03-Mars 2008

Mars 2008

par le 30 Mar, 2008, catégorie 03-Mars 2008

01 Mars 2008: Ménage de la pince avant

Ce matin, on travaille sur le journal de bord et ont fait de la lecture. Les enfants de VICTORIA’S SECRET doivent faire l’école aujourd’hui, car ils n’en ont pas fait depuis presqu’une semaine.

MER ET MONDE se planifie donc une journée dans le bateau afin de faire plein de petites choses que l’on reporte depuis longtemps. On vide toute la pince avant du bateau, là où toutes nos choses sont entreposées. On les fait aérer dehors sur le pont pour faire sortir l’humidité. Ça sèche très rapidement avec les gros vents d’aujourd’hui ! On nettoie toute la pince au Pine Sol et on réoganise notre approvisionnement afin placer le plus de chose possible dans les coffres et équipets du bateau. Notre pince se vide tranquillement. À la fin de la journée, il ne reste plus qu’une grosse boite de carton, deux grosses boites de biscuits soda et 12 pots de conserves d’un litre dans la pince, YOUPPI ! Nous en sommes à notre dernier mois aux Bahamas, alors il est normal que nos approvisionnement baisse. Cela est très bienvenu, car ça fait plus propre et il y a plus d’espace pour vivre  !

          

Il ne reste que peu d’approvissionnement                     Un bon ménage, ça fait du bien !

dans la pince avant !

 

Ce soir, on est invité à un souper-spaghetti sur VICTORIA’S SECRET. On passe une belle soirée en compagnie de la famille Beauregard qu’on appelle désormais « les SECRET’S ».

02 Mars 2008: Visite d’une grotte fascinante à Salt Pond, Houuuuuu !!!

Ce matin, Catherine donne une fois de plus du temps à la construction de notre site web. Benoit vient nous voir vers 10h30 AM pour faire un échange de photo pour leur site web à eux.

À 13h00, on se rend à terre en dinghy avec VICTORIA’S SECRET dans le but de visiter une grotte sous-terraine. Cette grotte se situe à Salt Pond en face de Flat Cay, à environ un mille nautique au sud de notre emplacement de mouillage. La grotte est bien indiquée sur la carte et l’entrée est balisée. Il faut laisser notre dinghy sur la plage d’un terrain privé. Armé de nos lampes de poche (une par personne absolument) et de nos coupe-vents pour nous protéger, on entre tous dans cette fascinante grotte qui devient rapidement très très noire et épeurante … On aperçoit rapidement des centaines de petites chauve-souris au plafond qui dorment en groupe, toute recroquevillées sur elles-mêmes. Il y en a quand même quelques unes en éclaireurs qui volent autour de nous et nous frôlent de peu à chaque fois … 

      

Une belle grotte avec des puis de lumière à certains endroits                   Catherine et Nancy reprennent leur souffle après avoir vu leurs

                                                                                                                           premières chauves-souris !

 

Nous trouvons ce qui nous semble être une grosse entrée. Catherine et Nancy, toutes deux bien courageuses, foncent en premier dans le gros trou noir bien emmitouflés dans leur imperméable, car il y a des centaine de coquerelles géantes d’environ un pouce et demi qui se déplacent dans tous les sens à cause de la lumière des lampes de poche. WOW, cette entrée nous mène à un espace immense où il semble y avoir plusieurs chemins et sections. Nous nous approchons de quelques unes de ces sections, mais restons toujours groupés dans l’espace principale pour ne pas se perdre. Il fait tellement noir que Catherine a de la difficulté à prendre des photos, car l’appareil ne veut pas faire de focus. On avance donc tous ensemble tranquillement en quadrillant la grotte de nos lampes de poche. Soudain, on aperçoit quelques crabes qui se sauvent à notre approche, d’une drôle d’apparence. Le clou de la journée est lorsqu’on trouve un serpent qui demeure complètement immobile au sol malgré notre présence et la lumière. Il est vraiment gros et impressionnant et on le garde à bonne distance. Par la suite, on redouble de vigilance pour ce qui est de où l’on dépose nos pieds …

          

Un beau spectacle qui provient des noirceurs !            Cette grotte est vraiment très grande et on y voit presque rien, même

                                                                                           avec nos lampes de poches !

 

             

Cliquez sur la photo pour l’agrandir: vous y verrez de nombreuses          Des résidents de la grotte qui nous semblent être des grosses

petites chauves-souris qui font dodo …                                                         coquerelles d’un pouce et demi !          

