tour du monde ! Alors, on a soif de vouloir les connaître vraiment d’avantage.

Bon maintenant, on déguste sur MER ET MONDE II le fruit de notre pêche.  Ça a l’air bon n’est-ce pas ???

15 oct 2007 : Petite journée

Oxford (Maryland);

Passages nuageux,  26° C, 101.7 KPa, NO 10-15 noeuds;

Catherine se lève avec un muscle de claqué dans le thorax sans en savoir trop l’origine. On l’a met donc au repos pour la journée. Moi, je ramasse le bateau et fait la vaisselle. Vu la visite d’hier, cela me prend la moitié de la journée… L’autre moitié, je l’a consacre à notre toilette qui s’est mis à ne plus pomper d’eau de mer. Cela me prend presque trois heures. Je la défait au complet. J’inspecte, comprends et nettoie minutieusement chaque pièce. Je ne trouve rien de défectueux et remonte le tout. Elle marche ensuite comme une neuve ?!? C’était donc un nettoyage que ça lui prenait. Je vais ensuite, pour laisser Catherine faire une sieste tranquille, prendre un bière sur BRIGANTINE et aider Félix a arranger son crinque de hors-bord. Le soir, on écoute un film.

16 oct 2007: Des bonnes huîtres fraiches !

Oxford – St-Michael (Maryland)

10 milles nautiques

Ensoleillé avec passages nuageux, 25° C, 101.7 Kpa, SO 5-10 noeuds;

Départ à 8h00, Arrivée à 12h00, 3h00 de moteur, 1h00 de voile

Ancrage: N 38° 46’27, W 76° 13’77.

Ce matin, on bouge un peu, car ça commence à nous démanger. On s’en va à seulement 10 milles d’où nous sommes pour s’approcher du petit village de St-Michael. En passant par les petites creeks, on remarque une nouvelle forme de pêche. De nombreux pêcheurs sont avec leur bateau dans 15 pieds d’eau et ont deux très long rateaux attachés ensemble pour gratter le fond. On regarde avec les jumelles et c’est des huîtres qu’ils pêchent, miam, miam …  On trouve notre site de mouillage dans San Domingo Creek qui est entouré de maisons et de domaines de rêve. On va chercher le cellulaire de BRIGANTINE, car on a appris hier par MIGO qu’il faut s’enregistrer dans chaque état que l’on traverse, sinon on pourrait avoir une amende. Alors, il faut appeler au plus vite et on a pas d’internet assez solide ici pour le faire. On s’enregistre enfin par téléphone et on se sent soulagé de l’avoir fait.

On va ensuite sur MIGO. Ils ont vu la même chose que nous pour ce qui est des pêcheurs d’huitres et on convient qu’il nous en faut absolument pour le souper. Patrick met son « wetsuit »  et essai d’aller voir le fond pour trouver des huîtres. Sans succès, et en plus, il ne voit rien car l’eau est trop trouble. On prend le zodiac de MIGO et on décide d’aller voir les pêcheurs de plus près. C’est Johana qui nous conduit, moi et Patrick. On est tout près du site de pêche et on se dit qu’il faudrait aller leur demander la permission de pêcher sur leur territoire. En abordant un pêcheur, on lui demande en même temps s’il ne nous en vendrait pas … On en ressort avec une chaudière bien pleine pour un coût dérisoire (20$). Et voilà, la pêche est terminée !!! On retourne sur MIGO et on fait croire à Sofia qu’on a pêché deux huîtres. Ensuite, on lui montre la chaudière et elle crie de joie à réveiller toute la baie. S’en suit un nettoyage assez ardu des huîtres pendant deux heures pour les gars, un 5 à 7 et un souper inoubliable préparé par les filles. Sur MIGO nous sommes trois équipages ce soir: MIGO, MER ET MONDE II et BRIGANTINE. Aussi, nous avons de la belle visite. Pour la première fois depuis notre voyage, des cygnes viennent nous voir pendant au moins 30 minutes. Ce sont de très beaux oiseaux qui ne sont pas peureux !

Sofia n’a pas froid aux yeux de nourrir les cygnes de cette façon !       Regardez, comme c’est un beau cygne !

Souper aux huîtres à bord de MIGO                                                            WOW !!! Elle est immense celle-là !!!

À GO, on s’assoit tous sur Johana … GO ! CLICK !

17 oct 2007 On remet ça encore et encore : crabes et huîtres pour souper

St-Michael (Maryland)

Ensoleillé, 27° C, 101.5 Kpa, S10-15 noeuds;

Ce matin, Catherine écrit sur notre site web. J’entreprends de mon côté ce que je voulais faire depuis le début du voyage: me raser le coco avec le « clipper ». Catherine rouspète, s’objecte et ne veut pas m’aider, alors je le fais moi-même. Ensuite, elle trouve que c’est « pas si pire que ça » et termine la coupe comme il faut. On décide ensuite qu’il faudrait bien aller voir un peu St-Michael et faire une épicerie. Je remarque un pêcheur dans la creek qui sort des crabes sans arrêt. En s’en allant pour débarquer à terre à St-Michael, on passe voir MIGO pour les saluer et leur dire qu’il y aurait une possibilité de souper de crabes en l’air pour ce soir. Leur yeux s’écarquillent et leur oreilles deviennent grandes ouvertes à écouter le plan de match. On leur donne la réponse. Je leur demande de me prêter une chaudière. On va voir en zodiac le bateau de pêcheur et on en revient avec une vingtaine de beaux crabes bleus pour encore 20$ seulement. La soirée est donc organisée : party de crabes avec huîtres en entrée (il en restait deux douzaine qui ont été congelées).

Le quai de la marina de St-Michael

On débarque ensuite au village de St-Michael. Ce petit village est tout aussi charmant qu’Oxford. Les maisons sont très jolies et l’acceuil est chaleureux. On y fait une épicerie et c’est le retour au bateau sans trop tarder en chemin. Pendant ce temps, MIGO se fait aborder par un résident de la creek qui les invite à aller prendre un petit verre de vin à leur résidence. Ils en reviennent avec 20 autres crabes vivants !!! On ne sait plus quoi faire de tous ces crabes !!! BRIGANTINE est invité sur MIGO pour nous aider à manger tout ça. On ouvre d’abord les huîtres et on les mange crues en entrée. S’en suit une dégustation de crabes pendant des heures et des heures … C’est long manger tout ça, mais très très bon.  On en mange entre quatre à cinq chacun en l’espace d’une heure trente environ. Ce n’est pas qu’on a plus faim, mais on devient fatigué de fouiller dans les crabes pour en retirer la chair au bout d’un certain temps. Encore une soirée mémorable !!!

Encore une fois, Sofia prend son courage à deux mains !                      Mais attention, il y a une technique pour ne pas perdre un doigt !!!

18 oct 2007: Solomon Island

St-Micheal – Solomon Island (Maryland);

33 milles nautiques;

Nuageux avec averses en PM, 101,2 Kpa, vent S 15 à 20 noeuds, vagues 2-4 pieds;

Départ: 8h30, Arrivée: 18h00, moteur: 1h30, voile: 8h00;

Ancrage: N 38° 20’40, W 76° 25’90.

Ce matin, on traverse la Chasepeake en direction du SO à Salomon Island. On décide de ne pas remonter à Annapolis, car il faut descendre un peu vers le sud maintenant. Ce sera pour le retour ! Aujourd’hui, on veut faire de la voile. On a le vent dans le nez pour se rendre à notre destination et on doit louvoyer dans la Chasepeake pour y parvenir. Au cours de la journée, le vent monte jusqu’à 22 noeuds, la vague monte aussi jusqu’à quatre pieds et elle est courte, comme au lac Champlain. On doit réduire la voilure rapidement, enrouler un peu le génois et prendre jusqu’à deux ris en après-midi. Vers 15h30, le temps file et Catherine calcule qu’on a plus le temps de continuer à louvoyer pour arriver avant la noirceur à notre site de mouillage. On part donc le moteur et on se dirige en ligne droite vers Solomon Island. On arrive à notre mouillage juste avant la noirceur dans une merveilleuse, belle et tranquille creek bien protégée, soit Mill Creek. MIGO venait de nous conseiller à la VHF de ne pas aller du côté de Back Creek puisque trop de bateaux mouillés tous près les uns des autres. Les prévisions météo annoncent de forts vents pour les deux prochains jours, alors nous dormirons tranquilles dans Mill Creek.

On entreprend de vider les crabes cuits mais non consommés de la veille et Catherine fait cuire la vingtaine de crabes vivants (faut le dire vite) qui restent. Ensuite, on soupe. On va voir MIGO vers 20h00 pour échanger les commentaires sur la journée de voile mouvementée qu’on a eu et leur donner les crabes fraichement cuits pour qu’ils en vident aussi de leur côté. De retour sur MER ET MONDE II à 20h30. Brûlés, on se couche à 21h00: et OP dodo !

19 oct 2007: 5 à 7, souper et party sur MER ET MONDE II

Mill Creek, Solomon Island (Maryland)

Ensoleillé,  26 °C, 100.5 Kpa, vent SO 15 à 20 noeuds.

On se lève tranquillement, on écrit sur note site et puis un peu de lecture ensuite. Catherine fini de vider les six crabes qui reste. On communique avec MIGO sur la VHF et convient d’un souper sur MER ET MONDE II pour manger tout ce beau crabe. Catherine fera l’entrée et Sofia le repas principal.

Catherine travaillant fort à retirer la chair des crabes bleus

On les reçoit vers 17h00 et ils amènent plein de choses avec eux. Patrick nous fait des Bluddy’s Cesar pour accompagner l’entrée. Catherine a cuisiné une salade de crabes et Sofia a fait un plat gratiné avec sauce blanche, patates, crabes et petits pois pour le repas principal. Un vrai délice ……. Patrick a fait un gateau qu’il a inventé au goût plutôt douteux comme dessert … Catherine fait le DJ après le souper et on sort le porto. Catherine montre à Jonhatan et Johana comment jouer au Rummy et c’est Jonhatan qui gagne la partie. Ensuite, on joue tous ensemble à Taboo en fin de soirée avec Patrick comme police qui nous surveille chacun notre tour pour voir si on triche et Jonathan qui s’occupe du chronomètre. C’est donc un 5 à 1 heure complètement trippant et réussit. À une heure de matin, il ne reste que Éric et Patrick d’éveillé à discuter météo, les autres dorment, soit assis, soit couchés …

Entrée de crabes et Bluddy’s Cesar SVP !!!                                                   Partie de Rummy avec Jonhatan et Johana

Ne sont-ils pas beaux ces deux-là : Sofia et Patrick                                   Le sourire éternel de Catherine

20 oct 2007: Ravitaillement à Solomon Island

Mill creek, Solomon Island (Maryland)

Ensoleillé,  26 °C, 100.5 Kpa, vent O 15 à 20 noeuds.

Ce matin, on doit aller dans une autre creek à 30 minutes d’ici pour être plus en ville. On se déplace avec MIGO et on mouille pour la journée dans Back Creek. On y fait notre lavage dans une buandrie (qui était plus que dû), une épicerie et de petites amplettes dans un West Marine. On remplit le bateau de diesel et d’eau douce. On se redirige ensuite vers notre site de mouillage de la veille dans Mill Creek. On y arrive à la brunante. Le soir, on est claqués et on écoute donc un film tranquille.

Le mouillage de Back Creek à Solomon Island

21 oct 2007: Party de bateaux à l’épaule dans Mill creek

Mill creek, Solomon Island (Maryland)

Ensoleillé,  28 °C, 101.6 Kpa, vent S 5-10 noeuds.

Aujourd’hui, on fait le ménage. Autant du bateau que de notre corps … On lit aussi un peu. Un 5 à X est annoncé sur MIGO et ils ont invité d’autres jeunes équipages qui sont arrivés hier du côté de Back Creek. Tous les équipages doivent préparer de petites choses à manger et amener leur boisson.

Voiliers québécois à l’épaule dans Mill Creek                                         MER ET MONDE II parait tout petit avec ses 31 pieds

Vers 16h00, on lève l’ancre pour aller s’amarrer à l’épaule de MIGO. Arrivent ensuite vers 17h00 COXILY, VICTORIA’S SECRET et PATIENCE, à l’épaule aussi. On est 20 personnes à se rencontrer, faire connaissance et mettre nos aventures à jour. C’est très spécial et nouveau comme expérience. Plusieurs bateaux à l’épaule, ça crée une belle ambiance. Ayant le plus gros cockpit sur son Bénéteau 44, c’est sur MIGO que le centre d’activité s’installe. Vient aussi le moment où un capitaine californien et sa femme venu avec PATIENCE sort sa guitare et joue du Flaminco en chantant. Sa femme nous fait des démonstrations de danse Flaminco comme elle peut dans un pied carré d’espace. Elle nous montre aussi comment frapper des mains au rythme de la musique et c’est pas si évident que cela. C’est un moment très mémorable avec eux, ceux-ci dégagant beaucoup de charisme. Une fois les deux équipages sur PATIENCE parti, les québécois purs laines qui restent sur MIGO chantent quelques tounes avec Patrick à la guitare. Ça fausse quelque chose de rare:  « La petite grenouille » …

Arrivée de COXILY : on fait connaissance

Scéance de Flaminco sur MIGO

La gang de québécois qui fausse accompagnée par Patrick de MIGO

22 oct 2007: Navigation mouvementée sur la Chesapeake

Mill Creek, Solomon Island (Maryland) – Mill Creek (Virginie);

45 milles nautiques;

Nuageux, 25 °C, 101.6 Kpa, vent S 15 à 25 noeuds, vagues 4-6 pieds;

Départ 9h30, Arrivée à 18h30. Moteur et génois toute la journée (9 heures);

Ancrage : 37° 47’68 N,  76° 20’45 W

Ce matin, on a des fourmis dans la quille (expression nouvellement apprise du 5 à 1h d’hier). Les trois équipages tout autour de nous se lèvent très tranquillement avec leur famille. Sachant qu’on allait naviguer aujourd’hui (il faut pas oublier de descendre vers le sud …), j’ai été très molo sur l’alcool hier et j’ai même été à l’eau de 21h00 à 1h00 du matin. Alors, le capitaine est très en forme ce matin. MER ET MONDE II est amarré entre deux bateaux à l’épaule. J’étudie la question et je vois comment sortir de là facilement sans trop déranger les autres. Tous veulent suivre et partir pour la même destination. On ne veut pas les presser, mais on est le plus petit bateau des quatre (donc le moins rapide), alors on veut prendre de l’avance. On sait qu’on sera serré pour arriver avant la noirceur si on ne part pas tout de suite. On s’esquive donc et s’est partit !!! Il fait beau, il vente un peu et la creek est tranquille.

On dit à nos amis qu’on les revoit ce soir dans Mill Creek (Virginie)

Notre mouillage dans Mill Creek (Solomon Island)                                              De beaux cygnes nous disent aurevoir

Arrivée sur la Chasepeake, la vague est déjà bien installée à 2-3 pieds, on fait voile-moteur pour avoir une bonne vitesse puisqu’on a encore un vent du Sud (dans le nez) aujourd’hui. Durant la journée, la vague et le vent montent et montent. Vers la fin de la journée, on a de la vague jusqu’à 6 pieds et des vents de 20-25 noeuds. On se fait brasser un peu la cage. Nous trouvons cette journée de navigation super le fun et ça nous rappelle notre expérience dans le Golf St-Laurent de l’an dernier. On s’amuse même à prévoir les grosses vagues et à crier du rodéo en les faisant. On est fier de notre journée, car une journée comme ça, pour qu’elle soit réussit, doit avoir été traversée par plusieurs bonnes décisions. Que ce soit l’heure du départ, le moment de faire un virement de bord, de changer de cap, de sortir les voiles, de réduire ou rentrer les voiles, de faire du moteur, de louvoyer et ne pas prendre la direction en ligne droite, de manger et prendre des collations aux bons moment, de s’aider mutuellement, de boire souvent, de se protéger du vent et du soleil pour garder son énergie, etc … C’est vraiment un ensemble de facteurs qui font le succès d’une belle navigation. Notre expérience semble donc s’intaller de plus en plus. On fait un belle équipe ensemble Catherine et moi et on commence a vraiment fusionner quand on navigue. On a chacun nos tâches où l’on excelle et ça va vraiment bien. On est complémentaire tout en essayant de garder la compétence de faire ce que l’autre fait de mieux. Cela n’empêche pas qu’on est complètement vidés vers 17h30. Ce qu’il faut ce dire est que si on n’avait pas pris toutes nos bonnes décisions aujourd’hui, on aurait pu être vidés bien avant encore. Aussi, j’ai découverts un truc aujourd’hui.  À voile, on a fait un près serré à 45 degrés environ (par rapport au lit du vent). Et dans la vague, à moteur, le bateau a ralentit beaucoup (3-4 noeuds). Mais lorsque j’ai combiné génois et moteur, là j’ai réussi à avoir une vitesse acceptable (6 noeuds) parce que j’arrivais à faire du près plus serré (35 degrés) et parce que le bateau fendait mieux la vague, ce qui nous a donné un presque bon cap pour la journée. Mais attention à ceux qui lisent ça ! Il faut donner des chances au moteur afin qu’il puisse pouvoir bien pomper son huile. C’est pour cela qu’il ne faut pas trop gîter (10-15 degrés et moins) et j’y allais plusieurs fois par heure en décrochant du près et en faisant fasseyer la voile pour laisser le moteur bien pomper son huile. Il faut aussi avoir la tank pleine de diesel pour ne pas faire prendre d’air au circuit d’alimentation.

On arrive dans Mill Creek alors que le soleil se couche, ouf !, juste à temps. On est acceuilli par BRIGANTINE qui viennent tout juste de s’ancrer. Ils étaient partis une heure plus tôt que nous ce matin. Par contre, nous avons malheureusement perdus nos amis MIGO, COXILY et VICTORIA’S SECRET aujourd’hui. Nous ne savons pas à quelle heure ils ont quitté le mouillage ce matin, mais VICTORIA’S SECRET nous a appris à la VHF qu’ils se sont abrités à mi-chemin de notre destination finale dans la Potomac River à cause des conditions de navigation. Nous sommes peinés bien sûr, mais ce n’est qu’un aurevoir ! On soupe au poulet, champignons et riz blanc fait par Catherine et on se couche complètement brûlés vers 20h30. Il y a un super clair de lune ce soir et on voit presque comme en plein jour.

23 oct 2007: Mill Creek en Virginie: un petit paradis sur terre !!!

Mill Creek (Virginie);

Ensoleillé,  28 °C, 101.1 Kpa, vent S 15 à 20 noeuds.

Journée tranquille afin de se reposer de la grosse navigation d’hier. Ici, c’est beau, sauvage, tranquille et bien protégé. On peut y observer de nombreux aigles-pêcheurs (balbuzards) voler et pêcher. On fait un sprint sur le Site web à deux ordinateurs. Je sors le vieux dans ce temps là pour le faire marcher un peu et cela nous permet de travailler en double. Un qui écrit et l’autre qui corrige. Incroyable, non ? C’est un vrai travail d’équipe ce journal. Ensuite, je lave le puit d’ancre, car la boue l’a envahit. J’essai de traffiquer l’auto-pilote pour pallier à la strappe qui nous lâche, mais c’est pas fort comme réparation. Je fais mes vérifications des liquides du moteur et plein de petites choses ici et là. Catherine fait une grosse salade de patates. On reçoit en après-midi une visite de BRIGANTINE pour mettre nos nouvelles à jour. Catherine tente de se baigner ensuite puisqu’il fait très chaud et humide, mais elle voit de petites méduses transparentes dans l’eau au moment où elle est à moitié trempée. Elle n’a soudainement plus chaud … On lit en fin d’après-midi. Un bon souper, un film et puis dodo vers 20h30 encore. Il fait noir de plus en plus de bonne heure (18h15) et ça nous endort.

Mill Creek avec ses couleurs d’automne qui commencent à apparaître

24 oct 2007: Navigation vers Deltaville

Mill Creek – Deltaville (Virginie);

25 miles nautiques;

Nuageux, orages et pluie torrentielle, 24° C, 100,4 Kpa, vent S 15 noeuds, virant au N 15-25 noeuds;

Départ : 9h15, Arrivée: 14h30, Moteur et grand-voile (4h00) et voile (1h00);

Ancrage:  37° 32’71 N,  76° 20’18 W.

Ce matin en écoutant la météo, on comprend que si on ne part pas tout de suite, on sera prit ici pour au moins trois jours de plus. On aimerait bien être à Deltaville pour ces trois jours de mauvais temps afin de se rapprocher des services, faire des commissions et voir nos amis d’OCÉANITE (ceux qui nous ont vendu notre voilier), alors on part tout de suite !!! Une fois la décision prise, le moteur ronronne en moins de deux. BRIGANTINE nous suivent derrière.

On navigue juste devant le front froid tout le long de notre navigation jusqu’à Deltaville. C’est spécial, car il y a derrière nous une ligne d’orages pas invitante du tout qui nous suit. Durant le trajet, on entend des communications radio d’équipages plus haut que nous sur la Chasepeake qui subissent le déversement d’eau causé par le frond froid. Par contre, ils disent que ce n’est pas trop agressif et une fois l’orage passée, ils continuent encore vers leur destination. Alors, on se dit qu’on ne se fera pas trop brasser si l’orage nous rattrape aujourd’hui.

On voit pour la première fois deux beaux pélicans. Catherine est vraiment contente, elle avait très hâte. Il y en a un qui dort en plein milieu de nulle part sur l’eau et se fait bercer par les vagues. Cela nous souligne encore une fois que nous sommes en voyage et que l’on descend vers le sud. C’est une étape de plus: bienvenue en Virginie !!!

Le front froid nous tombe dessus juste au moment où l’on arrive à Deltaville vers 14h00. Le vent change subitement de direction (vers le nord), la température chute drastiquement, et bien sûr, l’orage commence. On entâme le très étroit et peu profond chenal pour arriver dans Jackson Creek et on s’ancre dans le mouillage au travers de plusieurs bateaux québecois qui sont là depuis deux à trois jours. On retrouve certains équipages que l’on connaît comme MARIE-GALANTE, EPSILON et AMYRIS. MARIE-GALANTE vient nous voir une fois que nous sommes ancrés pour nous donner quelques trucs sur la place et nous dit qu’ils sont ici depuis quelques jours et qu’ils partirons demain. S’en suit des orages et une pluie torrentielle comme on n’en a pas vu depuis très longtemps. OUF ! on est arrivé juste à temps ! Aussi, c’est la première fois durant tout notre voyage que nous avons un temps pareil, soit depuis trois mois ! On est bien content que notre bateau se fasse rincer du sel qu’il avait. On reste tranquille dans notre bateau toute le reste de la soirée et on s’assure que l’ancre tient bien. Lecture, quelques essais sur internet qui ne sont pas payants et film.

Gros orages à Deltaville: arrivés juste à temps !!!

25-26 oct 2007: Déluge à Deltaville :

Deltaville (Virginie)

Pluie torrentielle,  20-23° C,101.3 Kpa, vents N 15-20 noeuds virant à E puis S.

On se lève le matin du 25 et tous les bateaux québécois sont partis sauf BRIGANTINE et nous. Le mouillage, qui était plein hier, est vide ce matin. Incroyable ! Il y a de gros vents et de la pluie forte aujourd’hui et la navigation sera « rock and roll » pour eux ! Il pleut et il pleut comme rarement on a vu pendant ces deux jours sans aucun répit. À date, nous n’avons eu aucune pluie durant notre voyage et là elle tombe tout d’un coup pour compenser les trois derniers mois. Il faut croire qu’il faut payer pour nos péchés hi! hi! hi!. Cela nous fait penser à la pluie qui a tombé au cours du déluge du Saguenay. Au cours de l’après-midi du 26, on a eu quatre-cinq pouces d’eau dans notre Zodiac, alors vous pouvez vous imaginer comme il a plu ! Les bateaux se font tous tester quant à leur étanchéité du pont, des écoutilles, etc. et tous ou presque ont une ou plusieurs fuites (nous y compris…). Catherine se réveille le 26 au matin tout gelée et trempée, une fuite d’eau étant apparue au-dessus de la couchette arrière. Faire sécher dans le bateau ce qui est mouillé est un tour de force quand l’humidité est quasi à 100% ! Même le chauffage au diésel n’est pas suffisant …

Charmant réveil …

Au cours de l’après-midi du 25 nov, on met nos gros habits de pluie et on va à terre pour se dégourdir un peu et faire quelques commissions avec BRIGANTINE. Les gens de Deltaville sont vraiment très gentils. On a des lifts sans faire de pouce et le service à chaque place est incroyable. Deltaville est une municipalité qui vit de la plaisance. Il y a une quinzaine de marinas et il y a des bateaux partout. Il paraît que presque tous les habitants de cette ville ont un bateau. En fin d’après-midi, Catherine a soudainement une envie pressante de manger des frites. Elle va s’informer dans un magasin, mais il n’y a aucun resto-frite accessible à pied d’où nous sommes. Un résident de la place se porte cependant volontaire pour nous y amener et on aboutit dans sa boite de pick-up pour un trajet de quelques milles terrestres (heureusement, il y avait une accalmie de pluie). On se demande comment on va revenir, mais bon … On se retrouve dans un charmant resto, le meilleur du coin il paraît, et on finit par y souper avec des assiettes de fruits de mer, yum, yum ! On se trouve un lift facilement pour le retour: c’est le propriétaire du resto qui vient nous porter à notre dinghy.

Le lendemain, pour la modique somme de 10$ à la marina de Deltaville, on dispose d’une voiture pour faire notre épicerie, on a accès à internet et on prend des douches chaudes. Nous réussissons à aller voir OCÉANITE à leur marina en voiture (l’équipage qui nous a vendu notre bateau) et on convient d’aller déjeuner le lendemain ensemble. Nos amis MIGO arrivent en fin d’après-midi malgré une navigation désagréable. En arrivant de nos emplètes, on reçoit doncune invitation à souper chez MIGO pour remettre nos nouvelles à jour.

27 oct 2007: OCÉANITE et conserves :

Deltaville (Virginie)

Averses,  20° C, vents S 10-15 noeuds.

Le matin, on se lève et on va à notre rendez-vous tant attendu avec OCÉANITE à 8h00 AM. On a très hâte de les revoir et d’entendre de leur bouche le récit de leur aventures depuis les trois dernières années. Nous allons déjeuner avec leur auto dans une autre ville tout près d’un WAL-MART pour après y faire quelques emplètes. Et puis, tant qu’à y faire, on va faire notre lavage ensemble dans une buandrie. On se met à jour, on jase de plein de choses intéressantes et on y trouve plusieurs conseils. Nous aimons bien OCÉANITE.

Nous sommes de retour au bateau vers les 14h00 et le soleil réapparaît enfin. C’est maintenant le temps de faire des conserves de sauce à spaghetti puisque Catherine a acheté une quantité industrielle de steak haché. C’est une opération qui prend plusieurs heures. Pendant les temps morts, je fais plusieurs choses sur le bateau dont le changement d’un seal sur ma pompe à l’eau qui me prend un bon deux heures. Cela nous mène finalement à 20h00. Après avoir souper, on va rejoindre plusieurs équipages québécois qui sont à terre pour un barbecue qu’on a manqué à cause des conserves. Plusieurs sont encore là et on passe le reste de la soirée avec certains équipages dont MIGO, VICTORIA’S SECRET et SNOW GOOSE. Belle soirée encore une fois !

Fin de soirée à la marina de Deltaville avec des équipages québécois

On revient à notre bateau vers 12h30 AM et … surprise ! Ça sent le disel dans le bateau. J’ai remplis le réservoir à rebord et il y a une fuite sur une des alimentation au-dessus du réservoir. On est fatigué, découragé et on se couche dans le carré en ouvrant toutes les fenêtres. C’est une nuit très froide et on ne peut se chauffer… On se couche bien emmitoufflé.

28 oct 2007: Nettoyage des dégâts et réparation des fuites diesel

Deltaville (Virginie)

Ensoleillé avec pass. nuageux,  18° C, vents S 10-15 noeuds.

Toute la journée est consacrée à la réparation des deux fuites de diesel sur le dessus du réservoir et au nettoyage de la couchette et de la cale arrière. Ça sent très fort et c’est vraiment huileux. Il faut faire très attention de ne pas contaminer ce qui est propre et on procède donc par étapes. BRIGANTINE nous voyant travailler fort viennent nous porter assistance et cette aide est très appréciée vu l’ampleur de la tâche. De plus, le soir venu, ils nous invitent à souper pour encore une fois nous donner un coup de pouce. On va ensuite à terre vers les 19h00 pour laver à la laveuse les housses des coussins (quatre fois) et les coussins avec des produits forts, la brosse et la hose d’eau qui est congelée. Grosse grosse journée pour nous. Nous sommes vraiment brulés la nuit venue. Pour le coucher, nous dormons encore dans le carré les fenêtres ouvertes. La tête nous tourne un peu et on se sent « drogués ». BRIGANTINE nous assure que ça ne sent pratiquement plus le diésel, mais nous, on a encore l’odeur imprégnée dans le nez … Ha oui !, on a oublié de vous dire que ce matin, on s’est rendu compte que le tuyau de l’évier de cuisine était complètement bouché à cause de la graisse de steak haché qu’on a vidé dans l’évier hier soir …

Camping sauvage à bord de MER ET MONDE II

29 oct 2007: Séchage, séchage, séchage :

Deltaville (Virginie)

Ensoleillé avec pass. nuageux,  18° C, vents S 10-15 noeuds.

Ce matin, une autre tuile nous tombe dessus … Catherine trouve la pince avant du bateau complètement détrempée. En enlevant tout le stock, elle découvre une bonne quantité d’eau qui a mouillé les coussins et une partie de nos bagages. Il faut donc tout faire sécher la pointe avant en plus de toute la couchette arrière… Le bateau est sans dessus-dessous, c’est de toute beauté. Ni l’avant et ni l’arrière du bateau sont fonctionnels et nos choses sont soit dans le carré, soit sur le pont à sécher. Une autre très grosse journée de tâches pour nous. Le soir, on est encore très brûlés. Il fait maintenant beaucoup plus froid depuis que le cold front est passé et on se rend compte que nos choses n’ont pas vraiment séchés aujourd’hui. On essait donc de se servir de notre chauffage diésel. Nous sommes tellement dans le bordel qu’on ne pense même pas à prendre des photos.

30 oct 2007: Salsa et fondue au chocolat:

Deltaville – Hampton (Virginie)

30 milles nautiques;

Passages nuageux,  18° C, Vents W <10 noeuds, vagues 1 pied;

Départ à 8h00, Arrivée à 16h00, moteur: 7h00 et un peu de voile;

Ancrage: N 37° 00.66, W 76° 19.17

On part vers 8h00 de Deltaville avec plusieurs autres bateaux québécois. Dans le chenal de sortie très très étroit, on s’échoue deux fois (marée basse). On s’en sort facilement, car nous allions à très faible vitesse. On navigue pendant la journée, on voit quelques pélicans et on laisse la ligne à pêche à l’eau, mais sans succès.

Arrivée à Hampton, on se rend à l’ancrage en plein centre-ville, mais c’est déjà plein et les bateaux sont tous entassés comme des sardines. Nous passons donc au plan B accompagné de MIGO dans une crique à l’écart du centre-ville (Mill creek), mais qui a un très bon fond et beaucoup d’espace. On reçoit un appel de MIGO qui nous dit: « Écoute, je suis un peu mal à l’aise de te demander ça là mais, on fait ça chez vous ou chez nous (en farce) ??? On va donc souper chez MIGO (on est pas vraiment en état de recevoir encore) avec un kit de fondue au chocolat qui fait le bonheur de tous, surtout les enfants. Durant la soirée, Patrick et Sofia nous apprennent à danser un peu la Samba. Une autre belle soirée.

Manoeuvres d’ancrage à Mill Creek (Hampton)                                          Beau coucher de soleil avec vue sur une autoraute de Hampton

(On est en ville quoi !)

Salsa sur MIGO !!!                                                   Voyez la belle fondue préparée par Catherine !

31 oct 2007 : Happy Hallowen !!!

Hampton (Virginie)

Ensoleillé avec pass. nuageux,  20° C, vents S 10-15 noeuds.

On se lève et on va déjeuner … sur MIGO ! Oui, on est vraiment trop gâté. Un déjeuner typiquement québécois digne de ce nom qui nous remplit l’estomac jusqu’au souper. En après-midi, on fait encore du séchage et quelques réparations sur Mer et Monde II. Catherine, qui est en apprentissage pour ce qui est des travaux manuels, fait tout un dégât avec le Sikaflex dans le bateau, sur les outils et sur elle-même. C’est de toute beauté et très mémorable, hi! hi! hi!

Catherine barbouillée jusqu’au cou !!!

Vers 16h30, c’est le temps de se préparer pour passer l’Halloween. Plusieurs équipages dans le coin ont des enfants et on a le goût de participer à la fête. Il faut dire que cela faisait environ 20 ans que Catherine et moi avions passé l’Halloween dans les rues. On se déguise donc, en pêcheur pour ma part et en femme-grenouille pour ce qui est de Catherine. On va en Dinghy rejoindre les autres bateaux au centre-ville de Hampton. On passe d’abord l’Halloween dans le mouillage et plusieurs bateaux participent. Ensuite, on va passer l’Halloween dans les rues d’Hampton. Je ne sais pas pourquoi, mais personne ne nous reconnaît ! C’est une très belle soirée remplit de petits plaisirs et de surprises. Nous trouvons que les citoyens de Hampton décorent vraiment beaucoup leur maison. Il y a plusieurs maisons avec des effets sonores et lumineux assez incroyables, des maquettes, etc. À quelques endroits, les gens sont déguisés et font même partie du décor. À un endroit, un mort couché dans le gazon se met soudainement à ramper au sol et on ne réalise pas tout de suite qu’il s’agit d’une vraie personne et non d’une marionnette. C’est vraiment épeurant et on a tous la frousse l’espace d’un instant.  Les enfants sont bien contents de leur soirée et on rentre au bateau vers 21h30. Le retour en Zodiac est plus difficile à cause des vagues qui se sont levées en soirée et on finit la soirée trempé de la tête aux pieds (malheureusement, Catherine n’a plus son habit de plongée !!!).

MER ET MONDE II et MIGO en dinghy déguisés                                            On aime bien retourner un peu en enfance l’espace d’une soirée !

Avez-vous déjà passé l’Halloween en dinghy ? plutôt spécial !                  Voyez le prix du costume le plus original: un voilier (Patrick de MIGO)

Voyez les beaux décors d’Halloween dans la ville d’Hampton

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Septembre 2007

par le 01 Sep, 2007, catégorie 09-Septembre 2007

01 Sept 2007: Le Canal Chambly avec la famille Poirier

St-Basile-Le-Grand – St-Jean sur le Richelieu (Montérégie)

12 milles nautiques;

Ensoleillé 20° C, 101.7 KPa, vents O 15 noeuds;

Départ à 9h30, Arrivée à 14h30, moteur 4h00.

Ancrage: N 45° 20.93, W 73° 15.88

La journée commence par nos salutations aux Orsali et l’acceuil de notre équipage du jour: Daniel, Caroline et Charles.

Les Orsali                                                                                                        Au revoir au quai des Orsali, c’est un départ !

Nous partons vers 9h30, et 4 miles nautique plus loin, c’est déjà le début du Canal Chambly. C’est très impressionnant. Il y a dès le début trois écluses consécutives à passer, totalisant 30 pieds de hauteur. À l’entrée, nous voyons des bateaux dans les écluses dans cet escalier géant et nous sommes fébriles. Nous n’avons pas d’expérience dans des écluses comme celles-là. Les murs dans ces écluses sont très hauts et le maître-éclusier nous tend ses cordages pour s’amarrer. Notre première est mouvementée. J’entre trop vite et le bateau bouge trop durant l’amarrage. Une chance que nous sommes cinq personnes à bord, car tous sont bien occupés à ce que le bateau ne bouge pas trop. Il y a quatre autres bateaux en même temps dans l’écluse et c’est très serré. Un pied entre les bateaux à babord et tribord. Notre mât est long de 42 pieds, et dans l’écluse, c’est pas evident car on ne veut rien briser. La deuxième se fait mieux, la troisième encore mieux.

Au écluses 1-2-3 du canal de Chambly avec l’aide des Poirier

Après la troisième, il y a un petit bout de chemin à faire. Nous sommes en pleine ville. Les gens se promène à vélo sur la piste cyclable à quelques pieds de nous. C’est très charmant et spécial d’être si près de la terre et des gens tout en navigant, nous qui sommes habitués à l’immensité et la solitude du St-Laurent. Lors de la quatrième, cinquième et sixième écluses, nous recevons des félicitations de la famille Poirier. Ça commence à rentrer !!! On décide alors pour se pratiquer de faire les prochaines écluses seuls Catherine et moi pour la 7 ième et la 8 ième, avec en « backup » la famille Poirier pas très loin. Nous faisons cela comme des pros, mais un peu énervé tout de même. Nous avons passé 8 écluses et 9 ponts aujourdh’ui. Ce fut un très grand gain d’avoir à notre bord des gens d’expérience pour ce passage des écluses.

On s’arrête donc juste avant le pont no. 10 à un beau quai, près d’un petit parc à St-Jean-sur-Richelieu, car Carole nous attend à cet endroit pour venir prendre son équipage Poirier. Nous prenons chacun deux belles portions d’un très bon gateau de mousse au chocolat. Après avoir jasé un peu, vient le temps des aurevoirs plein d’émotions. Notre semaine avec les Poirier a été vraiment une semaine de rêve. Nous avons été reçu comme des rois. Puisque c’est une famille qui navigue depuis toujours sur voilier et bateau à moteur, les échanges passionnés d’informations et de récits d’aventure étaient super agréables, car on se comprenait très facilement. Le rapprochement a été instantané pendant ces quelques jours et le goût de renouveller cette expérience est évidente pour tous je crois.

Notre quai pour la nuit à St-Jean-sur-Richelieu

Une fois les Poirier partit, il faut nous décider si nous continuons ou si nous restons là. Nous regardons les cartes pour la journée de demain et le site est enchanteur, donc on reste. On fait un peu d’internet, car il y a une connexion à même le bateau. On se fait un beau souper et on prend une petite marche pour aller poster une lettre. Ensuite un film: Un Dimanche à Kigali sur le génocite du Rouwanda: ébranlant!

02 Sept 2007: À l’ancre à St-Paul-de-l’Île-aux-Noix

St-Jean-sur-Richelieu – St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie)

15 milles nautiques;

Ensoleillé 26° C;

Départ à 10h00, Arrivée à 13h30, moteur 3h30.

Ancrage: N 45° 07.55, W 73° 15.41

Aujourd’hui, c’est direction St-Paul-de-l’Île-aux-Noix. Cet endroit a la plus grosse concentration de marina (cinq) et de ventes et réparation de bâteaux à voile et moteur de toute la province de Québec. Nous en avons beaucoup entendu parlé depuis qu’on a un voilier et on a très hâte de voir ça. Nous traversons donc les deux derniers ponts et la dernière écluse du Canal Chambly. À la sortie du canal, sur les cartes, il y avait très peu d’eau d’indiqué (5 pieds). Les éclusiers nous disaient tous: pas de problème, ça passe facilement! Et bien, on a LABOURÉ le fond sur 100 pieds et j’ai vu 5 pieds sur le profondimètre tout le long … !  OUF! L’hélice s’est remplit d’algues et de gazon, mais en reculant deux fois à fond et avec mon coupe-orin (cher, mais excellent achat en passant), tout est rentré dans l’ordre.

Le Canal Champlain à St-Jean-sur-Richelieu avec sa piste cyclable

Ensuite, c’est l’arrivée à St-Paul-de l’Île-aux-Noix. Nous voiyons la marina Gosselin dès le début. On se rend à la Marina Gagnon, la deuxième, où il y a quatre voiliers qui partent pour le sud et avec qui nous avions correspondu par internet cet hiver. On fait une approche et on touche le fond tout de suite. Un zodiac vient vers nous et c’est Michel et Josée du voilier EPSILON qui nous accueillent par un heureux hasard. Ils nous indiquent où se trouve le quai à 5$ la journée (Pourvoirie Mayer entre la marina Gosselin et la marina Gagnon). On se dirige à l’endroit en question, mais il n’y a pas de place pour le moment. Nous allons quand même à terre une heure afin d’aller voir la marina Gosselin et son fameux magasin. Nous allons ensuite nous ancrer de l’autre bord de l’Île-aux-Noix où il y a une centaine bateaux à l’ancre. Il fait beau, nous sommes la dernière fin de semaine de l’été et il y a des bateaux partout en mouvement où à l’ancre. On se fait brasser, mais c’est un beau coin et on comprend tout ce beau monde d’en profiter une dernière fois.