 

      

On croise quelques crabes de cavernes qui ont peur de nous                     La surprise du jour: un très gros serpent qui est complètement

                                                                                                                           indifférent à notre présence. Est-ce un boa ?!?

 

Donc, on est partagé entre le goût d’avancer et le goût de s’enfuir à toutes jambes. À un moment, on arrive à un endroit où la grotte se rétrécit en largeur, mais devient vraiment très très haute et tourne vers la gauche. Je m’aventure tranquillement le premier en explorateur, suivit de Sarah-Maude. Les autres nous regardent s’engouffrer dans le noir avec les yeux tout équarquillés. J’entends un bourdonnement sourd, mais n’en fait pas trop de cas. Soudain, j’entends le bourdonnement s’amplifier et descendre sur moi. Je lève la tête et aperçoit un immense nuage foncé de chauves-souris qui volent au-dessus de ma tête. Il doit y en avoir plusieurs centaines, peut-être mille !!! Je perds tout mon courage et prend mes jambes à mon coup pour sortir de là au plus vite … OUF !!!  Quelles sensations fortes ! Bien-sûr, on décide de ne plus avancer, mais c’est de valeur parce que cette partie de la grotte devait être très intéressante.

                    

Regardez comme la grotte se rétrécit et devient                         C’est une expérience riche en émotions !!!

plus haute: on arrête ici, car il y a des centaine

ou milliers de chauves-souris au plafond. AHHHHHH !!!

 

On revient facilement sur nos pas en prenant des photos et on trouve qu’on en a eu pour notre argent (même si ça n’a rien coûté !). On a vécu plein de sentations et beaucoup, beaucoup d’émotions. TRIPPANT !

       

Beau spectacle à la sortie de la grotte !                                                         Quelle belle journée !

Ensuite, on va en ville un peu, mais on n’avait pas réalisé qu’on est dimanche et que tout était fermé. Il faudra revenir une autre fois pour les commissions. On prend un chemin qui mène à la plage de Salt Pond côté océan. Les guides indiquent que c’est une plage à coquillages et les filles ont beaucoup d’espoir d’en trouver des gros … Catherine en rêvait même. Quelle déception !!! On ne trouve rien de rien. Je suis le seul à trouver un Lucky Bean et un Hamburger Bean.

03 Mars 2008: Attente à Thompson Bay Long Island

La météo ne nous permet toujours pas de penser à partir de Long Island. Les vagues sur l’océan sont de 7 à 8 pieds encore aujourd’hui. On reste donc à Thompson Bay où l’on attend patiemment notre prochaine fenêtre météo. Nous nous rendons à l’évidence aussi que nous ne pourrons pas visiter les îles alléchantes à l’est de Long Island comme Rum Cay et Conception Island, car il n’annonce pas d’assez longues périodes de beaux temps et le temps file à vu d’oeil … Il faut remonter au nord maintenant … Nous faisons donc notre deuil de tout ça aujourd’hui et décidons qu’à la prochaine fenêtre météo, il faudra amorcer notre remontée vers le nord. Et oui, il faut retourner chez nous maintenant ! On décide avec VICTORIA’S SECRET et l’équipage d’ESPERANTO qu’on a connu récemment que notre prochaine destination sera Cat Island dans les Out Islands. Nous ne reviendrons donc pas dans les Exumas pour notre remontée. On s’est toujours dit Catherine et moi qu’on aime pas vraiment repasser aux même endroits, alors nous sommes bien contents et avons hâte de continuer à explorer des nouvelles îles. C’est une bonne façon de ne pas sentir que notre voyage est terminé !

En après-midi, Benoît et moi allons à terre pour quelques commissions. En autres, on fait le plein d’eau, de diesel et ont fait une petite épicerie. On aurait aimé acheter du poisson, mais il n’y a personne à la poissonnerie du coin.

Catherine reçoit la famille SECRET ce soir avec un souper mexicain: tacos et nachos, hum hum … On s’amuse ensuite avec le Karaoké et on écoute en fin de soirée le spectacle de Star Académie 2003 avec eux. On se saurait cru au Québec en plein hiver un dimanche soir !!!