La marina Gosselin qui est concessionnaire des populaires voiliers BÉNÉTEAU et son magasin

Nous faisons un peu de lecture, une petite sièste (hamac sur le pont). On soupe. Puis, les bateaux moteurs s’en vont tous. Il ne reste pour la nuit qu’environ quatre bateaux sur 100 qui étaient à l’ancre. La rivière devient tranquille…

03 Sept 2007: Visite du FORT LENNOX de l’Île-aux-Noix avec le soldat BLACK !

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé 26° C

On se lève, on prend un bon café et je pars en Zodiac en laissant Catherine seule à bord du bateau à l’ancre. Elle s’attelle à la tâche de faire un lexique anglais-français pour faciliter nos communications en anglais par radio et en personne une fois la frontière passée. De mon côté, je vais voir Michel d’EPSILON qui ré-aligne son « shaft » d’hélice au moteur. J’arrive là vers 10h00 et ils sont deux et ont presque fini. Je me sens un peu de trop, alors je décide d’aller voir les autres équipages qui partent. J’en rencontre trois et fait brièvement leur connaissance: MARIE-GALANTE 2, MIGO et SOLUNA 2 . Je vais chez marina Gagnon, car ils sont concessionnaires de HUNTER et JEANNEAU dans l’espoir de pouvoir visiter un voilier HUNTER neuf, mais ils n’en ont plus. Tous vendus et nous sommes en fin de saison… Ce sera pour le retour, nous y tenons !

Ensuite, je retourne au bateau. Nous dinons et je propose à ma femme d’aller visiter FORT LENNOX qui est sur l’île devant nous. Nous y allons donc de 14h00 à 17h00. Nous visitons tout le fort et assistons à une pièce de théatre interactive avec des comédiens durant environ une heure. C’était comme un « Meurtre et mystères », mais sur un vol de clé au lieu d’un meurtre. Je me suis porté volontaire pour être le soldat BLACK pendant un moment et ils m’ont fait faire un peu de « drill ». Ayant déjà été dans la réserve des forces canadiennes, je savais quoi faire, mais mes réflexes de « drill » étaient un peu loins. Tous le monde étaient suspects tout à tour et ce fut très drôle … C’était bien agréable comme sortie.

Le soldat BLACK (Éric) au FORT LENNOX

De retour au bateau, j’ai de l’énergie à revendre. Ce doit être la « drill » qui m’a fait ça. Je décide de nettoyer le tableau arrière du bateau qui est tout sale à force de recevoir la fumée de la sortie moteur du bateau. Ensuite, je répare le feu de navigation avant du bateau, car nous l’avons accroché durant le démâtage à Québec. On soupe et on sort au coucher de soleil sur le pont dans le hamac car il fait beau et il n’y a maintenant plus personne à l’ancre. Nous sommes complètement seul dans ce beau coin de paradis. On s’étend dans le hamac presque une heure et finissons par regarder les étoiles un peu. Avec le soleil qui s’en va, la fraîche fait son apparition et on se réfugie à l’intérieur.

Petites réparations à l’Île-aux-Noix

04 Sept 2007: Quai de la pourvoirie Mayer à 5$

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé 26° C

Cette nuit, le vent à viré au nord. Il était plus fort que le courant et on s’est donc retrouvé en sens inverse sur notre ancrage. Tout s’est bien passé, mais j’étais un tantinet pas totalement rassuré. On tenait facilement qu’avec notre chaîne et pas sur l’ancre encore, mais quand même… j’ai été levé 1 heure et demie cette nuit à surveiller plusieurs fois notre position.

Nous faisons quelques petites choses. Je commence le cirage arrière, mais je ne le fini pas car Catherine est prête à partir pour aller à terre. Nous voulons faire des appels. Nous partons en zodiac et allons visiter le voilier MIGO qui vient de s’ancrer tout près de nous. Ils font partie du groupe des quatre voiliers qu’on m’avait présenté la veille. Ils sont deux adultes, deux enfants et un beau chien boxer sur un superbe BÉNÉTEAU 44 pieds. Ils partent pour plusieurs années !

Ensuite, nous allons en zodiac au quai de la Pourvoirie Mayer. Nous apprennons alors qu’il y a une place qui vient tout juste de ce libérer. On en est bien contents ! Nous allons faire quelques appels pour s’apercevoir que nos numéros sont des longues distances d’ici et nous n’avons plus de compte de téléphone pour y porter les frais. Nous réussissons à faire des appels à frais virés chez mon cousin Mario et chez la soeur de Hugues Larouche, un ami à Catherine. Bingo, nous réussissons à leur parler. Mario nous annonce qu’il ne pourra pas venir, mais nous attendrons Hugues pour demain soir. Internet est très difficile à trouver ici à St-Paul et les communications ne sont donc pas faciles. Nous partons ensuite chercher notre bateau pour l’amener au quai.

Il faut que j’ouvre une parenthèse. Hier et aujourd’hui, c’était les premières fois que nous laissions notre bateau à l’ancre sans surveillance. Nous avons fait cela souvent auparavant, mais tout le temps en le gardant bien à vue. Genre comme aller se promener sur la plage. Hier, avec la visite de Fort Lennox et aujourd’hui en allant au quai Mayer, on ne le voit plus. Il faut s’y habituer, car durant notre voyage, cela va se reproduire de nombreuses fois, sauf que c’est pas facile à faire …. Faut gérer notre inquiétude: et si l’ancre décroche… ? Une autre étape de vie du voyage qui vient nous chercher dans notre fond.

Nous amarrons donc le bateau au quai Mayer. Le soir, on soupe et on va se promener pour se faire plaisir dans la cour arrière de la marina Gosselin où il y a une centaine de bateaux sorties de l’eau. La cour à bateau nous semble vide tellement elle est immense. On cherche du Internet en marchant et nous ne trouvons rien.

05 Sept 2007: Belle soirée, bien arosée

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé avec passages nuageux, 25° C

Ce matin en prenant notre café, on cogne à notre bateau. C’est Michel et Josée du voilier EPSILON qui nous apporte un petit pain de blé fait maison. Nous leur faisons visiter notre bateau et convenons d’un rendez-vous pour demain matin à leur bateau pour inter-connecter leur GPS à l’ordinateur.

Ensuite, je teste ma lumière de mouillage aux diodes lumineuses qui est au bout de mon mât. Je l’ai changé il y a quelques jours et je me disais qu’il fallait le faire avant de remâter le bateau. J’alimente donc ma lumière avec un fil de 30 pieds et ça marche !

Catherine va prendre une douche, on dîne et on fait notre pack-sac dans le but de trouver du Internet et aller faire une petite épicerie. On ne fait pas 500 pieds qu’on voit un bateau à moteur sur une remorque qui ressemble au bateau à Daniel, l’oncle à Catherine. Nous savions qu’il allait ramener son bateau du Lac Champlain (Plattsburg) vers St-Paul-de-l’Île-aux-Noix, mais c’était prévu pour vendredi dans deux jours. Nous regardons comme il faut et nous voyons bel et bien Daniel. Il nous cherchait et nous avait envoyé un email pour nous dire qu’il serait là, mais nous n’avions pu le lire malheureusement par manque d’Internet.

Nous regardons son bateau se faire déplacer de la remorque à son lieu d’entreposage, nous allons à notre bateau chercher des petites choses qu’on avait oublié de leur redonner et nous visitons ensuite son bateau. C’est notre premier bateau à moteur qu’on visite. C’est haut et bien fenêtré à coté d’un voilier. Nous avons l’impression d’être plus dehors quand nous sommes à l’intérieur d’un bateau à moteur. C’est grand, beau et très confortable. Nous jasons ainsi une bonne heure et demie et nous échangeons encore plein d’informations. Daniel est passionné et pensionnant. Ensuite, c’est le temps de s’en aller car il est environ 16h00. Il nous propose de nous déposer en ville. En chemin, nous cherchons du Internet et nous finissons par en trouver sur le site de la marina Gagnon. Je prends les emails et nous écrivons à Laval et Nicole du voilier OCÉANITE pour les inviter à souper demain soir. Ensuite, Daniel nous dépose à l’épicerie et c’est un autre aurevoir avec Daniel.

Après l’épicerie, nous retournons au bateau car nous recevons ce soir un ami de Catherine qui n’a pu venir nous dire aurevoir au Saguenay et qui est à Montréal pour un retour au étude. Il arrive vers 18h30 et nous mangeons un super bon souper au saumon et couscous avec du bon vin. Nous avons une soirée superbe avec discussion animée. Nous prenons une petite marche vers minuit pour se dégourdir les jambes et on se couche vers 3h00 du matin. Ouf ! on a pas vu le temps passer et ça faisait longtemps qu’on s’était couché aussi tard! Nous avons gardé Hugues à coucher au bateau vu le niveau élevé de Porto en lui …

Visite de Hugues Larouche, un ami et collègue de travail à Catherine

06 Sept 2007: Promenades, belles rencontres et casse-croute !

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé, 30° C

La levée du corps est difficile ce matin à 9h00. Mal de tête, pas assez dormi. Hugues se lève et s’en va aussitôt, car il a des cours à faire aujourd’hui. Nous prenons un bon café, j’étudie un peu mes connections GPS, car je dois aller sur le bateau EPSILON ce matin à 10h00. Je me prépare et on cogne à notre bateau. C’est Josée qui est là pour venir chercher Catherine pour les courses. Avec l’aide de Daniel, nous avons fait notre épicerie hier, donc plus besoin d’y aller. Josée m’amène en auto à leur bateau pour réparer le GPS.

Arrivée sur EPSILON, nous regardons le tout et ce ne sera pas compliqué. Il y a trois fils à connecter. Nous essayons cela sur mon ordinateur et ça marche en 20 minutes au 2 ième essai. Ensuite, nous faisons marcher cela sur son ordinateur en installant le driver USB. Tout baigne. Nous faisons aussi la mise à jour de son logiciel de navigation et nous échangeons quelques cartes marines. Je prends mes emails rapidement pour voir si Océanite vient souper, et malheureusement, ils ne peuvent pas. Ensuite, c’est le retour au bateau vers midi.

Catherine fait du lavage aujourd’hui. Moi, je ne file pas. But trop de vin et porto hier. Catherine me fait une soupe LIPTON et je fais une sieste tout l’après-midi pendant que Catherine continue son lavage qui lui prend la moitié de la journée à faire. Elle rencontre dans la buandrie Diane, la femme de Paulo Noël et elles échangent presqu’une heure ensemble. Catherine lui demande s’ils se rappellent de Laval et Nicole d’OCÉANITE qui se préparaient à partir à la marina Gosselin il y a 2 ans. Catherine avait lu dans le récit d’Océanite que le bateau de Paulo Noël était tout près du leur et qu’ils les avaient rencontré. Hé bien oui, Laval et Nicole laisse toujours des souvenirs très clairs à ceux qui les rencontre. Catherine lui dit que c’est eux qui nous ont vendu notre bateau et BINGO, que le monde est petit et la boucle est bouclée! Diane semble très gentille et généreuse. Ils sont allés plusieurs fois aux Bahamas.

Après ma sièste, je vais mieux. Je fais la vaisselle et vais prendre une bonne douche. Ça remonte son homme tout ça. Je remplis le réservoir d’eau et mes 2 jerricans d’eau, car nous n’avons pas de services au quai Mayer. Nous devons décider si nous partons demain pour le Lac Champlain. Nous devons donc pour la première fois écouter très sérieusement la météo en anglais sur notre canal VHF. Nous l’écoutions depuis déjà une semaine mais sans être très attentifs. J’entreprends donc, pendant que Catherine répond à ses email, d’enregistrer la météo avec notre petit IPOD et je l’écoute très attentivement ensuite. J’écris tout à mesure ce que je comprends dans un calepin. C’est incroyable comme cette météo est détaillée à comparer de celle de la météo VHF d’environnement Canada. Ce qui se résume à cinq lignes d’habitude au Canada se traduit par trois pages de notes aux USA. Nous sommes bien contents de voir que c’est si détaillée, mais ça prend du temps à tout écrire, presque une demie-heure. Sauf que ça vaut la peine et avec le temps, nous allons devenir plus rapide et meilleur.  La conclusion météo est que nous ne partons ni demain vendredi, ni samedi. Il annonce 25 noeuds de vent du sud et de la vague de 3 à 4 pieds sur le Lac Champlain. Notre point d’entrée sur le Lac Champlain se retrouve où les vagues atterrissent vu la direction sud du vent. Alors pas question, avec un mât sur le dos du bateau, de se lancer là-dedans …  Plusieurs dont oncle Daniel nous on dit de ne pas naviguer sur le Lac Champlain à plus de 20 noeuds de vent, car la vague y est très courte et traître.

Nous allons donc aviser Monsieur Mayer qu’on reste au quai pour au moins deux jours de plus et nous partons à pied pour aller au resto casse-croûte du village vers 18h30. Nous soupons avec des frites-sauce. Hummmmm. Ça nous manquait ! Ensuite, nous marchons jusqu’à la marina Gagnon pour aller voir EPSILON qui veut notre place à quai dès que nous partirons. Nous les avisons que nous restons pour deux autres jours, mais que nous avons une idée: se mettre à l’épaule (côte-à-côte) et que cela nous fera plaisir. Ils se font mettre à l’eau demain, verront comment cela se passe et ils nous appellerons.

Sur le retour de notre promenade à pied, nous allons au magasin général du village. Nous achetons quelques petites choses, dont une location de film et quatre patates que la femme du proprio sort de son propre frigidaire … Nous retournons au bateau, il est 21h00. Nous écoutons le film et on se couche là-dessus. Il fait un vent du sud très chaud pour une soirée, il doit faire 25°C en se couchant.

La pourvoirie Mayer entre la marina Gosselin et la marina Gagnon

07 Sept 2007: On magasine et on fini la journée sur les poubelles !!!

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé, 31° C.

Aujourd’hui, nous voulons mettre notre site web à jour. Il fait tellement chaud dehors qu’on est mieux à l’intérieur bateau. Il vente sur notre travers au quai. Nous ouvrons tous les hublots et le vent traverse l’intérieur de notre bateau pour nous aérer le portrait, humide et chaud. Catherine corrige le texte du journal de bord que j’ai écris il y a quelques jours, elle choisit les photos et je les insère ensuite dans nos pages web. Ensuite, on se dit qu’il faut trouver de l’Internet pour mettre tout cela disponible pour notre fan club ! Nous sortons finalement le bout du nez dehors et partons à pied avec notre sac à dos. Les gens trouve que nous marchons beaucoup. Mais quand nous sommes en bateau, confiné dans un petit espace, nous trouvons cela très bénéfique de marcher enfin. Les distances qui nous parraîssaient longues avant dans la vie normale, nous apparaissent soudainement atteignables à pied. On parle ici d’environ 4 kilomètres aller-retour pour aller du quai Mayer à la marina Gagnon. Y’a rien-là !

Rivière verte fluo à St-Paul-de-l’Île-aux-Noix

Sur notre chemin, nous bifurquons vers une folie : le concessionnaire de voilier JEANNEAU… OUPS… Nous visitons pendant une heure et demi un 36 pieds, un 39 pieds et un 42 pieds, tous flambant neufs à l’intérieur d’un bâtiment à l’air climatisé. Incroyable comme c’est beau un bateau neuf !!! Notre préféré est le 39 pieds à 200 000 $ US. Nous allons en prendre chacun un, avons-nous dit au vendeur quand il nous a dit le prix. Ce dernier nous renseigne très bien et prend le temps avec nous, et nous trouvons cela formateur. Ça nous permet d’en connaître plus sur la construction des voiliers en fibres de verre.

Ensuite, on va à notre super site Internet: sur le coin d’une poubelle à la marina Gagnon. Plusieurs nous voit faire et nous disent: t’as réussi à te connecter !!! … Ben oui, pourquoi ? De répondre: nous, on est membre de la marina depuis longtemps et a jamais réussi à se connecter ! Ce que les gens ne savent pas bien souvent, c’est comment chercher où se positionner pour avoir le meilleur signal. On doit se promener avec un utilitaire de force de signal et surveiller le meilleur emplacement pour se connecter. Ils me voyaient me promener et quadriller le secteur. Résultat : une poubelle Internet! Deux autres équipages sont vites arrivés pour prendre leurs emails: MIGO et EPSILON.

Après notre mise à jour internet, on nous invite sur le bateau EPSILON pour un petit sirop d’orange très désaltérant. Nous jasons donc un moment avec Michel et Josée. Ensuite, nous repartons vers notre bateau à pieds pour aller souper, car il est 19h00.

On a trouvé un lien internet … sur le bord d’une poubelle !                    Petite marche à la marina Gagnon au crépuscule

Éric avec les deux femmes de MIGO

08 Sept 2007: Rencontre avec BALTHAZAR !

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé, 31° C.

Nous écoutons la météo pour savoir quand nous pourrons partir pour le Lac Champlain et il annonce peu de vent demain et du nord-ouest en plus. C’est parfait, nous partons donc demain matin. Ceci vérifié, nous débutons notre journée. Nous allons juste à côté, à la marina Gosselin se magasiner maintenant un BÉNÉTEAU. Nous visitons cette fois un 37 pieds, un 39 pieds et un 42 pieds. Le concessionnaire nous demande dès le départ d’où nous venons et il nous dit qu’il ne peut nous vendre un BÉNÉTEAU, car c’est BOULET LEMELIN de Québec qui possède le territoire du Saguenay. Nous comprenons alors que nous n’aurons pas l’attention du vendeur … Nous demandons la permission d’aller quand même visiter les bateaux, ce qu’on fait pendant une heure. Les prix sont semblables à ceux des JEANNEAU. Catherine préfère le BÉNÉTEAU, mais moi, je suis hésitant.

Ensuite, nous allons prendre une photo de BALTAZAR dans la cour arrière. Nous avons été les voir au Saguenay à une soirée Grands Explorateurs. Ils sont une famille de quatre (deux adultes et deux filles) qui sont partit de 1999 jusqu’en 2004 faire le tour du monde avec leur voilier en acier. Et bien, leur bateau est sortit de l’eau à la marina Gosselin pour des réparations et nous sommes bien contents de le voir. Comble de chance, en après midi en allant prendre une petite bière sur le bateau MIGO qui est à l’ancre de l’autre bord de l’Île-aux-Noix, une chaloupe approche pendant qu’on jase et accoste au bateau MIGO. Bonjour MIGO, on vient vous dire bon voyage !!! Qui était-ce? Le capitaine du bateau BALTAZAR avec une de ses filles. WOW ! , nous sommes impressionnés. Ils montent à bord et ils jasent avec nous tous pendant une demie-heure. Ils sont si calmes et remplit d’histoires et d’expériences à raconter. BALTHAZAR a même pris notre site internet en note. C’est encore une belle expérience. Nous souhaitons bon voyage aussi à MIGO, car nous on part demain et on leur donne rendez- vous quelque part sur l’Husdon River !

Le voilier BALTAZAR qui se fait refaire une beauté à la marina Gosselin

Arrivée à notre bateau, on se prépare pour le passage des douanes de demain (papiers et drapeaux), on remplit notre réservoir d’eau, on prend une douche et on se couche pas trop tard. On est un peu nerveux.

09 Sept 2007: Le Lac Champlain et les Douanes

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix – Pelots Bay (Vermont)

24 milles nautiques;

Averses 15° C, 101.3 KPa, vents N 10-15 noeuds;

Départ à 8h00, Arrivée à 18h00, moteur 5h00 + arrêt aux douanes: 2h30.

Ancrage: N 44° 49.76, W 7° 18.09

Nous quittons « Chicken St-Paul-de-l’Île-aux-Noix Harbour » vers 8h00 AM, pour passer ce matin les douanes américaines à l’entrée du lac Champlain (NOTE: nous bâptiserons les limites que nous avons peur de franchir des « Chicken Harbour »). Les douanes américaines nous font un peu peur, comme si tout notre voyage dépend du douanier américain. Les prochains « Chicken Harbour » devraient être dans le coin de New-York, le passage dans l’océan atlantique de New York à la baie de Delaware et aussi pour la traversée du Golf Stream). Il ne fait pas beau, mais les vents sont faibles et sont donc parfaits pour faire notre entrée sur le Lac Champlain. Nous croisons, une heure après notre départ, Félix et Louisette du voilier BRIGANTINE de Québec. Nous avions correspondu cet hiver sur internet avec eux. On les salut en passant.

Nous arrivons à la frontière vers les 10h00. Nous hissons notre drapeau jaune pour signaler que nous entrons aux USA et que nous ne sommes pas encore enregistrés aux douanes. Nous voulons aller à la marina Gaines, mais personne ne nous répond sur la radio VHF. La marina de Lighthouse juste à côté nous entends et nous invite à aller chez eux, car le douanier y sera dans 30 minutes. On se rend donc à Ligthhouse. Nous débarquons et nous allons nous enregistrer. Le propriétaire de la marina nous reçoit super bien et nous explique toute la procédure et les formulaires à remplir en français. On se présente ensuite au douanier et il nous pose plusieurs questions en anglais qu’on répond du mieux que l’on peut puisqu’il parle d’un ton monotone et qu’il mâche pas mal ses mots. Cela faisait des années que nous nous étions retrouvés dans un environnement anglophone, alors ça grince des dents un peu, mais à deux, nous sommes très fonctionnels : quand un bloque, l’autre embarque. Catherine est meilleure dans la compréhension de l’anglais, dans l’étendue du vocabulaire et dans la formulation de phrases, mais j’ai plus l’oreille pour comprendre l’accent anglophone que Catherine et je parle spontanément. Catherine elle, se fait mieux comprendre que moi quand elle parle. On se complète donc encore bien, comme dans presque toute les autres domaines de notre vie de couple. On va tellement bien ensemble, vous ne trouvez pas?

Pour revenir aux douanes, le douanier nous semble ne pas avoir d’expérience pour ce qui est du domaine maritime. On aurait qu’il travaille ailleurs normalement et il doit avoir une affectation temporaire aujourdh’ui. Il passe beaucoup de temps au téléphone à poser des questions, se montre très surpris de notre voyage vers les Bahamas et nous demande pourquoi notre mât est couché sur le bateau. Il faut aussi que je vous compte une anecdote assez cocasse entre le douanier et Catherine. Dans la démarche des douanes, il faut demander un numéro de DECALL pour les bateaux de 30 pieds et plus (en plus du crusing permit). Le douanier appel à son bureau local et se fait dire qu’il n’en faut pas. Il nous dit alors que nous sommes en règle, mais n’a pas l’air sûr de ce qu’il dit. Le responsable de la marina d’à côté venait tout juste de nous dire pour sa part qu’il le faut absolument, car les shérifs maritimes le demandent si l’on se fait aborder. C’est alors que Catherine, spontanément et sans dentelle, dit en anglais au douanier:  » Puis-je prendre votre nom en note ?  » (elle avait en la tête que si un shérif nous le demande, nous pourrons dire que les douanes nous on dit que ce n’était pas nécessaire). C’était très légitime, sauf que c’est préférable de ne pas argumenter avec un douanier ! Paniqué, je donne un coup de coude dans le ventre  à Catherine et lui dit:  » qu’est-ce que tu fais là !!!  » Le douanier, lui, recule d’un pied ou deux sur sa chaise et dit :  » pourquoi ? tu vas faire quoi avec mon nom ?  » Catherine rattrape ensuite la situation, toujours en anglais, car elle est très agile dans ces situations là , mais ce fut un petit moment de stress. Enfin, en lisant la liste des aliments interdits, nous lui disons qu’on en a quelques uns (fruits tropicaux) et le douanier monte à bord de notre bateau pour les ramener dans un sac. Pas de fouille de sa part. Cela le met super à l’aise et c’est la fin des suspicions. Catherine et lui se mettent à blaguer et rire, et tout rentre dans l’ordre. OUF !!!  Finalement, nous avons droit à des conserves-maison de viandes, mais pas de la viande bovine ou de l’agneau. Il faut vérifier avec les douanes par ailleurs parce que cela peut changer au numéro suivant (le numéro que Catherine a tant cherché) : 518 298-7213 begin_of_the_skype_highlighting 518 298-7213 end_of_the_skype_highlighting ou 7218, CBP Agriculture in Champlain, NY .

Le pont de Rouses Point qui démarque l’entrée aux USA                            Les douanes à la marina LIGHTHOUSE de Rouses Point

Une fois les douanes réglées, nous faisons le plein de diesel et le pump-out (vidange du réservoir septique). Ensuite, on entreprend de faire une épicerie. On s’informe et il n’y a rien qui se fasse à pied. Nous voulons faire quelques jours à l’ancre sur le lac Champlain et plusieurs nous ont dit que les épiceries y sont rares, alors il faut en faire une ici. Nous allons donc en taxi (20 milles aller-retour) à une épicerie énorme, le « Price Shopper ». C’est une big big épicerie ouverte 24h00 ! Nous ne reconnaissons aucune marque, alors c’est complètement étourdissant. Une chance qu’il y a des images sur les boites et les conserves ! De retour au bateau, nous faisons un peu d’internet, car il y a plusieurs réseaux sans fil. Ensuite, on part ! Il est 14h00 environ et cela fait 2h30 que nous sommes arrêtés à Lighthouse.

Direction : Pelots Bay. Environ 2 heures de navigation. C’est la première baie bien protégée sur notre chemin. On veut y passer la nuit et réaliser qu’on est maintenant aux USA. Arrivés dans la baie, on se reprend à 3 fois pour ancrer, car le fond est en roche. On aurait dit qu’il avait été asphalté ou bétonné tellement il était lisse et sans prise pour l’ancre. Les deux premières fois, nous avons choisit une partie de la baie tranquille. Nous avons compris pourquoi il n’y avait pas de bateau là … On se déplace ensuite au premier endroit que Catherine avait choisit (proche de la marina) et on recroise le voilier BRIGANTINE. On leur demande si le fond est bon et ils nous disent que oui. On se met à l’ancre tout près. Il est 18h30, on n’a pas soupé et on meurt de faim. Nous ferons donc connaissance avec Brigantine demain !

Après souper, la pression retombe et le fun s’installe. Nous sommes contents d’avoir passé les douanes, d’être aux USA et d’être sur le lac Champlain. On part la musique et on danse de 20h00 à 12h30 AM comme des jeunes fous du temps où l’on s’est connus au Dagobert sur la Grande-Allée à Québec. C’est Catherine qui fait le DJ !

On fait la fête, on a passé les douanes, Youpi !!!

10 Sept 2007: À la découverte du lac Champlain

Pelots Bay (Vermont)- Deep Bay (New-york)

9 milles nautiques;

Ensoleillé  22° C, 101.1 KPa, vents N 10 noeuds;

Départ à 14h00, Arrivée à 16h00, moteur 2h00.

Ancrage: N 44° 46.40, W 73° 22.98

Levée du corps difficile, car beaucoup fêté hier. Catherine a même un léger mal de block  » Rhum and Coke ». Je sors en zodiac dire bonjour à BRIGANTINE et leur demander leurs intentions de la journée. Je les invite sur notre bateau. Ils viennent vers 12h00 et nous faisons un peu connaissance. Nous convenons de partir après dîner pour Deep Bay ensemble. J’attaque le lavage de la moustache du bateau. C’est des algues et de la saleté qui s’accumulent à la ligne de flottaison tout autour du bateau. Il faut laver cela une fois par semaine environ. Je termine aussi le cirage du tableau arrière du bateau, que j’aurais dû terminer avant notre départ du 5 août … Catherine pendant ce temps fait du ménage à l’intérieur du bateau (plancher, toilette, etc…).

Ensuite, nous partons pour Deep Bay. Petite navigation tranquille de 2h00. Dans la baie, il y a trois rangées de 15 tangons où l’on peut s’amarrer. Il n’y a qu’un seul bateau. On a presque la baie à nous tout seul. Nous débarquons avec BRIGNANTINE à terre en zodiac, car il y a des sentiers pédestres. On marche environ une heure et demie dans la belle nature du lac Champlain. C’est vraiment super de prendre une petite marche à terre quand on est tout le temps sur un bateau. Nous aimons les deux: être sur un bateau et marcher. Ça nous prend les deux pour nous sentir bien équilibrés. Pendant la marche, on continu à faire connaissance avec l’équipage de BRIGANTINE.

Notre voilier à tangon dans Deep Bay                                                        Petite marche de santé avec l’équipage de BRIGANTINE (qui prennent la photo)

Au retour de la marche, petit 5 à 7 sur Mer et Monde II avec bières et Chips. Ensuite, nous soupons chacun dans notre bateau et comptons rester dans Deep Bay pour demain. La baie est belle, la soirée est tranquille et on se couche un peu dans le hamack sur le pont pour relaxer au soleil couchant.

11 Sept 2007: Superbe navigation

Deep Bay (New-york) – Mallets Bay (Vermont)

15 milles nautiques;

Nuageux  22° C, 100.2 KPa, vents S 20-25 noeuds, 3-4 pieds de vagues;

Départ à 11h00, Arrivée à 16h00, moteur 5h00.

Ancrage: N 44° 33.88, W 73° 13.79

Levée tranquille. Lecture, écriture et déjeuner aux crêpes. Nous écoutons la météo tard, soit vers 11h00 AM. Il annonce 20-25 noeuds de vent et on nous a dit de faire très attention au Lac Champlain par vent du Sud à 20 noeuds et plus. Mon court de pilotage des ECP m’a aussi  appris qu’il faut un certain nombre d’heures avant que la vague se forme. Nous ne voulons pas rester plusieurs jours ici. Alors, si on part tout de suite, nous pourrons aller à notre prochaine destination avant que la vague n’atteigne 4 pieds. Nous décidons donc de partir rapidement. Nous passons à coté de BRIGANTINE et on leur explique nos intentions. Nous leur disons qu’arrivé au large, nous leur soulignerons par radio si le lac est praticable. Sortis de la baie, la vague est d’environ deux pieds. On communique cela à BRIGANTINE qui décide eux aussi de faire un bout de chemin. Catherine prépare un plan A,B,C,D,E … au cas où la vagues augmenteraient. Destination prévue (la A) : Mallets Bay. Le trajet se fait bien. Le bateau monte un peu sur la vague, mais rien comme ce qu’on a connu dans le St-Laurent. Nous naviguons à l’aise pendant 2h00 environ. Il y a quelque fois de la vague de 3 pieds, mais c’est momentané. On s’approche de l’autre berge et la vague est moins forte.

Avec la configuration du lac et le vent du sud, nous étions semi-protégés du fetch depuis notre départ (le fetch, c’est la distance que le vent a sur l’eau pour faire monter la vague). Mais nous devons contourner une ile avant d’entrer dans Mallets Bay et pendant une heure, la vague est de 3 à 4 pieds sur notre hanche. On se fait pas mal brasser, mais le mât couché tient le coup (il a été solidement attaché par le capitaine). Mais, il n’en aurait pas fallu plus je pense. À voile, la limite pourrait être repoussée, mais là, c’est le max pour qu’il n’y ait pas de casse.

Éric observe BRIGANTINE fendre la vague de 3-4 pieds

Nous arrivons donc à l’entrée de notre baie pour la nuit. Nos cartes indiquent 4 pieds d’eau à l’entrée de la passe et sur environ 100 pieds de circonférence. Nous demandons à BRIGANTINE d’aller sonder, car ils n’ont que 4.5 pieds de tirant d’eau. Ils vont voir et reviennent en disant qu’il y a 4 pieds d’eau à certains endroits et qu’il vaut mieux ne pas y aller. Mais selon ce que nos cartes démontrent et selon ce que nous avons comme renseignements de certains navigateurs ca pourrais passer :  » de justesse, mais ça passe ! « . On se regarde Catherine et moi et on se dit qu’on perd rien à essayer. Catherine est très bonne pour ces cas là. Elle se mets sur la carte et me fait passer très précisément aux bons endroits. Je l’écoute au doigt et à l’oeil depuis l’année dernière où je m’étais fourvoyé dans l’entrée de Tadoussac à contre-courant. Nous commençons l’approche de la petite passe. 8 pieds, 7 pieds, 8 pieds, 7 pieds, 6.5 pieds, 10 pieds, 15 pieds, 25 pieds, 32 pieds, 10 pieds, 8 pieds, 7 pieds, je réduis la vitesse au minimum, 6 pieds, 6 pieds, 6 pieds, c’est serré … , 7 pieds, 8 pieds, 10 pieds, 25 pieds, 45 pieds, BINGO ! c’est passé. BRIGANTINE nous dira plus tard qu’ils  nous regardaient y aller quand même et qu’ils se disaient AH ! les jeunes !… Bravo Catherine, t’es une chef navigatrice dans ces moments là !

Arrivés à Mallets bay, on se cherche un bon ancrage pour deux jours. Nous visitons trois baies avant de trouver ce qu’on veut. Ce qui est tannant sur le lac Champlain est que toutes les belles baies protégées sont presque toutes habitées par des marinas. On n’en revient pas combien il y a de marinas partout sur le lac. En deux jours, on en a vu une quinzaine et c’est principalement des voiliers qu’il y a. J’aimerais bien savoir combien il y a de voiliers sur le lac et je ne serais pas surpris d’entendre de deux à trois milles voiliers ! Déjà, nous en avons vu au moins 1000 et nous n’en sommes qu’au premier quart du lac.

Beau mouillage à Mallets Bay

Petit 5 à 7 sur BRIGANTINE et la pluie commence, alors nous retournons sur notre bateau vers 19h00. Nous soupons et le dodo vient vite ce soir (21h). Journée avec de l’action et du vent, ça couche son homme et sa femme de bonne heure ça !

12 Sept 2007: Repos à l’abri

Mallets Bay (Vermont)

Passage nuageux  18° C, 100.0 KPa, vents O 20-25 noeuds;

Aujourd’hui, on ne bouge pas. Lecture, écriture et on fait du Internet à partir du bateau. Je taponne un peu mon moteur hors-bord, car il étouffe facilement. Je doute que le filtre à gaz est bouché, mais je ne le trouve pas. Je démanche certains tuyaux et souffle dedans. Je démanche une partie du carburateur et le nettoie aussi. Je trouve rien de spécial et remonte tout ça. J’enlève aussi les « stickers » sur le moteur pour le rendre plus fade et moins beau. On m’a conseillé ça pour ne pas nous le faire voler. J’installe aussi une petite lumière de navigation sur le zodiac pour la nuit que le voilier ÉVOÉ nous a vendu. Hier, nous sommes retournés au bateau à la brunante en zodiac et j’aurais aimé avoir cette lumière. Catherine a fait un beau potage aux choux-fleurs. Elle va en porter un pot à BRIGANTINE et en profite pour faire sa première ballade à zodiac à la noirceur. Nous soupons au saumon farci au crabe (hmmmmm…) et regardons la moitié d’un film.

Première ballade de Catherine en zodiac de nuit

13 Sept 2007: Visite de la ville universitaire de Burlington

Mallets Bay (Vermont)- Shelburne Bay (Vermont)

15 milles nautiques;

Ensoleillé  24° C, 101.5 KPa, vents S 5 noeuds;

Départ à 8h00, Arrivée à 11h00 à Burlington;

Départ à 16h00, Arrivée à 17h00 à Shelburne Bay; moteur 4h00.

Ancrage: N 44° 28.28, W 73° 13.43

On se lève tôt ce matin. Il fait beau et le vent est tombé. C’est une matinée magnifique pour prendre un café au grand air. J’ai des fourmis dans les jambes, car il annonce beau toute la journée et j’aimerais être à Burlington de bonne heure pour en profiter tout l’après-midi. Nous naviguons donc trois heures vers Burlington. Nous repassons par la passe peu profonde, mais nous avons gardé notre trace GPS de notre premier passage pour repasser au même endroit.

Nous arrivons vers 11h00 à Burlington, suivi de BRIGANTINE. Nous mettons l’ancre devant la ville à l’abri avec le brise-lame et on se fait avertir aussitôt de ne pas ancrer là, car des traversiers circulent à cet endroit. Nous apprenons alors que les tangons sont gratuits pour la journée. Ce qui fait notre affaire, car il annonce beaucoup de vent pour demain et nous voulons aller à Shelburne Bay qui nous donnera une bonne protection ce soir. Nous remontons l’ancre et on se met à tangon. Pour ceux qui se demandent comment ça va avec mes bras et mon ancre (car nous n’avons pas acheté de guindeau électrique), et bien, je suis rendu « muscle man » et remonte l’ancre comme si de rien n’était. Je savais qu’avec la pratique, mes bras reviendraient « top shape ». D’ailleurs, Catherine ne s’en plaint pas vraiment. De beau bras, de beaux pectoraux et même des abdominaux qui refont surface tranquillement après quelques années sous les quelques « pneus Michelin » …

Nous débarquons donc en ville vers 12h00 avec BRIGANTINE. On se départit de nos quatre sacs de vidanges avec plaisir, on cadenasse notre zodiac au quai et Catherine enfile notre super sac à dos. BRIGANTINE a des problèmes avec son hors-bord et arrive à la rame. Nous marchons en ville et rejoignons la fameuse et populaire Church Street qui est interdite à la circulation automobile. Cela fait un peu penser à la rue St-Jean quand elle est barrée ou au Petit Champlain à Québec avec plein de boutiques et de restos-terrasse. Nous dinons sur la terrasse d’un excellent bistro européen.

La Church Street dans le downtown de Burlington                                            On cherche un resto pour diner

La ville de Burlington avec son gros campus universitaire

Ensuite, on entreprend d’aller au West Marine qui est à un bon bout à pied. Nous traversons sur notre chemin le campus universitaire de l’Université du Vermont. C’est un campus vraiment beau, immense et qui donne le goût de retourner aux études tellement c’est bien aménagé. Ensuite, c’est le West Marine. Cette chaîne de magasins d’articles marins est partout aux USA. On en entendait parler et avions leur catalogue depuis les trois dernières années, mais là, on y est pour de vrai ! Ce magasin de Burlington est petit, mais c’est tout de même un West Marine!!! Nous achetons un petit chariot pliable pour nos commissions et un pré-filtre diesel (ce qu’on a pu trouver). BRIGANTINE fait aussi quelques achats et c’est le retour au bateau. Une belle marche d’environ 5-6 milles tout l’après midi au soleil dans une très agréable ville plein d’étudiants.

En sortant du West Marine, Éric essait notre super chariot à roulettes

Ensuite, on se déplace pour passer la nuit dans Shelburne Bay à 2-3 miles de Burlington. On se trouve une belle anse protégée et on s’ancre du premier coup. Tester notre ancre comme il faut nous révèle souvent de mauvais fond dans le lac Champlain et cela nous évite de mauvaises surprises (comme l’ancre qui décroche durant la nuit …). Nous testons toujours notre ancrage en reculant à moteur dans le fond à 2900 tours (sans élan quand même !). Nous faisons de même avec les tangons. Ce n’est pas parce qu’on ne met pas l’ancre qu’il faut faire confiance aux tangons les yeux fermés. Nous les testons donc avec la même méthode pour valider la solidité du câble d’acier et du bloc de béton qui est dans le fond de l’eau.

On lit un peu, la baie est tranquille, on prend une bière à deux et on relaxe. On se fait à souper avec le restant de saumon farcie au crabe (hmmmmmm…) et on écoute la fin du film d’hier. Ensuite, dodo car il est 22h00. Notre rythme est souvent pareil. On se couche à 22h00 et on se lève vers 8h00 du matin. Ce qu’on dort bien dans un bateau…

14 Sept 2007: À l’abri du vent

Shelburne Bay (Vermont)

Passages nuageux  20° C, 100.9 KPa, vents S 25-35 noeuds;

Lecture pour Catherine et écriture du site web pour Eric. Ensuite, Catherine fait du pain dans le bateau pour la première fois. Moi, je prends pour la première fois une douche solaire (pour les curieux: c’est un sac noir en caoutchou plein d’eau qu’on laisse sur le pont afin que le soleil le réchauffe). Aujourd’hui, il n’y a pas de soleil, mais l’occasion de prendre une douche est là. Alors, tant pis pour le principe de réchauffement du sac noir. Même si cela est froid, ça fait un grand bien. Ensuite, c’est au tour de Catherine pour la douche.

Catherine qui fait ses premiers pains avec le four au propane               OUF ! C’est pas si chaud une douche solaire dans le cockpit !

Pour le Happy Hour (notre fameux 5 à 7 au Québec), nous invitons nos voisins d’à côté pour une petite partie de carte. Ils sont amateurs du jeu de cartes le 500. On y a déjà joué, mais on s’en rappelle plus ou moins alors il faut nous le ré-expliquer. Juste avant de commencer la joute, nous dégustons le bon pain chaud tout juste sorti du four de Catherine avec un peu de beurre, hum hum… On s’amuse ainsi de 17h00 à 20h00. Nous soupons et ensuite dodo.

Je couche habillé dans le carré, car il annonce beaucoup de vent cette nuit. Tout ce passe bien jusqu’à 3h10 AM où le front froit s’abât sur nous avec au moins 35 noeuds de vent. Le vent vire soudainement de 180 degrés. Nous nous retrouvons dans le sens contraire de notre ancre et le vent nous pousse vers la berge dans 12 pieds d’eau. Je trouve cela serré, car si l’ancre décroche, nous n’aurons que très peu de temps pour réagir. Catherine et moi enfilons nos habits de pluie car il pleut fort et je sors dehors. Les rafales de vent sont fortes, alors j’allume le moteur « au cas où » et Catherine allume les lumières de navigation. Nous sommes en alerte pendant une demie-heure, puis le vent diminue. Une fois que nous sommes assuré que l’ancre tient bien, j’éteinds le moteur et les lumières de navigation. Le reste de la nuit se déroule bien et nous nous dormons le reste de la nuit comme des bébés.

15 Sept 2007: Partridge Harbour: un paradis sur terre

Shelburne Bay (Vermont) – Partridge Harbour (New York)

25 milles nautiques;

Passages nuageux  20° C, 101.3 KPa, vents S 5 noeuds;

Départ à 9h00, Arrivée à 14h00, moteur 5h00,

Ancrage: N 44° 12.05, W 73° 23.51

Au matin, la baie est calme. À la VHF, il annonce pour aujourd’hui de 15 à 20 noeuds de vent du sud et nous ne savons pas trop si nous pouvons prendre le large. Présentement à Burlington, les vents sont calmes. Je sais par mes cours des Escadrilles canadiennes de plaisance (ECP) que pour que la vague lève, il faut quelques heures de vent continue. Donc, si le vent se lèverait tout de suite, la vague lèverait ensuite 2 à 3 heures plus tard, ce qui nous donnerais un certain temps pour faire un bout de chemin. Tout compte fait, branle-bas de combat: on part !!!!!!

Vue du large apres le front froid à la sortie de notre baie protégée.

Nous avertissons BRIGANTINE qu’il y a une acalmie qui s’offre à nous et que nous allons bouger d’endroit. Ils apparaissent dans notre champ de vision arrière 30 minutes après. La navigation est super belle. Le lac est calme et le soleil se montre le bout du nez entre les nuages. Il commence à faire beau vers 12h00. Nous sommes ébahis par les beaux domaines qu’on aperçoie sur la rive. De très grosses maisons avec des hectares et des hectares de gazon, tous délimités de clotures en bois blanches. C’est magnifique ! On se dirige ensuite vers un site que toute la famille Poirier nous a recommandé fortement. C’est la très petite baie de Partridge Harbour. Il faut pour s’ancrer dans cette microscopique baie, mettre l’ancre à l’entrée de la baie, reculer nos 200 pieds de cablôt d’ancre et aller attacher le derrière du bateau dans le bois (j’ai attaché le cablôt à un arbre mort, car des pancartes mentionnent que c’est interdit de s’attacher aux arbres parce que c’est un terrain privé). De cette façon, on ne peut donc ainsi tourner sur notre ancre, car il n’y aurait pas assez de place. Nous pouvons être 3 ou 4 bateaux dans la baie en même temps. Par chance, nous sommes seuls avec BRIGANTINE. Une fois ancré et prêt à relaxer, on en revient pas comme c’est beau !!! C’est le plus bel endroit qu’on a fait à date sur le lac. Il y a un beau nid de balbuzards (ou aigle-pêcheurs) dans le haut d’un pin rouge. La maman et le papa balbuzards, qui ont des oisillons, ne sont pas très contents qu’on soit là. Ils volent près de nous pour nous impressionner et nous crient après. Il y a aussi un grand héron qui pêche, un martin-pêcheur lui aussi, des tonnes de canards de toutes les couleurs, un cormoran à aigrettes (brun avec la tête orange) qui est un véritable sous-marin (car il est tout le temps sous l’eau en train de pêcher), etc. La nature est omniprésente partout dans la baie. On regarde partout pendant des heures pour s’imprégnier de cette belle place. BRIGANTINE sont très hypnotisés eux aussi et remercient oncle Daniel de nous avoir recommandé de venir ici.

Éric qui se prélasse et contemple la nature à l’état sauvage

Catherine part en zodiac à la rame pour débarquer sur la berge et fait un « trip photo » :

Paysages de Partridge Harbourg.

Vers 17h00, un voilier vient s’ancrer lui aussi dans la baie. Le capitaine se prend par trois fois pour réussir à s’ancrer et on ne comprend pas du tout ses manoeuvres et sa tactique d’ancrage. Sur son bateau, il est inscrit Vermont, alors on se dit qu’il doit connaître la baie et savoir ce qu’il fait… Après environ 30 minutes de taponnage et de gestes désorganisés, je n’en peux plus de les regarder se débattre dans tous les sens et je vais l’aider. Cinq minutes après, il est ancré pour la nuit! Je peux vous dire que nous naviguons avec de bonnes techniques et connaissances quand on est témoin de certains bateaux faire n’importe quoi comme ça…

Petit apéro sur BRIGANTINE qui a trouvé une bouteille de rosé dans ses cales. Nous nous relançons pour une partie de 500 aux cartes. Nous revenons sur notre bateau, nous soupons et ensuite dodo sur la digestion.

16 Sept 2007: Jour 2 au paradis

Partridge Harbour (New York)

Ensoleillé 18 °C, 101.7 Kpa

On se lève avec un beau soleil. Il a fait froid cette nuit (proche du point de congélation) et notre chauffage était très bienvenu. La baie est encore plus belle le matin et les oiseaux sont déjà actifs. Nous avons de belles conditions pour naviguer aujourd’hui selon ce qu’on entend à la VHF. BRIGANTINE viennent nous voir pour nous dire qu’ils aiment trop cette baie pour ne pas en profiter une journée de plus. On y va avec la famille, alors on reste nous aussi. Catherine qui étudie tout le temps un peu d’avance notre chemin a hâte d’avancer, car il y a plein de belles choses à visiter et à voir. Mais elle est aussi bien que nous dans cette baie, alors elle est facile à convaincre pour rester une autre nuit. Il faut souligner ici, vu le que le sujet est abordé, que Catherine s’est démarquée de nous quatre qui se suivont depuis une semaine pour ce qui est des informations. Catherine est une lectrice professionnelle. Ceux qui la connaisse savent que Catherine ne peut voir un journal, un livre, une revue ou du texte sans le lire. Résultat, elle lit tout ce qui existe comme guides, cartes et revues qui sont dans le bateau. Quand on se demande en jasant ce qu’il y a faire, si l’on peut aller faire une épicerie dans cette ville là, qui s’annonce en disant: moi je le sais!!! : et bien Catherine, Catherine, Catherine. Alors, je l’ai nommé officiellement la GEO du voyage. C’est la plupart du temps elle qui nous dit où aller et qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui. Elle aime bien cela je crois, car elle y met une heure ou deux par jour.

On convient ensuite avec BRIGANTINE de ce faire un lunch pour le diner et d’aller casser la croute quelque part. On se prépare donc et ensuite on part en zodiac pour s’arrêter à une pointe tout près. On visite ensuite en zodiac un peu la berge près de la baie et on revient au bateau.

Casse-croute avec BRIGANTINE sur le bord de l’eau au Lac Champlain

En arrivant, nous remarquons que le balbuzard est actif sur la berge de notre baie. Nous le voyons s’envoler et se percher tout près dans un arbre. Je me mets dans l’idée de le photographier en vol. Je prépare l’appareil photo et vise le balbuzard en espérant qu’il s’envolera bientôt. Une heure plus tard, le cou endolori, les yeux secs, il fini enfin par s’envoler. J’avais mis l’appareil photo à la fonction « mitraillette » (rafale de photos). Je prend 45 photos. Après visionnement, une seule était bonne … Ce n’est pas une très grosse moyenne au baton n’est-ce pas ?

Notre ami le balbuzard en plein vol (photo de Éric)

Catherine me talonnait depuis trois semaines pour jouer une partie de Scrabble. Je lui avait dit oui à condition qu’elle me fasse du pain. Moi qui n’aime pas les jeux avec les mots, il faut bien faire plaisir à ma femme de temps en temps, alors on s’installe pour une partie de Scrabble. Catherine est tout contente. Après une heure et demie, la partie se termine par un score de 150 pour Catherine et 200 pour Eric. Hé oui, elle a perdu. Elle a dit à la fin que finalement, ce jeu est juste un jeu de hasard …. Bizarre non ?….

17 Sept 2007: Visite de forts

Partridge Harbour – Crown Point (New York);

19 milles nautiques;

Ensoleillé  20° C, 101.7 KPa, vents calmes;

Départ à 8h30, Arrivée à 9h00 à Westport; Départ à 15h00, arrivée à 18h00 à Crown Point;

3h30 moteur

Ancrage: N 44° 01.84, W 73° 25.38

Ce matin, on bouge. Départ à 8h30 avec BRIGANTINE qui nous accompagne. Les prévisions météos indiquent un système de beau temps qui s’installe pour plusieurs jours, youpi ! Nous allons en chemin nous ravitailler à Westport. Remplissage du diesel, de l’essence et de l’eau. Aussi, nous faisons le pump-out, le lavage, l’épicerie, les achats et prenons notre douche.  Dans le downtown du village, nous faisons un petit pique-nique pour diner sur la pelouse privée d’un villageois qui avait un beau grand terrain (on s’en ait rendu compte après avoir fini de manger, car son terrain était grand). Il faut faire les deux épiceries du village pour trouver quelques articles seulement. Les épiceries sont sombres, plutôt malpropres et plusieurs articles sont périmés ou suspects. Ce fut un bel arrêt tout de même où tout était proche.

La marina de Westport qui a un certain cachet                                        Pic-nic avec BRIGANTINE sur un terrain privé de Westport … , oups !

Ensuite, nous reprenons notre chemin vers Crown Point où le Lac Champlain rétrécie considérablement. Les paysages sont magnifiques avec vue sur les monts des Adirondacks que nous aurions sûrement aimé visiter dans d’autres circonstances. Arrivés là, nous ancrons dans une petite baie au pied de deux forts (Fort Frédéric et Fort de Crown Point). La baie n’est pas très protégée, mais les vents sont calmes. Nous prenons une petite bière sur BRIGANTINE et ensuite nous allons marcher et visiter les deux forts. Ceux-ci ont été construits dans les années 1700 par les français pour protéger les frontières vers le nord et ont été repris par les britanniques rapidement. Il y a également un gros monument érigé en l’honneur de Samuel de Champlain pour sa découverte du lac en 1608. Le monument sert également de phare. Nous finissons notre promenade à la brunante et la fraiche fait vite son apparition. Les nuits sont plus froides depuis quelques jours et cela nous rappelle que l’hiver s’en vient. Cela nous incite à descendre un peu plus vite vers le sud. Nous aimons bien visiter et flaner partout pour découvrir tous les petits recoins que l’on traverse, mais il ne faut pas oublier de faire notre parcours vers le sud ! Nous avons quand même 2300 milles nautiques à faire pour arriver aux Bahamas et nous en avons environ 500 de complétés.

Vue sur notre ancrage à Crown Point                                                          Les ruines du fort de Crown Point au crépuscule

18 Sept 2007: Début du canal Champlain

Crown Point – Whitehall (New York)

37 milles nautiques;

Ensoleillé  23° C, 102.2 KPa, vents calmes;

Départ à 9h00, Arrivée à 11h30 à Fort Ticonderoga; Départ à 15h00, arrivée à 18h30 à Whitehall;

Moteur: 6h00

Ce matin, Catherine nous rappelle qu’il faut accélérer un peu et nous sommes tous daccord. Nous partons vers 9h00 en plein brouillard de rayonnement (se dissipe au cours de la matinée) car les nuits sont fraiches. On se rend d’abord à Fort Ticonderoga pour une visite de quelques heures. Nous mettons l’ancre dans la baie au bas du fort et nous escaladons tous le mont pour entrer par l’arrière du fort. C’était finalement un peu trop casse-gueule à notre goût … À notre retour, nous avons trouvé un meilleur chemin pour revenir à la berge juste à côté de où nous avions passé le matin (de beaux escaliers)!

Levé de soleil au mouillage de Crown Point: de toute beauté !

Il faut que fasse ici une petite capsule d’histoire car Catherine et moi aimons bien l’histoire. C’est qu’après la visite de ce fort, j’ai réalisé qu’ils se ressemblaient tous, car les guerriers ne s’en tenaient pas à prendre un seul fort, mais à tout prendre … Voici en gros quelle est l’importance de la région que l’on visite. Il faut s’imaginer revenir dans le temps où les voies navigables étaient les principaux passages pour voyager et faire du commerce. Ces voies navigables-là devenaient des routes critiques pour l’érection de nouvelles terres. La France et l’Angleterre eux l’avaient découvert, alors ils se battaient pour obtenir le plus de territoire possible. On pouvait avoir accès à la Nouvelle-France où l’on vit aujourd’hui par le fleuve St-Laurent, mais aussi par la rivière Richelieu, le lac Champlain et la rivière Hudson (ils devaient toutefois faire un peu de portage aux endroits où les canaux et écluses sont aujourd’hui). Il y a donc plusieurs forts qui ont été construits le long de ses voies navigables dont les forts Lennox (Richelieu), Crown Point, St-Frédérick et Ticonderoga (lac Champlain), Edward et Ann (Hudson), etc. Le gros de l’histoire s’est déroulé dans les années 1755 à 1777. On doit se rappeler dans l’histoire du Québec que de la Nouvelle-France a passé aux mains des britaniques en 1759. Et bien, ce fut la même chose ici. Les français ont construit leurs forts de 1755 à 1759 pour protéger leur Nouvelle-France des britaniques, qui eux, possédaient la Nouvelle-Angleterre (les USA aujourd’hui). Les guerres ont eu lieu ici quand les britaniques ont décidé de s’approprier la Nouvelle-France. Ils ont attaqué avec leurs voiliers et avaient deux fronts d’attaque principaux qui entouraient les pauvres français. Les britaniques ont quand même eu de la misère à prendre tout ces forts. La deuxième partie de l’histoire s’est déroulée en 1775 (15 ans plus tard) où les colons ont décidé de se faire un pays indépendant et de mettre l’Angleterre dehors. Là, c’est devenu une guerre entre américains et britaniques. Les américains ont prit les forts pendant deux ans, mais les ont perdu en 1777 quand les britaniques sont redescendus de la Nouvelle-France pour se réapproprier le territoire. Par contre, l’Angleterre a perdu les batailles plus bas dans le sud et ont finalement dû céder l’Amérique aux américains. Voilà pour ma capsule historique …

Le fort de Ticonderoga                                                                                  Ce fort abrite la plus grosse réserve de canons des États-Unis !!!

Ensuite, nous reprennons notre chemin vers 15h00 après notre visite du fort et le cerveau nous chauffe parce qu’on s’est concentré à tout comprendre en anglais les guides touristiques et les pancartes. Puis, nous faisons la partie très étroite de la fin sud du lac Champlain. C’est une navigation très attentive, car nous n’avons pas beaucoup d’espace pour naviguer et peu de profondeur d’eau. C’est aussi dans une zone marécageuse presque tout le long. Ce sont des paysages nouveaux et c’est une autre expérience dans notre bagage ! Un train passe et nous salut à son passage de deux coup de sifflet pour nous souhaiter bon voyage !

Vers 18h30, nous sortons des marécages et nous arrivons à Whitehall. Nous arrivons trop tard pour monter l’écluse no 12 (qui est la première pour nous dans le nord du canal Champlain) et on s’amarre au quai d’attente de l’écluse pour y passer la nuit. Cinq minutes après, un gars vient nous voir et nous dit qu’il travaille à cette écluse, qu’il a fini son quart de travail à 17h00, mais qu’il a soupé et qu’il pourrait nous faire passer. Il est très gentil et calme et nous acceptons volontier de passer notre première écluse du canal. Par contre, nous ne sommes pas vraiment prêts et nous passons cette écluse de facon assez désorganisée merci. De gros bouillons nous brassent dans tous les sens et on se sent comme dans une marmite d’eau chaude. Pas de casse.

Arrivés en haut, nous sommes en plein coeur du village de Whitehall et le son d’une grosse cloche se fait entendre au passage d’une marina très spéciale sur le bord du canal. On se croirait dans un film western. C’est vraiment beaucoup mieux ici pour passer la nuit et le quai municipal est gratuit. Nous apprennons aussi qu’ils ne chargent rien pour le passage des écluses depuis le début de la saison. Bel accueil Whitehall !

Calme plat aux derniers miles nautique du lac Champlain

19 Sept 2007: Début du canal Champlain

Whitehall – Fort Edward (New York)

24 milles nautiques;

Ensoleillé,  24° C, 102.2 KPa, vents calmes;

Départ à 11h00, Arrivée à 16h30, moteur: 5h30;

Ce matin en se levant à 7h30, le brouillard est encore plus présent que la veille. C’est de toute beauté ce matin. Le soleil est bas et illumine le brouillard, donnant ainsi un effet très spécial. Je prends quelques photos. Ensuite, nous partons avec BRIGANTINE pour une petite marche afin de découvrir la ville et de faire une petite épicerie. Celle qu’on a fait à Westpoint était plus qu’incomplète. Au passage, nous rencontrons le voilier CHIMÈRE qui vient de la marina de Neuville dans l’écluse 12.

Dans le canal Champlain à l’aube, il y a un toujours un                         Paysage typique du canal Champlain. À gauche, la marina qui

brouillard de rayonnement                                                                          a sonné sa cloche à notre passage

Et c’est parti pour le bal des écluses ! Nous faisons de l’écluse 11 à l’écluse 7. Nous arrivons en fin d’après-midi à l’écluse 7. Nous rentrons à l’intérieur, nous descendons, puis l’éclusier nous dit qu’il faudrait plutôt passer la nuit entre l’écluse 7 et 8 juste, car il n’y aurait pas assez de profondeur d’eau pour nousàu quai municipal de Fort Edward. Alors, il remonte « l’ascenseur à bateau » et on rebrousse chemin un peu déçu. Demain, en repartant, cela fera la troisième fois que l’on passe dans l’écluse 7. Super!!!

Catherine est bien concentrée dans l’écluse. Attention, on descend !!!

On s’amarre donc à un vieux quai municipal en bois sans service. On goute à notre vinier qu’on a acheté vraiment pas cher dans un liquor store à Whitehall (un merlot californien) et il est très bon. On va visiter la ville de Fort Edward à pied par la suite et on revoit le voilier CHIMÈRE qui est amarré au quai municipal. On discute un peu avec eux, des gens très sympatiques. Ils nous disent qu’il ont vu 5.5 pieds sur leur profondimètre.

Dans les villes du canal Champlain, nous constatons qu’elles ont un certain « cachet », mais que les maisons ont toutes besoin d’un sérieux coup de peinture. Les villes sont vieilles, mais certaines sont historiques et datent des années 1700 ! Aussi, rares sont les femmes et les hommes sveltes dans le coin ici. Nous avons aussi vite constaté que la nourriture est plus sucrée. Le pain, par exemple, goute la mélasse et il y a deux fois plus d’allées de liqueurs, de grignotines et de gateaux à vendre dans les épiceries … Nous constatons aussi qu’ils sont vraiment tous très gentils avec nous. Nous discutons très souvent avec les américains. Sans exagérer, nous pouvons avoir près de 10 échanges par jour avec des américains et aussi d’autres « boaters » (navigateurs) et ils sont très généreux de leur temps. Ils sont patients avec notre anglais approximatif et font comme si de rien était pour nous respecter.

20 Sept 2007: 5 à 7 sur un bateau d’époque à Mecanicville

Fort Edward – Mecanicville (New York)

27 milles nautiques;

Brouillard le matin puis ensoleillé,  27° C, 101.5 Kpa, vents calmes;

Départ à 10h00, Arrivée à 16h00, moteur 6h00;

Nous reprenons donc l’écluse 7, et juste avant d’y entrer, un gros voilier réplique d’un bateau d’époque passe dans l’écluse avant nous pour remonter jusqu’à Burlington. C’est le voilier LoisMcClure. Il est très gros et on le laisse passer. Des américains venus l’observer nous expliquent son histoire. À la sortie de cette écluse, nous tombons enfin dans la rivière Hudson. La rivière arrive sur notre gauche et se marie au canal Champlain qui n’est pas encore terminé. Les paysages changent donc avec cette rivière qui varie dans sa configuration, qui est plus sinueuse et où il y a plus de faune, de flore et d’habitations sur les bords. Nous trouvons que cela ressemble à la rivière Richelieu tout d’un coup.

Le voilier LoisMclure dans l’écluse

Entre l’écluse 4 et l’écluse 3, il n’y a qu’un mille et demi de distance. Sauf qu’à notre passage, il y a des travaux de maintenance à un barrage et le niveau d’eau est diminué de 6 pieds. Normalement, ils tiennent 12 pieds d’eau partout dans le canal Champlain. Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir, mais 12 pieds moins 6 pieds, ça fait 6 pieds qui reste en dessous de la quille ! Et combien avons-nous de tirant d’eau ? près de 6 pieds (5.8 pieds + 2 pouces de bagages et équipements = 5.10 pieds), alors c’est un bout où les yeux restent fixés sur le profondimètre … On sent le fond nous ralentir quelques fois, mais c’est de la vase molle. De plus, le paysage est vraiment spécial. Les rives sont à découvert et quelques bateaux moteur sont échoués. Par contre, nous avons la surprise de voir notre première tortue de 1 pieds et demi de long qui se faisait dorer au soleil avec un cormoran sur une roche. Catherine est vraiment très exitée de voir ca. Une tortue! Wow, une tortue ! Mais c’est ben trippant ! J’ai vu une tortue !, j’ai vu une tortue ! Qu’est-ce que cela va être quand nous verrons des dauphins au bout de notre étrave ou des crocodiles, dites-le moi ???

Ensuite, c’est l’arrivée à Mecanicville. Les quais sont flambants neufs et tous les services sont gratuits (eau, électricité et même le pump-out). Il faut qu’on parle de cet aspect un peu. La gratuité des services nous renverse ici. Nous ne sommes pas habitués à cela, mais ici, les municipalités ont misé sur le fait que, si c’est gratuit, les bateaux vont arrêter et aller dépenser en ville. Les voyageurs en voilier comme nous le font moins, mais nous ne représentons pas une grosse proportion de la flotte qui passe ici. Je crois qu’ils ont vu juste. En tout cas, cela fait bien notre affaire. C’est comme ça dans tout le canal Champlain, alors on en profite avec joie !

Une fois installé au quai municipal, on se fait aborder par l’équipage d’un bateau d’époque à moteur avec cinq américains. Ils ont loué ce bateau pour une semaine à Waterford et se promènent dans le canal champlain. Ils sont entre amis pour prendre du bon temps. Ils viennent nous parler et sont très gentils. Nous jasons un peu sur le bord du quai et nous leur offrons une coupe de bon vin rouge. Cela les charment et ils nous invitent à bord de leur bateau pour une visite. Nous jasons et blaguons pendant une heure et demie en anglais. Ils nous expliquent qu’ils sont retraités pour la plupart de l’armée américaine et ils nous comptent toutes sortes de bonnes vieilles histoires. Les échanges sont très nombreux et nous repartons de là complètement épuisés d’avoir tenu une conversation anglophone tout ce temps !

L’happy hour passé en compagnie de nos nouveaux amis américains

Nous soupons ensuite et nous partons pour une petite marche en ville. Nous cherchons un emplacement pour une crème glacée pour dessert. Nous trouvons une super bonne place et les cornets de crème glacée sont immenses (un petit = un gros ! ).

Au crépuscule à Mecanicville

21 Sept 2007: Au carrefour de deux canaux : WaterFord

Mecanicville – Waterford (New York)

12 milles nautiques;

Brouillard le matin et ensuite ensoleillé,  32° C, 101.7 Kpa, vents calmes;

Départ à 11h00, Arrivée à 14h00, moteur 3h00;

Nous allons en ville pour trouver du propane avant de partir. C’est la première fois que nous remplissons notre bombone de 10 livres depuis notre départ du Saguenay. Nous faisons aussi notre pump-out gratuit avant de partir. Ils annoncent un front froid demain. Nous pourrions filler jusqu’à Castleton aujourd’hui, mais cela ne servirait à rien. Nous ne pourrions remâter le voilier là-bas dans ces conditions difficiles de vent et de vagues car ce n’est pas un endroit protégé, d’autant plus que la fin de semaine, il y a trop d’activités nautiques sur la Hudson. Alors, nous convenons avec BRIGANTINE de flâner à Waterford pour la fin de semaine. On nous a dit du bien de cet endroit, alors on y va !

Paysage commun dans le canal Champlain

Il ne reste qu’une place au quai municipal de libre. Plusieurs voiliers ont eu la même idée que nous ! Nous nous amarrons au quai et acceuillons BRIGANTINE à l’épaule sur notre tribord. L’endroit est effectivement charmant. Nous conversons avec d’autres équipages qui vont vers le sud et plusieurs viennent de l’Ontario. Ici, nous sommes au carrefour de deux système de canaux: le canal Champlain et le canal Érié qui se rend vers les grands lacs et qui comporte 31 écluses. Il fait très très chaud en ville aujourd’hui. Nous revenons de notre petite marche vers 16h00 et nous cherchons de l’ombre en dessous d’un gros arbre sur le gazon et tout près d’où nous sommes à quai. On fait la lecture avec une bonne bière. Vers 17h00, nous entreprenons de se faire un super nachos au four, avec oignons, olives noires, piments, salsa et fromage gratiné. Succulant ! On partage cela avec BRIGANTINE accompagné de bières froides. Tous les quatres, nous n’avons pas eu besoin de souper par la suite …

Le quai municipal de Waterford, carrefour de deux systèmes de canaux

Le soir, en faisant du internet, nous réussions à communiquer avec les parents de Catherine en vidéo-conférence. Ils reviennent d’un voyage de deux semaines en Italie. C’est vraiment très le fun de pouvoir les voir. La technologie nous aide beaucoup à ne pas trop s’éloigner des gens qu’on aime !

22 Sept 2007: WaterFord

Waterford (New York)

0 milles nautiques;

Ensoleillé avec averses en soirée (Cold front),  30° C, 101.4 Kpa, vents 15-25 noeuds;

J’ai une job qui doit se faire depuis le début du voyage et qu’il faut que je règle une fois pour toute ! Nous restons à quai aujourd’hui et c’est le moment rêvé pour règler ça. Je dois vérifier mon pré-filtre séparateur d’eau, car il est certain que durant le voyage, il risque de se boucher et je devrai le remplacer. J’ai quelques pré-filtres de réserve, mais je ne suis pas sûr qu’ils font. J’aime pas ça, car quand j’en aurai besoin, ce ne sera pas le temps de faire des essais. Si ce pré-filtre se bouche, se sera lorsque nous serons en pleine action. Il faudra que ça se change sur le moment et rapidement. Je n’aime pas aussi l’endroit où est placé le pré-filtre. Il est dans le fond d’un coffre près du réservoir diesel et je dois tout vider le coffre pour y accéder. Cela me fait négliger aussi de vider de temps en temps l’eau qu’il sépare du diesel. J’étudie mon affaire et j’entreprends en même temps de déplacer le pré-filtre tout près du presse-étoupe afin qu’il soit à porté pour faciliter son entretien. Je travaille après ça toute la matinée. Une fois le pré-filtre dans les mains, je monte sur le quai pour entreprendre de l’ouvrir. Je ne réussis pas avec toute la force que j’ai. Je vois des étoiles à force d’essayer de le dévisser. Félix de BRIGANTINE vient à ma rescousse, mais on ne réussit pas à deux. Deux capitaines de bateau américain se joignent à nous. C’est incroyable comme le language n’a pas de barrière quand ça concerne la mécanique, car les termes sont pareils. Passe-moi le « piperinch », c’est pareil en anglais et en francais. Finalement, un des américains me dit après pleins de tentatives de dévissage: dévisse donc cette bolt pour voir. ! Il y a des pré-filtres qui se dévissent de cette façon. Et bien, quelle est ma réaction: You’re right!!! you’re right! Depuis deux ans que j’essais d’ouvrir ce filtre de la mauvaise manière. Pas fort … Je peux donc voir mon pré-filtre, nettoyer un peu l’intérieur du contenant et tester mes pré-filtres de réserve. Ensuite, je fais mon installation à l’intérieur du bateau et c’est de toute beauté. Nous voilà maintenant en voiture pour cette partie du bateau.

Catherine, pendant mes histoires avec mon pré-filtre, ce paye une tournée « blancheville ». Elle fait un beau ménage du bateau. C’est incroyable comment c’est toujours à recommencer aux 4-5 jours. Ça se salit dans le temps de le dire un voilier !

Ensuite, c’est l’opération épicerie. Nous sommes tout près d’un Price Shopper’s. C’est gros comme un Maxi et même plus et les prix sont bons. Ça fait deux semaines que nous n’avons droit qu’à de petites épiceries de village, alors on se jette sur l’occasion pour faire le plein ! Nous sommes samedi et le village de Waterford est dans son événement annuel de vente de garage. Tous les résidents sont dehors avec leurs marchandises à vendre sur des tables au pied de leur escalier. Ça ressemble à un méga marché aux puces en plein-air et les gens se promènent partout dans les rues pour acheter, tout excité d’avoir fait une bonne affaire ! Nous, nous en avons plein les bras avec nos sacs d’épicerie pesants, alors on fouine pas trop.

Au retour de l’épicerie, il faut vraiment vraiment trop chaud et on ne peut même pas se baigner car l’eau est polluée. Nous allons encore à l’ombre de notre arbre avec nos chaises de plage. Je me fais piquer par une guêpe sur l’orteil (j’ai manqué mourir). Puis, nous aidons un français qui convoit un bateau vers le Québec. Il a perdu son équipier et il doit en trouver un autre au plus vite. Il a de la misère à trouver du internet, alors je le fais monter dans notre bateau pour utiliser notre ordinateur.

Le 5 à 7 se passe sur MER ET MONDE II avec vin accompagné de fromage brie, ail et tomates séchées, le tout rotis dans la poèle qu’on mange sur du pain baguette. Hmmmmmmmmm, un délice !!!. Encore une fois, on a pas soupé. La pluie nous surprend et on rentre chacun dans nos bateaux pour fermer les fenêtres et nous terminons la journée là-dessus.

Le quai municipal de Waterford au matin, on y voit BRIGANTINE

et MER ET MONDE II en avant

23 Sept 2007: Mission on remate le bateau

Waterford – Castleton (New York)

17 milles nautiques;

Ensoleillé,  28° C, 101.7 KPa, vents NO 15n;

Départ à 9h00, Arrivée à 13h00, moteur: 4h00;

Ancrage: N 42° 32.1, W 73° 45.52

On se fait réveiller à 6h45 par plusieurs bateaux qui quittent vers le sud et qui ont eux aussi laissé passer le front froid. Nous prennons un bon café et nous nous activons. Nous étions amarré à tribord et on vire le bateau de bord pour l’amarrer à babord afin d’avoir accès à la tête de mât à partir du quai. Je repose notre girouette et installe une antenne ondes courtes pour recevoir les fax météo lorsque nous serons aux Bahamas. Ensuite, nous partons pour Castleton.

Première journée sur la Hudson, on y voit le pont de Troy en arrière plan

On passe la dernière des écluses, celle de Troy qui est fédérale. Une fois sortit du canal Champlain, les paysages de cette section ne sont pas très beaux. Plusieurs industries et usines longent les berges et des trains passent aux 10 minutes des deux cotés de la rivière en faisant un bruit d’enfer.  On peut par contre admirer toutes sortes de bateaux ici, car il y a une bonne circulation maritime dans la Hudson. Tout en roulant, Catherine popote une partie de la journée, dont une excellente et délicieuse salade de patates. Hmmmm …

On peut admirer toutes sortes de bateaux sur la Hudson !

Arrivés à Castleton, nous faisons le plein de diesel et nous étudions les lieux et la crinque pour lever notre mât. Nous sommes dimanche, il vente, il y a beaucoup de bateaux qui passent et les quais flottants brassent dans tous les sens, donc pas question de remâter aujourd’hui. On réserve pour 7h00 AM demain et on s’en va s’ancrer en face de la marina. Nous travaillons à préparer notre remâtage toute l’après-midi afin d’être prêt pour demain à l’aube.

Au souper, Catherine nous concocte un super spaghetti aux fruits de mer, sa spécialité. C’est vraiment la fête aujourd’hui, car Catherine popote !!! Il est sublime ce spagh au saumon et Marctres de Stimpson (ça provient de la Côte-Nord et se vend en conserve, à essayer à tout prix) !

On a du internet ici, alors on se met à jour.

24 Sept 2007: Un voilier est né!

Castleton – Catskill (New York)

24 milles nautiques;

Ensoleillé,  30° C, 102.1 KPa, vents calmes;

Départ à 13h00, Arrivée à 17h00, moteur: 4h00;

Ancrage: N 42° 12.95, W 73° 52.00

On se lève à 5h45 quand une barge nous rapelle que c’est une rivère commerciale ici. On réveille donc notre cadran à 6h00 au lieu du contraire et on se fait un bon café. Il y a un peu de brume, la rivière est calme et il n’y a pas de vent. Ce sera excellent pour le rematâge ! Nous allons à la marina de Castelton au quai de la grue pour 6h30. Nous remâtons d’abord BRIGANTINE et ça prend 45 minutes. C’est vraiment pas compliqué et tout ce passe bien. Vient le tour de MER ET MONDE II. Notre mât est beaucoup plus gros et la procédure plus complexe. On lève le mât une première fois et on se rend compte qu’on a pas passé l’enrouleur du bon bord. On redescend le mât et on se réajuste pour le remonter ensuite. Pendant ce temps, une barge passe en douceur et ne nous fait qu’une petite vague de 6 pouces. On vient pour fixer le mât sur le bateau et nous remarquons une troisième barge qui arrive. Nous remontons le mât d’un pied pour avoir du jeu afin que le mât ne cogne pas le roof lorsqu’il y aura de la vague et on le laisse passer. Avant de fixer définitivement le mât, on teste nos lumières et tout marche bien. On fixe le tout et BINGO ! c’est fini ! MER ET MONDE II a pris une bonne heure et demie pour remâter. Seulement la girouette a été éprouvée, mais je vais monter dans le mât pour la réajuter plus tard. On s’en va ensuite à tangon de 9h00 à 13h00 pour libérer la crinque pour un autre voilier qui attend, puis remettre tout le grément et ajuster les cables tranquillement.

Remâtage de MER ET MONDE II à la marina de Castelton

Nous n’avons vu que trois barges aujourd’hui. Lorsque l’on a remâté, les barges ont ralenti et ne nous ont presque pas fait bouger. Pour ceux qui veulent remâter à Castleton, cela se fait très bien. Il s’agit de regarder en haut et en bas de la rivière juste avant de mettre le mât sur son socle et ça se fait très bien. Idéalement, on fait ça le matin de bonne heure lorsque le temps est calme. Nous avons bien aimé faire notre remâtage à cette marina et nous le referons la prochaine fois à cet endroit si la température le permet. Ça coute 50$ au lieu des 125$ à Catskill. La crinque est facile à opérer et une femme s’en charge avec facilité.

À 13h00, la chaleur est très présente et il n’y a pas de vent. Nous sommes brûlés de notre remâtage et, la pression tombée, nous devenons très lourds. Pour se faire du vent, nous partons donc, et en effet, la chaleur s’envole avec le vent. Je fais un sieste de 45 minutes et me lève comme un homme neuf. Je réalise en me levant que nous avons à nouveau un vrai voilier et je suis tout excité. C’est mon premier remâtage et j’étais quand même un peu anxieux, alors je n’ai pas réalisé tout de suite après l’événement. Mais là, je suis très content et remplit d’énergie. Je suis trop énervant pour Catherine avec mon bonheur contagieux et elle n’arrive pas à faire la sieste à son tour …

Le fameux phare d’Athènes sur la Hudson, comme il est joli !!!

Nous rentrons dans la « creek » de Catskill pour la nuit et on se met à l’ancre dans le fond de la creek avant le pont, le tout avec un cablôt attaché à un arbre. Nous sommes ancrés à côté de trois voiliers que l’on a connu à St-Paul-de-l’île-aux-Noix, soit SOLUNA II, APOTHÉOSE IV et AFICIONADO. Ça fait quatre jours qu’ils sont partit de St-Paul, ont roulé sans arrêt et sont ici pour remâter.

Notre site de mouillage dans la creek de Catskill

Nous faisons l’happy hour sur MER ET MONDE II pour fêter le ramâtage avec BRIGANTINE. Nous soupons avec le restant de spaghetti aux fruit de mer de la veille. Il est encore meilleur réchaufé (Hmmmm…). Ensuite, on se met un peu de musique pour danser et continuer de fêter. Je sors le GIN et en sert un verre à Catherine pour la crinquer un peu. Le party ne lève pas … après moins d’une heure, je vois bien que la sieste manquée de Catherine fait des ravages. On arrête tout, puis nous écoutons la moitié d’un film. On se couche ensuite là-dessus.

25 Sept 2007:

Catskill – Kingston (New York)

22 milles nautiques;

Ensoleillé,  28° C, 101.7 KPa, vents S 5-10 noeuds;

Départ à 15h30, Arrivée à 19h30, moteur: 4h00;

Ancrage: N 41° 54.78, W 73° 59.43

On se lève dans la belle petite « creek » de Catskill entourés de bateaux à l’ancre et à quai, c’est très joli ! Nous visitons un peu la ville en matinée avec BRIGANTINE et nous dinons avec une énorme pizza-frite en ville. De retour au bateau, je monte dans le mât pour arranger ma girouette à l’aide de Félix de BRIGANTINE et de Catherine qui me hissent en haut en suant à grosses gouttes. Avant de partir, Catherine achète au passage d’une des marinas (Riverview’s marina) les Skipper’s Bob qui nous manquaient. Ce sont des documents vraiment pas chers et très fiables pour faire la route vers le sud par l’Intracostal Waterway.

OUF ! Ça va là-haut ?

Nous partons tard, vers 15h30. Mais en passant devant le quai de service de la Riverview’s marina, il nous a pris l’idée de faire le vidange du réservoir septique et de remplir aussi le réservoir d’eau. Nous prennons en chemin une bonne douche solaire, et cette fois-ci, elle est chaude pour vrai. Quand c’est chaud, on aime ca… Nous avions pris une douche solaire pour deux l’a dernière fois mais elle était froide, et là, nous avons eu besoin des deux douches solaires… Ça a fait du bien !

Nous arrivons dans la « creek » de Kingston sur le tard et il commence à faire noir. Nous passons sous un pont de 56 pieds de haut et nous avons un tirant d’air de 50 pieds. C’était notre premier pont aussi bas depuis le remâtage. Le coeur nous a arrêté 5 pieds avant d’arriver au pont. Instinctivement, j’ai tourné le bateau presque parallèle au pont, car de notre point de vue, on aurait dit qu’on ne passait pas. C’est vraiment hallucinant ! Puis finalement, ça passait très bien et notre coeur est repartit. Nous allons dans le fond de la creek, environ à deux milles nautiques de la Hudson. On s’échoue à deux reprises dans environ 5 pieds d’eau. Malgré que nous sommes à marée basse, les cartes indiquaient beaucoup plus d’eau dans ce secteur … On se déprend facilement et on vire de bord pour revenir à un mille environ de la Hudson. On se trouve un beau spot pour la nuit dans 8 pieds d’eau.