       

Quelques trouvailles de Catherine à Long Island  …                                    …  Noix de coco, fèves géantes, coquillages, conche-reine, coraux,

                                                                                                                            éponges de mer, seas beans, etc …

 

04 Mars 2008: Retour au paradis: Calabash Bay

Ce matin, VICTORIA’S SECRET communique par radio VHF avec ESPERANTO qui est toujours mouillé au nord de l’île. Benoit s’informe de la météo plus détaillée que reçoit Christian par e-mail ondes courtes. De mon côté, mes fax météo annoncent encore du 15 noeuds pour les trois prochains jours avec 4 à 5 pieds de vagues sur l’océan. C’est limite. Vers 10h AM, on apprend que la météo sera propice à faire une traversée océanique vers Cat Island demain. Ce qui veut dire qu’il faut bouger aujourd’hui pour rejoindre le nord de l’île afin d’être près à partir tôt demain matin.

À midi, on lève l’ancre pour aller mouiller à Calabash Bay, 22 milles nautiques plus au nord. Catherine réalise qu’elle tourne les pages de ses cartes de navigation pour la première fois depuis notre voyage de gauche à droite, ce qui est signe que c’est la remontée ! Dès le départ, on navigue avec des vents portants qui nous font ouvrir bien grand toutes nos voiles. On fait même du ciseaux pendant un bon bout. Il y a très longtemps qu’on a fait du grand largue et du ciseaux et on se sent un peu « rouillé ». La navigation est très différente: avec les vents dans le dos, c’est beaucoup plus calme et le bateau roule de gauche à droite (roulis) plutôt que de taper d’avant-arrière (tangage). Catherine est vraiment aux anges, elle adort le roulis qui l’a berce. Elle a aussi moins le mal de mer dans le roulis que dans le tangage. Mais attention, il faut demeurer très vigilant en tout temps par vents portants pour ne pas faire un empannage non contrôlé (la bôme qui passe violemment d’un bout à l’autre par vent arrière), ce qui pourrait être dangereux pour nous et le pour tout le gréement. On se met de la belle musique et MER ET MONDE nous berce toute l’après-midi. On évite de justesse durant toute la navigation des grains qui passent juste à côté de nous: chanceux va ! Le vent diminue à la fin de la journée et on part le moteur. C’est pour signe pour nous, car la mer va s’applatir cette nuit ! Quelle belle après-midi : naviguer nous rend tout le temps heureux !!!

          

VICTORIA’S SECRET navignant en ciseaux …               … De même que MER ET MONDE                  

On arrive à Calabash Bay à 17 heures. La plage et l’eau sont tous aussi magnifiques qu’à notre premier passage ici. On regarde le beau coucher de soleil sur l’océan de notre bateau en se faisant bercer par une petite houle de mer bien agréable qui nous fera bien dormir ce soir. On entend bien les vagues se casser sur la plage: c’est digne de l’appellation PARADIS ici !

       

On assiste au beau coucher de soleil à Calabash Bay                                 Une des plus belles plages que l’on ait vu à date: elle est blanche et

                                                                                                                            on entend les vagues se fracasser sur la plage

 

05 Mars 2008: Cat Island, l’île de Catherine !

On se lève à 6h15 AM pour un départ à 7h. Avec VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO qui nous devance de peu, nous sommes trois équipages à faire la traversée à Cat Island. La journée est très belle et propice à faire une navigation en mer aujourd’hui. Encore des beaux vents portants avec une mer assez calme. On fait d’abord de la voile-moteur et on file à notre vitesse de coque. On ferme le moteur dans les trois dernières heures de la navigation tout en gardant notre vitesse. Je jette la ligne à l’eau et on pêche toute la journée. On peut prendre de très gros poissons en mer et notre rêve est d’attraper une grosse dorade ou Mahi-Mahi. Au début de la journée, on prend un beau Yellowtail qui est dans la catégorie des Snappers, long de 15 pouces. En mer, il y a beaucoup d’algues flottantes toute la journée et on fait au moins cinq bonnes prises de « salade » qui me font travailler autant que si j’aurais remonté du poisson. On ne perd pas espoir encore pour la dorade et on continue à pêcher. En entrant dans le bank de Cat Island à la fin de la journée, on prend un autre Yellowtail, mais cette fois-ci, de 20 pouces de long. Un très beau poisson et on adore le Snapper !

      

Regardez la couleur saphir de l’océan !                                                       La pêche est très bonne pour Éric en ce qui concerne les algues !

             

Un beau Yellowtail de la classe des Snappers de 20 pouces: Hum !          Les Snappers sont les poissons préférés de Catherine !!!

On arrive à notre mouillage à New Bight, Cat Island, à 15h. On fait une petite sieste pour récupérer. Faire de l’océan nous fatigue toujours plus qu’on pense, même quand toutes les belles conditions de navigation sont réunies.