Ça passes-tu d’après vous ?                                    Paysage de Roundout creek à Kingston: charmant !

26 Sept 2007:

Kingston – Haverstraw bay (New York)

53 milles nautiques;

Ensoleillé,  30° C, 101.2 KPa, vents S 5-10 noeuds;

Départ à 8h00, Arrivée à 18h00, moteur: 9h00 et voile 1h00;

Ancrage: N 41° 11.43, W 73° 53.84

Nous partons tôt, car nous avons une bonne journée à faire. Juste avant de partir en regardant la météo sur internet, on reçoit un appel d’OCÉANITE sur Skype (téléphonie par internet). Nous sommes tout excité de recevoir un appel de notre équipage préféré, ceux qui nous ont vendu notre bateau il y a trois ans. Ils sont encore au Québec, mais partent dans deux semaines à leur bateau entreposé à Deltaville en Virginie. Nous avons rendez-vous avec eux dans ce bel endroit de la baie de Chasepeake. J’écris dans le journal de bord en chemin durant deux heures, pendant que Catherine navigue de son côté. Nous voyons en chemin un vieux vieux château du style moyen-âge sur l’Île Pollepel, c’est vraiment magique ! Ensuite, c’est la ville de Westpoint. C’est l’endroit de la célèbre académie militaire aux États-Unis. Entre le château et Westpoint, un magnifique paysage de montagnes abrutes s’offre à nous et nous rappèle un peu les montagnes du Fjord du Saguenay (nostalgie !).

Le château sur l’Île de Pollepel                                                                         L’académie militaire de Westpoint

Juste avant d’arriver à notre site pour la nuit, la rivière fait un beau tournant vers la gauche, nous donnant un vent pour faire du près. Cela fait trois jours que nous avons notre mât et que nous avons le vent dans le nez tout le temps. Catherine était en train de corriger mon texte du site web. Le bateau se met à pencher dangereusement et Catherine vient me rejoindre … Je lui dit qu’on a un voilier à faire rouler et qu’il demande à se faire battre un peu. On fait de la voile pendant une heure. Ça fait du bien!!!!!!

Nous ancrons ensuite dans la baie pour la nuit et nous allons sur BRIGANTINE pour un 5 à 7, qui finit en souper dehors, dans le cockpit. La soirée est très chaude avec un claire de lune incroyable. C’est une très belle soirée.

Coucher de soleil à faire rêver à Haverstraw Bay

27 Sept 2007: Welcome to New York City !!!

Haverstraw bay – New York (New York)

30 milles nautiques;

Nuageux,  25° C, 101.1 KPa, vents 15 à 25 noeuds, vagues 3 pieds;

Départ à 11h00, Arrivée à 16h00, moteur: 4h00 et voile: 1h00;

Ancrage: N 40° 98.98, W 73° 59.38

Nous partons le matin vers 8h00 pour aller à la ville en face de la baie d’Haverstraw. BRIGANTINE a besoin de pièces moteur et il y a un West Marine dans cette ville. Nous traversons la rivière Hudson à voile pour s’y rendre. BRIGANTINE se met à l’ancre et nous allons à l’épaule de leur bateau. Nous n’avons besoin de rien en ville, alors nous proposons de surveiller les deux bateaux pendant qu’ils vont à terre. Une heure et demie plus tard, ils reviennent malheureusement bredouille. Ils n’ont pas les pièces en main au West Marine. C’est leur crinque du hors-bord qui est brisé, mais ils peuvent le partir en roulant la corde autour du crinque. On fait avec ce qu’on a n’est-ce pas ?

Nous repartons donc pour faire notre trajet de la journée qui nous mènera à New York City. On a très hâte et on n’en croit pas encore nos yeux d’aller-là en bateau !!!. On voit en passant sur notre trajet une centrale électrique nucléaire. C’est du jamais vu pour notre part. Nous passons ensuite le pont de Tapan Zee qui est très long et très haut. On commence à apercevoir la ville de New York à travers son smog. Et là, un signe nous est envoyé ! Il y a un ballon sur l’eau que j’aperçoie au loin. J’appelle Catherine qui est à l’intérieur du bateau et lui dit de venir m’aider. J’approche le bateau du ballon, Catherine le ramène avec la gaffe et je me penche pour le ramasser. Me croiriez-vous si je vous disais que c’est un ballon Wilson, le célèbre ballon du film Seul au monde avec Tom Hanks (C’est un de nos films préférés) ! C’est peut-être son ballon ??? Mais non, c’est un ballon de volley-ball, il est jaune et comme neuf. Il nous sera bien utile sur les plages. Catherine se dit qu’il serait aussi le fun d’avoir un ballon de soccer, car elle préfère ce sport. Je la regarde et lui dit: tout ce que tu veux ma chérie … regarde là-bas ! À peine 500 pieds plus loin d’où on venait de trouver le ballon de volley Wilson, on voit un autre ballon flotter. Je tourne autour et Catherine l’attrape. C’est un ballon de soccer ! Incroyable ! On est crampé de rire !!! On se dit que c’est un autre signe. La ville de New York nous souhaite la bienvenue …

Nos ballons trouvés sous le pont de Tapan Zee !                                                Le pont Washignton juste avant New York City

Nous filons de plus en plus vite avec le courant. On atteint même jusqu’à 8,3 nœuds de vitesse ! La vague se lève et la houle aussi. On sent qu’on approche de l’océan et le bruit des vagues salées fait le son qu’on reconnaît à Tadoussac. Le vent est bon pour qu’on fasse de la voile au près. La rivière Hudson est large de deux milles nautiques environ à cet endroit. Nous faisons deux « tacks » (virement de bord). Pendant notre deuxième tack, on aperçoit un bateau à moteur luxueux avec un spa à l’arrière qui nous dépasse. Catherine regarde avec les jumelles et,  tout énervée, elle est convaincue que c’est Angelina Jolie et Brad Pitt dans le spa en train de s’embrasser et prendre un verre de champagne !!! Je lui dit : « ouais, regarde à gauche, sur la rive, je vois Tom Hanks, et là sur le pont, c’est Sylvester Stalone,  Bla Bla Bla … Moi, je suis sûr qu’elle a halluciné, mais bon, elle y tient mordicus. On apprendra plus tard que Brad Pitt tourne un film à New York City en ce moment !, alors …

Nous voici maintenant arrivés à New York City. Les grattes-ciel sont comme une forêt devant nous. On doit maintenant se trouver un coin pour arrêter. Nous sommes devant la marina municipale de New York de la 79 ième rue. Il y a une centaine de tangons au nord de la marina, mais pas un seul de libre. Il vente maintenant 25 noeuds et il y a un courant d’environ 2,5 noeuds en descendant. On file à toute allure. On espère ne pas avoir à ancrer dans ses conditions. On finit par apercevoir une autre section de tangon plus au sud de la marina. On regarde bien et on voit un tangon de libre et un deuxième… yes yes yes ! On s’amarre à contre-courant au tangon, vraiment pas évident. Catherine en a des sueurs tellement elle se bat pour attraper l’amarre avec la gaffe qui s’enfonce dans l’eau à tout bout de champ. Incroyable la force du courant à 2,5 noeuds quand tu es arrêté à un tangon. Le bateau et la boule du tangon se tortillent dans tous les sens. Mais nous sommes bien amarré, et tout est bien solide.

Notre mouillage à tangon à New York à la hauteur de la 79 ième rue

On s’assoit sur le point et on est ébaïs par la ville qui se dresse devant nous. Ça y est ! On est à New York ! Nous avons le goût de débarquer, mais on ne se sent pas prêt à laisser le bateau. On est pas encore  habitué. Je dit à Catherine qu’on doit relaxer un peu et voir comment ça va. On fait un peu d’internet, on soupe et ensuite, vers 18h30, on va enfin à terre en zodiac. On s’en va au quai de la 79 ième marina et on nous dit qu’il ne faut pas oublier d’avoir nos papiers d’identification et notre cruising permit sur nous. Oups, on a pas penser. Il paraît que le président Bush vient à New York en fin de semaine et le niveau de sécurité est accru. Effectivement, on sent bien la présence policière et la garde côtière partout et en grand nombre, surtout autour de la ville pour avoir un contrôle sur toutes les allées et venues. On comprend mieux aussi pourquoi plusieurs bateaux de la garde côtière nous ont approché depuis qu’on est sur la Hudson.

On veut juste aller voir Broadway, alors on prend une chance. On sort de la marina et 100 pieds plus loin, on se rive le nez sur une auto de police. On rebrousse chemin en douce et on va chercher nos papiers dans le bateau. On revient et on va marcher sur Broadway. On visite une épicerie sur notre chemin et elle est incroyable. Les étagères sont pleines à rebord de haut en bas, il y en a jusqu’à plafond. Tout est bien tassé à l’image de New York. Il y a un choix incroyable. Le choix est une caractéristique des grandes villes. Catherine capote. Il y a, je sais pas, 200 sortes de fromages, 100 sortes de sauces, des fruits frais, du pain, des bières de toutes sortes aussi. C’est gros comme ma main et il y a plus de choix que dans un super marché. Bref, juste cette épicerie est une expérience à vivre à New-York. On a appris plus tard qu’il n’y qu’un seul supermarché à New York du style Maxi, car ça prend trop de place. Tous les New-Yorkais font leur épicerie dans ces petites merveilleuses épiceries et ils l’a font souvent, presque à chaque jour.

Voilà pour l’arrivée à New York. On voulait quand même y mettre le pied avant de se coucher.

28 Sept 2007: Visite de New York jour 1

New York (New York)

Passages nuageux, 23 °C, 101.2 KPa, NO 15-20 noeuds et rafales à 25;

On débarque à terre en sol New-Yorkais vers 9h00 AM. Nous sommes avec BRIGANTINE et équipé de nos sacs à dos. Direction: Central Park. C’est un très beau parc avec un lac et des arbres. C’est presque surnaturel d’avoir en plein milieu d’une si grande ville un parc naturel. On sent même le repos et le calme dans ce parc. Si jamais je vivais dans cette ville, j’irais souvent me calmer les idées et me ressourcer là. Ce doit être ce que les gens font d’ailleurs. Aussi, ce qui nous frappe dès le début, c’est que les gens sont très bien proportionnés ici.  On voit beaucoup de gens courir, faire de l’exercice ou du vélo. La vie rapide des New-Yorkais fait aussi qu’ils sont très actifs sûrement.

Central Park en plein centre de la grande pomme !

Ensuite, on se dirige en ville vers trois destinations qu’on avait au préalable sélectionnés dans les guides. On passe devant Music Hall. C’est une place de spectacle spectaculaire, mais qu’on ne peut voir qu’en allant à un spectacle, alors on l’a juste vu de dehors. Ensuite, on va voir le Rockfeller Center. On avait entendu parler de ce building, mais on n’a pas trop compris ce qu’il y avait d’intéressant à visiter. Ensuite, on se trouve une place pour dîner. Là encore, c’est une expérience. On rentre dans un Café Métro. Tous est en présentation et il y a du choix, du choix et du choix. C’est super cher, mais c’est bon comme pas possible. Une fois le dîner ingurgité, direction Time Square. C’est un des endroits le plus achalandé, le plus publicisé, le plus chaud de New York. Très impressionnant. Il y a des écrans publicitaires gigantesques partout partout sur tous les buildings et sur plusieurs étages. On reste la bouche ouverte et on regarde partout pendant au moins 30 minutes. Cet endroit vaut déjà la visite.

Times Square vu sous un de ses angles, incroyable !

Ensuite, on met le cap sur l’Empire State Building afin d’y monter. Le plus haut building de New York, 86 étages ! En cherchant l’entrée, on se fait aborder par un vendeur de tour de ville par autobus. Ça fait au moins 10 vendeurs qui essaient de nous accoster, mais là, on écoute pour voir. Le tour comprends pleins de choses intéressantes et on décide de le prendre. Avec ce forfait, on a aussi nos billets pour l’Empire State Building, donc on monte directement sans avoir à faire la file pour les acheter. Avant de prendre l’ascenseur de 80 étages, on passe au détecteur de métal et notre sac à dos passe aussi dans un scaneur. On détecte notre couteau suisse de survie qu’on a mis dans notre sac avec des allumettes et une boussole. On se fait immédiatement escorter par la police et on se fait mettre en prison en attendant notre interrogatoire. On ne comprend plus rien. D’ailleurs, c’est pas vrai du tout et je vous mène en bateau là Hi ! Hi ! sauf, que c’est ce que j’ai pensé quand j’ai réalisé qu’on avait un canif suisse dans notre sac, mais cela a bien passé à la sécurité. Ensuite, on monte en haut. La vue panoramique est au 86 ième étage et on est au 80 ième. Il y a une longue file pour l’ascenceur. On nous offre de monter les six étages à pieds, ce qu’on fait immédiatement. On y est ! OUF ! On voit la ville sur 360 degrés. C’est incroyable et inexplicable. Une des choses qui est explicable par contre est le fait que la structure des building bougent de quelques centimètres. Je le savais, mais Catherine elle ne voulait pas le savoir … Je teste ce mouvement en tenant le rebord à deux mains et en pointant un point fixe comme mire. Et oui, il bouge d’environ 2 centimètres. Là, j’explique ça à Catherine, elle essaye et elle dit : NON NON, il ne bouge pas du tout ! C’était de la négation bien sûr, car elle ne voulait pas que ça bouge … Nous redescendons ensuite après une heure passée là haut.

Le bout de l’Ile de New-York  et son port vu de l’Empire State Bulding

Il est environ 16h30 et on veut encore visiter. On décide alors d’essayer un des tours d’autobus qu’on a acheté. On trouve le point où on doit monter au début du circuit et on fait la section Uptown tour. C’est le haut de la ville de New York, dont Harlem. C’est le circuit le moins impressionant, mais vu que c’est la fin de la journée et qu’on est moins attentif, on se dit que c’est un bon choix. On a quelques milles terrestes dans nos chaussures depuis le matin et on a juste à se faire promener.  Au bout d’une heure, on a une belle averse et comme les autobus sont sans toit (autobus à deux étages avec le haut ouvert), on nous passe de petits imperméables jetables. On devient tout mouillés tout de même, c’est pas long !

La section du haut de la ville de New York avec Harlem

À la fin du tour d’autobus, on doit remonter un peu la ville. Nos jambes ne veulent plus répondre alors prend le métro. On ne sait pas où, ni comment. On tombe sur un kiosque d’information tout près et on trouve la carte qui explique les rames de métro. On étudie les trajets et on trouve celui qui pourrait nous ramener coin 79 ième et Broadway, là où est notre marina.  Ensuite, il faut trouver l’entrée coin Broadway et 50 ième. C’est toute une expérience d’entrer dans un métro bondé de monde ! On surveille ensuite quand sortir, car tout ce passe très vite.

On arrive vers 20h00 au coin de la 79 ième et Broadway. Nous avons un rendez-vous avec mon patron Sylvain et son ainé Jean-Francois qui l’accompagne. Ils reviennent d’un congrès informatique et transitent par New York aujourd’hui. Tout un timing, n’est-ce pas? Vu qu’on est d’avance, Catherine pense à chercher un resto tout près. Elle passe en revu les affiches dans les rues environnantes et aperçoit un resto typiquement indien. À 20h30, le resto est réservé, mais il n’y a pas toujours pas de Sylvain. Ils arrivent à 21h00, juste à temps car nous sommes au seuil de l’hypothermie, mouillés et en T-shirt /bermuda. Nous passons une très belle soirée ensemble tous les quatre avec une bouffe incroyablement bonne, une bière indienne excellente, un bon vin, des sourires partout et plein d’histoires à se raconter. On ferme même le resto à 23h00. Le retour au bateau à pied se fait très bien et nous trouvons que c’est sécuritaire à cette heure de marcher à New York au contraire de ce qu’on pensait, du moins dans ce secteur de la ville.

Sylvain le patron d’Éric (Dévicom), son fils Jean-François et Éric au resto indien

29 Sept 2007: Visite de New York jour 2

New York (New York)

Passages nuageux, 24 °C, 101.8 KPa, NE 10-15 noeuds;

On débarque à terre vers les 9h30 AM. Là, on est plus à l’aise à ce promener dans la ville. On prend le métro pour aller jusqu’à Times Squares et on trouve le point de départ du circuit d’autobus pour faire cette fois-ci le Downtown Tour. On débarque vers 12h00 dans le réputé Chinatown, car nous avons tous très faim et Catherine veut absolument voir ce quartier de plus près. Il y a du monde comme on en a jamais vu nul part ailleurs. Il ne faut surtout pas être agoraphobe, car c’est assez capotant. On a l’impression d’être comme dans une file d’attente, sauf que c’est comme ça partout ! Les boutiques pleuvent et Catherine capote. Il y a beaucoup de bijoux, de sacoches et de lunettes fumées à vendre à des prix ridicules qui sont des copies de grandes marques (ex: la copie d’une Rolex à 10 $). On trouve un petit resto chinois très typique. Nous sommes quatre et le serveur nous assoit à une table ronde de huit personnes avec trois jeunes philipins déjà en place. On jase avec eux un peu et on apprend qu’ils sont débarqués ce matin d’un gros bateau de croisière où ils y travaillent comme serveurs. On trouve le repas très bon et très nouveau. La vraie soupe Wong Tong est un vrai délice en comparaison à ce qu’on peut trouver au Québec !

Le secteur de Chinatown, y’en a du monde là !!!

On se dirige ensuite vers Ground Zéro (anciennement le World Trade Center) à pied. Une petite marche de 20 minutes environ. On aperçoit le trou où les deux tours se situaient, mais c’est encore un immense chantier de construction. Il y a un édifice spécialement aménagé pour expliquer à la population ce qui est arrivé et ce qui s’est fait depuis. Nous entrons et nous lisons tout. Ils ont commencé à reconstruire déjà. Il y aura sept tours pour remplacer celles touchées, mais elles seront tout autour du site du tragique événement. Ils feront un parc au lieu de rebâtir par dessus les deux tours. On y apprend aussi que 2749 personnes sont décédées en lien avec cet événement, venant de 87 pays différents. Seulement 20 personnes ont été secourues vivantes des décombres ! Ensuite, on monte au 2 ième étage pour visualiser de plus haut. On est sans voix et sans mot. On imagine un peu la commotion qu’il a dû y avoir ici, quelle tragédie ! On regarde pendant plusieurs minutes sans rien dire pour imaginer la hauteur des tours, les gens en détresse et l’écroulement. On pense aussi aux gens et aux bâtiments environnants qui ont dû l’avoir dur aussi. Cette visite ne s’explique qu’en un seul paragraphe, mais ce sera de notre voyage à New York ce qui nous aura le plus touché et impressionné.

Le fameux Ground zero, assez émouvant !

Catherine dans le beau parc de Batterie Park

Il y a un super beau parc qui longe la berge, juste au bout de la pointe du Downtown, c’est Battery Parc. C’est à cet endroit que nous prenons le traversier pour aller voir la statue de la liberté. Il y a une file d’attente vraiment très très longue même si on a déjà nos billets, environ mille personnes ! En voyant cela, on hésite, ça n’a pas de bon sens ! On ne veut pas attendre longtemps, car la journée est avancée. Il est déjà 15h00 environ. On va voir où le bout de la file se termine. Plus on marche pour voir la fin de la file et plus on se décourage. Arrivés au bout, on attend un peu pour voir. Il y a des musiciens qui nous divertissent. Les traversiers peuvent prendre environ trois à quatre cent personnes, alors ça va quand même assez vite finalement. On se fait fouiller à nouveau comme à l’Empire State Building et environ une heure après le début de la file, OP ! on est dans le traversier. On arrive sur Liberty Island vers 16h00 et on marche autour de la statue pendant une heure pour la contempler. On a aussi une super belle vue de New York et de son port de cet emplacement. On ne pas monter dans la statue par contre. Il nous aurait fallu d’autres billets et s’être annoncés deux jours d’avance (peux-être une mesure de sécurité temporaire ???).

Le site de la statue de la liberté                                                                  La demoiselle vue de dos

Le port de New York vu du site de la statue de la liberté

De retour à New York dans Battery Park, nous allons voir la scuplture intitulée « The Sphere » qui a été conçue il y a une trentaine d’année par un artiste pour symboliser la paix dans le monde. Cette sculture a été passablement endommagée au cours des tragiques événements du 11 septembre 2001. La sphère représente aujourd’hui l’espoir pour les américains, et tout comme la flamme éternelle qui a été allumée tout à côté, commémore ceux qui ont perdus leur vie le 11 septembre 2001. Nous sommes bien émus de voir cette sphère d’aussi proche. Il faut maintenant se dépêcher alors on cherche l’endroit où on pourrait reprendre notre circuit touristique d’autobus. On regarde l’heure et il est 18h00 ! Dans le guide, il est indiqué que les derniers départs finissent à 18h00. On voit justement notre autobus arrêtée à un coin de rue au loin ! Je cours plus vite, alors je devance les autres et fait arrêter le chauffeur qui partait. OUF ! On y est de justesse ! On fini donc de 18h00 à 19h45 le tour du Downtown. On débarque à Times Squares. On a tous faim, mais on doit reprendre le bus pour le tour de nuit de New York dans 15 minutes, alors pas le temps de souper ! On ne trouve rien de proche, alors on doit s’acheter ce qu’il y a dans un petite resto italien. Un sandwich ordinaire au thon ou au jambon coûte 15 $ (ils sont fous !), alors ont achètent des muffins pour souper. On entre dans le bus et on commence notre tour de New York la nuit. C’est vraiment très beau. On découvre une autre facette de New York le soir venu. Les écrans vidéos publicitaires, les buildings, les statues, tous sont illuminés !!! On sort même de New York pour aller à Brooklyn afin de voir New York d’un autre point de vue. On se fait un petit trip photo bien sûr. On retourne ensuite à Ground Zéro à 22h00 et le chantier est encore en plein travail (ils y travaillent jour et nuit  !!!). On arrive à la fin du trajet et il est 22h30. On prend le métro vers 23h00 pour retourner à notre maison sur l’eau.

La sphère et la flamme éternelle à Battery Park                                     New York la nuit vu de Brooklin

Encore une grosse journée, mais quand on est à un endroit comme celui-là, il faut en profiter pour visiter. C’est pas de tout repos, mais il faut prendre la chance pendant qu’elle passe. En tout cas, c’est notre philosophie de voyage. On a aussi trouvé que c’est une ville très sécuritaire pour les touristes, du moins dans les secteurs que l’on a visité. On a circulé à Manhatan jusqu’à environ 23h30 durant trois jours et on s’est toujours senti à l’aise partout. On est par contre resté là où il y a du monde et de l’éclairage et on ne s’est jamais sentit en danger. Le rythme de la ville est impressionnant au début, mais on s’y fait rapidement. On prend le beat, on s’habitue à traverser les rues sans hésiter et à s’adresser aux new yorkais qui sont très gentils mais très très pressés !

30 Sept 2007: Bye Bye Big Apple !

New York  (New York) – Sandy Hook  (New Jersey)

milles nautiques;

Passages nuageux,  21° C, 102.4 KPa, SE 10 à 15 noeuds, vagues 2-3 pieds;

Départ à 12h00, Arrivée à 17h30, moteur: 2h00 et voile: 3h30;

Ancrage: N 40° 25.06, W 74° 01.31

On se lève ce matin avec l’impression qu’il est temps de partir de New York. Nous avons visité la ville intensivement depuis trois jours et nous sommes bien rassasiés et satisfaits de notre visite. Il faut aussi s’avancer pour prendre l’océan pour une durée de 24 heures. Nous contactons BRIGANTINE pour leur annoncer que l’on veut quitter aujourd’hui et ils nous suivent. On fait nos calculs de navigation (courants et marées) et on part pour 12h00.

Voici comment les new yorkais pratiquent leur golf !

On traverse le port très très achalandé de New York, mais cela se passe très bien. Comme plusieurs nous ont conseillés, on prend un bateau à la fois sans paniquer, et on passe au travers sans problème. La vague est très désorganisée avec tout ce traffic et on a l’impression d’être dans une soupe qui bout. À la sortie du port sous le pont qui relie les deux rives, nous mettons enfin les voiles, car le vent adonne. On fait du près en plein sur notre cap (Sandy Hook). Trois heures et demie de super belle voile!!! C’est notre première vraie belle sortie de voile. Ça fait du bien ! Imaginez-vous donc qu’on a vu un ballon de basket ball cette fois, mais on ne l’a pas remonté à bord car on a plus de place, Hi ! Hi ! Hi !

Arrivée à Sandy Hook (Atlantic Highlands), on se trouve un bon ancrage aux travers des autres. À l’ancre, les distances s’amenuisent de plus en plus entre les bateaux. Il faut s’y habituer, car plus on descend, plus on est serré les uns les autres au mouillage. Nous reconnaissons les équipages de SOLUNA II, APOTHÉOSE II et AFICIONADO. On les avait croisé à St-Paul-de-l’île-aux-Noix une fois, à Catskill une deuxième fois et à New York une troisième fois. Il était maintenant temps de faire plus ample connaissance … Le soir venu, on reçoit une invitation de SOLUNA II sur leur bateau pour le digestif et Catherine amène un gâteau au chocolat frais sorti du four. C’est un couple de notre âge avec un beau Hunter 33 pieds 2005. Ils sont vraiment très gentils et ils viennent de Montréal.

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Aout 2007

par le 01 Août, 2007, catégorie 08-Aout 2007

05 Août 2007: Le grand départ!

La Baie à Baie Éternité (Saguenay);

18 milles nautiques;

Ensoleillé avec passages nuageux 20° C, 101.4 KPa, vents O 10 noeuds;

Départ à 13h00, Arrivée à 17h30, moteur 0h00 et voile 4h30.

Ancrage: N 48° 18.00, W 70° 19.31

La journée a commencé par notre départ à 13h00 comme prévu. Il y avait plusieurs personnes pour nous voir partir. Cela nous a beaucoup touché. Les navigateurs de la marina de La Baie nous ont aussi salué d’un bon coup de corne de brume qui nous à fait chaud au coeur. On est partit et avons refait un passage à voile devant la marina en faisant sauter un bouchon de mousseux vers nos invités. Un de ceux-là a conservé le bouchon pour nous le remettre à notre retour l’an prochain. Nous avons bu chacun une gorgé de ce bon mousseux et Catherine s’est brisée un petit morceau de dent sur la bouteille tellement elle était énervée. Nous avons arrosé un peu nos invités pour les bénir (en espérant que je n’ai pas brisé d’apprareils photos en faisant cela (Oups.. j’y avait pas pensé) et cassé la bouteille sur le bateau pour porter chance à notre voyage (de la vitre partout et c’était tout collant !!!).

Au revoir au quai de la marina de la Baie

Ensuite, on était très nerveux. On avait de la difficulté à se concentrer, on a fait des erreurs avec les voiles et on était tout désordonné. On a donc remis a plus tard de hisser la grand-voile. C’est ça la fébrilité. Que c’est des émotions spéciales!

Ensuite, ce fut notre première navigation. Vent arrière en ciseaux, assez calme, et une vitesse de 3-4 noeuds, très agréable !!!. Il faisait soleil, c’était parfait et magique comme première journée sur l’eau. Catherine à même fait une petite sieste de 20 minutes.

On est arrivée vers 19h00 à Baie Éternité. On s’est fait un beau souper et on s’est couché là-dessus.

06 Août 2007: Repos

Baie Éternité (Saguenay);

Nuageux 20° C, 101.5 KPa, Vents O 10-15 noeuds.

Aujourd’hui, on s’est reposé. Catherine était toute excitée. Contente de vivre, elle n’arrêtait pas de bourdonner comme une abeille. Lecture au menu pour nous deux le matin. Catherine a fait un potage ensuite pour le diner. Que c’est bon quand Catherine cuisine !!! En après-midi, on a continué à lire, Catherine a taponé un peu son appareil photo et écouté de la musique. Pour souper, on s’est fait un énorme Nacho-repas (olives, oignons, piments, saucisses italiennes, fromage, etc..) avec un film. Que c’était bon ! Ensuite, relaxation et dodo.

Repos à Baie-Éternité, un paradis sur terre !

07 Août 2007: Travaux et repos

Baie Éternité (Saguenay);

Ensoleillé avec passages nuageux 22°C, 101.0 KPa, Vents O 20-25 noeuds diminuant en PM.

La journée a commencé à 2h30 AM, lorsque le vent s’est levé. N’ayant pas encore l’habitude, j’ai préféré dormir habillé dans le carré. Ce n’était pas nécessaire, mais bon, il faut s’habituer. Catherine s’est levée vers 7h30 AM et je suis retourné dans les couvertes chaudes laissées par Catherine jusqu’à 10h00 AM.

Au levé, l’énergie pour travailler était là. Catherine lisait depuis 7h30 AM. Je sais que quand je travaille, elle veut aussi travailler. Mais, je lui ai interdit, elle avait ordre de se reposer. Elle a donc entrepris la correction du site web. Par la suite, je l’ai installée dans un hamac au bout du bateau. Pendant ce temps, j’ai fais toute sorte de choses jusqu’à 16h00 (ravitaillé en essence la génératrice et le hors-bord, nettoyé les défenses, posé final le sélecteur des panneaux solaires, posé une grille pour la ventillation du moteur, vidé l’eau de cale d’un débordement de toilette, gonflé le zodiac, etc.), puis j’ai jetté la serviette et entrepris un peu de la lecture.

Catherine nous a fait son super spaghetti aux fruits de mer pour souper et on s’est régalé en soupant dehors. On est resté dehors jusqu’à 20h30 avec encore de la lecture. Catherine a terminé son livre de 700 pages vers 22h00, et ensuite, hop! dodo.

Tests et essais de nos nouveaux équipements

08 Août 2007: Retour au bercail !

Baie Eternité – Anse St-jean (Saguenay);

9 milles nautiques;

Nuageux et pluie 18° C, 100.65 KPa, vents E 20 noeuds, 2 pieds de vagues;

Départ: 11h00- Arrivée; 15h00, Moteur 3h00 et voile 1h00.

On se lève vers 8h00 AM, il pleut. On a des fourmis dans les jambes et on est prêt à bouger. Le repos a fait son oeuvre. On part!!!

À la sortie de la Baie, on se fait ramasser par des vents de 30 noeuds à moteur. Vent dans le nez. On roule à 2 noeuds contre le vent. Ça ne dure que 30 minutes et puis ça se calme. On se rend alors à l’Anse St-Jean avec un tout petit peu de voile vers la fin. On aime bien ouvrir au moins une fois nos voiles par navigation . C’est NOTRE marina. Ça fait tout drôle… On se sent chez nous comme quand on met de vieilles pantoufles et cela vient nous chercher dans notre fond. Le commodore nous accueille au quai et nous paye même notre nuit comme cadeau de voyage. La générosité de tous nous renverse. On en reçoit tellement depuis quelques semaines.

Il y a du internet à la marina et ça fait 4 jours qu’on en n’a pas eu, alors on se paye la traite. On prend nos emails, la météo par internet, etc. Je jase sur MSN avec Jean-Charles du voilier BOBINETTE (basé à Cap-à-l’Aigle), mais qui est au travail à Montréal. Il me dit: « si tu croises le voilier VIRAGE, salues-les pour moi, ils sont dans votre secteur ». Je lui dis: « parfait ». Je sors la tête un peu de mon bateau, car la pluie a cessé et je prends une bouffé d’air. Je regarde le bateau à côté de nous et je lis son nom: VIRAGE. Incroyable! Ils sortent du bateau et je leur dis que Jean-Charles les salues et que je suis sur MSN avec lui. Ils me disent qu’ils étaient en train de nous envoyer un email, car ils nous suivaient sur notre site et voulaient nous rencontrer. Ils veulent partir un an en 2010 et voudraient partager avec nous concernant leurs préparatifs. Pendant ce temps, Catherine s’est sauvée à la boutique d’artisanat en face de la marina. Petite coquine…

On passe donc une belle soirée avec cet équipage en compagnie d’une bonne bouteille de vin blanc, de moules fumées sur biscuits, de Tostitos avec mousse à la truite sur leur bateau et ensuite, une fois les enfants couchés, une petite visite avec bière sur notre bateau. Les échanges ont été nombreux et je crois qu’ils ont apprécié valider leur préparatif avec nous.

09 Août 2007: À voile vers Tadoussac

Anse St-jean – Tadoussac (Saguenay);

22 milles nautiques;

Ensoleillé 21° C, 101.15 KPa, vents O 15 noeuds, 2 pieds de vagues;

Départ: 12h00, Arrivée; 16h30, Moteur 1h00, Voile 5h00.

Ancrage: N 48° 08.44, W 69° 42.65

Aujourd’hui c’est la fête à ma maman! Bonne fête Miche! On se lève, Catherine va pour la douche et moi j’appelle ma maman par Skype (Internet). Quelle fut sa surprise ! Elle était bien contente. On salut nos nouveaux amis du voilier VIRAGE, notre marina de l’Anse St-Jean et on part vers 12h00.

Super belle navigation à voile, vent arrière nous poussant à 5 noeuds de vitesse en moyenne. On a même eu des pointes à 6,4 noeuds et avec le courant aidant de 2 noeuds cela nous donnait 8,4 noeuds au GPS. Vraiment paradisiaque. On ne voit par contre pas de béluga à Baie Ste-Marguerite, mais on en voit près de Tadoussac. Finalement, on a fait tout le Saguenay à voile de La Baie à Tadoussac, ce qui est un record pour nous depuis trois ans. Nous rendons grâce incliné et même à genoux au dieu du vent Éole. On a même passé les traversiers à Tadoussac à voile tellement on allait vite.

Arrivés dans la baie de Tadoussac, on a eu de la misère à ancrer. On ne s’est pas bien communiqué les ordres et on est pas bien rodés encore. Il faut recommencer à chaque année. Mais, on a réussit après un moment. C’est maintenant le temps de relaxer et souper. On se réchauffe un restant de spaghetti aux fruits de mer, pis on soupe dehors. Miam Miam c’est super! Dodo vers 22h00 (c’est pas mal notre heure du dodo ça).

10 Août 2007: À nous le fleuve !!!

Tadoussac – Cap-à-l’Aigle (Malbaie);

38 milles nautiques;

Ensoleillé avec passage nuageux 20° C, 101.0 KPa, vents O 10 noeuds.

Départ: 9h00, Arrivée; 18h00, Moteur 9h00, Voile 1h00

On se lève avec le charme de la baie de Tadoussac : les bateaux qui partent aux excursions aux baleines, la senteur du fleuve, l’activité marine du secteur et les traversiers. Un bon café, on déjeune et on part pour notre navigation vers Cap-à-l’Aigle. On a levé l’ancre et le cablôt s’est pris dans on ne sait trop quoi. On bougeait le bateau dans toutes les directions et le cablôt a finit par se déprendre. Il y avait une marque grise foncée à la hauteur de 100 pieds de câblot. Le câblot était donc entouré autour d’une roche.

On est passé proche de la Toupie sur le haut fond Prince (beau phare en plein milieu du fleuve) et on a mis le cap sur Cap-à-l’Aigle à moteur. Vent faible, pas de vague, navigation agréable. Une fois arrivée près de Cap-à-l’Aigle, il faisait beau, le courant nous aidait encore. J’ai tiré la perche d’homme à la mer à l’eau et activé Catherine, car c’est un moment idéal pour une pratique. Catherine doit se pratiquer à faire obéir le bateau à moteur. Quand on ancre, on doit reculer le bateau et c’est Catherine qui est au moteur et moi à la proue sur l’ancre. Et tout le monde sait qu’une femme qui recule en auto, c’est pas beau à voir, donc imaginez avec un bateau de 11 000 lbs, ça marche pas du tout !!! (farce plate de macho…). Donc là, avec une perche en plein milieu de l’eau, on peut faire en toute tranquillité et sans stress les essais qu’on veut. Catherine a pratiqué cela pendant 45 minutes et elle a commencé a bien dompter le bateau. Bravo! Alors, on est rentré à Cap-à-l’Aigle.

Et qui est-ce qui était tout juste à côté de nous à quai? Le voilier NORD SUD et son capitaine Normand. J’aime beaucoup Normand pour les cours qu’il nous donne l’hiver. Il est très rigoureux et nous pousse à l’être. On a jasé un peu avec Norman et sa conjointe. On a soupé, fait la vaisselle et on s’est couché tôt. Quand on est dehors tout le temps, la fatigue physique se ressent vite en soirée et c’est une si belle fatigue. Dans notre vie moderne, la fatigue vient de la tête et rarement du corps. C’est bien de revenir au naturel et de se sentir fatigué plus souvent par le corps que par la tête!

11 Août 2007: Belles rencontres et Traverse St-Roch

Cap-à-l’Aigle – St-Jean-Port-Joly

38 milles nautiques;

Nuageux 22° C, 101.0 KPa, vents S 10-15 noeuds, 2-3 pieds de vagues;

Départ: 10h, Arrivée; 15h30, Moteur 5h, Voile 1h

On s’est levé vers 8h00. Un bon café et je me suis mis sur la mission Diesel. On ne pouvait pas aller au quai de service, car pas assez d’eau sous la quille. J’ai rempli le réservoir diésel du bateau avec les deux bidons que j’ai sur le pont et ensuite je suis allé les faire remplir à pied au quai de service. Je rencontre sur le chemin du retour Jean-Charles notre ami du voilier BOBINETTE (c’est leur port d’attache). On les attendais hier soir, mais ils sont arrivés vers 22h00 et on était couché. On a pris une heure avec toute la petite famille avant de partir.

L’équipage de BOBINETTE à leur port d’attache: Cap-à l’Aigle

On salut BOBINETTE et NORD SUD et on quitte alors Cap-à-l’Aigle vers 10h00. À contre-courant pendant 1h30 en suivant le bord, puis on met le cap sur la Traverse St-Roch. Elle porte bien son nom cette traverse. Roch pour « Rock and Roll ». En effet, c’est dans cette traverse qu’il y a le plus de courant dans toute la partie du St-Laurent (7-8 noeuds dans les deux sens de marée). Notre navigation nous l’a fait prendre avec un courant aidant de 5 noeuds et il nous a fait filer jusqu’à St-Jean-Port-Joly à toute allure. On a même atteint pendant un temps la vitesse GPS sur le fond de 10 noeuds, WOW! Heureusement, nous avions de bonnes conditions de navigation, mais gare à ceux qui s’y aventure sans avoir soigneusement planifié leur navigation, car ça peut être leur pire cauchemar !!!

On est donc entré à St-Jean-Port-Joly, petite ville TRÈS charmante, vers les 15h30. On a sorti notre super sac à dos et nous sommes allés faire une épicerie. On a pris au passage une crème glacée, car en ville, c’est pas comme sur l’eau, il fait chaud. À notre retour, SURPRISE, on nous faisait signe à partir des quais. On était sur la berge et on ne voyait pas bien. Qui était-ce?…. Mais, c’était Yves et Lorraine du voilier YLO!!! On a cotoyé ce couple pendant la préparation de notre voyage ce printemps. Ils étaient tout le temps à leur bateau au Centre du navigateur à Chicoutimi. Rares sont ceux qui, comme nous, était tous les jours à notre bateau pour y travailler dessus. Nous les aimions beaucoup et, entretemps, leur travail les ont amené à La Pocatière et ils ont dû déménager. Et par bonheur, on les a croisé sur noter chemin! Ils étaient partit en pensant qu’ils devrait aller à Rivière-du-Loup comme nouveau port d’attache, mais entre temps, une place s’est libérée à St-Jean-Port-Joly et on était pas au courant. Que la vie fait bien les choses. Bref, on était très content et ils nous ont invité à manger un beau saumon sur le barbecue arrosé de bon vin. Nous avons passé une très belle soirée en leur compagnie. Dans cette même soirée, un autre couple que Yves connaissait est venu se greffé à notre belle soirée. Il s’agit de Laval Lévesque et sa conjointe Marthe qui sont super charmants. Nous avions déjà entendu parler de Laval Lévesque par celui qui nous a vendu notre bateau (Laval Laberge) et quand ils sont ensemble, ça fait du Laval au Carré (Laval2) et ils ont du fun au cube3 supposément. Donc, une très belle soirée digne du monde des navigateurs.

Catherine devant SA!!! boutique de St-Jean-Port-Joly Souper sur YLO à St-Jean-Port-Joly

Séchage de la brassée de linge sur le bateau, on sauve 1,50$ quant même et s’est écologique !

12 Août 2007: Bon vent et petite nuit !

St-Jean-Port-Joly – Ile aux Grues;

14 milles nautiques;

Ciel Variable 25° C, vents SO 25 noeuds, 6 pieds de vagues;

Départ: 14h00, Arrivée; 17h30, Moteur 1h00 et voile 3h00.

Ancrage: N 47° 03.32, W 70° 31.89

On s’est levé à 8h00, douché et on a reçu Yves et Lorraine de voilier YLO à 9h00 AM pour déjeuner. On a mangé des toasts dorées de Catherine avec des fruits frais qui étaient très bonnes en passant. On a rangé un peu le bateau par la suite. J’ai vérifié une petite fuite de diésel du moteur. On a diné vite fait et ensuite Yves et Lorraine nous ont amené en auto prendre une crème glacée sublime au village.

On a appareillé de St-Jean-Port-Joly vers les 14h00. Le vent était déjà fort (20-25 noeuds), mais le courant était fort aussi (4 noeuds environ) et nous aidait beaucoup. La vague a monté rapidement à 6 pieds de hauteur et on était pas capable de pointer directement sur notre cap, car le bateau claquait trop fort. Il fallait donc louvoyer (tirer des bords pour suivre notre route située dans le lit du vent) pour arriver à destination. Un dicton en navigation dit: « au louvoyage, deux fois la route, trois fois le temps et quatre fois la rogne ». La tension a donc monté et l’action aussi. C’était notre première navigation agitée de l’année. Le réflexe naturel demeurait, soit de rester à moteur. Après 15 minutes cependant, on a ouvert les voiles. Catherine était un peu rétissante au début, mais je l’ai négocié en ne sortant d’abord que le génois (voile d’avant). Dès qu’on l’a mis et qu’on a arrêté le moteur, la tension a diminué instantanément d’un cran. On pense tout le temps qu’un voilier se comporte mieux à moteur dans la vague et dans le vent, mais c’est faux!. Un voilier est plus stable à VOILE!!!!! (on l’écrit pour me se le rappeler pour l’année).

On a donc fait à voile des « tacs » d’un bord à l’autre du Chenal sud du fleuve pendant 3 heures. Le temps s’est calmé par la suite et on a pensé à notre nuit. On visait Berthier-sur-mer, mais c’était devenu impossible pour aujourd’hui, car on était rendu à seulement la moitié de notre route prévue et la renverse du courant ne nous permettait plus de naviguer longtemps à destination. On avait le choix entre la marina de Montmagny presqu’asséchée à marée basse (risqué!) et le quai fédéral de l’Île aux Grues (risqué!). J’ai laissé Catherine décider et planifier notre nuit. C’est tout le temps elle qui étudie la route et qui me donne les ordres de me tasser, virer, changer de cap. Elle est très bonne, car elle lit tout ce qui existe comme documents et sait tout par le fait même. On se complète très bien! Moi, j’essais de la faire mentir… : as-tu pensé à ceci et cela? et ça donne un bon résultat. Catherine voulait beaucoup aller visiter l’Île aux Grues, alors on a choisi d’aller là. On y est arrivé vers 17h30.

Voici comment un bateau se retrouve sens dessus dessous après une navigation agitée. Notez les bagages de la pince avant tous rendus au sol !!!

Aventure! Aventure! Aventure!:

Comment vous racontez cette aventure là? C’était notre première amarrage à un quai fédéral en béton. Commençons par de l’information. Première explication: quand on est dans une marina, les quais flottent, donc suivent la marée, et nos bateaux font de même. Un quai en béton, lui, ne flotte pas!Deuxième explication : les marinas sont tout le temps situées dans des endroits protégés des courants de marée.

Alors, pour revenir à notre récit, on était cette nuit là amarré au quai fédéral de l’Île aux Grues. Lorsqu’on est arrivé, tout allait bien…, il faisait beau…, et après une navigation dans 25 noeuds de vent et 6 pieds de vagues, la sensation de sécurité était à 100%. Le quai nous protégeait du courant de marée à ce moment. On a ajusté nos amarres et nos défenses entre le quai et le bateau.  On s’est rapidement rendu compte qu’il fallait suivre la marée de très prêt, car nos amarres avaient besoin d’être ajustées aux 15 minutes environ. À marée haute, on a relaxé, on a pris des photos et on s’est fait un beau souper. Il y avait même du Internet, ce qui est surprenant, alors on a répondu à nos emails.

Ile aux Grues, quai fédéral en béton de 25 pieds de haut!!!

Puis, la marée a commencé à baisser et ce fut partit pour le rodéo !!! On a passé la nuit et le petit matin à ajuster nos amarres. La marée a descendu de 15 pieds et voyez ce que ça donne rendu à minuit le soir (6h00 après que l’on soit arrivés).

La nuit, tous les chats sont gris !!!

Regardez bien la photo. Quand nous sommes arrivés au souper, le bateau était au chiffre 17 pieds, là où sont attachées les amarres. À minuit, le bateau était rendu au chiffre 3 (oubliez les chiffres 6 ou 5 sur la photo, prenez que ceux de gauche). La marée descendait et on avait vraiment hâte qu’elle en finisse… À 1h00 AM, j’étais encore sur le qui-vive pour m’assurer que le bateau ne descendrait plus et que les amarres suivraient. À la fin, il y avait 25 pieds de béton au-dessus de nous. C’était très impressionnant et ça donnait un peu une impression d’irréalité. Pour ceux qui ont déjà vu notre bateau, le dessus du quai était à notre deuxième barre de flèche de notre mât. On avait jamais vu le haut du mât de ce point de vue.

Une fois cette partie faite (la marée descendante), je me suis dit que j’allais pouvoir aller dormir et relaxer un peu, car à marée montante, les amarres deviennent lâches et cela ne cause pas trop de problème. On aurait pu aller les resserrer aux 3 heures et rien n’aurait pu arriver de très grave. Je suis donc allé me coucher dans le carré, habillé bien sûr, pour sortir au besoin. Une demie-heure après, le bateau a commencé à craquer de partout. Je suis sorti pour voir ce qui se passait et je ne comprenais pas, car tout était bien ajusté. À la marée descendante, quand j’entendais un craquement, c’est que j’avais une amarre qui était trop serrée et qui retenait le bateau vers le haut, mais là, tout était beau. Mystère… J’ai réfléchis et j’ai compris alors que le bateau se remettais à flotter après avoir « piqué ». Hé oui, c’est que notre bateau était piqué dans la vase et ne flottait plus d’un pouce ou deux. Dans les calculs de marée à l’endroit où on était, on savait qu’il nous manquerait un pied et demi de fond sous la quille une fois à marée basse. On savait aussi que le fond était vaseux et que dans ces conditions là, la quille s’enfoncerait bien dans la vase. Tout avais bien été sur ce point. À ce moment là, tout le poids du bateau se retrouvait sur la quille, ce qui n’était pas grave, car conçu pour ça. L’explication des craquements étaient donc que le poids du bateau repassait de la quille à la coque vu la marée qui remontait. Catherine pendant ce temps rêvait aux anges, mais s’était pointée le nez dehors vers 12h00 AM pour voir et prendre des photos. Il y avait aussi la berge qui valait le coût de voir, car elle était à 1/2 mille de nous à marée haute et rendue à 15 pieds de nous à marée basse. Ouf!!! que c’était juste, que c’était juste!

Donc, à 2h00 AM, j’ai commencé à m’assoupir et 30 minutes plus tard, j’ai entendu un bruit constant et bizarre. Je me suis levé et j’ai été voir le traversier qui était amarré près de nous. J’ai regardé son drapeau pour voir s’il y a du vent, mais son drapeau était sans vie. Je suis alors sorti dans le cockpit et j’ai compris que c’était le courant qui faisait ce bruit. Hé oui! maintenant que la marée montait, nous étions désormais du mauvais côté du quai et maintenant le courant nous arrivait sur notre travers. Résultat, je ne pouvais laisser les amarres se désserrer sans surveillance, car le bateau se battait contre le courant. Il fallait aussi une surveillance constante sur les défenses qui avaient la vie dure durant cette étape, acullées contre le mur de béton. Et ça dure normalement 6 heures ce courant!!! Vers 4h00 AM, le courant était au plus fort, je combatais le sommeil et je commençais à m’imaginer toutes sortes de scénarios catastrophiques… Exemples: s’il fallait qu’un tronc d’arbre nous fonce dessus, et pourquoi pas, un poteau de téléphone!. Nous étions perpendiculaires au courant et l’aurions reçu de côté, ouf!… j’avais soudainement hâte que le soleil se lève… Vers 5h00 AM, l’espoir est revenu. C’est fou ce que la nuit, on s’inquiète juste parce qu’il fait noir et qu’au soleil levant, tout redevient calme et positif. Essayez ça et vous verrez! Ça nous avait fait cet effet là aussi lors de notre navigation de nuit de 36 heures l’an passé et cela nous fait cela aussi quand on est ancré par forts vents et qu’on fait des quarts de veille de nuit. Alors, vers 5h30 AM, le courant s’est calmé et je me suis calmé aussi. J’ai réveillé Catherine, lui indiquant les choses à surveiller et à faire aux 15 minutes. J’ai dormi jusqu’à 9h00 AM, car on devait partir vers 9h30 avant que le bateau ne repique dans la vase. Voilà un beau chapitre d’aventure n’est-ce pas ??? Je vais répéter les paroles de ceux qui nous ont vendu notre bateau: « pour vous acheter un bateau, il faut aimer l’aventure, car vous n’aurai pas à chercher l’aventure, c’est elle qui vous trouvera ! ».

13 Août 2007: Québec, enfin Québec !!!

Ile aux Grues – St-Laurent, Île d’Orléans (Québec);

23 milles nautiques;

Ciel Variable  22° C, 100.6 KPa, vents O 20 noeuds, 2-3 pieds de vagues;

Départ: 9h30, Arrivée; 17h30, Moteur 7h00 et voile 1h00.

La journée est magnifique au levé. Il reste 12 pieds d’eau sous le bateau et on doit partir d’ici une heure max, il est 9h00. 9H30, il reste 10 pieds. J’ai donné le GO à tout l’équipage (Catherine). « On part d’icitte au PC » (je parle du quai et pas de la belle île)! Tout se passe bien, on est enfin partit. On a même pas eu une heure de répit pour visiter l’île, mais la nature en a décidé autrement.

Nous avons d’abord navigué contre-courant en longeant le bord de l’île aux Grues pour avoir le moins de courant possible. On a eu une vitesse de 3 noeuds pendant presque toute la journée. C’était pas vite, mais ça avancait… On a vu sur notre route Grosse Île (Île de la quarantaine), Cap tourmente, le Mont St-Anne et l’Île d’Orléans: beau paysage… On a fait un peu de voile pendant 1h00 devant Berthier-sur-Mer. On croise alors un couple d’amis navigateurs du Saguenay: Alain et Denise du voilier IMPULSIVE 5. Le monde est petit comme on dit! Cela nous a fait chaud au coeur d’avoir pu les croiser sur le fleuve, car on s’était dit qu’on espérait se croiser il y a de ça 10 jours, avant notre départ du Saguenay. Ensuite, on est entré vers 17h30 à la marina de St-Laurent, île d’Orléans. Sieste de 2h30, car on a eu chacun une petite nuit. Souper et film de 20h30 à 22h30 et op !dodo ensuite.

L’Île de la quarantaine ou Grosse île avec le Mont St-Anne en arrière plan

14 Août 2007: Le coeur de Québec! Journée avec les parents de Catherine

St-Laurent, Île d’Orléans – Bassin Louise (Québec);

9 milles nautiques;

Nuageux 20°C, 100.9 KPa, vents O 20-25 noeuds; 2 pieds de vagues

Départ: 16h00, Arrivée; 18h30, Moteur 2h30 et voile 0h00.

Très belle nuit, par rapport à celle de la veille. Nous avons fait du Internet le matin et nous avons donné rendez-vous aux parents de Catherine pour qu’ils viennent faire avec nous le trajet de l’Île d’Orléans vers le Bassin Louise. Nous nous sommes mis à l’écriture de notre site web, car cela faisait sept jours que nous ne l’avions pas mis à jour. Cela a pris presque trois heures. Après la douche qui était loin d’être un luxe, ménage du bateau. Nous avons reçu les parents de Catherine vers 15h00. À 16h00, nous avons largué les amarres et sommes partis en direction de Québec. Il faisait nuageux foncé et il y avait 20-25 noeuds de vent provenant directement de notre cap, mais il n’a pas plu.

La navigation s’est très bien passé et les parents de Catherine ont beaucoup aimé leur traversée. Ils ont pris 125 photos !!! Nous nous sommes fait dépasser par un cargo et nous avons pu être témoin de l’échange de pilotes du St-Laurent juste devant nous. Les pilotes du St-laurent embarquent aux Escoumins jusqu’à Québec. Ensuite, il y a un autre échange de pilotes pour le trajet Québec – Trois-Rivières.

Une fois arrivé au Bassin Louise, il y avait notre première écluse à vie à traverser avec un pont qui lève. WOW! C’était rapide et impressionnant. Nous n’avons pas eu le temps de réfléchir que nous étions déjà passé. J’ai même oublié de regarder si le mât passait !. Ensuite, ce fut l’arrivée aux quais du Bassin Louise, très serrés les uns sur les autres et la moitié longs de ceux auxquels nous sommes habitués. Au Saguenay, nous pouvons mettre un autre bateau entre deux bateaux à quai. Ici, il ne reste qu’un pied entre deux bateaux. N’ayant pas eu le temps de voir tout ça à temps, notre bateau s’est approché de l’autre bateau à côté de nous un peu trop proche et le monsieur n’était pas content. Au lieu de tenir notre bateau pour ne pas qu’il touche le sien et de nous aider, il nous criait : mon barbecue neuf !, mon barbecue neuf ! …

Une fois bien amarré au quai et le monsieur d’à côté calmé, il fallait revenir aux choses moins sérieuses … : l’apéro de fin de journée. Nous avons pris une petite bière avec nos invités pour fêter notre arrivée au Bassin Louise et notre première écluse en plein coeur du Vieux-Québec. Nous aurons une quinzaine d’écluses à passer sur le Richelieu et sur la Hudson, donc nous trouvions l’expérience utile. Vers 19h30, nous avons fermé le bateau et nous nous sommes allés à un super bon resto, très chic: le CAFÉ DU MONDE dans le Vieux-Port de Québec. Nous avons mangé des moules et frites avec une bonne bière. La dernière fois que nous avions mangé des moules-frites-bière dans un resto, c’était il y a 9 ans en Gaspésie dans un resto charmant du village de Percé sur une terrasse, une heure après que j’eu demandé Catherine en mariage dans le trou du rocher Percé. Cela nous a donc rappelé de beaux souvenirs. La soirée a été sublime en compagnie des parents Lamoureux.

Le père de Catherine                                                                                     Catherine en train de se préparer à faire des manoeuvres

La mère de Catherine                                                                                    Échange de pilotes du St-Laurent

Éric et Catherine en train de manoeuvrer dans l’écluse du Vieux-Port de Québec

L’ouverture du pont dans l’écluse du Vieux-Port de Québec

14 Août 2007 : Catherine qui écrit

Cela fait maintenant 10 jours que nous avons débuté notre voyage. Éh, que ça passe vite ! Il s’en ait déjà passé beaucoup d’événements depuis ce temps. Nous sommes passé Éric et moi dans un autre espace-temps qui n’a rien à voir avec la vie sur terre et ce, dans le temps de le dire. Bien sûr, ça demande une certaine adaptation, mais qui s’est fait assez aisément en ce qui nous concerne. À mon travail, on appelle ça le « le temps long » par opposition « au temsp court » qui représente le mode de vie moderne où l’horaire de la journée est routinière, réglée et planifiée au quart de tour. Pour vous donner une idée du déroulement de nos journées, nos horaires et notre rythme dépendant principalement de dame nature et de la météo. Le cycle du sommeil est complètement chamboulé: on dort plus et le sommeil est réparti maintenant sur 24 heures plutôt que 12 heures. Moi qui n’est jamais capable de faire des siestes en temps normal, je peux dormir le jour facilement 1 à 2h30… Les efforts physiques, les émotions intenses, les conditions météo qui nous volent notre énergie et la surveillance régulière du bâteau durant la nuit expliquent pourquoi le sommeil est différent. Il y a aussi l’alimentation qui est assez différente: on mange beaucoup plus régulièrement et en moins grosse quantité et ce, jusqu’à 8 fois par jour. Ça aide à conserver notre énergie et à empêcher le mal de mer. On peux donc diner vers 15h00 et souper vers 20h00 le soir. Quand on navigue, il est drôle de constater aussi combien le bâteau devient à l’envers dans le temps de le dire. Si vous saviez le nombre de fois que l’on peut se changer par jour : trop chaud, trop froid, mouillé… Met l’habit de pluie, enlève l’habit de pluie, met plutôt le coupe-vent c’est moins chaud. Casquette, lunettes soleil, crème solaire, chasse-moustique. Sandales, espadrilles, et puis nu-pied on est bien mieux. Op, on sort le bikini! Et ça recommence… Aussi, Éric et moi, ont s’est fait demandé très souvent: et puis, votre itinéraire est sûrement tout planifié d’avance ??? Et bien, la réponse est oui TRÈS grossièrement, mais pour le reste, c’est non pas du tout. Pour les simples et bonnes raisons que notre route dépend principalement des conditions de navigation et de la météo. Elle est aussi influencée au fur et à mesure part les conseils que l’on reçoit des navigateurs qui connaissent les conditions locales de la région où l’on se trouve et aussi des belles rencontres que l’on fait au fur et à mesure. La route suivie est donc planifiée 12 à 24 heures d’avance, et même en route, on doit s’ajuster constamment selon ce qui arrive. On doit donc avoir un plan A, B, C et parfois D et E… C’est ça que l’on appelle l’aventure je crois !!! Et ça pratique le lâcher prise, car il faut s’ouvrir à ce qui surgit! Enfin, il y a aussi les émotions en dents de scie. On passe par plusieurs états dans une même journée, ce qui nous sort pas mal de notre train-train quotidien. On peut être en état d’extase à cause d’une belle rencontre ou une navigation, mais on peut aussi avoir à négocier avec un stress intense dans le temps de le dire ou gérer un état de panique qui veut monter. Coller la langue au palais, c’est merveilleux dans ces moments pour respirer profondément comme mes collègues physiothérapeutes me l’on appris … Je crois que les bouffées d’adrénaline nous aide à nous sentir vivants en tout cas ! À suivre …

15 Août 2007 : Journée avec la famille Lamoureux

Levée des corps à 10h00 AM. Que nous dormons comme des marmottes dans un bateau! Je ne sais pas d’où vient tout ce besoin de sommeil. J’imagine que nous avions à nous rattraper pour tous les mois de préparatifs où nous avons coupé court sur nos nuits de sommeil ! Je me suis mis à me promener sur les quais, car j’avais des équipages à trouver (trois bateaux qui partent vers les Bahamas, eux aussi). Il y a 450 places à quai ici. Ça fait beaucoup de monde! Au Saguenay, nos marinas ont maximum 80 places alors, c’est une autre échelle. J’ai finalement trouvé les trois bateaux durant l’après-midi qui étaient eux dans leurs préparatifs jusqu’au cou : TO RIDE PEAGASUS, WINDCHIM et TIR NA NOG. Pour nous, c’est fini depuis 10 jours déjà et j’en suis bien content. Nous sommes déjà en avance sur notre trajet et c’est ce que je voulais. Je ne les ai pas trop dérangé longtemps, car je me suis rappelé comment c’était quand je travaillais : je voulais avancer et ne pas trop me faire déranger. Ils ont tous l’air super sympathiques et je leur ai dis que nous aurons bien le temps de se connaitre mieux durant le trajet. Je leur ai donné quand même un petit conseil avant de partir, c’est-à-dire de faire le maximum avant d’appareiller, car une fois parti, nous n’avons vraiment plus envie de travailler sur le bateau. Nous, depuis que nous sommes partis, nous rencontrons plein de monde, voyons plein de beaux paysages et de beaux endroits. Les stimuli sont tels que les jobs sur le bateau n’avancent plus du tout. Fonctionnant quand même sans ces petits travaux à terminer, nous les reportons toujours à plus tard. Sauf qu’avant de partir de Québec, il faudra faire quelques menus travaux: une petite fuite du réservoir septique à réparer avant de rentrer dans le Lac Champlain et une petite fuite de diesel du moteur à vérifier. Il y aura aussi le dématage (enlever le mât du bateau et l’attacher à l’horizontal pour pouvoir passer sous les ponts) que nous ferons finalement à Québec, car nous pourrons obtenir plus d’aide ici puisque ce sera notre première expérience.

Ensuite, j’ai lavé un peu le pont du bateau, car l’Île aux Grues nous a salit de bouette. Marie-Hélène, la soeur de Catherine et son ami, sont arrivés au bateau vers 17h00. Ils descendaient directement de Montréal. C’était justement le temps pour l’apéro. Ils sont repartis une heure plus tard et nous nous sommes donnés un rendez-vous à 19h00 avec aussi les parents à Catherine à un resto très connu à Québec: le COSMOS. Nous avons décidé Catherine et moi, vu que nous avions le temps, de se rendre à pied au resto. Nous étions trois couples (deux en voiture et nous à pied) et c’est nous qui sommes arrivés les premiers au resto: en forme hein! Notre ballade a été super, car nous avons passé par la rue St-Jean (qui est maintenant fermée à la circulation automobile), devant le parlement de Québec avec sa nouvelle et suberbe FONTAINE DE TOURNY (offerte par monsieur Simons lui-même des populaires magasins SIMONS à Québec) et fait un bon bout sur la Grande-Allée. Nous avons même vu un magasin CROCS avec des tonnes de souliers, de sandales et de bottes de toutes les couleurs inimaginables: Catherine voulait tous les acheter ! Ha! notre Vieux-Québec, nous avions oubliés comment c’est charmant de s’y promener. Nous avons eu un beau et bon souper avec la belle compagnie de la famille Lamoureux. À la sortie du resto vers 23h30, nous avons fait une petite visite éclair à la Discothèque LE DAGOBERT qui est en face du COSMOS sur la Grande-Allée. Il y a 14 ans de cela, Catherine et moi nous sommes rencontrés à cet endroit par l’entremise de mon frère. Cela a été de beaux souvenirs à se remémorer. Ensuite, retour au bateau toujours à pied en promenade d’amoureux. Nous sommes passés par la rue St-Louis cette fois. Encore une très belle soirée à Québec!!!

La famille Lamoureux au COSMOS                                                                     Au Dagobert, où nous nous sommes connus

16 Août 2007: Journée avec la mère d’Éric

Journée « taponnage ». L’ordinateur faisait des siennes, alors j’ai « pioché » dessus environ deux heures avant de le remettre fonctionnel. Ensuite, je suis allé prendre notre réservation pour la potence car, nous avons décidé de démâter à Québec avec les conseils de ceux qui sont ici. Nous sommes très bien installé ici, notre famille pourra nous aider et nous perderons seulement deux jours de navigation à voile de plus donc, ça ne vaut pas la peine de forcer à ce point…

Ma mère Micheline, et Marlène, la fille de son chum Jacques, sont arrivées vers 18h00. Maman a amené son chef-d’oeuvre de toit pour compléter le bimini. En effet, elle avait confectionné le bimini cet hiver et là, c’était le tour de la partie du toit qui relie le bimini au dodger. Il a fait comme un gant et il est génial avec une fenêtre et un couvre-soleil. Au moment où j’écris ces lignes, cela fait une semaine que nous l’utilisons et c’est vraiment un ajout très pratique pour notre vie de tous les jours. Il nous protège du vent, de la pluie et du soleil. Nous l’adorons ce toit. Merci Maman!!!

Ensuite, souper-spaghetti, soirée placotage avec vin et petite marche pour terminer la soirée. Nous avons dégusté d’excellents brownies fait maison par Marlène et emballé avec originalité « à la Marlou », étant une vraie artiste dans l’âme. Elle nous avait confectionné un bâteau et des gilets de sauvetage en papier au cas où …

La mère à Éric Micheline et Marlou la fille du chum de sa mère

qui était malheureusement derrière la caméra

17 Août 2007: Journée avec le père d’Éric et tournée des magasins pour Catherine

Journée commissions, magasinage et placotage pour Catherine avec sa mère pour faire le plein. Au menu : Canadian Tire, La vie sportive, la SAQ, Wal-Mart et pour finir l’épicerie chez Maxi. OUF ! Elles ont beaucoup marché.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas été seul au bateau. Cela me rappelait la période des préparatifs où je passais mes grandes journées seul au bateau. Vers 12h00, le goût m’a soudainement pris de taponner… comme au mois de juin et juillet. J’avais deux fuites à valider. Une sur le réservoir septique et l’autre sur le moteur diesel. J’ai commencé par le réservoir septique, car je savais que pour le moteur ce serait plus dur. J’ai essayé de trouver cette fuite de diesel depuis quelques semaines et je ne l’ai toujours pas trouvé. J’ai donc attaqué en premier le réservoir septique. J’ai vidé le pourtour et validé où cela coulait avec une lampe de poche. Yes, yes, yes, c’était seulement un collet qui n’était pas à la bonne place. Je l’ai replacé et j’ai décidé de tester comme il faut ce réservoir septique, car bientôt nous commencerons à l’utiliser au Lac Champlain. Je l’ai donc rempli à ras bord d’eau avec le boyau connecté au quai. Il était « full top ». Je l’ai laissé comme ça pendant tout l’après-midi et j’ai vérifié tous les joins, collets et tuyaux s’ils coulaient. Fin de l’après midi: tout était toujours beau pour ce dossier et j’ai vidé le réservoir d’eau à l’aide d’une pompe drill. J’ai attaqué ensuite la fuite diesel. J’ai resseré tous les boulons et collets du système d’alimentation diesel. J’ai sorti le livre détaillé du moteur et étudié tout ça et je n’ai rien trouvé. Il m’est venu ensuite une idée. J’ai souvent regardé durant son utilisation le moteur de l’avant avec une lampe de poche en cherchant d’où venait la fuite, mais pas de derrière, car il y a le « shaft » d’hélice qui tourne et ce n’est pas le temps de ce mettre la face là quand il tourne. Mais là, j’ai parti le moteur, car j’étais sur le neutre à quai et le « shaft » ne tournait donc pas. J’ai validé avec une lampe de poche et me suis penché derrière le moteur… BINGO… la fuite venait du « gasket » de la pompe d’alimentation. J’ai serré toutes les vis et boulons de la pompe, car ils étaient « slaques »,  j’ai reparti le moteur et BING….! »/$%? Et non… ça coulait encore. Ça aurait été trop beau pour être vrai. J’ai resseré encore les boulons et vis et j’ai refait autre un essai…. Ça coulait encore…. ! »/$%?. Là, je me suis dis : je vais pas être obligé de changer la pompe! J’en avais une de « spare » que j’ai acheté avant de partir et je n’avais même pas commencé le voyage ou presque que je devais utiliser mes réserves. J’ai décidé de penser à tout cela en dînant et il était 15h00. Après dîner, soit 10 minutes plus tard car un gars tout seul ça dîne rapido, je me suis résigné, alors go !. Raymond mon père est arrivé sur le fait. Nous devions faire ensemble le support de mât, mais la fuite diesel était prioritaire et à deux gars, ça vallait tellement mieux, surtout dans des endroits restreints. Nous nous sommes installés, un derrière le moteur et l’autre devant, puis nous avons changé la pompe en une heure environ. Nous avons reparti le moteur et là, c’est vrai que c’était BINGO !!! Pour la pompe qui fuyait, Raymond m’a amené des feuilles de « gasket », alors je vais pouvoir me refaire une pompe de « spare ».

Ensuite, Pierrette est arrivée à 16h00 puis la fête a commencé. Nous avons pris quelques bières. Matante Lise Pageau et son conjoint Jacques sont venus nous rendre visite. Ensuite, Catherine et sa mère Louise sont arrivées avec les commissions de l’après-midi. Nos invités se demandaient comment nous allions faire pour tout stocker ses provisions dans le bateau! Nous nous sommes mis au travail Catherine et moi, et en 15 minutes, tout était serré et plus rien ne paraissait. C’est ça un bateau, il y a tout  le temps des petits trous pour mettre du stock.

La soirée s’est ensuite dirigée vers le restaurant LA MERVEILLE DU VIETNAM où nous avons mangé un délicieux souper arrosé de bon vin. Soirée magnifique en compagnie de Raymond et Pierrette. Merci Ray!

Voici quelques photos de la marina du Vieux-Port de Québec

18 Août 2007: Journée avec le frère et la mère d’Éric

Début de journée consacrée à construire la fixation de mât sur le balcon avant du bateau pour le démâtage. Ensuite, direction chez mon frère Patrick. Karine (belle-soeur) vient nous chercher à la marina avec nos deux coquines de nièces. Arrivés chez Pat, quoi de mieux que de rentrer un « trailer » de bois pour se dire bonjour. Ensuite, pour prendre contact et se mettre aux dernières nouvelles, quoi de mieux que de fendre cinq belles cordes de bois. Non mais, les Pageau, c’est comme ça, on ne se voit pas pendant quelques semaines, puis pour avoir un bon contact, il faut faire une job ensemble, comme quand nous étions petits. Avec la visite chez Pat et Karine, nous avons a pu voir leur beau terrassement en avant de leur maison. Ils venaient de le faire et nous ne l’avions pas vu. Ils sont vraiment bons. Toute leur maison est finie, leur garage et leur terrassement aussi et ce, en 3 ans. Bravo les copains! Vous avez un beau petit coin de paradis. Catherine en a profité pour amener notre tone de lavage et cela a pris toute la journée avec l’aide de la belle-soeur Karine pour passer au travers de la grosse poche de linge.

Éric et son frère Patrick en train de fendre du bois

Nous nous sommes ensuite dirigés chez Jacques et Micheline pour le souper. Un souper classe: Hot-dog de luxe avec poutine sauce et vin rouge. C’est pour les taquiner, car c’était vraiment bon et Marlène est venu nous rejoindre aussi pour faire un belle table remplie de monde joyeux et merveilleux. C’était une autre belle soirée à Québec. Catherine m’a coupé les cheveux pour terminer la soirée, car jouer à la coiffeuse dans le bateau, c’est pas évident!

Notre filleuil Éloïse et notre neveu Thomas, deux des trois enfants au frère à Éric

19 Août 2007: Porte ouverte au bateau pour la famille et les amis de Québec

Journée consacrée à la visite. Nous avons reçu plein d’amour, de souhait et d’énergie durant cette journée. Nous avons eu 30 personnes qui se sont présentées entre 10h00 du matin et 10h00 du soir. Voici les binettes en question de ceux que nous avons pu photographier. Une image vaut mille mots!

Stéphane, Julie et leur fille, des vieux amis                                                     Tante Marthe et son chum Jean-Guy

Martin Pageau (cousin à Éric) et Yannick sa conjointe Mononcle Roger Pageau et sa femme Lucie

André et sa femme Lorraine, des amis de la famille Pageau                            Le père d’Éric Raymond et sa conjointe Pierrette

Mononcle Clément Pageau, sa femme Manon et Shadow                           Le frère à Éric Patrick, sa femme Karine et leurs trois enfants:

Thomas, Éloïse et Alycia

Eric qui se prépare et pense à son démâtage de demain matin…

Le soir, nous avons discuté longtemps avec l’équipage d’ADRÉNALINE, le voilier de Annie Bourgoin (ancienne collègue de travail neuropsychologue à Catherine au Saguenay), son chum Dave et leur petite fille Morgane. Ils ont un voilier identique au nôtre depuis deux ans, un Hunter 1987 31 pieds, et c’était le fun d’échanger sur nos expéreinces et de faire des comparaisons entre nos deux bateaux. Ils ont gagné plusieurs courses avec leur bateau, alors ça nous a fait plaisir d’entendre que notre voilier pouvait être performant, avec un bon équipage bien sûr… HI! HI! HI!  !

20 Août 2007: Démâtage avec l’aide du père d’Éric et Pierrette

Journée démâtage. Départ du quai à 8h00 AM. Nous sommes allés remplir au quai de service nos réservoirs en passant et nous sommes allés ensuite au quai de démâtage. Le démâtage est une opération délicate et c’était en plus notre première expérience. Nous étions plutôt nerveux. Raymond et Pierrette sont venus nous aider pour cette opération et cela a été très apprécié. Cela a duré de 9h00 à 13h00. Tout c’est bien déroulé. C’était long et il a fallu prendre notre temps étape par étape. Cela a prit à peu près deux heures à coucher le mât et ensuite deux heures à le fixer comme il faut et l’attacher. Nous avons ensuite dîné tous ensemble et nous nous sommes déplacés vers un quai différent pour la nuit car maintenant, nous mesurons 42 peids avec le mât sur le dos plutôt que 31.

Dématage du bateau: il faut bien s’amuser en travaillant !

Une fois le dématage terminé, nous sommes soulagé : une autre étape de faite !

Nous voilà contents que l’opération soit terminée. Un gros merci à Raymond et Pierrette pour leur aide précieuse ! Ensuite, nous avons reçu la visite de mononcle Georges. Nous étions bien contents de le voir. Ensuite, j’ai proposé à Catherine d’aller manger une poutine chez ASHTON (un des seuls resto qui nous manque au Saguenay). Elle a dit: NOOOON, c’est pas bon pour la santé de la poutine … (avec une face qui voulait dire oui), alors nous avons marché à pied jusqu’à la rue St-Jean pour dépenser des calories. À notre retour au bateau, Micheline, son chum Jacques et Patrick nous attendaient. Nous leur avons montré notre mât couché sur le bateau et ensuite nous sommes allés voir l’écluse et le bateau Allemand GORCH FOCK à trois mâts.

Visite de mononcle George Pageau                                                               La mère de Éric Micheline, son conjoint Jacques et Patrick

21 Août 2007: Journée pour nous dans le Vieux-Québec

Hé oui! Après une semaine à Québec, nous n’avions pas eu beaucoup de moments que pour nous deux. Nous devions partir aujourd’hui pour remonter le fleuve, mais nous nous sommes dits que, finalement, nous n’étions pas pressés au point de ne pas profiter ensemble de la ville de Québec où nous avions grandit tous les deux. Nous sommes donc allés marcher dans le Vieux-Québec toute la journée par un temps chaud et ensoleillé. En commençant par un super bon diner sur la terrasse du restaurant Vietnamien ASIA tout près de Place Royale, nous avons rencontré la voisine vietnamienne des parents à Catherine qui travaille là et que Catherine n’avait pas vu depuis très longtemps. Nous avons été servis comme des rois ! Ensuite, visite à Place Royale et dans le Petit Champlain. Que c’est magique ce coin de Québec avec son histoire et ses rues toujours animées de personnages du temps de la Nouvelle-France ! Nous sommes ensuite allés faire une petite épicerie avec notre sac à dos (c’est pesant de la bière, hein ?). Aussi, Catherine en est pas revenue de voir de proche, à côté des traveriers Québec-Lévis dans un parc, une grosse bouée rouge en acier comme celles que l’on croise sur le fleuve St-Laurent. Elles ont l’air si petites de loin, mais elles mesurent 6 mètres de hauteur par 3 mètres de largeur et pèsent 11 000 lbs, soit autant notre bateau !!!

Plus tard dans la journée, nous avons admirés de beaux et gros bateaux dans le port de Québec puisque c’est un de nos passe-temps favoris, à commencer par le  voilier école allemand GORCH FOCK.  Ce voilier de trois mâts mis en service en 1958 et long de 90 mètres reçoit de jeunes allemands (250 jeunes) en formation pour la marine.  Nous les avons regardé longuement faire des exercices sur leurs grands mâts. Nous avons pu aussi admirer la goélette bleue MARIE-CLARISSE bâtit en 1923 et longue d’environ 50 mètres passer dans l’écluse et un énorme bateau de GREENPEACE.

Le voilier école allemand GORCH FOCK                                                            L’ouverture de l’écluse du Vieux-Port de Québec

La goélette MARIE-CLARISSE datant de 1923 entrant dans l’écluse

Le soir venu, nous avons discuté avec plusieurs personnes qui s’arrêtaient pour nous poser des questions sur notre bateau et notre projet. Certains nous ont vu lors du reportage à TVA qui a repassé à LCN. Catherine a fait son premier beau « trip » photo de nuit. Elle a pris son NIKON et son trépied et a expérimenté la photo de nuit sur la ville de Québec illuminée. C’est beaucoup plus technique de nuit ! Puisque nous avions décidé ce matin à la dernière minute de ne pas partir du Bassin Louise, nous avions décidé de s’amarrer à un quai sans service juste à côté de l’écluse. Nous étions juste à l’arrière du MARIE-CLARISSE et avions demandé aux petits gars du Port si nous dérangions à cet endroit, et ils nous avaient dit que non. Nous n’avions pas demandé directement cependant si nous devions payer notre nuit en espérant que peut-être… et ils n’ont pas abordé le sujet non plus.

Le Vieux-Québec de nuit. En avant-plan, remarquez notre voilier et le MARIE-CLARISSE

22 Août 2007: Départ de Québec pour la Batiscan !

Bassin Louise (Québec)/ Batiscan (Mauricie);

48 milles nautiques;

Ensoleillé 22°C, 102,0 KPa, vents variables < 10 noeuds;

Départ: 8h30, Arrivée; 18h30 , Moteur 11h00.

Ancrage: N 46° 30.79, W 72° 13.99

Levés à 7h30 AM et départ à 8h15 AM. Catherine a appellé le Maître-éclusier pour annoncer notre désir d’entrer dans l’écluse. Immédiatement, nous avons reçu sur la VHF un appel de la Marina du Vieux-Port de Québec : « Mer et Monde II !!!, vous étiez supposés être partis hier, vous n’avez pas payé votre nuit !!!  » Nous sommes devenus tous rouges, pris la main dans le sac comme des voleurs, et avons dû payer notre nuit supplémentaire à l’intérieur de l’écluse… Si nous ne nous étions pas annoncés à l’éclusier aussi…

Ensuite, nous avons fait la longue navigation vers Batiscan. Une journée superbe et une navigation TRÈS FACILE comparée à la portion entre Tadoussac et Québec. Québec derrière nous, nous avons passé les ponts de Québec et ensuite toutes les villes suivantes: Pont-Rouge, St-Augustin, St-Nicolas, Donaconna, Porneuf, etc…). À Cap-Rouge, en face du fameux pont, nous avons vu plusieurs voiliers échoués dans la vase et l’herbe et nous nous sommes demandés ce qui s’était passé là … Il y avait une seule section critique sur notre trajet qui était les rapides Richelieu un peu après Porneuf. C’est une section très étroite du chenal de navigation d’à peine un mille marin de long, mais qui a 5 noeuds et demi de courant d’ouest en est. Nous avions une petite fenêtre de deux heures pour la traverser sur 12 heures de marée. Les calculs et les lectures de Catherine ont fait que nous sommes passés pile au bon moment. Cela nous a tenu une bonne partie de la journée en haleine tout de même. Nous avons également croisé des navires de commerces et énormes cargos toute la journée, un bonne douzaine et il fallait se tenir toujours à l’extrême droite du chenal pour leur laisser le champ libre le plus possible, car c’était étroit.

Le Vieux-Québec vu du fleuve St-Laurent                                                   Le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte

Éric qui est content d’avoir passé sous les ponts !                                    Des voiliers échoués à Cap-Rouge

Remarquez la bulle d’eau à l’avant d’un cargo en marche !                    En montant vers Montréal, les rencontres avec les cargos se

multiplient et nous pouvons les observer de très près …

Notre navigation finissait par notre site d’ancrage pour la nuit. On nous avait indiqué un endroit sur la rivière Batiscan pour passer la nuit. Sauf qu’aussitôt arrivés à l’entrée de la rivière, nous nous sommes échoués la quille dans la sable. Nous nous sommes déprit assez facilement. Nous nous sommes informés à un bateau moteur qui nous a dit qu’il y avait 4 pieds et demi d’eau à l’embouchure seulement (contrairement à 6-7 pieds sur la carte). Cela n’était pas si grave, car tout près de l’embouchure, il y avait une belle zone de 25 pieds d’eau dans un fond de sable pour passer la nuit, mais pas à l’abri des vagues de cargos. Durant la journée, nous en avions croisé une douzaine, donc nous nous sommes dit qu’au pire il en passerait peut-être une douzaine aussi durant la nuit et que nous nous ferions un peu brasser. Nous avons donc décidé de nous ancrer à cet endroit puisque la nuit commençait à tomber et nous avons ensuite soupé. Super belle soirée tranquille, sans cargo. Nous nous sommes même fait un petit drink « Cuba libré » (rhum and coke), puis nous nous sommes mis de la musique que mon frère Pat nous avait gravé des années ’80 et ’90. Nous avons dansé un bon deux heures dans le carré avec de la musique à pleine tête, question de faire un peu d’exercice. Nous nous sommes couché là-dessus. Merci Pat pour la belle soirée !