Le soir, ESPERANTO et MER ET MONDE partagent les prises de la journée pour souper sur VICTORIA’S SECRET. ESPERANTO a prit une belle grosse dorade et un Jack. VICTORIA’S SECRET pour sa part fournit le bateau et le riz … On passe une belle soirée à manger du bon poisson plus que frais accompagné d’un bon vin rouge. Catherine et moi, on se surprend à préférer le Snapper au Mahi-Mahi qui a une chair moins tendre. Ça ne nous empêchera pas de continuer à rêver d’en prend un …

06 Mars 2008: Visite de l’Hermitage du père Jérôme

Le matin, c’est lecture, écriture et un peu de « taponnage » dans mes fils en ce qui concerne l’alternateur du bateau. Pour les deux autres équipages, c’est l’école ce matin.

On débarque les trois équipages à terre vers 11h avec nos lunchs. On va voir le plus haut mont des Bahamas: le mont Como qui fait 206 pieds ou 63 mètres de haut. Ce mont a été rebatisé Alvernia par le père Jérôme, un britannique, qui a construit un hermitage sur son sommet en 1939. Une piste mène à un portail en pierre qui marque l’entrée d’un sentier accidenté où l’on gravit une colline qui représente un chemin de croix. Une quinzaine de minutes seulement nous mène tout en haut. On se rend compte rendu au sommet que l’hermitage est minuscule, alors qu’il paraissait gigantesque d’en bas ! L’hermitage est fait tout en pierre d’un beau style médiéval. Le père Jérôme, qui était aussi architecte, a joué un rôle important pour les bahamiens et a contribué à construire plusieurs églises aux Bahamas dont la belle église catholique que nous avons visité à Clarence Town (Long Island: la St. Peter & Paul’s Catholic Church. C’est ici que le père Jérôme est enterré sans cerceuil dans une grotte à environ trente pieds sous l’hermitage. On visite les installations et on admire tous le beau panorama circulaire qu’offre le sommet de cette colline. On dine sur place et on se sucre le bec avec du sucre à la crème de Benoit, une de ces spécialités. On redescent ensuite la colline pour aller voir quelques minutes des ruines qui restent de la plantation Armbrister. Le domaine principal a été incendié lors d’une révolte d’esclaves à la fin des années 1700.

       

Une ruine faisant partie de la plantation Armbrister crée en 1780          En route vers l’hermitage du père Jérome

          

Le Mont Como ou Alvernia qui fait 206 pieds              Le chemin de croix qui demande 15 minutes

de hauteur                                                                       de marche !

 

      

L’hermitage de Cat Island qui vaut le détour !                                              Paysage de Cat Island vue du Mont Como

 

         

La construction a débuté en 1939 par le                    Vue sur l’océan de l’intérieur de l’Hermitage

père Jérome

 

          

Sarah-Maude fait sa prière …                                        … Et Éric signe le registre des passants

 

      

C’est le temps du sucre à la crème avec VICTORIA’S SECRET et                 C’est maintenant le temps de redescendre !

ESPERANTO

 

En après-midi, il fait vraiment chaud, alors on se baigne tous à la plage de notre mouillage. Catherine cherche intensément des coquillages et elle en sort plusieurs, dont des grosses conches et des sand dollards. Je l’aide et réussi à lui en trouver des beaux aussi. Catherine est aux anges, car c’est la première fois qu’elle en trouvent autant au même endroit et d’aussi gros. Elle sort de l’eau après deux heures et demie de pataugage … sur le bord de l’hypothermie ! Elle grelotte à ne plus se comprendre, alors on rentre au bateau … Dire qu’elle n’aimait pas se baigner avant !!!

07 Mars 2008: Le complexe hotellier de Ferdinandez Bay

On quitte le mouillage de New Bight ce matin, car on a terminé la visite du coin. On met le cap sur Ferdinandez Bay où il y a un superbe complexe hotellier pour les touristes. On fait encore de la superbe voile aujourd’hui. C’est tout près alors dès midi, on est ancré. On débarque à terre avec VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO pour aller diner au resto de la place. C’est vraiment très beau et apaisant ce site. La salle à diner est superbement bien décorée avec de beaux meubles en bois, des peintures et des gros coquillages sur les étagères. Il y a des jeux partout pour les enfants. Les filles vont faire les boutiques bien sûr ! Ils ont un système ici basé sur l’honneur: on prend ce qu’on veut comme boisson au bar ou comme souvenir dans la boutique et on va payer à la caisse du resto quand on est prêt. Il n’y a personne qui surveille. Ça c’est bien à l’image des bahamiens qui n’ont pas une once de méfiance en eux. On marche ensuite un peu sur la plage. Il fait très très chaud, alors on va ensuite se baigner Catherine et moi autour du bateau pour finir la journée et laver la coque du bateau.