Durant le début de la nuit, quelques cargos ont passé. Cela nous a réveillé, mais sans plus et nous nous sommes rendormis rapidement chaque fois. Je couchais dans le carré, tout habillé, au cas où… 4h30 AM, un cargo est passé et notre bateau était parallèle aux vagues. Gîte d’un bord à 20 degrés, pis de l’autre violemment à 20 degrés, pis de l’autre, pis de l’autre… La vaisselle lavée était restée sur le comptoir (nous ne pensons pas à tous les petits détails encore) … brasse-camarade qui nous lève assez vite tous les deux… pleins de chose tombent à terre, un verre s’est cassé en milles morceaux sur le plancher. Ça s’est de la vague de cargo digne de ce nom! Catherine a tout ramassé pendant que je suis sorti dehors. J’ai viré le volant de côté pour faire tourner en permanence le bateau face aux vagues de cargos avec le courant qui passe sous le bateau. Ça a fonctionné… Nous avons bien dormi le reste de la nuit, même si quelques autres cargos sont encore passés. Catherine s’est levée vers 8h30 AM et je suis allé me coucher dans le lit jusqu’à 10h00 AM.

23 Août 2007: À nous Trois-Rivières !

Batiscan/Trois-Rivières (Mauricie);

20 milles nautiques;

Nuageux 20°C, 101.6 KPa, vents E 10 noeuds;

Départ: 11h00, Arrivée; 17h00 , Moteur 6h00.

Ancrage: N 46° 21.29, W 72° 32.20

Nous faisons route vers Trois-Rivières. On croise encore plusieurs cargos. Ce qu’on se sent petit quand une grosse bête comme ça nous passe tout à côté!!!

Arrivés à notre site de mouillage prévu dans la branche Est de la rivière St-Maurice, nous nous préparons pour l’entrée.  Nous savons que ce sera serré. On essait par trois fois et on s’échoue trois fois. Une petite chaloupe de pêcheur vient nous voir et il a par bohneur un sondeur. Il fait une virée près de nous et nous dit qu’il n’y a pas assez d’eau pour nous. Nous le remerçions et nous choisissons d’essayer ailleurs. Nous croisons tout de suite après un voilier qui sort de la marina de Trois-Rivières. Il se dirige vers l’autre spot de mouillage à l’ancre de Trois-rivières, soit la branche Ouest de la rivière St-Maurice, alors cela nous donne le goût de le suivre. On s’ancre donc dans la St-Maurice dans de faibles profondeurs d’eau, près d’une berge qui nous dépasse en hauteur et qui nous protège bien du vent.

Là, il faut que je fasse une parenthèse. Au moment où j’écris cette partie, je sais plusieurs choses qui en font un sujet à écrire. Le voilier qui sortait de la marina de Trois-Rivières, après lui avoir parlé au mouillage le lendemain, m’a dit qu’il s’était échoué dans la marina avec un tirant d’eau de 5 pieds alors que les cartes indiquent 2,3 mètres d’eau et que c’est pour cela qu’il était mouillé près de nous. Et rendu dans l’écluse St-Ours trois jours plus tard, les éclusiers nous ont dit que les marinas de Sorel et Trois-Rivières ont de moins en moins d’eau et qu’il manque au moins deux pieds d’eau dans le fleuve à cette période-ci de l’année. Conclusion à ces quelques lignes: quelle bonne idée d’avoir démâté à Québec !!! On aurait jamais pu démâter ni à Trois-Rivières, ni à Sorel. Nous ne le savions pas et nous avons été très chanceux. Les conseils que nous avions eu sont de gens possédant des voiliers à faible tirant d’eau (4 pieds et demi pour la plupart). Notre tirant d’eau de presque 6 pieds nous défavorise beaucoup pour ce genre d’endroit et il faut, pour notre part, toujours surveiller les conseils que l’on reçoit en demandant à ceux qui nous en donne: et la profondeur d’eau, est-ce 6 pieds et plus ?

Pour revenir à cette journée, notre « spot » de mouillage est super. À part l’odeur des papetières KRUGER tout près qui nous rappelle celle d’ABITIBI-CONSOL à Kénogami, nous sommes très bien protégés, tranquilles et bien ancrés. Le repos sera bon et nous sommes dus pour s’arrêter un temps … Et en plus, il y a du Internet !!! C’est fou ce qu’on en trouve partout !!!

24-25 Août 2007: Brouillard-Repos

Trois-rivières (Mauricie);

Pluie et brouillard 25°C, 100.9 KPa;

Lecture, mise à jour du site web, Emails, ménage, sortie sur l’Île St-Quentin pour prendre une marche sur la plage, repas, vaiselle, étude sur la météo, film. Catherine commence à fouiller dans les cartes et les guides touristiques pour faire le Richelieu, le Lac Champlain et la rivière Hudson. On recharge nos batteries. La semaine à Québec a été mouvementée et on dirait que l’adrénaline retombe à Trois-Rivières. Il ne fait pas beau et c’est un excellent moment pour retomber sur nos pattes.

Réflexion du jour de Catherine: il me semble que je ne sais plus quand je me repose et quand je travaille sur le bateau … Vraiment bizarre!  C’est qu’après un 3 semaines d’arrêt, on ne compte plus ce qu’on fait comme du « travail » et on le fait le plus souvent quand cela nous le tente. C’est vraiment génial de vivre ça dans une vie. Nous séparons tout le temps habituellement le travail et le plaisir, mais depuis peu, cela ne semble plus pouvoir se séparer et cela fait partie de notre vie quotidienne maintenant. Ça doit être ça être en congé longtemps. Super tripant….

Nouvelle préocupation: circuler et ancrer dans de faibles profondeurs d’eau. Le coeur a voulu nous lâcher les premières fois quand on a vu 7.5, 6.5, et même 5.1 pieds au profondimètre …  Nous sommes habitués au Fjord du Saguenay et au VRAI fleuve où il y de 100 à 1000 pieds d’eau. Ici, nous naviguons dans du 6 à 12 pieds d’eau très souvent et ce sera comme ça tout le long du Richelieu, de l’Hudson et pour une bonne partie de l’Intracostal. Même les Bahamas seront comme ça, alors il faut s’y faire et prendre de l’expérience. Quelle bonne idée d’avoir changé notre hélice pour une trois palmes, car on a pas fini de draguer le fond !

Catherine qui étudie les guides et cartes dans la pince avant

26 Août 2007: Direction Chenal aux Corbeaux (ou plutôt Chenal aux bateaux moteurs!)

Trois-rivières/Sorel (Mauricie);

32 milles nautiques;

Nuageux avec dégagement en PM, 24°C, 101.1 KPa, vents O 10-15 noeuds;

Départ: 9h00, Arrivée; 15h30 , Moteur 6h30.

Ancrage: N 46° 05.00, W 73° 01.56

Nous levons l’ancre après avoir validé la météo vers 9h00 AM. Le lac St-Pierre est une vaste étendue d’eau sans restriction. Les vents y sont donc plus forts, mais rien à voir avec ce qu’on connaît dans l’estuaire et le golfe du St-Laurent. Le lac St-Pierre est en fait une grosse mare d’eau peu profonde avec un chenal creusé en plein milieu pour que les navires de commerces puissent y circuler.  Nous naviguons donc dans un chenal étroit qui est dans les alentours de 40 pieds de profondeur, mais dont les côtés sont très peu profonds (1 à 6 pieds). Il y a plein de monde qui pêche sur le lac. Nous voyons des chaloupes partout. Nous sommes dimanche et nous avons l’impression que les pêcheurs nous disent: c’est la fin de l’été pour nous, alors on profite de la dernière fin de semaine pour sortir pêcher avant de tout serrer cela pour l’hiver !!!

Le pont Laviolette à Trois-Rivières

Une fois le lac St-Pierre traversé, nous nous dirigeons vers notre site d’ancrage pour la nuit: les îles de Sorel. On s’est fait conseiller d’aller mouiller dans un petit chenal entre deux îles, le Chenal aux Corbeaux qui semble bien et assez profond pour nous. À date, à chaque fois qu’on a essayé d’entrer à quelque part, on s’est échoué et on a viré de bord. C’est tout le temps les sorties de rivière ou de chenal qui sont peu profondes. Les déversements de sable ou de vase en fond des sorties peu fiables. Donc, si nous réussissons à entrer, nous pourrons continuer avec plus d’eau sous la quille ensuite. Nous sommes sur nos gardes, mais nous essayons tout de même. C’est très très juste. Nous voyons au profondimètre un bout à 5.6 pieds et nous sentons que nous draguons le fond. Cela dure quelque secondes et la profondeur revient ensuite. OUF !!! C’est fait!

Le Chenal aux Corbeaux est super. C’est notre premier chenal à vie qu’on fait. Il y a une île de chaque côté de nous, des beaux chalets, quelques quais, mais une quantité ASTRONOMIQUE de bateaux à moteur. Aucun voilier bien entendu (nous n’en n’avons croisé aucun depuis Trois-Rivières d’ailleurs) et on se fait regarder pas mal avec notre mât sur le dos. On se sent un peu à part. Ils se sont tous donnés le mot aujourd’hui. On dirait que c’est le même cas que les pêcheurs: On sort peux-être pour la dernière fois ! Il fait beau, on recommence à travailler car l’été est terminée et les enfants commencent l’école. Nous sentons que tous en profite beaucoup et s’amusent comme des petits fous. C’est drôle de voir que les femmes sont tous en bikinis et se font promener à l’avant de leur bateau par leur chum. Catherine se dépêche d’enfiler aussi le sien! Nous trouvons ensuite un endroit pour ancrer pour la nuit un peu en retrait. Nous regardons le spectacle comme ça pendant des heures. Nous ne les avons pas compté, mais je dirais qu’il a passé sans exagérer 200 à 250 bateaux à moteur en tout, certains repassaient cependant plusieurs fois. Nous espérons que les CIGARES BOATS qui passent la courbe à tout allure ne la rate pas, et des fois, c’est assez juste… De belles grosses vagues à chaque fois pour nous, mais nous ne leur en tenons pas rigueur, car nous savons que c’est la fin de l’été pour eux … et le début pour nous.  Le soir venu, tout est devenu tranquille et calme. Ils sont tous partis se coucher et nous sommes complètement seul sur l’eau. Fait assez comique: dans les guides touristiques, nous pouvons y lire que c’est un bel endroit resté à l’état sauvage…

Les bateaux à moteur dans le chenal aux corbeaux                                 Catherine qui s’est dépêché d’enfiler son bikini !

Par la suite, on se fait un bon souper avec des TACOS. Après souper, il y a de l’énergie dans l’air. Probablement notre approche du Richelieu ou notre premier chenal … Nous mettons de la musique (CD de mon frère Pat), et nous dansons  encore dans 5 pieds carrés de plancher comme des petits adolescents pendant 2 heures. Party !!!

27 Août 2007: Entrée superbe dans le Richelieu

Sorel/St-Antoine sur le Richelieu (Montérégie);

24 milles nautiques;

Ensoleillé 24°C, 101.7 KPa, vents variable moins de 10 noeuds;

Départ: 10h00, Arrivée; 16h00 , Moteur 6h00.

Ancrage: N 45° 45.82, W 73° 10.92

Nous levons l’ancre vers les 10h00 et nous quittons le Chenal aux Corbeaux que nous appellerions plutôt le Chenal aux bateaux à moteur. Direction: l’entrée du Richelieu à Sorel. Il fait beau, il n’y a pas de vent et c’est notre dernier bout sur le fleuve St-Laurent.  Nous apercevons assez rapidement Sorel au loin à la sortie des îles de Sorel. Nous n’avons que 2 ou 3 milles à faire avant d’entrer dans le Richelieu. Nous sommes fébriles … Comment ça va être de monter une rivière…

Arrivée près de l’embouchure, nous cherchons avec les jumelles et nous ne voyons pas l’entrée. Nous voyons par contre deux gros cargos amarrés l’un près de l’autre et nous ne pouvons voir que leurs derrières. Bizarre… d’habitude, les cargos se mettent à quai en parallèle au fleuve et non pas perpendiculaire. Nous vérifions la carte et celle-ci indique l’entrée au même endroit que où sont amarrés les cargos. Arrivés plus près, nous remarquons un tout petit espace entre eux et c’est bien là qu’est l’entrée du Richelieu !!! Entre deux gros cargos. Super !

L’embouchure du Richelieu entre deux gros cargos, il fallait la trouver!

Nous entrons donc dans le Richelieu, un segment de notre voyage qui nous fait naviguer dans 10 à 20 pieds d’eau presque tout le temps avec moins d’un noeud de courant contre nous. Cette rivière est sublime, serpentant tout doucement dans des terres basses, jonchée de belles maisons luxueuses avec presqu’un quai et un bateau à moteur amarré pour chacun des propriétaires. Nous montons donc le Richelieu, tout excité et contents d’y être. Nous laissons derrière nous le fleuve St-Laurent, notre chez nous jusqu’à date. Nous regardons plein de belles choses tout le long, les yeux tout écarquillés. Nous sommes frappés par cet endroit qui est déjà très différent de ce que l’on voit au Saguenay: les très grands arbres feuillues dont les saules pleureurs, les beaux oiseaux comme les grands hérons en grande quantité qui pèchent. Même les insectes sont différents et il y a beaucoup de papillons et de libellules.

Quel beaux paysages sur le Richelieu !

Après 8 milles nautiques de l’embouchure, une marina se dresse devant nous avec un quai de service. Nous essayons par trois fois de nous rendre au quai pour prendre du diesel, mais encore là, il n’y a plus assez d’eau. Rien à faire, on s’échoue trois fois à trois places différentes. Dans une des tentatives, notre proue est à six pieds du quai. Nous pouvons presque sauter sur le quai tellement nous sommes proches ! Je ne me rappelle pas si je l’ai dit, mais Dieu que j’aime mon hélice à trois palmes dans ces moments là. Quand on ne roule pas trop vite, en s’échouant, on peut en ressortir tout aussi vite avec une super trois palmes. On nous avait dit que, durant le voyage, on s’échouerait une bonne vingtaine de fois dans l’Intracostal. Et bien, nous n’y sommes même pas et cela fait neuf fois qu’on se prend dans le fond depuis le début du voyage. Nous commençons à nous y habituer. Je dirais même que notre bateau devient de plus en plus un « dragueur de fond » à force de toucher le fond comme ça !!! C’est sûr que nous sommes tout le temps dans le sable ou la vase et que tout cela ce fait en douceur. Si nous étions dans un fond de roches, je grincerais des dents à chaque fois et je trouverais cela pas mal moins drôle… Bref, on s’habitue à tout ! Ce qui était une peur avant le voyage (s’échouer) devient un presque banal événement. Comme de quoi, il est bon d’affronter nos peurs hein?

Après l’événement du quai de service (nous avons en réserve du diésel, donc c’est pas grave), on se dirige vers l’écluse St-Ours. C’est une écluse qui nous fait monter une marche d’environ 8 à 10 pieds dans le Richelieu. Les responsables nous reçoivent très bien (c’est sûr, car ça coûte 30$ …) et nous y passons un très bref bon moment. Vous auriez dû voir l’eau bouillonner partout pour remplir l’écluse, c’est quelque chose à voir…

L’Écluse St-Ours                                                                                            Des bacs à cables relient les deux rives du Richelieu à différents endroits

Ensuite, nous faisons un autre bout de chemin pour se diriger vers notre lieu d’ancrage pour la nuit au 19 ième milles nautique de l’embouchure. Les endroits de mouillage sur le Richelieu sont supers et il y a beaucoup de sites possibles. Un petit courant nous tend un tout petit peu au bout de notre câblot d’ancre afin que le bateau ne bouge pas de la nuit. C’est un ancrage très facile par rapport aux ancrages dans les endroits où il y a des marées. Nous préparons le bateau pour la nuit et on s’installe pour lire.

Pendant que nous lisons, il y a des poissons qui me narguent. Oui, ils me narguent et ça fait deux jours que ça dure, et dans le Chenal aux Corbeaux des îles de Sorel, c’était la même chose. Ils me tournent autour et me disent: t’es même pas « game » de sortir ta canne à pêche pis de nous essayer…. En faut pas plus pour que je sorte mon attirail. Non mais, y’a un bout à se faire baver, non ? Je trouve donc mes pièces de canne à pêche dans trois endroits différents du bateau. Canne, moulinet, gréements. Sauf que mon équipement est fait pour prendre du thon ou de l’espadon … Une fois prêt et tout cela monté, j’ai l’air assez ridicule! Une ligne à pêche trop grosse, un moulinet trop gros, une canne trop grosse, un hameçon immense… Let’s go, on pèche pareille. Je vais tous les pogner c’est baveux de poissons qui sautent si près du bateau … Je prends le bouchon de liège d’une bouteille de vin pour me faire une flotte (comme une boule flottante), car j’ai vu des pêcheurs en faire en montant le Richelieu. Et comme appât, tenez vous bien: un morceau de saucisse à hot-dog, l’idée vient de Catherine. Hé oui, elle voulait leur faire un « hot-dog party ». J’ai lancé tout cela à l’eau pendant une heure et … il ne c’est rien passé. Tous ces préparatifs, de beaux moments où nous avons bien rit …

Notre site de mouillage, féérique n’est-ce pas?                                         Première pêche de l’année à la saucisse, rien de moins !

28 Août 2007: Allo mononcle Daniel et matante Carole, on débarque!

St-Antoine sur le Richelieu – St-Basile-le-Grand (Montérégie);

15 milles nautiques;

Ensoleillé 26°C, 101.7 KPa, vents variables < 10 noeuds;

Départ: 11h00, Arrivée; 15h00 , Moteur 4h00.

Belle température encore ce matin. Notre nuit a été très calme et reposante. Nous partons pour St-Basile-le-Grand en direction d’oncle Daniel et tante Carole Lamoureux (la seule soeur du père de Catherine, à la recherche du quai privé de leurs voisins d’en face, M. et Mme Orsali.

En chemin, nous voyons soudainement notre trajet se rétrécir sur la carte. Nous regardons aux jumelles et, en effet, le pont ferrovière de Beloeil devant nous s’annonce. Le chenal nous dirige à l’extrême droite.  De loin, on dirait qu’on va passer dans entre deux piliers TRÈS étroits du pont. Plus nous approchons et plus la réalité se dessine. Non… nous allons vraiment réussir à passer là, se dit-on ? Il semble bien qu’il le faut. Un bateau à moteur nous dépasse comme un coup de vent et s’enligne à tout allure à cet endroit. Nous prenons donc plus confiance et augmentons les moteurs. Je regarde encore avec mes jumelles et j’aperçois en plus un fort courant d’eau en sens contraire qui s’annonce. J’augmente encore plus les moteurs, histoire d’avoir le maximum de manoeuvrabilité grâce à la vitesse avec l’aide de la quille et du safran (gouvernail). OUF !… Tout a bien été et nous avons bien passé, mais le coeur nous a fait trois tours chacun. Il y avait, de chaque côté du bateau, pas plus de quatre pieds avec les piliers du pont. C’est l’endroit le plus serré qu’on a fait avec du courant de toute notre expérience de marin. Tout cela n’a duré que 10 minutes, mais c’est l’événement de la journée.

Le pont de Beloeil après notre passage, regardez à l’extrême gauche comme s’est étroit !

Ensuite, nous avons continué notre chemin vers St-Basile. Grâce au point GPS que Daniel m’a donné par email, nous avons trouvé le bon quai. De la rivière et en montant, il y a tellement de quais privés qu’il nous aurait été impossible sans coordonnées GPS de s’y retrouver facilement. Aussitôt amarré au quai, madame Orsali nous accueille et nous demande si nous sommes bien le bateau qu’ils attendaient. Hé oui! Enfin nous arrivons! Nous étions très attendus! Ils nous disent qu’ils ont un bateau à moteur et se demandent comment cela a bien pu nous prendre autant de temps pour arriver ! Pour eux, aller à Québec à partir de St-Basile-le-Grand représente une journée de navigation, et même avec leur ancien bateau (un « cigare boat »), cela leur prenait quatre heures !!! Pour notre part, tout en prenant notre temps, cela nous a quand même pris sept jours à arriver, dont le petit bout de 2 jours du Richelieu ! C’est le rythme du bateau à voile !

Le quai privé des Orsali avec leur jardin de tomates en avant-plan       Danièl et Carole

Ensuite, nous traversons vers les 16h00 chez Daniel et Carole de l’autre coté de la rue qui devaient rentrer du travail. Daniel et Caroline (cousine à Catherine) qui est rendue à 21 ans, sont là! Super! Ça fait vraiment longtemps qu’on ne les a pas vu et l’ambiance est vraiment à la fête de se retrouver en famille. Ils viennent voir notre bateau pendant une heure et ensuite nous retournons à la maison pour partager le souper.

Après souper, nous recevons la belle visite de Jacques (oncle Lamoureux à Catherine) et Monique une de leur trois filles Josée qui a maintenant 17 ans. Josée est la plus jeune des enfants Lamoureux et la dernière fois qu’on là vu, elle avait environ 6 ans … Ouf ! ça ne nous rajeunit pas ça! Nous savons que nous sommes encore jeunes, mais cela nous rappelle que la vie avance tout de même. Nous leur faisons visiter notre bateau. Ils sont bien contents pour nous et nous encourage dans notre aventure.

Jacques, Josée et Monique

29 Août 2007: St-Basile-Le-Grand (Richelieu)

Ce matin, nous faisons des petits travaux. Nous voulons toujours faire une ou deux tâches par jour pour ne pas se retrouver avec une montagne de choses à faire et pour que le bateau soit toujours très bien entretenu. Catherine fait des recherches pour obtenir des informations sur le passage aux douanes américaines, mais celles-ci ont donné bien peu de résultats (se fait renvoyer constamment à un autre numéro ou la ligne tombe …). Hier soir au souper, nous avons discuté du « Crusing Permit US » et on s’est mis à douter qu’il fallait le demander avant de traverser les lignes. Après vérification, ça peut être les deux.  Pour ma part, j’essais de connecter notre toilette au réservoir septique. Aussi, j’ai demandé à Daniel à partir de quel moment je dois utiliser mon réservoir septique et le regard qu’il me renvoie fait foi de réponse… Nous devions l’être depuis déjà longtemps. Ce matin, je m’empresse alors d’essayer de connecter mon tuyau, mais ma pièce ne fonctionne pas. Un Y que j’avais déjà préparé au Saguenay n’est apparemment pas toléré sur le Lac Champlain. Je transferts tout de même mon Y temporairement vers le réservoir septique afin d’au moins envoyer tout au bon endroit.

Ensuite, je vais voir dans le réservoir d’eau douce où nous en sommes, car je veux savoir combien de jour nous sommes autonomes pour l’eau douce. Depuis notre départ, nous n’avons pas eu assez de jours consécutifs sans service pour que je vois le fond du réservoir. Grâce à notre pompe d’eau de mer (pompe l’eau sur laquelle on navigue), le réservoir dur plus longtemps, mais combien de temps ? Étant partit depuis 7 jours de Québec et couchant à l’ancre depuis, c’est le bon moment d’y voir. J’ouvre le réservoir et il reste environ un tiers d’eau douce sur 32 gallons. Ce qui veut dire qu’on peut tenir environ 10 jours avec notre réservoir. Cela me déçoit un peu. J’aurais aimé plutôt la 1/2 et faire 15 jours, mais je me dis qu’on peut encore plus restreindre notre consommation. Ce qui prend le plus d’eau douce, c’est la vaisselle, alors je vais diminuer de moitié la quantité quand nous serons loin des services par moment.

En vérifiant le niveau de l’eau douce dans le réservoir, je remarque qu’il est dû pour un nettoyage. Nous ne l’avons pas nettoyé depuis l’an passé et il y un petit limon qui a commencé à proliférer. Catherine entreprend donc de le brasser un peu avec une guenille, histoire de le faire « lever ». Ensuite, on pompe l’eau restante avec une pompe manuelle pour ne pas envoyer cela dans le circuit inutilement. Une fois le réservoir vide, Catherine entreprend avec ses petits bras qui passent bien dans les ouvertures de tout nettoyer le réservoir. Nous le remplissons de nouveau par la suite, nettoyons le filtre et la mission est accomplit. Une heure pour cette partie !

Nous recevons la visite de monsieur Orsali, celui qui nous prête le quai. Il arrive avec de très belles tomates provenant de son jardin, car c’est le temps de la récolte. Il y en a tellement qu’ils ne savent plus quoi en faire. Nous l’invitons à venir visiter notre bateau.  M. Orsali n’avait jamais monté à bord d’un voilier. Je crois qu’il était bien content de visiter et de voir tout cela.

Par la suite, nous traversons chez les Poirier-Lamoureux, nos hôtes, pour prendre faire deux grosses brassées de lavage et pour chacun une douche, qui est, soi dit en passant, plus que due… (sept jours sans vraie douche !). Cela fait un bien immense et ensuite on jase avec Caroline qui revient d’un voyage en sac à dos de 4 mois et demi en Europe. Elle nous compte plein d’aventures qu’elle a vécu seule et aussi avec sa mère Carole, celle-ci l’ayant rejoint 5 semaines dans la portion Italie.  Les parents de Catherine arrivent vers 13h30 et on dîne tous ensemble. Ensuite, nous embarquons tous les 5 dans la Accord des parents à Catherine et nous allons à Beloeil pour visiter la grand-mère paternelle de Catherine. Nous passons une belle heure en famille avec grand-maman « Bi » et prenons plusieurs photo. Elle semble bien où elle vit et on s’occupe très bien d’elle.

Grand-maman « Bi », Caroline et Catherine                                              Jean-Pierre et Louise

De retour chez le Poirier, c’est déjà le temps de souper. Blés d’Inde et Steaks sur la terrasse dehors. Marie-Hélène, soeur de Catherine, viens nous rejoindre en soirée. Un orage nous fait rentré avant la fin du souper. Et arrive Charles (cousin de 23 ans de Catherine, frère de Caroline) qu’on avait pas vu depuis notre arrivée. Lui, il est allé au début de l’année en Amérique du sud en sac à dos pendant deux mois. Nous passons une autre belle soirée tous ensemble. Ce qu’on est chanceux de vivre tout ça….

Nous nous faisons fêter !                                                                            Caroline, Catherine et Charles

30 Août 2007: St-Basile-Le-Grand (Richelieu)

8h30 am, je me lève car j’ai rendez vous avec Caroline pour un petit travail d’étrangéisation du coffre sur son auto. J’avais reçu « ordre » du grand chef Daniel de ne pas le faire pour Caroline, mais de bien la guider Hi! Hi!.  De retour au bateau vers 9h30, je suis en forme pour faire de la mécanique et je décide de faire le changement d’huile du moteur du bateau. On doit le faire aux 100 heures et ça fait 90 heures. Une heures après, c’est fait.

Nous retraversons chez les Poirier-Lamoureux, mais il n’y plus aucun Poirier dans cette belle maison. C’est les beaux-parents Lamoureux qui nous accueille. Je fais un clin d’oeil à Jean-Pierre et nous partons pour deux commissions « entre gars ». Nous allons chez BMR chercher la pièce manquante pour mon réservoir septique et nous allons remplir mes deux jerricans de diesel. On revient, on dîne et ensuite c’est aux femmes (Catherine, Carole et Louise) de sortir ensemble « entre filles » pour les commissions (magasinage et épiceries). Un autre clin d’oeil à Jean-Pierre et nous nous installons pour regarder un film que je pensais n’avoir pas vu. Mais non, on dirait que j’ai tout vu les film de la terre où quoi?

Louise et Carole

Daniel arrive vers 17h00 du travail et nous décidons de regarder un peu les cartes marines et les endroits pour ancrer sur le Lac Champlain. Arrive encore oncle Jacques et ses deux autres filles qui n’étaient pas venu mardi. Julie, l’aîné 22 ans qui est venu avec son fiancé Francis, et Marianne 19 ans. Encore deux belles cousines qui sont devenues adultes. Nous soupons tous ensemble vers 19h00 et nous traversons ensuite pour faire visiter le bateau aux deux cousines de Catherine et à Francis. Francis a beaucoup de questions. Il veut tout savoir et voir partout dans le bateau et il est très intéressé par tous les détails. Julie, qui n’aime pas trop que le bateau bouge, aimerait mieux que Francis n’aime pas trop ça un bateau… Cela est très comique.

Francis, Julie, Catherine et Marianne                                                        Jacques et Jean-Pierre: il y a des airs de famille n’est-ce pas ?

De retour dans la demeure Poirier, Julie et Francis font une annonce : elle est enceinte!!! WOW, ce sera le premier petit-enfant de la famille Lamoureux. Personne ne le savait, c’est un beau moment de joie!

31 Août 2007: St-Basile-Le-Grand (Richelieu)

Catherine va prendre une prise de sang avec Carole au CLSC vers 8h30 AM et faire quelques autres commissions. Moi,  j’attaque la connexion du tuyau de toilette. Je me dis que cela va me prendre 15 minutes. Et bien, comme on dit tout le temps quand on a un bateau: des jobs de 15 minutes dans un bateau, ca n’existe pas! Cela prend une heure et demie. Tout a bien été et c’est parfait comme connexion, mais c’est toujours long. Mais, j’aime ça taponner, donc il n’y a aucun problème là dedans, n’est-ce pas?

C’est le tour de madame Orsali à venir nous visiter. Elle voit notre appareil photo et s’y intéresse beaucoup. C’est qu’elle est photographe de métier. Elle m’offre de prendre mes emails sur son lien haute vitesse. Ce que j’accepte subito presto. Je prends donc mes emails et mets notre position à jour sur GOOGLE MAPE. Ensuite, je traverse et Jean-Pierre me montre le courrier papier que nous avons reçu depuis deux mois qui est redirigé chez les beaux-parents. Je prends ensuite une douche et Catherine arrive avec Carole. Nous dinons tous ensemble autour de la table de cuisine et « c’est bien plaisant » comme disent les Saguenéens.

Nous sommes vendredi et Daniel termine de travailler de bonne heure aujourd’hui. Il arrive donc vers 14h00 et nous nous remettons à nos cartes marines. Il me fait visiter le Lac Champlain. Je mets des « waypoints » avec description à chaque endroit qu’il me parle sur nos cartes marines informatisées. La famille Poirier-Lamoureux naviguent sur le Lac Champlain depuis une vingtaine d’années et ils en ont long à dire sur ce beau lac. Nous échangeons jusqu’à 17h00. Nous passons ensuite à l’échange de part et d’autres de données, DVD, cartes, logiciels, etc… c’est le « party » de données.

Éric et Daniel qui travaillent fort !

Jean-Pierre et Louise vont chercher du bon St-Hubert (met officiel des Lamoureux) et nous mangeons en entrée un excellent potage aux poireaux confectionné Catherine et Louise. Après le souper, nous recevons la belle visite de Mylène (cousine du côté maternelle à Catherine), son conjoint Marc et leur fils. Nous leur faisons visiter le bateau et nous revenons ensuite au domaine Poirier-Lamoureux.

Louise, Marc, Catherine, Mylène, Éric et le petit mousse

Jean-Pierre et Louise doivent repartir à Québec dès ce soir, car ils doivent terminer leurs préparatifs pour leur voyage en Italie prévu dans quelques jours. En tout cas, les Lamoureux, ça voyage, c’est vraiment frappant ! Et c’est l’heure des adieux tant repoussés mais inévitables qui sont très émouvants. Les parents à Catherine partent confiants que tout va bien se dérouler. Et ce n’est qu’un aurevoir bien sûr !

Nous convenons ensuite du plan de match pour la journée de demain avec la famille Poirier-Lamoureux. Ils nous proposent de nous accompagner à bord de notre bateau pour le passage des écluses du superbe canal Chambly tous ensemble. YOUPPI ! Nous allons tous nous coucher là dessus. Nous avons très hâte de vivre ça …

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La suite dans la page septembre 2007…

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Préparatif voyage aux Bahamas

par le 31 Juil, 2007, catégorie 07-Juillet 2007

OBJECTIF SUD

Saviez-vous qu’on a décidé de prendre une année sabbatique pour partir en voilier dans le sud ?

À partir du 24 juin 2007, on commencera à vivre dans notre bateau. Voici le trajet prévu : nous commencerons à descendre le Fjord du Saguenay au début août 2007. Ensuite, le fleuve St-Laurent jusqu’à Sorel. Nous dématerons le bateau (enlever le mat) et allons passer par la rivière Richelieu.

Ensuite, le lac Champlain, puis la rivière Hudson et ses 12 écluses. On effectuera le rematage du bâteau à cette hauteur et ensuite, nous arriverons à New York.

De New York à Miami, il y a un réseau de canaux naturels et artificiels dans les terres des États-Unis. À cet endroit,  il y a du courant et des marées, car ces canaux communiquent  avec l’océan Atlantique. Ce chemin s’appelle l’Intracostal Waterway. Fait intensivement et sans exploration, le trajet de descente jusqu’en Floride pourrait durer 1 mois, mais il durera pour nous au moins trois mois, car nous allons visiter et prendre notre temps en descendant. Il paraît que c’est de toute beauté tout au long du trajet. Après tout, nous serons en vacances !.

De la Floride, nous ferons la légendaire traversée du Gulf Stream dans l’océan Atlantique pour aller aux Bahamas. Le Gulf Stream est un courant chaud qui vient du golf du Mexique d’une largeur de 35 milles nautiques et de 2,5 noeuds comme vitesse moyenne à la hauteur de Miami. Il faudra attendre une bonne fenêtre météo pour effectuer cette traversée d’environ 12 heures.

L’arrivé au Bahamas est prévu mi-décembre 2007. Nous resterons environ quatre mois aux Bahamas et, vers la mi-avril 2008, nous commencerons à remonter vers le nord avant la saison des ouragans, et aussi car nous devons être au Québec avant le 30 juin 2008 (RAMQ). Eh oui !, toute bonne chose a une fin …

Aux Bahamas, il y a plus de 700 îles et 2000 îlots . Dans les eaux des Bahamas, on navigue soit en mer, soit sur le banc où le fond de la mer remonte jusqu’à environ 20-25 pieds d’eau de surface. On y voit facilement les fonds sablonneux et l’eau y est verte comme aux Caraïbes. Pour naviguer en mer, il faut presque faire exprès tellement ce banc est grand. Seulement 10% des îles sont habitées. Les principaux attraît sont les plages, les nombreuses régates, la pêche, la plongée sous-marine et la plongée-tuba. Leur musique est principalement le reggae et la cuisine bahamienne est surtout composée de produits de la mer.

Pourquoi les Bahamas: Parce que le trajet ne nécessite presque pas de navigation océanique et qu’à notre niveau d’expérience, c’est réaliste comme destination. Les autres destinations demandent plus d’expériences et un voilier plus approprié aux conditions océaniques que le nôtre.

PRÉPARATIFS POUR LE VOYAGE AUX BAHAMAS

TRAVAUX 2006

Notre fan club: Mais qu’est-ce que vous faites de ces temps-ci? On entends pas parler de vous!!!

Réponse: On prépare le bateau depuis un mois!

Notre fan club: Oui, mais qu’est-ce qu’il y a tant que ça à faire….

Réponse: Bien! on va vous l’expliquer un petit peu :

1- La quille rouille. La voici sur quelques angles:

2- Pendant la réparation: enlever la rouille avec un buffeur et mettre des couches de résine d’époxy avec sablage entre chaque couche

3- Et le résultat final après 3 semaines de travail acharné (soirs et fins de semaine): 4 couches de fibres de verre, bien du sablage et un interprotec final.

Vous trouvez pas que cela ressemble à un aileron de requin à l’envers?

24 Novembre 2006

Vous vous demandiez peut-être qu’est-ce qu’on faisait depuis la fin de la saison 2006 ? Et bien, on se prépare pour notre voyage aux Bahamas ! Le check-list de préparation a 220 lignes présentement et monte encore. On a plus de 60% des activités de réalisé. Il y a des lignes qui se règle en 5 minutes, d’autre en 1 heure, mais il y en avait une qui disait: faire un bossoir pour le bateau afin de poser les panneaux solaires et un toit (Bimini) pour nous protéger des intempéries et du soleil quand on est dans le cockpit. Cette simple ligne dans le check-list m’a occupé depuis août 2006 à temps plein: plus de 200 heures de travail et c’est pas fini!

Voici une première photo que j’ai pris cette après-midi lors de mon arrivée au Saguenay. J’ai monté de Québec le rack qu’on construit depuis 3 mois à Québec dans le garage de mon frère Patrick. Je vais le fixer sur le plancher de béton de mon garage pour les 2 prochains mois, car il reste encore beaucoup de travail à faire.

Je vais expliquer plus en détails cette aventure bientôt, car je vais revenir dans une semaine au Saguenay (je travaillais à Québec depuis trois mois en raison d’un court mandat. Celui-ci se termine la semaine prochaine (1 décembre 2006) et je pourrai mettre plus de temps sur mon site web. Mon but était de vous montrer un premier aperçu de ce que j’ai fait depuis 3 mois.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un bossoir, voici une photo d’un autre bateau qui en a déjà un pour vous donner une idée du résultat final

TRAVAUX 2007

6  janvier 2007

Nous avions  225  tâches à faire avant notre départ et notre pourcentage réalisé était de55%.

Catherine équipée pour plonger tard! Lavage et préparation de contenants étanches pour garder au sec les aliments (riz, sucre, farine, céréales, etc..)

28 janvier 2007

Nous avions 228 tâches à faire avant notre départ et notre poucentage de réalisation était de 60%. (La maison est louée, les soudures du bossoir son terminées, et bien d’autres.

Catherine qui se pratique à faire des conserves et Eric le goûteur derrière la caméra!

6 Avril 2007

Nous avions 239 tâches à faire avant notre départ et notre poucentage de réalisation était de 66%. Principalement, nous avons avancé dans nos bagages, les demandes de permis, le bossoir, bimini et bien d’autres.

Tout rassembler les médicaments pour un an et se monter une trousse de premiers soins

****Petite intervention radio au Saguenay CFIX Rock Détente à écouter MP3*** : Cliquer ici

29 Avril 2007

Nous avions 245 tâches à faire avant notre départ et notre pourcentage de réalisation était de 72%. Nous avons installé le bossoir, fixé le radar, fixé les panneaux solaires, changé l’hélice, installé un coupe-orin (pour couper les filets de pêcheur qui se prennent dans l’hélice), vérifié le gouvernail, démanché le joint d’étanchéité du shaft d’hélice, etc…

Transport et pose du bossoir sur le bateau

21 Mai 2007

Nous avions 268 tâches à faire avant notre départ et notre pourcentage de réalisation était de 76%. Nous avons réinstallé le shaft d’hélice, installé le béring du pied d’hélice, remonté le presse-étoupe, sablé la coque, lavé les tapis du bateau, changé les drapeaux du mat, réinstallé le réflecteur-radar, verni deux bancs sur quatre du cockpit, changé la pompe de cale, fait des conserves (pots Masson), finalisé les vaccins et les rendez-vous médicaux et de dentiste pour l’année, mis le pick-up à vendre, posé le bimini, etc….

À gauche, sablage de la coque! Deux extra-terrestres (moi et mon frère Patrick) qui se sont tués à l’ouvrage pendant deux jours.

À droite, la pose du bimini (toit qui nous protège quand on est dehors dans le cockpit) et confectionné avec beaucoup de patience par Micheline (mère de Éric).

Après le sablage… Une couche d’interprotect blanche et la 2 ième en grise (protection en fibres de verre pour sceller la coque contre l’eau) .

On mettera 2 couches additionnelles (une autre blanche, et une autre grise), ensuite ce sera l’anti-fouling…noir et bleu.

Pour ceux qui doute que Catherine travaille de ses mains! La voici en action. Remarquez ses mains beurrées.

3 juin 2007

Nous avions 268 tâches à faire avant notre départ et notre pourcentage de réalisation était de 80%. Enfin! le 80% ! Il a été si long à atteindre ! Nous sommes bien contents et nous commençons à penser à être sur l’eau très bientôt. Dans 2 semaines, nous mettrons le bateau à l’eau. Nous avons posé 2 couches d’anti-foulling sur 3 au total, décapé et ciré une fois la coque, fait l’entretien et démarré le moteur, etc… Ça va bien, ca va bien, on lâchera pas la patate certain rendu là !!!!

Anti-foulling contre les algues.

15 Juin 2007

Regardez comment un gars se sent le dernier matin avant d’aller à son travail lors de sa dernière journée avant son année sabbatique. On peut prévoir que ce ne sera pas une journée très payante pour ses patrons n’est-ce pas?

Dernière journée de travail !

16 Juin 2007

Après un ménage complet intérieur du bateau et avant la mise à l’eau du lendemain, c’était maintenant temps de transférer nos bagages qu’on a préparé pendant l’hiver et dans les derniers temps. Cela nous a pris toute la journée à rentrer cela dans le bateau et on ne pensait pas que tout rentrerait. Hé oui, tout à rentré et il reste même encore un peu de place. Vous pouvez pas imaginez comme il y a des recoins dans un bateau pour mettre du stock.

Les bagages pour un an (deux autos et remorque pleines)

17 Juin 2007

Réveil matin à 3h30 AM, levée du bateau par le Travel-lift à 4h30 AM et mise à l’eau vers les 5h00 AM. Tout c’est bien passé. Notre ami Alain est venu participer à ce moment important de notre voyage. Nous nous sommes rendu à La Baie à moteur, car le bateau n’était pas prêt pour faire de la voile encore. Il ne faisait pas beau et il a plu beaucoup, mais ce fût un beau moment tout de même. La première navigation est toujours un momenttrès excitant!. Nous avons accosté le bateau à la marina de La Baie vers 9h00 AM et ce, pour les 7 prochaines semaines afin de terminer les derniers préparatifs. Il faut dire que Catherine doit continuer à travailler pour encore 6 grosses semaines! Nous somme à 82% d’avancement dans nos préparatifs. Cette semaine sera principalement consacrée au déménagement de la maison et à l’installation sur le bateau de notre nouvelle cuisinière au propane. Bonne semaine à tous!

Mise à l’eau du Bateau avec notre ami Alain et arrivée à la marina de La Baie

18 au 20 juin 2007: Déménagement de la maison

3 jours de déménagement intensif. Non mais on en ramasses-tu des affaires dans une maison? La dernère fois qu’on avais déménagé, c’était pour partir d’un appartement vers notre maison il y a 7 ans. Il y avait pas mal moins de stock. Ouf! on a besoin des choses pour vivre… Ça fait du bien aussi de jeter et donner tout ce qu’on utilise pas vraiment. Nous avons eu de l’aide de mon ami Alain et de Ray the Punch (mon père) ainsi que de sa conjointe Pierrette. En fin de semaine, nous finaliserons le tout et ferons un beau ménage de toute la maison avec de l’aide de la famille Lamoureux. Nous comptons commencer à rester pour de bon sur le bateau demain vendredi si notre journée d’aujourd’hui est fructueuse au niveau de la pose du propane sur le bateau. Pour demeurer sur le bateau, il faut qu’on puisse cuisiner, alors aujourd’hui nous allons aller finaliser la pose du gaz propane pour activer la cuisinière nouvellement achetée. Une autre grosse étape de presque fini. Plus de meuble dans notre maison et laisser notre maison pour un an, ca vient nous chercher dans notre fond… Snif! Snif!

Nous sommes à 85% dans nos objectifs.

22 au 24 Juin 2007: Ménage, Ménage, Ménage de la maison

3 jours de ménage intensif. Laver les murs, les tapis, les garde-robes, les armoires, les vitre, les planchers, les 2 chambres de bains. Tout, tout tout! L’aide des parents Lamoureux fut très très appréciée et encourageant, car là on commencait à vouloir faire les coins ronds. Le dernier soir, on a soupé à la pizza-frites (mets officiel des déménagements!) et on est parti vers 21h pour le bateau. On est brulé tous les deux et Catherine n’est plus cohérente du tout, elle déparle et dort debout litérallement!. Elle travaille comme une abeille et ne sent pas venir sa fatigue. Elle a commencé à dormir avant d’arriver dans le bateau. Elle marchait, avait les yeux ouverts, répondait n’importe quoi quand on lui parlait, mais son cerveau lui, devait sûrement dormir Hi! Hi!

Preuve qu’on à fait du ménage!!!

25 juin 2007: Départ officiel de la maison et arrivée au bateau

Aujourd’hui, on se lève pour la première fois dans notre bateau. Catherine est complètement zombie. Elle était déjà « tiltée » hier et a des séquelles…, qui je l’espère seront temporaires (blague!). Elle va du lit vers le divan, du divan vers un autre divan… et ainsi de suite jusque vers 11h. Il faut aller à la maison pour terminer le final (reste un matelas à serrer et deux pièces à laver le plancher. On se rend à la maison, on fini le tout, on dine avec les parents Lamoureux au resto du coin et on se dit au revoir. Nous repartons pour le bateau dans l’après midi.

Rencontre de bateaux français qui nous ont suivi via notre site web (c’est vraiment capoté!). Vers 16h, un zodiac arrive près de notre bateau et on nous salut. Bonjour Eric, comment vont les préparatifs? Mais qui est-ce? Ils nous connaissent ??? C’est des français de France partit sur un bateau semblable à nous depuis 7 ans!!!. Ils ont fait escale au lac Champlain pour l’hiver et sortit leur bateau. Ils ont fait partit du groupe de 7 bateaux de Montréal qui nous ont communiqué cette hiver par email et par téléphone. Nous communiquions cependant avec l’organisateur et n’avions pas fait le lien avec les 2 bateaux français. Ce sont des gens très sympatiques qui étaient déjà bien ancrés dans le mode voyage et nous ne l’étions pas du tout de notre côté. On a bien vu le grand écart qu’on avait. Ils nous ont expliqué un peu comment c’est d’être en voyage tout le temps et comment tout est long à faire tout le temps. On a pris un petit verre. Il s’est mis à pleuvoir et ils ont dû retourner à leur bateau qui était ancré pas loin et dont les fenêtres étaient toutes restées ouvertes. Cela nous a plongé un petit peu dans l’année qui s’ouvre devant nous.

Premier souper à bord pour commencer la saison 2007-2008

26 juin 2007 : Marina de La Baie, premier appel du large

C’est spéciale…Aujourd’hui, c’est la première journée où je suis seul sur le bateau. Catherine est au travail. Nous venons de commencer à demeurer sur le bateau depuis 2 jours. On vient de laisser la maison. Nos deux « beat » de vie s’éloignent de plus en plus entre moi et Catherine. L’un relaxe de plus en plus et l’autre relaxe un peu, mais pas beaucoup dû au travail.

Un feeling commence à s’installer en moi. Je lâche peu à peu le stress de la vie moderne et urbaine et m’installe tranquillement dans la vie de bateau. Ce qui est dommage, c’est que je ne peux pas trop le partager avec Catherine, qui elle, vit encore au rythme de la vie au travail. Je ne lui en veut pas le moins du monde, c’est juste que j’aime quand on partage ensemble les bonheurs de la vie et là je dois attendre un peu, que quelques semaines. Je compatie avec le fait qu’elle doit encore travailler et que c’est pas mal plus dur pour Catherine que pour moi, alors je prends mon trou avec plaisir.

Aujourd’hui, j’ai commencé à regarder la nature plus attentivement, j’ai fait un petit tour de zodiac qui m’a mis en contact avec la nature qui m’entoure. Je fais encore beaucoup de travaux sur le bateau, mais me permet un peu plus de temps d’arrêt et de petits plaisirs. Je décélère vers le présent. Il y en a qui vive dans le passé, d’autres dans l’avenir, mais le bonheur est dans le présent. Moi, je suis plus du côté futur. Je planifie, je pense d’avance tout le temps et là je dois me ramener au présent. Ce soir, après que tout ait été fait et que Catherine ce soit couché, je suis allé sur le pont pour relaxer et deviner quoi…? J’ai eu un petit semblant d’appel du large… Pour plusieurs, vous ne savez pas ce que cela veut dire. Il faut le vivre pour comprendre combien c’est euphorisant cet appel de l’aventure… L’appel de l’eau qui vous dit, vient! on va vivre toutes sortes de choses!… bouge, vogue, aller, lâche les amarres!!! Cet appel n’était pas très fort, mais c’était la première fois que cela m’arrivait cette année. J’ai été tellement pris par les préparatifs que j’en ai oublié le but du voyage, et là, avec le stress qui diminue, l’appel du large s’insinue tranquillement. Je sais qu’il viendra plus fort encore de jour en jour, mais ce que j’ai aimé de cette journée, c’est qu’il a commencer à pousser, à émerger, à se faire sentir…

Voilà pour ma pensée du jour, elle se résume à cela.

Pour Catherine et bien je vais essayer de parler pour elle puisqu’elle n’écrit pas encore. Trop pris par le train-train quotidien et elle fait des grosses journées. Elle a pu constater tout le temps que cela lui prenait pour aller au travail (deux heures aller-retour), mais apprécie beaucoup le fait de demeurer dans le bateau. Cela lui coupe je crois la journée en deux, celle de la vie urbaine et le soir venu, celle de la navigation qui doit je pense, lui apporter un bien être et un équilibre.

27 Juin 2007: Panneaux Solaires et malaises

Aujourd’hui, c’était une grosse journée travaux. J’ai décidé d’attaquer la pose des contrôleurs de panneaux solaires et de mettre tout cela en marche. Il y avait plusieurs étapes, plusieurs endroits à travailler. Cela m’a pris toute la journée et ce, sans arrêt. J’ai pris 10 minutes pour manger. Pourquoi je me suis embêté avec ce rush sans être relaxe : c’est que pour faire ça, tout est arrêté dans le bateau. Les batteries sont toutes déconnectées et plus rien ne fonctionne dans le bateau pendant ce temps. Et, on ne peut faire la moitié du travail, car c’est trop long de recommencer et de tout défaire. Il fallait donc que je donne un bon coup de travail là dedans.

Petite parenthèse, vers 9h du matin, je vois un beau mât de voilier passer dans mes hublots, c’était les deux bateaux français qui partaient vers le fleuve. Ils sont venus nous saluer avant de partir, c’était beau à voir et très nostalgique pour moi. Je suis à quai et désireux de partir, mais pas prêt. C’est dur dur d’être attaché à un quai quand le bateau lui veut s’en aller… Voilà pour le 15 minutes de nostalgie voyage de la journée.

Ce ne fût pas trop dur, mais pas trop facile non plus. Tout c’est bien passé. Le plus dur, c’est comme d’habitude d’essayer de passer des fils dans un bateau, c’est tout le temps le défi. Ensuite, le défi est de travailler dans des petits coins inconfortables. Il fallait bien sûr tout bien sceller et bien fixer le tout. Il y avait tout un paquet de fils à connecter. Cela c’est terminer vers 17h et tout remarchait dans le bateau. J’étais un peu brûlé après cela. Par contre, durant la soirée, je m’aperçois que mes deux banques de batterie sont tombées en parallèle. C’est peut-être du charrabia pour certain, mais en gros, je n’étais plus capable d’isoler une banque ou l’autre séparément. Elles étaient connectées ensemble. C’est qu’avec mon installation de panneaux solaires, j’ai oublié le retour possible dans les circuits et il me faut mettre des diodes pour régler ça. C’est l’expérience électrique qui rentre. En attendant, j’ai déconnecté la plus petite banque de batterie des panneaux solaires, récupérant ainsi l’isolation entre les deux banques de batteries. C’est qu’en fin de semaine, on va essayer un peu l’autonomie de notre bateau en allant naviguer un peu sur le Saguenay. Nous comptons aller à Baie Éternité et essayer un peu tout ce qu’on n’a pas essayé : voiles, zodiac, panneaux solaires, etc… afin de nous roder un peu et de roder notre bateau dans le but de voir s’il ne nous manquerait pas des choses.

L’autre grande partie de cette journée fut le vents, le mauvais temps, et en résultante, les vagues et le mouvement du bateau. Vers 15h, la houle à commencé et le bateau bougeait de deux pieds d’avant-arrière (tangage). C’était la première fois cette année que je vivais le mouvement sur l’eau. Vous connaissez mon mal de mer? Moi en tout cas, je le connais. À travailler dans les coffres sur l’électricité, la tête à l’envers et le ventre vide, car je voulais finir avant le souper, et bien voilà…. Le malaise à commencé. Ouf, je me sentais mal et on était même pas en train de naviguer. J’ai grignoté un peu et bu du jus et ça s’est mis à aller mieux. Un fois le souper passé, tout était correct, mais le soir, on s’est coucher dans près de deux pieds de vagues. Les quais et les bateaux environnants bougeaient comme de la guenille. Le derrière du bateau claquait dans l’eau a en faire raisonner tout le bateau. C’est que nous n’étions pas dans le bon sens au quai. Les vagues arrivaient de l’arrière. Quand on est à l’ancre le bateau se positionne plus souvent qu’autrement dans le bon sens, mais là ce n’était pas le cas et cela paraissait pire que pire. Normalement, on en fait pas une histoire, c’est que là on est plus habitué et cela nous impressionnait un peu. On avait pas peur, mais on était plutôt dérangé. Imaginer vous dormir dans une machine à laver en marche! On s’est couché là-dessus et vous savez quoi : on a dormit comme des bébés. C’est tellement plaisant de se faire bercer par les vagues…

Voilà pour moi pour cette journée.

Un petit brin de Catherine : Aujourd’hui, Catherine a eu un dîner au travail pour souligner bientôt son départ (dans un mois). Elle a eu son 15 minutes de gloire ou elle a pris la parole et expliqué les premières aventures des premiers jours au bateau. Il y a tout le temps des aventures en bateau… Elle a en autre raconté sa première douche à la marina où elle avait oublié de s’apporter une serviette pour s’essuyer après la douche et qu’elle avait dû s’essuyer avec du papier à main brun. C’est sec et rugueux pour la peau qu’elle à dit. Elle ne devrait plus oublier sa serviette dorénavant… Au couché, elle a dû dormir avec un seau en aluminium sur le dessus de la tête puisse que le bateau avec une petite fuite, le supplice de la goutte!. Il y a toujours quelque chose à réparer sur le bateau…

Nous sommes à 88% de fait dans nos objectifs de préparatif de départ.

28 Juin 2007: Planning et petits fignolage

J’ai commencé la journée en me levant tard (10h), déjeuner, sortie sur terre à pieds pour promener Maggie notre chienne et découvert d’un beau sentier près de la marina. J’ai même fait un peu de jogging avec Maggie. Je me suis promis qu’en vacances, sur les berges et dans les sentiers, que je me remetterai le cardio en forme durant mon année. Et bien j’ai commencé aujourd’hui. J’ai du faire un minable demi-kilomètre, mais c’est un début.

Après-midi de planning. J’ai revisé tout ce qui restait à faire et choisi ce qui se ferait la semaine prochaine. J’ai besoin de faire mercredi prochain une journée commission et je veux bien la remplir, alors cela se planifie et c’est ce que j’ai fait. Il me faut faire changer deux fenêtres de plexiglass craquées, acheter des choses, aller dans mon garage à la maison chercher certains matériaux et outils, etc… Alors, j’ai fait une liste pour ne rien oublier et indiquer des travaux préalables à faire avant mercredi sur le bateau pour être prêt. J’ai aussi mis le site web à jour et mes listes à jour. Tout cela m’a amené à 15h. Incroyage comme une journée nous file entre les doigts et surtout quand on se lève tard! Le repos fut bien, mais la journée fut courte.

Ensuite, j’ai fait du fignolage. Reconnecté le feu de navigation arrière qui avait été déconnecté pour la pose du bossoir, étanchéisé le tout. Coupé 8 bolts de mes planches de pont afin de ne pas briser nos jambes au passage et de ne pas briser la voile, posé les derniers boulons d’un des deux panneaux solaires sur le bossoir, etc…

Vers 17h, il s’est mis à arrivée plusieurs bateaux de l’Anse St-Jean (5 bateaux) et on connait tout ce beau monde. Mais que ce passe t-il? Ils viennent passer deux jours à La Baie pour les courses. La journée de travaux est donc terminée et le fun commence. Tous viennent nous voir, on sort la bière et il y a un souper pour tous avec les hot-dogs. Catherine arrive vers 18h30 et on monte au bâtiment de la marina pour souper avec tout le monde. Le soir, je cours après un réseau sans fil pour valider les emails, mettre le site web à jour et déplaquer par internet le pickup avant le 1 juillet.

29 Juin 2007: Journée course et party de navigateurs

Aujourd’hui, c’est l’euphorie sur les quais de La Baie. Tous sont joyeux, tous sont sur les quais et jasent de tout sorte de chose intéressante, des derniers exploits ou bavues faites… Je reçois la visite d’un couple super gentil avec qui on a jasé hier au party hot-dogs. Il s’agit de l’équipage du bateau FEELING FINE qui navique au Bahamas depuis 30 ans environ. Donc, la matinée a été principalement sur le transfert d’informations, de trucs, d’échange de données informatiques sur les poissons, cartes marines, médecine et logiciels de navigation. J’ai pu aller dans leur super bateau, un 33 pieds avec un mat à l’avant du bateau et une seule grand voile comme le style d’une planche à voile. Très spéciale et très chaleureux et confortable.

En sortant de ce beau deux heures d’informations, car ils devait aller à la course de 12h00, je me fais accrocher pour monté sur FOLLE MENACE pour compléter l’équipage pour la course. Je fais donc une course, ce qui me mets dans le bain de la voile pour la première fois cette année. Ce fut capotant et super de vivre sur un autre bateau que le miens en course. Nous sommes partit les premiers sur la ligne de départ et étions très contents de notre performance de départ. Nous avons fini 5 ième dans nos positions réelles de course sans le calcul des handicaps. Une fois arrivée au quai, nous avons appris qu’on était tellement bien partit au départ de la course qu’on était avant le signal de départ, donc disqualifié!!! Mais, durant la course on en savait rien et c’était très trillant quand même Hi! Hi!.

Ensuite, douche rapide et préparation du bateau pour le départ vers Baie Éternité quand Catherine arrive vers 17h30. Une fois Catherine arrivée et la pression de l’équipage et amis du bateau ALTAÏR, nous décidons finalement de rester pour le souper, la soirée et de partir le lendemain avec tout le monde pour la course La Baie-Anse St-Jean et de profiter de nos bons amis depuis trois ans d’ALTAÏR. Nous ne regrettons pas du tout d’avoir resté, sauf que le gout de naviguer est rendu fort, il faut partir… c’est dans les entrailles ça!

P.S. Désolé pour le manque de photo, c’est que j’ai pas ma photographe (Catherine) qui est en mode « travail » et on ne pense pas de prendre des photos. Ça va venir avec le temps…

30 Juin 2007: Navigation vers Baie Eternité

Réveil à 9h00, car les quais grouillent d’activités. La course commence à 10h00 et il faut se bouger les fesses. On veut partir avec tout le monde, mais tourner juste avant l’Anse st-Jean vers Baie Éternité pour passer la fin de semaine tranquille. Catherine à besoin de se retirer, de se reposer et je compte bien lui donner ce moment de tranquillité.

On tourne donc la ligne de départ après tout le monde pour ne pas les nuire dans leur course et commence la descente du Fjord du Saguenay. Vent arrière de 20 à 25 noeuds à voile à pleine vitesse de coque. Ce fut 4 heures de bonheur à voile. C’est la première fois qu’on avait la chance d’avoir du vent et le bon sens du vent pour descender ce bout du Saguenay. Nous l’avions toujours fait par petit bout ou à moteur. En plus, le courant du Saguenay nous aidait d’un noeud et on a filé super bien tout le long. Arrivé à Baie Éternité, on s’est fait surprendre par deux vents qui se battaient ensembles et avons fait un virement soudain et involontaire de 180 degrés (aulofée). C’est ce qui arrive quand on n’est pas bien rodé et rapide comme équipage. Ce n’était rien de grave, sauf que Maggie s’est mis en travers de nos jambes et aurait pu passer par dessus bord!. On a fermé les voiles rapidement et partit le moteur pour rentrer dans la Baie Éternité, mais l’orgeuil aurait voulu que cela n’arrive pas. De bons navigateurs préviennent ces choses là ou réagissent plus vite pour ne pas que cela arrive. C’est un signe qu’on est pas revenu encore où on était comme navigateur à la fin de la saison l’an passé. Ça va se placer bientôt avec quelques heures de pratique. On a aussi appris qu’au moins deux autres équipages avaient fait des aulofées à trois reprises chacun, alors, c’est signe aussi que les conditions de courses étaient plutôt « rock and roll » !

Le reste de journée fut du repos. Petite sieste, souper aux saucisses italiennes et la moitié d’un film avec pop-corn pour terminer. On s’est couché là- dessus.

1 juillet 2007: Baie Éternité tranquille

Journée soleil, nuages, pluie, soleil, nuages, pluie et ce, sans arrêt. Nous avons fait plusieurs petites choses dans le bateau. J’ai écrit nos cinq derniers jours sur notre site web. Ajusté encore un peu notre toit bimini dehors (pentes) pour l’eau de pluie. Testé le haut-parleur externe de la radio VHF pour entendre les communications radio à l’extérieur dans le cockpit. Journée à la va-comme-je-te-pousse tranquille.

Le soir après souper, nous avons eu un beau coup de coeur. Un bateau voisin (il y en avait 13 dans la baie ce soir là) a sortit une vraie de vraie cornemuse et a joué un morceau durant 15 minutes. On ne sais pas ce que cela représentait, car on ne connait pas cet art, mais ce fut tellement beau à entendre. Il jouait sur le pont de son bateau et le son de cet instrument est tellement puissant que la clarté du son qui venait à nous venait nous chercher dans notre fond. Cela n’a pas duré assez longtemps à notre goût, mais ce fut intense. C’était un bateau d’Ottawa en visite qu’on ne connaissait pas.

Ensuite, on est allé sur la berge pour prendre une marche avec Maggie (une des dernières marches avec elle pour la prochaine année) et sommes allés par la berge au quai de payage et où les croisières accostent. Nous avons rencontrer là 5 bateaux à moteur qui étaient partit de Rivière-du-loup et qui étaient en visite pour la première fois dans la Baie Éternité. Baie Éternité est vraiment la plus belle place à visiter dans le Fjord. Nous, on y est habitué un peu, et c’est dur à égaler comme site en nature. Un des capitaines de ces bateaux était un psychiatre de Campbelton du Nouveau-Brunswick. Catherine y a travaillé pendant 6 mois il y a de ça 9 ans. Ils ne se connaissaient pas personnellement, mais ils ont discuté de vieux souvenirs et de personnes qu’ils connaissent en commun pendant un bon bout de temps. Comme le monde est petit!!! Catherine est reparti avec le grand sourire d’avoir eu plein de nouvelles de ses anciens collègues de travail!

2 juillet 2007:  Retour à La Baie et livraison de Maggie

Levée à 9h encore…. Ce qu’on dors dans ce bateau… ça fait du bien… on sent qu’on rattrappe de la fatigue de plusieurs mois de stress accumulé des préparatifs des derniers mois. Nous sommes super bien dans notre bateau. Une chance qu’on a du chauffage, car il fait frête en ti-ti dehors, mais on sent rien dans le bateau. Le chauffage au diésel est comme à la maison (chaud et sec). Nous avons tout ce qu’il faut à bord et nous nous sentons comme à la maison. C’est vraiment spécial de traîner notre chez nous là ou l’eau peu nous y amener. Partir chaque jour à l’aventure et quand on veut se retrouver dans notre maison flottante, c’est vraiment le meilleur des mondes.

Ensuite, petite sortie pour le pipi rapide de Maggie sur la berge et on part. Nous avons 5 heures à moteur à faire pour retourner à La Baie (vent de face). On aimerait arriver en milieu d’après-midi pour aller à notre maison chercher des choses et aller porter Maggie chez ses gardiens. La navigation s’est bien passée, sur l’auto-pilote et à moteur tout le long (presque pas de vagues). Le moteur se place de plus en plus. Avec notre nouvelle hélice, le moteur ne réagit plus pareil comme avant, mais on dirait qu’il se replace à force de l’utiliser. C’est qu’en plus d’avoir changé l’hélice, j’ai changé le béring du pied de l’hélice et j’ai changé le joint d’étanchéité (presse-étoupe). Ce qui fait que peut-être que tout cela étant neuf et serré un peu sur le shaft, que le moteur force un peu. Le régime du moteur n’était plus pareil depuis la mise à l’eau et cela ne me plaisait pas. Je commençais même à ne plus aimer mon hélice et mon choix d’avoir changé ça. Le but du changement d’hélice était d’avoir une meilleur traction dans l’eau. J’avais une 2 palmes et là j’ai une 3 palmes. C’est plus fort pour se sortir du trouble quand on s’échoue, la quille dans le sable et dans la bouette. C’est qu’on va naviguer dans peu d’eau pendant un an et ce sera très utile de pouvoir se sortir de là tout seul quand on frotte le fond.

Ensuite, ce fut l’étape auto, maison, Maggie. Premièrement, on est allé à la maison. Maggie a tout de suite retrouvé ses « spots » et elle se disait sûrement: Bon enfin à la maison…! mais elle ne se doutait sûrement pas que c’était pour 1 heure seulement et qu’on allait la porter pour un an chez Jean-Robert et Gisèle…

De voir notre maison avec d’autres meubles et habitée par d’autres que nous, cela a fait tout drôle. François et Sylvie (nos locataires) se sont super bien installés chez nous. Nous sommes bien content de les avoir dans notre maison et sommes très rassurés de leur confier notre propriété. Nous avons ensuite prit quelques petites choses dans le garage et sommes allés ensuite porter Maggie chez ces parents substituts. Ils ont une chienne labrador noire, Ma Belle, de presque la même âge que Maggie (cela va lui faire une amie) et leur propriété est sur le bord de la rivière Chicoutimi. Maggie sera très bien dans ce petit coin de paradis. Les deux chiennes ne s’étaient jamais rencontrées et se sont bien entendues tout de suite, OUF! Alors, on part tranquille. Merci à vous deux de garder notre petite fille adorée! Snif! snif!

Nous avons terminé la journée par un souper chez A&W où Catherine a voulu ravaler un peu ses émotions avec un bon gros hamburger et une poutine sauce bien graisseuse. Un régal!

3 juillet 2007: Travaux

Grosse journée de travaux. Demain, je fais une journée commissions avec l’auto et j’ai des préalables à faire aujourd’hui. Mission no 1, défaire les 2 fenêtres craquées et qui coulent. Cela m’a pris 2h00 et demi par fenêtre. Décoller la fenêtre sans la casser, car il faut en faire faire d’autres et ça prend le modèle, ensuite nettoyer et enlever le scellant, sabler le tour pour enlever tout résidu, percer tous les trous de vis plus gros pour enlever la pourriture et ensuite, mettre de l’époxy (fibre de verre) dans les trous de vis pour pouvoir les recommencer à neuf. C’est pas de poser les nouvelles fenêtres qui sera long, mais bien la préparation. Ensuite, tant qu’à y être dans le fibre de verre, j’ai commencé la réparation des 7 trous qu’il y avait à l’arrière du bateau où était un poteau pour supporter le radar. Je l’ai enlevé au printemps, car j’ai mis le radar sur le bossoir (rack) que j’ai fait cet hiver. Il faut donc boucher ces 7 petits trous (3 heures de travail là-dessus et c’est pas fini). Ensuite, j’ai aussi enlevé les fillières du haut qui font le tour du bateau. C’est qu’il faut que je les fasse racourcir, car avec la pose du bossoir, les longeurs ne font plus.

J’ai pris une petite photo de ce travail. Je n’y pense jamais de prendre des photos.

4 juillet 2007: Commissions

Je me suis levé en même temps que Catherine 6h30. Ouf ! c’est de bonne heure. Ça faisait deux semaines que je ne m’étais pas levé si tôt. La dernière fois, c’était la mise à l’eau 3h30 AM le 17 juin. Après un café, s’est décollé et on est GO pour la journée.

Aller porter Catherine au travail, aller porter les fenêtres pour les faire refaire, aller au Cybernaute chercher une carte réseau sans fil, aller saluer mes collègues de travail, aller au Centre du navigateur pour une liste de 15 articles, aller à la Caisse Pop pour organiser les finances, aller diner, aller chez Canadian Tire pour 10 articles et STOP!!!!

Non mais, je suis en vacances ou quoi! Oui oui, je suis bien en vacances… ok ok… 13h30 Direction: Cinéma pour 2h00 pour le film DieHard 4 avec Bruce Willis. Je l’ai trouvé super bon. Non mais y fais-tu pitié le gars!

Mais, cela m’a mis dans le jus, ma liste n’est pas terminée, il est 15h30… Aller porter la polisseuse chez un ami qui me l’a prettée, essayer de trouver des diodes pour mon problème de batteries (fait 3 places sans succès), aller chercher de la colle pour les patchs du Zodiac chez Nordest Marine (il en a pas, il doit en commander). Avant le film, tout allait bien dans mes commissions, et après le film, plus rien n’a fonctionné. Est-ce que Dieu m’a punit d’avoir été voir un film? Mystère….. ensuite, aller chercher Catherine au travail et retour sur le bateau vers 18h30 complètement brulé (moi le magasinage, vous savez….). Souper, lavage pour Catherine, vaisselle pour Eric et essai de la nouvelle carte réseau sans fil. On a réussit de peine et de misère à se brancher sur internet dans le bateau sur un réseau très faible et loin. On s’est amusé un peu avec ça et on s’est couché là-dessus.

Nous sommes à 91% dans nos objectifs de travaux préparatoires avant de partir au début Août.

5-6 juillet 2007: Travaux

Jeudi matin, j’ai été courir du internet à pieds près de la capitainerie. J’ai un signal trop faible dans le bateau et je n’ai réussi qu’une seule fois à me connecter à date. J’ai trouvé un beau petit balcon abandonné au deuxième étage de la capitainerie. Je m’assois là, par terre et je mets à jour mes Emails et le site web. Au moins, je n’ai plus besoin de l’auto pour faire du internet.

J’aimerais reposer mes nouvelles fenêtres, mais il me faut 24h00 sans pluie et c’est une denrée rare de ces temps-ci. Je fais donc d’autres travaux. Je repositionne le radar que j’avais mal posé de 90 degrés sur mon bossoir, modifie le bimini (toit de cockpit) pour le raidir et changer la pente pour l’eau de pluie, réalligne l’arbre de l’hélice avec le moteur, plugge pour la 3 ième fois le haut-parleur extérieur du VHF mais cela cause un problème pour la radio MP3 du bateau donc le Rollback. Je fais aussi l’homme de maison de ces temps-ci, donc un peu de ménage dans le bateau, pose aussi des mini-fillets hamack pour le rangement dans la pointe du bateau.

J’ai révisé tout ce qu’il reste à faire aussi, jeudi et la lumière au bout du tunnel est apparue. Hé oui!, pour la première fois depuis 2 ans dans la longue liste des préparatifs, il me semble que la fin est proche! J’ai même pu mettre ce qu’il reste sur le tableau du bateau pour les avoir bien en vue. Ça va bien, ça va très bien dans les préparatifs. Les navigateurs voyageurs nous disent qu’il ne faut pas s’en faire, car il y a tout le temps des nouvelles choses à faire qui s’ajoutent et se sera comme ça tout le long du voyage. Il faut déclarer les préparatifs finis à un moment donné et passer en mode voyage à partir de cette date-là.

7 juillet 2007: Party club social Dévicom au Lac Joly

On se lève et il fait beau. Yes, je vais pouvoir poser mes fenêtres aujourd’hui. On reçoit la visite de Yves et Lorraine du YLO, un couple d’ami de bateau qui sont des plus sympatiques et gentils. Ils sont un jeune couple amoureux de 2 ans, mais sont un peu plus agés que nous en âge et et en expérience de vie. Leur compagnie nous est super agréable, mais ils déménagent malheureusement pour nous dans le Bas du fleuve. Nous commençions à mieux les connaître et ils déménagent cette semaine! Ils leur reste que leur bateau à déplacer, ce qu’ils vont faire la semaine prochaine. Nous avons discuté avec eux un bon 2 heures.

Je prépare tout cela. Je fais le sablage, nettoyage, mascage, cela prend une heure environ, quand au loin, il vient un gros nuage de mauvais temps et des gouttes d’eau qui tombent. ! »/$%?& maudit temps, je dois remballer tout et surtout avaler mon envie d’en finir avec les fenêtres.

Cela nous amène vers les 15h30 et il faut partir pour aller au party Dévicom/Cybernaute là où je travaille (travaillais, heu.. je sais pas comment le dire). Nous avons festoyé là jusqu’à 22h00 environ (que nous sommes raisonnable!). Il y avait de la bonne compagnie, des enfants qui s’amusaient, des bons drink, de la bonne bouffe, de la musique, un bon feu, des feux d’artifices, etc… Ce fut une super belle activité et j’ai pu revoir mes collègues de travail pour la plupart pour la dernière fois. D’autre viendront me saluer au bateau nous l’espèrons.

8 juillet 2007: Journée magnifique

On se lève et il fait beau, mais cette fois c’est pour la journée au complet!!! Incroyable comme du soleil peut nous rendre heureux quand ça fait plein de jours qu’il y en a pas. On est des êtres d’habitude, alors quand il fait soleil tout le temp on est pas content, quand il pleut tout le temps, on est pas content, mais quand cela varie là cela nous fait un effet boeuf! C’est d’ailleurs l’esprit principal qu’il y aura dans notre voyage. C’est un voyage d’aventures!. Qui dit aventures, dit de bonnes et de mauvaises, de belles et de moins belles… Et la variation sera forte et plus extrême que dans notre « train-train » quotidien. Et notre capacité à s’adapter et à s’ouvrir aux aventures fera de notre voyage un voyage palpitant. Assez pour la philosophie!

Le beau temps étant là et ayant préparé hier la pose des fenêtres, je m’attaque à la pose finale dès le matin. Voici le résultat sur photo mes amis!!! Remarquez la technique des sous noirs. Vous pouvez aussi remarquer la pitoune sur le pont (je devrais dire MA pitoune sur le pont) qui profite du beau temps!

Enfin, les fenêtres sont posées!

Ensuite, se fut le plaisir. Nous recevons la visite aujourd’hui de Manon, Clément, Audrey (la fille à clément) et Jean-Phillipe son chum. Cela nous met des papillons dans le ventre, car cela fait 3 ans que nous avons notre bateau et espérons la visite de Clément et Manon pour leur faire vivre un peu notre trip et là ils s’en viennent. De plus, il fait beau et il y a un petit vent juste bien pour faire un petite sortie à voile (10-15 noeuds).

Quand ils sont arrivés, nous avons fait une visite guidée du bateau et ensuite on part pour un petit tour. Nous avons été près d’un cargo encré dans la baie. Nous avons ouvert le génois (voile d’avant), sans la grand-voile pour ne pas faire trop gîter (pencher de côté) le bateau et faire peur aux invités. Nous ne voulons surtout pas rater notre coup et leur faire peur à leur première visite quand même!. Tout le monde à trippé je crois. Clément a super bien barré (conduire avec le volant) le bateau. Audrey veut s’acheter un voilier plus tard et Manon, elle, a claqué un peu des genoux la fois où elle s’est fait surprendre à l’intérieur du bateau pendant qu’une poffe de vent qui nous a fait gîter de 15 degrés. Ce fut un beau moment pour nous de les recevoir et on pense bien qu’ils ont aimé aussi.

Famille Pageau: Manon, Clément, Audrey et son chum Jean-Phillipe avec Éric à la barre.

Catherine prend la photo comme d’habitude!

Ensuite, nous avons relaxé un peu, tapponé…. Moi j’ai eu comme une crise de folie féminine. Voyant mes fenêtres neuves super belles et très transparentes, je trouvais que toute les autres fenêtres était sales. Catherine voulait les faire quand elle aurait fini de travailler, mais le goût m’a pogné de les faire. Ouf, quelle job, j’en ai fait 4 sur 8 et j’ai arrêté. C’est long, sale et plate, mais quelle vue on a ensuite du monde extérieur!!! Je projète de faire le reste bientôt quand j’aurai une autre monté d’hormones féminines (hi! hi! hi!).

Petit repos sur le pont après la visite de la famille Pageau

Après souper, on est allé prendre une petite marche dans les sentiers près de la marina. Ensuite, j’ai enlevé les sous noirs autour des fenêtres, car le délai de 12 heures était atteint. J’ai revissé d’un demi-tour chaque vis pour finaliser la pose des fenêtres. Il me restera le nettoyage des bavures à faire demain, car là il fait noir et je ne vois plus rien.

9 juillet 2007 : Zéro!

Aujourd’hui, c’est pas productif du tout. Je me sens lâche et je serais prêt à m’inscrire à l’aide sociale. J’écoute un film, fait un peu de ménage dans le bateau, je mets à jour le site web. J’écris des emails, parle avec des gens de d’autres bateaux. Tout pour ne pas travailler réellement sur mon bateau. Ça prend des journées comme ça quelque fois. Je prends ça comme une journée de congé.

Le soir, on se fait inviter par Yves et Lorraine du bateau YLO. On y va vers 7h30 PM prendre des petitsss verres sur leur bateau. J’amène pour l’occasion un porto 10 ans. Catherine nous a quitté vers 21h00 pour le dodo (y’en faut un qui travaille pour payer le voyage Hi! Hi!), mais moi je suis resté jusqu’à 12h30 AM. Ce fut une super belle soirée en leur compagnie. Belles discussions, bonne musique, bon drink, et cette fois: bue de l’eau en masse!.

Quand je rentre au bateau, je vais directement à mes 2 fenêtres fraichement posées, car il a plu à boire debout durant toute la soirée. Elles sont 100% étanches. Victoire!!! je me couche là-dessus.

Voici un photo du site où nous sommes à La Baie

10 juillet 2007 :  Réservoir septique

Aujourd’hui, c’est la remise en fonction du réservoir septique du bateau. Quand nos anciens propriétaires avait acheté le bateau il y a 10 ans, ils avaient enlevé tous les tuyaux du réservoir septique pour enlever les mauvaises odeurs et nettoyer le réservoir. Pour notre voyage, il faudra dans plusieurs secteurs utiliser le réservoir (Lac Champlain, Floride). Encore une fois, c’est un très bonne exemple de comment c’est de travailler dans un bateau. J’ai eu à poser 3 tuyaux et un Y valve = 6 heures d’ouvrage. Dès 9h00 le matin, je m’y mets et termine vers les 15h30. Je l’ai testé un peu, mais je vais le remplir au complet d’eau bientôt pour voir s’il y aurait pas des fuites à quelque part.

Ensuite, j’ai attaqué l’identification du Zodiac. Il faut, pour être en règle en dehors du pays, enregistrer le Zodiac et peinturer le numéro dessus, ce que j’ai fait entre 16h00 et 18h00. J’ai aussi peinturé à l’intérieur de la coque notre numéro de matricule du bateau pour être dans les règles comme la documentation l’indique.

Ensuite, souper avec Catherine, douche, pliage de linge, OP! dodo pour Catherine, la moitié d’un film pour Eric et dodo par la suite. Ce fut une journée payante et productive.  Nous sommes à 93% dans nos objectifs de préparation.

Fouilli intérieur comme à chaque jour quand je travaille. Tout redevient normal

avant le retour de Catherine du travail!

11 Juillet 2007 : Du vent!

Le réveil est brutal. Il y a 2-3 pieds de vagues et le bateau résone, car il claque dans la vague. Je sursaute et me lève. Le bateau tangue beaucoup, j’ai rien dans le ventre, je me sens pas bien. J’ai soudain une forte envie d’aller prendre une marche sur terre avec mon café. Il vente à écorner les boeufs. Je vais faire de la paperasse à la capitainerie et j’appelle l’inspecteur maritime pour qu’il vienne demain inspecter mon installation au propane afin de vérifier si tout est conforme et bien installé pour les assurances. Ensuite, je mets mon site web à jour, mais je suis incapable de me connecter en sans fil sur internet.

Vers 12h00 PM, le temps se calme et je finalise quelques petite choses dans le bâteau, dont la question du pré-filtre diesel pour mon moteur. Je n’arrive pas à trouver le numéro des cartouches de rechange sans le défaire, donc j’attaque cette partie. C’est dans le fond d’un coffre comme toujours. Vide le coffre, sort les outils, commence la job et bingo pendant que j’étais dans le coffre, je ne vois pas qu’un orage se prépare et elle me tombe dessus sans prévenir. Toutes mes affaires sont dehors!!! Vous auriez dû me voir sortir de là en 5 ième vitesse et ramasser tout ce qui se faisait mouiller et au diable le reste! L’orage a duré un gros 10 minutes et ensuite je me suis remis au travail. En le défaisant, j’ai pu avoir toute l’information qu’il fallait.

Le soir, un autre petite orage et un bon film pour reposer Catherine qui dort plutôt agité depuis 2 nuits (stress de dernière minute au travail, mal de terre, bateau qui est une véritable machine à laver avec les gros vents). Elle a beaucoup de chose à faire avant de terminer dans 3 semaines et elle ne voit pas le bout encore!.

12 juillet 2007:  Visite de nos locataires et de mes patrons

Catherine a dormit une super belle nuit!. Elle est d’attaque ce matin. Journée ensoleillée (elles sont rares). Je fais des téléphones pour trouver mes cartouches de filtre à diesel et le Centre du Navigateur de la région en trouve pour moi. Bien content. Cette pièce sera à changer souvent ,car la qualité du diesel laisse à désirer aux USA et le filtre va souvent boucher. Ensuite, l’inspecteur vient faire son inspection. Je passe le test!. Plusieurs travaux par la suite, dont un peu d’époxy (fibre de verre) comme deuxième couche pour boucher l’ancien poteau où était le radar. Et étanchéiser les 5 bolts côté tribord de mon bossoir qu’il me restait à faire. Je saigne aussi le conduit de diesel du moteur, car la veille, en enlevant le pré-filtre, cela insère de l’air dans le circuit et le moteur ne partirait plus sans cela.

Ensuite, c’est l’arrivée de Catherine et de notre visite: France et Sylvain les propriétaires du Groupe Dévicom/Cybernaute là où je travaille, et Sylvie et François, nos locataires (Sylvie est la soeur de France). Ils visitent notre bateau et le trouve petit!. Les gens qui ont des bateaux trouvent notre bateau plutôt grand et ceux qui n’ont pas de référence le trouve petit. C’est comme ca. Ensuite, on fait un tout petit tour de bateau en allant porter les femmes au restaurant l’autre coté de la Baie (Quai Lepage). Les hommes ramènent le bateau à bon port et prennent les autos pour aller au resto. Super belle soirée, arrosée modérément et très bonne bouffe au Bistro Victoria. J’étais bien content de cette soirée et elle fut aussi émouvante. Nous sommes toujours étonnés de recevoir autant d’attention et d’amour, ça fait chaud au coeur!

13 juillet 2007 : Étude

Journée d’étude sur deux technologies. Je dois choisir entre deux systèmes électroniques pour recevoir la météo directement à bord et j’hésite. D’un coté, la radio onde courte SSB qui offre plein de possibilité dont la météo, et de l’autre, un systeme simple par satellite dédié qu’à la météo. Je fais plusieurs lectures et je trouve aussi un bateau qui a une radio onde courte à bord et qui me fait une démonstration. Je ne trouve pas quelqu’un qui a un système météo par satellite. La radio onde courte est complexe et il faut une licence et un cours. J’aurais pu aller dans cette direction si j’avais fait cela cet hiver ou avant, mais cela n’a pas de bon sens actuellement, alors je vais opter pour le systeme météo par satellite sûrement, mais je dois dormir sur cette décision importante encore un peu…. à suivre.

Je prépare le bateau pour la fin de semaine (diesel, eau, électricité), car on part s’ancrer très très loin… à un mille d’où on est!. Un grand voyage de 15 minutes. Le but étant de ne plus être à la marina (car j’en peux plus d’être à quai et je dois changer d’air un peu) et de se pratiquer à ancrer pour la première fois cette année. Il faut aussi continuer de tester notre autonomie dans tout sur le bateau et voir ce qui marche et ce qui ne mache pas.

Catherine prend une douche vite en arrivant et moi je vais faire un petite épicerie. On part vers les 19h00. On soupe sur l’eau à voile, un super souper plein d’ambiance sur l’eau. Ensuite, on se met en place pour l’ancrage pour la nuit. C’est un baie très profonde, on a ancré dans 70 pieds d’eau. Il faut mettre tout le cable qu’on a. Du jamais vu dans notre cas après plus de 60 ancrages à notre actif!

14 juillet 2007:  Plaisance

Une vrai journée de plaisance en bateau. À l’ancre, très tranquille, lecture pour Eric et Catherine (plusieurs heures), petits taponages faciles pour Eric. Fait un peu de Gelcoat blanc et nettoyage de la rouille du bossoir avec de l’acide muriatique, une bonne bière vers la fin d’après midi, un bon souper et un bon film le soir. Catherine dit s’être vraiment reposée cette journée-là. Un grand bien pour elle. Je l’ai servi toute la journée et je l’ai surveillé afin qu’elle ne fasse rien d’autre que de se faire plaisir (service complet!).

15 juillet 2007:  C’est lourd un ancre / Cinéma

5h30 du matin Catherine se réveille, car cela brasse un peu. Elle se lève, valide le GPS pour voir si on était toujours bien ancré et tout va bien. Elle se recouche. 7h00, c’est moi qui se réveille et je me lève pour aller voir le tout. Le bateau brasse beaucoup, car on reçoit la vague de côté. Le vent et le courant nous pousse vers la berge et j’aime pas cà. On est près du bord et si l’ancre lâche, on n’a pas assez d’espace pour réagir. On décide alors qu’on doit lever l’ancre et aller à la marina. Cette petite baie (Anse-à-Phillipe) est charmante quand il fait beau et pas de vent, mais on ne l’aime plus du tout par vent plus fort d’est.

16 juillet 2007: Planning

Fait plusieurs petits travaux. Réparé fuite de diesel sur le moteur. Douche. Aussi, fait la liste et le planing pour demain, car c’est une journée avec l’auto et j’ai plusieurs places et items à acheter. Reçu la visite de Luc Harvey, un collègue de travail, et d’Ann-Josée sa blonde, en fin d’après midi. Nous les avons gardé à souper, le tout arrosé d’un peu de bière et de vin.

17 juillet 2007: Commissions/Anniversaire/Visite d’ami Navigateur

Journée commissions. Allé porter Catherine au travail et ensuite je vais chez Dévicom pour faire du internet RAPIDE. Ha! comme c’est génial et comme on s’habitue à cela quand on travaille et comme on s’ennuie quand on l’a plus. Recherche sur internet pour un systeme météo, jasé un peu avec les collègues et ensuite go pour le Centre du Navigateur (liste de 10 items environ), ensuite Canadian Tire (5 items), ensuite chez Rona (10 items), ensuite go pour chez nous dans le garage (20 items et coupe au banc de scie). 16h30, je reprends Catherine et on va faire une petite épicerie à La Baie.

Aujourd’hui, cela fait 14 ans que Catherine et moi on sort ensemble. deux contrats de 7 ans de fait. Est-ce qu’on renouvelle pour encore 7 ans ??? ok ok, on renouvelle. J’ai essayé de négocier pour un renouvellement de 1 an, mais cela n’a pas passé, donc j’ai signé pour un autre 7 ans de bonheur!

En arrivant à la marina, on se fait recevoir par des amis de l’an passé de notre voyage en Gaspésie. L’équipage de BOBINETTE est venu nous rendre visite!. Comme nous sommes excités! Voilier de 30 pieds basé à Cap à l’aigle (Malbaie). lls sont un couple très sympathique de notre âge avec deux belles petites filles de 2 et 4 ans. Nous avons pu prendre une bonne bière ensemble après souper et échanger quelques trucs au niveau des préparatifs de voyage, car eux aussi partent pour le sud avec leur bateau et ils commencent leurs préparatifs. On s’est couché un peu tard, 12h30 AM. Catherine travaille demain bien sûr, sinon, on aurait veillé bien plus tard… Cette rencontre a été beaucoup trop courte à notre goût, mais nous tenterons de les revoir au cours de notre passage sur le fleuve St-Laurent.

18 juillet 2007:  Travaux

Barrure du poêle au propane installée, visite de BOBINETTE une heure pour explication de notre checkliste et assisté à leur départ, sablage final de la réparation où était l’ancien poteau du radar, isolation du fridgidaire, essai de la pompe/perceuse.

Nous sommes à 94% d’avancement dans nos préparatifs. Il me reste deux gros systèmes à faire et ce sera pratiquement fini. Une pompe d’eau de mer pour économiser l’eau douce pour se laver les mains ou rincer la vaisselle et un fan d’aération pour le moteur afin de sortir les vapeurs de diesel du bateau quand on marche à moteur. Tout le reste sont des petites formatités comme remiser l’auto, s’occuper des assurances bateau, auto (remisage), aviser assurance-maladie de notre départ etc… Ça va bien!!!

19 et 20 juillet 2007: ZEC des Martres

Aujourd’hui, je vais à la ZEC des Martres dans Charlevois rejoindre mon frère, ses deux petites filles Éloïse et Alycia et mon père à la roulotte du camping du coq. Je me lève tôt pour que Catherine me dépose au commerce à Oncle Clément vers 8h30 AM afin qu’il me prête son auto pour faire cette activité. Gentil Tonton Clément!!! J’ai rendez vous vers 15h00 à la Zec, donc il est trop de bonne heure. J’avais une liste de commissions à faire pour le bateau, alors je passe la matinée là dessus.

J’arrive à la ZEC vers 15h00, soit 5 minutes avant eux. Il ne fait pas beau, il pleut sans arrêt et il fait froid. Nous mettons nos habits de pluie, faisons un peu de 4-roues et de petits travaux. Le clou de la journée, c’est Éloïse, l’aînée des filles de mon frère Patrick qui fait du 4-roue. Mon frère lui a acheté un mini 4-roues à gaz de 90cc. Cette machine est pareille comme un vrai 4-roues, sauf qu’il est tout petit, automatique et ne va qu’à 28 kilomètres/heure. Élose est vraiment belle à voir là-dessus et c’est encore plus beau quand elle promène sa petite soeur en arrière d’elle. Nous avons ensuite souper. Par chance mon père Raymond avait amené de la truite au cas où on en pognerait pas. Non seulement on n’en a pas pogné, mais nous n’y avons même pas été vu la température. Ensuite, on a fait un feu, mangé des guimauves et compté quelques contes aux filles avant de se coucher vers 10h30 PM.

Le lendemain, on a déjeuné avec un déjeuner gargantuesque comme on les connais à la ZEC (beans, saucisses, oeufs, toasts, etc.). Genre de déjeuner que si tu navigues après, tu peux être malade. Sauf que t’as pas besoin de diner avec un gros déjeuner comme ca. Ensuite, on a fait un autre petit tour de 4-roues, packté nos petits et de retour au Saguenay. Ce fut super de voir mon frère, mes petites nièces et Raymond comme ça pendant ces quelques heures. Des moments prévilégiés avant notre départ!

De retour au Saguenay, je suis allé au Cinéma voir NITRO (film québécois) que j’ai trouvé moyen, allé porter l’auto à oncle Clément et ensuite retour au bateau avec Catherine. Je me suis couché à 8h00 PM ce soir là. Brûlé par….. ???? je sais pas quoi, car je suis en vacances.

21 juillet 2007: Repos et petite dérive sur l’eau

Il fait presque totalement beau aujourd’hui. Je fatigue près du quai, je veux partir sur l’eau. On est samedi, c’est la journée repos pour Catherine. Je lui demande si je peux aller la reposer plus loin sur l’eau et elle me dit que si elle n’a pas trop à faire, que je peux aller où je veux !!! Donc go go go, on va sur l’eau. On se laisse dériver pendant qu’on fait nos tâches courantes de la fin de semaine. Tout en surveillant les alentours bien sûr ! (responsabilité du navigateur).

Catherine a commencé hier soir la correction de l’onglet Objectif Sud de notre site web. Elle ne peut plus le lâcher ce matin. Elle est embarquée comme une lectrice assidue et passe plusieurs heures à corriger mes millions de fautes… Pendant ce temps, moi je pose les fillières chaque côté du bateau à l’extérieur que j’ai reçu jeudi avant d’aller à la pêche. Cela me prend 1 heure environ. On déjeune dehors avec des toasts dorées de Catherine, sa spécialité. Un délice!

Ensuite, j’entame des tests de radio amateur ondes courtes (BLU SSB). Je dois conclure si j’achète un systeme météo par satellite et ça me trotte dans la tête. J’ai essayé un petit système radio amateur cet hiver, mais j’ai pas eu de bons résultats. En voyant un autre bateau recevoir des fax météo par radio amateur avec une antène de fortune (fil de caisse de son de 25 pieds) monté par une drisse près du mat, je me suis dit que si j’avais une meilleure antenne (moi j’ai un petit fil de 12 pieds), que cela marcherait peux être mieux. Et bien, j’ai fais des tests toute l’après midi et je me suis mis à recevoir des cartes de toute sorte (pression, hauteur des vagues, fréquence des vagues, alerte ouragan, image couverture nuageuse satellite, prédiction, etc….)!!! C’est là que j’ai pu dire à Catherine, chek ben ça le beau temps qui s’en vient! Une haute pression avec un gros trou sans nuage qui durera au moins 3 jours…. Conclusion, ca fait la job ce système, je vais essayer de vivre avec ça quelques jours, et si c’est concluant, je vais peux-être investir dans une antenne plus permanente que de monter un fil par la drisse à tous les jours (tanant). P.S. : du beau temps c’est facile à prévoir. Le défi de la météo est ailleurs. J’ai commandé à la recommendation d’un ami navigateur (BOBINETTE) une bible en météo, en français en plus, pour améliorer ma connaissance en ce domaine critique et important dans un bateau: MÉTÉO ET STRATÉGIES de Jean-Yves Bernot. Je vais le recevoir dans 10 jours …

On se reçoit un petit grain sur la tête en milieu PM. 15 minutes de pluie forte et de vents fort (pointes à 35 noeuds) et tout redevient normal après. Ça met du piquant! Catherine a eu l’air a avoir bien du plaisir, elle rit et crie toujours dans ce temps là!

On rentre à la marina avant souper. On soupe avec une petite coupe de vin, je continue de recevoir des fax météo et je capote là dessus. On regarde la moitié d’un film en fin de soirée.

22 juillet 2007: Visite de nos amis Samuelle, Alain et leurs deux moussaillons

On se lève et il fait super beau. On dirait que l’été vient d’arriver. La haute pression est rendu sur nous. Je commence la journée avec un peu d’électricité. Je pose le sélecteur de batterie pour mon panneau solaire afin de règler le problème que j’avais de batterie en parallèle et ainsi envoyer le courant produit par les panneaux solaires d’une batterie à l’autre à volonté.

Notre visite arrive vers 12h30 PM, on embarque tout ce beau monde avec les bagages pis on part sur l’eau. Il n’y a pas de vent. Quand il fait super beau, c’est le calme plat pour le vent. C’est pas aujourdh’ui qu’on va se faire peur! Ca fait bien, il y a des enfants à bord et c’est plus calme et sécuritaire. Nous passons une belle journée tous ensemble, un bon diner confectionneé par Samy (cuisinière hors-pair) et on les reconduit vers 17h00 à la marina.

Après leur départ, on repart sur l’eau, car il fait trop chaud à la marina. On soupe dans le cockpit du bateau à l’extérieur avec de la belle musique. C’est le rêve qui commence. On y reste jusqu’à 21h00 quand la fraiche revient et la noirceur avec. On fini la moitié du film qu’on avait commencé et op! dodo.

Capsule panneaux solaires: il faut que je vous parle de mes panneaux solaires. Quand il fait beau comme ça, c’est l’enfer. On devient une centrale électrique Hydro-Québec (c’est que Alain, notre visiteur de la journée, travaille pour Hydro-Québec, alors je ne pouvais pas la manquer celle là, hein!). Non seulement je peux recharger les deux banques de batteries, mais on pourrait allumer toutes les lumières du bateau en plein jour que ça dérangerait pas (pas tant que ça quand même, c’est pour exagérer). Non mais sérieux!, quand il fait soleil toute la journée (ce qui n’était pas arrivé depuis un mois), c’est incroyablement performant des panneaux solaires. Quand il y a des nuages, c’est autre chose, mais là ouf!, ça déménage!

Samuelle, Alain et les mousaillons

23 juillet 2007: Travaux

On débute la journée qui s’annonce aussi belle qu’hier par des travaux lourds. Par cette belle température, on aurait plutôt le goût de partir sur l’eau, mais j’aime mieux donner un petit coup sur ce qu’il me reste à faire. Plus vite j’aurai fini et plus vite, je commencerai les vacances tôt. Il me reste 2 grosses job à faire et aujourd’hui, je veux en commencer une. Il s’agit du système de pompe d’eau de mer. Il faut que je passe un tuyau de 20 pieds dans le bateau, que j’installe le petit robinet pompe sur le comptoir (trou à faire) et que j’installe un T à l’entrée d’eau pour alimenter en eau ce petit système. Le but est d’utiliser l’eau de mer le plus possible pour rincer la vaiselle ou se nettoyer les mains afin de faire durer plus longtemps notre réservoir d’eau douce. J’aimerais que le réservoir dure 2 semaines au lieu de 4 à 5 jours pour avoir une meilleure autonomie en voyage.

Je commence donc ce travail vers 8h30 AM. Les pièces que j’ai acheté pour le T ne sont pas de la bonne grandeur! Ca part mal! Mais je fais les 2 autres parties (tuyau 20 pieds et robinet sur le comptoir). Ce qui m’amène à 13h00. J’ai oublié de déjeuner et de diner, alors j’ai faimmmmmmmmm. Il fait chaud, c’est super pour la température, mais j’en ai pas besoin pour tout de suite de cette chaleur. Je perds 10 livres de sueur à l’heure……

Ensuite, vu que je suis tout près de l’endroit (fridgidaire), il me restait à mettre du styro-mousse pour finir l’isolation du fridg, ce qui m’anène vers 14h30. Je vais prendre une douche, plier le linge qui est à la capitainerie dans la sècheuse et je reviens pour diner, car j’ai juste grignoteé durant la job comme déjeuner (pinotte, gateaux, jus: un déjeuner standard, non?). Je me fais un sandwich au creton, cheese-weez et poulet avec du jus d’ananas. Un mélange de rêve!!! (j’ai hâte que Catherine finisse de travailler, car je ne me suis pas découvert de talent de cuisinier en tout cas!). Une fois bien remplit, je me dis oups, on va souper dans 2 heures… non mais, quelle tête de gars qui n’a plus de beet hein? Je suis dû pour partir. Il reste 7 jours à Catherine de travail si on compte pas aujourd’hui. Elle va réussir…

Ensuite, je lis mes emails et je mets ce site à jour pendant une heure et demi.

24 juillet 2007: Travaux

Aujourd’hui, c’est opération ventilateur moteur. Je veux une aération forcée pour sortir l’air viciée du compartiment moteur. J’attaque donc cette partie toute la journée. De 10h00 AM à 16h00. Je fête ça après en m’ouvrant une bonne Stella Artois, car je viens de faire la dernière grosse job de toute mon checklist de préparation du voyage. Il me reste de petits détails, mais plus aucun gros travaux. Après 2 ans de préparation et de travaux, j’arrive enfin à la fin. Incroyable!!!

26 juillet 2007: Entrevues à la radio, petits travaux et Voileeeeeeeeee

Aujourd’hui, j’ai fait deux entrevues à la radio. Ce fut une belle expérience. Voici les extraits:

Entrevue à 8h45 AM à l’émission du matin de Radio-Canada: Cliquez ici

Entrevue à 12h25 PM à l’émission du midi de Rock-détente: Cliquez ici

J’ai aussi finalisé une réparation de fibres de verre et fini d’installer la pompe d’eau de mer. Mais surtout, il ventait et j’ai fait de la voile seul comme j’en ai jamais fait dans la baie de La Baie. Ce fut super!!! J’ai ouvert juste une voile (génois) pour ne pas me mettre dans le jus et me roder. Ci-joint ma folle journée en image. Le rouge représente les trajets que j’ai fait. Vers 18h00, j’étais brulé physiquement et vers 20h30 j’étais prêt à me coucher d’une fatigue qu’on aime avoir: celle d’avoir passé la journée dehors au vent. On se dit: quelle belle journée! et on aimerait se coucher le soir tout le temps avec ce sentiment.

Tracé au GPS du trajet fait à voile

29 juillet 2007 (Catherine)

Un sentiment d’ivresse commence à m’envahir. Léger, subtil, mais il est bien là. Et il grandi comme ça, progressivement, depuis quelques jours. C’est une émotion que j’ai ressenti pour la première fois l’an dernier lorsqu’on a navigué dans le Golf St-Laurent. Ceux qui ont déjà vécu l’expérience savent ce que je veux dire, j’en suis certaine.

Je commence à peine a réaliser ce qui nous arrive. La prise de conscience ce fait petit à petit, car depuis plusieurs mois, je suis sur le « pilote automatique ». Pas le temps de penser, il faut avancer encore et encore. Les dernières semaines ont été les plus exigeantes pour moi: combiner la vie sur le bateau tout en allant travailler, terminer les achats et les derniers préparatifs et recevoir amis et famille le soir ou les fins de semaine. Tout prend deux fois plus de temps à faire en bateau et c’est surtout à cela qu’il a fallu que je m’adapte. Deux heures par jour d’auto pour aller au travail, une heure pour prendre une douche, une journée pour faire le lavage… La marina et le stationnement est à 12 minutes du bateau à pied. Comptez le temps de déplacement que ça prend lorsqu’on se rend compte qu’on a oublié quelque chose rendu sur place ! Je me suis encore fait prendre aujourdh’hui. Arrivée à la douche, mon savon et shampoing n’étaient pas dans mon sac de douche. Que pensez vous que j’ai fait? Et bien, je me suis lavée avec le savon à main liquide de la toilette!  Et je ne vous ai pas encore parlé de mon mal de terre? La troisième semaine dans le bateau a été difficile puisqu’il a fait très mauvais et il a beaucoup venté. Les vagues venaient claquer la poupe avec fracas et l’intérieur du bateau était comme une véritable machine à laver. Non seulement c’était pas évident de dormir là dedans, mais le pire était mon mal de terre au travail (vertige, sensation que le cerveau flotte dans la boite crânienne, apathie, etc…). Le remède: vite, retourner au bateau! Heureusement, le beau temps est au rendez-vous depuis au moins une semaine et nous commencons à en profiter. J’ai aussi pleuré ma chienne Maggie, car nous avons décidé qu’elle ne ferait pas partie de l’équipage. Ce voyage aurait été beaucoup trop difficile pour elle et compliqué pour nous (douanes, aller deux fois à terre par jour, etc.). Un grand merci à Jean-Robert et Gisèle qui s’en occupe si bien depuis déjà un mois, d’autant plus qu’elle a une autre amie Labrador avec qui s’amuser. Elles devraidront bientôt les meilleures amies du monde aparamment!

P.S. Ici dans la baie de La Baie, nous avons un suberbe paysage et pouvons voir à l’ancre de nombreux paquebots qui attendent de se faire décharger à l’Usine Alcan. Environs deux à trois paquepots sont visibles à l’ancre à la fois. Voici mon préféré qui est resté plus d’une semaine devant la marina:

Paquebot dans la baie de La Baie

Dans sept jours…

1 août 2007 : Entrevue TVA-CJPM

Cliquez ici Pour visionner l’entrevue de Éric à TVA. Ça prend QUIK TIME pour le visionner: http://www.apple.com/quicktime/download/

Après le passage de TVA, mon ami Alain est arrivé vers 11H00. On s’était planifié une journée de voile pour avoir un peu d’action et faire pencher un peu ce voilier. Sauf que le principal a manqué: le vent n’était pas au rendez-vous comme depuis plusieurs jours d’ailleurs. On a fait de la voile toute l’après-midi quand même, mais une tortue nous aurait probablement dépassée !!!. Je pense qu’Alain a quand même trouvé son après-midi agréable.

En soirée, nous avons reçu l’équipage du bateau ÉVOÉ: Johanne et Fernand qui reviennent tout juste des Bahamas il y a de ça deux mois. Ils sont sortit de l’eau une semaine avant qu’on se fasse mettre à l’eau au Centre du navigateur. Leur bateau avait été placé directement à côté du notre et nous vous avions indiqué plus haut dans le récit comment nous avions été bénit de les croiser comme ça. Et bien, ils sont venus sur notre invitation afin de nous transmettre de bons conseils et de nous enlever de l’insécurité avant notre départ. Nous avons fait tout cela en soupant avec du bon vin. Ils ont été encore une fois été très généreux et on leur doit une fière chandelle. Merci Johanne et Fernand!!!

Regardez comme ils nous ont amené du soleil Bahamien pour l’occasion

avec leur beaux vêtement colorés.

2 août 2007: Grain à l’horizon !!!

Ce matin, j’ai vu apparaître deux jeunes (16 et 18 ans environ) se dirigeant à la nage vers les quais de la marina  avec vestes de sauvetage et palmes aux pieds. Ils m’ont dit qu’ils arrivaient du quai Lepage !!! Je leur ai demandé s’ils voulaient un lift pour retourner d’où ils venaient et ils ont sauté sur mon bateau avec plaisir. Je les ai donc reconduit au quai Lepage. Par la suite, je me suis mis à la cape dans la baie afin de faire mes petites choses de la journée. Vers 15h00 : avertissement d’une ligne de grain est annoncé à la radio! J’ai mis le cap immédiatement sur la marina et arrivé à environ 100 pieds de la marina, j’ai vu les mâts de voilier commencer à se coucher : trop tard!!! Pas question d’accoster avec ce vent !!!. En quelques minutes, je suis retourné vers le large à tout allure (7 noeuds) avec un vent arrière. J’allais si vite que je me suis dis: il faut que je vire, car je vais arriver à l’autre côté de la rive ce ne sera pas long …. J’ai eu de la difficulté à virer, car un vent d’environ 40 noeuds en rafale me faisait pencher dans les 30 degrés de gite lorsque je tournais le volant. Une fois viré, j’ai attaqué ce grain (mur de vent) avec le nez du bateau et le moteur à fond. Ça a duré environ 20 minutes et ensuite cela s’est calmé. C’était mon premier grain seul. Yes yes yes, trippant cet action!

Après souper: film, lecture roman, étude météo et attente du retour de Catherine. Elle est arrivée à 10h30 PM de son 5 à 7 de départ du travail. J’avais très hâte de la voir et de partager enfin un événement commun. Il y a un mois et demi, j’arrêtais de travailler et c’est là que nos chemins se sont un peu séparés, dans le sens où on ne vivait plus au même rythme du tout. Elle, gardait un stress de la vie moderne et moi, je commencais à décrocher et devenir plus bohême. Hier, on pouvais partager un moment commun. Je commencais à avoir très hâte à ce moment où on se rejoindrait. Les prochains jours ne vont que s’accentuer sur cet aspect et nous ramener au même rythme.

3 août 2007: Derniers préparatifs avant d’appareiller

Ce matin, j’ai dû réveillé Catherine, car elle dormait encore à poing fermés à 10H00 AM. Ses premiers mots en ouvrant les yeux: WOW, TRIPPANT !!! quant elle a constaté l’heure qu’il était. Vite , il faut partir pour faire les derniers préparatifs! Pour l’épicerie, ouf! on dirait qu’on allait mourrir de faim. C’était sûrement émotionnel cette épicerie, car on va avoir des épiceries régulièrement sur notre route. Mais c’est pas grave, on est partit les cales pleines de bonne bouffe, bon vin et bière, jus et tout ce qu’il faut pour être nourri comme des rois. Pour les commissions de dernières minutes, bien sûr, il restait des choses à faire: propane, fil d’antenne radio ondes courtes, pré-filtres diesel, tuyau à diesel, etc.). Nous sommes allés voir notre petite fille Maggie (notre chienne qui est en pension chez Jean-Robert et Gisèle): et oui! elle nous a reconnus. Surtout sa MAMA Catherine qui avait bien peur qu’elle ne la reconnaisse pas. Elle lui a tournée autour longtemps et lui a donné un lavage complet du visage! Quand on a quitté, elle n’a par contre pas fait de cas, alors ça veut dire qu’elle est bien dans sa famille d’acceuil. Dernière étape: le remisage de la voiture. Ouf, ça c’est quelque chose…. Pas la job de remiser, mais de laisser son dernier mode de transport de société industrialisé qui nous donne une autonomie qu’on prend pour acquis. Et oui, plus d’auto pour un an. On va user nos souliers et voguer maintenant.

Pour couroner le tout: souper chez Manon et Clément: ils sont notre seule famille de la région du Saguenay. Tous les autres sont à Québec ou Montréal. Leur amitié est très importante pour nous. Ils sont arrivés bien avant nous dans la région et nous ont adopté lorsqu’on a déménagé au Saguenay. On a été reçu avec un super repas comme Manon c’est le faire. Crevettes, excellent fromage, saumon, patates à la Manon, vin, gâteau comme à notre mariage (blanc avec confiture de frambroises et chocolat blanc). Les adieux ensuite… Clément est venu nous porter au bateau, car on avait plus d’auto….

On est à 100% de nos préparatifs !!! Bravo à l’équipage de Mer et Monde 2 pour la longue préparation de deux ans qui est venue à terme. Nous avons toujours considéré que les préparatifs faisaient partit du voyage aussi et avons adoré faire toutes ces choses qui nous approchait du départ. Cela est venu nous chercher en tout point et nous déstabiliser souvent (plus de maison, plus de chien, plus d’auto, plus de téléphone, etc.), mais nous a fait sentir vivre et nous a fait beaucoup réfléchir. Nous sommes des êtres d’habitude et l’aventure nous aide beaucoup à nous découvrir nous-même. Essayez et vous verrer de quoi on parle!

4 et 5 août 2007: Journées porte ouverte à la Marina de La Baie

Beaucoup d’amis et collègues voulaient nous voir, de même que notre bateau. Partir un an sur un bateau!!! Faut voir ça! Nous avons donc organisé deux journées « portes ouvertes » le 4 et 5 Août. On était excité comme des enfants! Voici quelques uns de ceux qui sont venus nous voir (ceux qu’on a pu photographier). Nous remerçions tout le monde chaleureusement et avons beaucoup apprécié que vous vous soyez déplacé pour venir passer quelques moments avec nous. Cela nous a permis de partager en avec plus de réalisme ce dont on parle avec eux depuis des mois. On part rempli d’énergie et d’amour !!!

Collègues de travail neuropsychologues à Catherine et amis:                Glenn (collègue de travail à Éric), sa conjointe et les enfants de celle-ci

Isabelle, René-Pierre, Chantale et son conjoint Éric

Gilles, collègue de travail à Catherine avec sa conjointe                                Sabin, Sarah et les enfants: amis à Éric et Catherine

Sylvie et les enfants et amis de Catherine et Éric

Samuelle et les enfants: collègue de travail à Catherine et amie                     Danièle et ses deux filles: collègue de travail et amie à Catherine

à Catherine et Éric

France et son fils, collègue de travail à Catherine et amie à                           Nos charmants voisins et amis : Michel, Lisa-Marie et les enfants

Catherine et Éric

L’équipage de ALTAÏR: nos amis Marc, Lina et les enfants

Remerciements:

Nous voudrions remercier plein de monde à ce stade, car la générosité qui s’est présentée à nous a été grandiose et présente tous les jours depuis les derniers mois. On ne voudrait pas en oublier et esseyerons le plus possible de penser à tous. Un voyage comme celui là ne se prépare pas tout seul et c’est avec tout ce beau monde que cela a été rendu possible. Cela nous permet à nous aussi de réaliser en un coup d’oeil toute la masse de gens qui est impliquée dans notre projet. Maintenant, on se retrouve seul sur l’eau avec dame nature. En écrivant ces remerciements, on a sentit tout le poids de votre générosité. C’est impressionnant et incroyable en tabarouette tout ça. Vive la vie qui est d’être entouré de vous tous, merci d’avoir été là et on espère que vous serez tous encore là à notre retour, car le voyage qu’on va faire est une partie de vous tous, il fallait que vous le sachiez.

Notre famille qui nous a beaucoup supporté et aidé:

On pense à l’aide qu’on a reçu pour la confection du Bimini que Micheline (mère d’Éric) a cousu avec beaucoup de patience et d’amour, du temps que Patrick (frère d’Éric) a donné pour construire et souder le bossoir dans son garage à Québec, aussi des bons repas et de la générosité que Karine (femme de Pat) a fait preuve quand j’avais besoin de Pat, encore l’aide de Pat durant deux jours pour sabler la coque du bateau (un travail de fou) et de l’aide que Raymond (père d’Éric) et sa conjointe Pierrette nous ont donné pour notre déménagement. Aussi, Clément et Manon (oncle à Éric) qui se sont retrouvés avec des devoirs à faire avant et durant notre voyage (location de la maison). Ne pas passer sous silence la présence de Louise et Jean-Pierre, les parents de Catherine, qui ont donné aussi de leur temps pour le déménagement, le grand nettoyage de la maison, la confection de bonnes soupes et la surveillance de nos finances et de notre courrier durant notre voyage. Toute la famille proche a contribué à notre projet. Cela nous a donné un très fort appui qui nous a gardé solide tout au long de cette phase de préparation, et l’appui de Marie-Hélène, la soeur de Catherine. Milles mercis! Vous avez toujours été là pour nous dans notre vie et encore une fois avec ce projet. Viva la famillia! C’est ce qu’il y a de plus fort! Merci aussi de nous laisser partir…

Nos amis et collègues de travail qui ont cru en notre projet:

Merci aux collègues de travail et patrons du travail à Eric : France et Sylvain de chez DÉVICOM qui, malgré tout le trouble que cela impose d’avoir un employé qui part un an, ont soutenu et encouragé notre projet, qui ont demandé des nouvelles tout au long du processus et qui se sont intéressés à tous les aspects d’un tel voyage. Particulièrement à Pierre (collègue de travail d’Eric) qui dès le début a cru qu’on le ferait. Peut-être même avant nous même… Ayant fait de la plongée en voilier au Bahamas il y a plusieurs années, il voyait déjà la possibilité de faire un tel voyage et y croyais. Il nous avait dit au début, tu vas pas faire ça hein ?… non… c’est pas correct pour moi ça…. Merci Pierre pour les nombreuses fois où tu m’a fait vivre le voyage avant d’y être, cela m’a permis de me préparer encore mieux.

Le « top ten » au travail à Catherine qui sont devenus des fans de notre projet dont: Gilles, Hugues, Josée, France, Martine, Samuelle, Myriam, Nathalie T., Nathalie M., Marie-Claude, Danielle, Louisette, Lise et excusez-nous, on en oubli… Aussi, ses collègues à qui elle a tant parlé de ses préparatifs sur l’heure du diner à la cafétéria (tous les midis) et qui ont eu beaucoup de patience HI ! HI! : Pierre, Chantale, René-Pierre, Isabelle, Nathalie, Stéphane, Stéphanie, Brigitte et Caroline.

Nos couple d’amis communs qui nous ont beaucoup encouragé durant notre deux ans de préparation et qu’on a vraiment pas assez vu souvent à notre goût: Pierre et Julie, Samuelle et Alain, Sarah et Sabin, Marc et Lina d’ALTAÏR, Jean-Charles et Isabelle de BOBINETTE et Yves et Lorainne de YLO.

Il faut aussi souligner que sans Sylvie et François (locataires), Jean-Robert et Gisèle (pension à Maggie), Michel et Lisa-Marie (voisins), de même que Clément et Manon (voisins), nous ne pourrions partir aussi tranquilles.

Aux membres de la marina de La Baie cette année pour leur acceuil, leur aide, leurs conseils et leur générosité. On s’est senti vite chez nous. Vous êtes tous si sympathiques. Ce fut un honneur de parler avec vous tous. On va nommer les noms de bateau: On pense à IMPULSIVE 5 qui était tout le temps souriant et taponneux sur son bateau tout comme nous qui avions pleins de choses à faire. Nous en avons passé des soirées au Centre du navigateur avec IMPULSIVE 5, L’ARCHIPEL et YLO… Je pense aussi à ALOUETTE 3 qui nous recevait souvent à quai et discutait avec nous, FESTINA LENTE qui a été notre modèle pour le bossoir que j’ai essayé de faire aussi bien que le leur, ALÉGRIA qui voulait presque partir avec nous et nous parlait souvent avec attention, BLANCHON avec qui une bière sur le pont pis une bonne petite jasette était relaxant en fin d’après-midi. Je bâptiserais aussi les trois mousquetaires du même quai: BERC-EAU, SARAH-JAMES et CHARLEAU. Il y a eu aussi l’AD’EAU qui est venu souvent échanger avec nous, MON ILE qui part l’an prochain pour les Bahamas, Le MERLEAU qui nous a même souhaité bon voyage et lu notre site web, L’ARCHIPEL qui nous suit depuis deux ans dans nos aventures, AQUARIUS qui défendait bien leur partit à qui voulait s’y frotter…. Je dois en oublier, mais ça fait quand même du beau monde, vous trouvez pas ? On a vraiment communiqué avec la presque totalité des membres de cette marina, étant là 24/24h. Nous avons essayé de leur rendre leur acceuil par notre présence et surtout en début de saison en surveillant la marina et tous vos bateaux tant qu’on pouvait ainsi que de revevoir les visiteurs lorsque le besoin se faisait sentir. Nous n’avons pas pour autant renié notre appartenance au Club nautique de l’Anse St-Jean et nos amis navigateurs qui eux aussi nous ont entendu parlé de nos projets et nous ont conseillé et appuyé. On pense bien sûr aux équipages d’expérience qui aiment la navigation sur le St-Laurent comme ALTAÏR, ÉVOÉ, LIBERTÉ 1, TUG FOR TWO, TOUTATIS, PATHI, MANACTAN, RAFLOL’EAU ZEPHYR, PASSION, EAU-10-C, CAVIAR, SIROCCO, LA BOURLINGUE, etc. (on en oubli sûrement !!!). Sans oublier nos amis navigateurs qui nous ont partagé particulièrement leurs connaissances en navigation de croisière: OCÉANITE, ÉVOÉ, NORD SUD, LIBERTÉ 1, TOUTI et BOBINETTE.

Le Centre du navigateur: Plusieurs dans l’équipe nous ont aidé souvent et on avait de bonnes listes de choses à leur demander, mais on voudrait souligner plus particulièrement le travail de Phillipe qui nous à servit 80% du temps et qui ne nous à jamais oublié sur rien durant tout ces mois. Bravo Phillipe et merci!

Les écoles de voile: les Escadrilles canadiennes de plaisance (ECP) avec tous ses cours qui nous rendent de bien meilleurs navigateurs et avec qui l’on passe l’hiver quand on s’ennui de naviguer. Soulignons ses supers enseignants qui donnent généreusement de leur temps (bénévoles): Norman Corbeil, Jean-Robert Lavergne, René, Yves Lamontagne, Dominique Tremblay, Jean-Francois Amiot et Eric Bouchard. Il y a aussi l’école de voile MERCATOR (skipper: Yannick) qui nous a donné un stage de voile superbe juste avant l’achat de notre bateau avec le voilier YUCATAN. Enfin, c’est l’école de voile du Saguenay qui nous avait donné un été sublime sur dériveur avec Gabriel.

Les livres et récits d’aventure qui nous ont inspiré: LA V’LIMEUSE AUTOUR DU MONDE Tome 1 et 2 de Carl Mailhot et Dominique Manny, ET SI C’ÉTAIT ÇA LA VIE de Yannick et Stéphanie, LE GUIDE DE L’INTRACOSTAL de Luc Berny, EN SOLITAIRE VERS LES BAHAMAS et LA ROUTE DU SOLEIL de Michel William Hanson, ISOBARE de Richard Taillefer, UNE ANNÉE SYMPATIQUE de Michel Pilote et Ginette Dutil et autres du genre Bernard Moitessier et Éric Tabarly.

Compteur de temps = Zero : Le voyage est commencé !

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