      

Le resto du complexe hôtellier de Ferdinandez Bay                                    La plage de Ferdinandez Bay. On peut y voir les voiliers MER ET

                                                                                                                           MONDE, VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO mouillés dans la baie

 

      

Nous sommes en bonne compagnie avec VICTORIA’S SECRET et                 … Et les enfants !

ESPERANTO …

 

On remarque depuis quelques jours que la température monte de plus en plus et qu’on commence à prendre des coup de soleil, ce qui est nouveau. C’est le printemps bientôt !!!     

08 Mars 2008: Internet et plongée

On découvre qu’on a du bon Internet à partir du bateau alors ce matin, on s’en donne à coeur joie. Ça fait si longtemps !!! Catherine travaille d’abord sur le site web pendant que moi je fais des appels à ma famille par Skype. Une fois le site prêt, on change de rôle et Catherine appelle sa famille et ses amis pendant que moi j’envoie le site web sur internet. Tout ça nous prend plusieurs heures.

En après-midi, on va faire un petit tour près du bateau en dinghy pour faire de la plongée-tuba et de la pêche à la sling. Catherine plonge pour la première fois avec une ceinture de poids et arrive à descendre jusqu’à 8-10 pieds d’eau. Elle n’arrive cependant pas à équilibrer ses oreilles et ne peut descendre plus bas. La pression dans les tympans devient forte à partir d’environ 6-8 pieds d’eau et il faut se souffler dans le nez pour se déboucher les oreilles, ce qui demande un apprentissage. Alors, c’est un bon début ! Les coraux sont tout petits ici et on n’y voit aucune langouste. Par contre, je prends un Schoolmaster (Snapper) qui se retrouve dans notre assiette pour souper le soir venu !

09 Mars 2008: Naviguation sportive

Cette nuit, la houle de mer nous empêche de dormir dur. Catherine réussit mieux à dormir que moi par contre puisqu’elle supporte mieux le roulement du bateau. Le front froid débute à 4h AM, et lorsque le vent vire soudainement de 180º, MER ET MONDE s’approche alors de TRÈS TRÈS près de VICTORIA’S SECRET (10 pieds !!!). Heureusement, je me lève à ce moment et je vois les « Secret » qui sont sur le pont en train de donner du cordeau pour s’éloigner de nous. Pour ma part, j’en reprends un peu alors tout est beau, on peut aller se recoucher ! La pluie s’installe à partir de ce moment.

Au matin, je vérifie la météo et les prévisions demeurent comme prévues: il annonce 12 noeuds du NE, de la pluie et une couverture nuageuse à 100% pour la journée. Aujourd’hui, nous avons à naviguer dans le bank de Cat Island et faire un petit bout dans l’océan atlantique pour aller s’ancrer à Little San Salvador. Dès notre sortie de la baie, le vent est de 20 noeuds. On monte tout de suite la « guenille » (les voiles) et on fait du près serré pour aller rejoindre notre route GPS à 5 noeuds de vitesse. On se fait dépasser par VICTORIA’S SECRET et par ESPERANTO qui a un voilier très rapide, un CS 30. Après une heure de près serré, on change le cap de 10 degrés à babord pour faire du près bon plein et on augmente notre vitesse moyenne à 6,5 noeuds, soit notre vitesse de coque. Le vent augmente encore pour rester ensuite stable à 25 noeuds du NE avec des rafales à 30 noeuds. Vive les prévisions météo ! On doit arriser le génois et la grand-voile au deuxième ris. Par contre, impossible garder le génois arrisé, car il se redéroule sans arrêt. Il faudra que je regarde cela … Nous sommes donc un peu trop voilé et le bateau est ardent (il veut tout le temps remonter le vent). La barre est donc dure à tenir. On file le reste de notre route avec une bonne houle de mer de 6 pieds qui se présente en gros rouleaux sur notre hanche tribord. La proue de MER ET MONDE pique complètement du nez dans la vague et des paquets recouvrent le pont jusqu’à l’écoutille avant … C’est de toute beauté ! À un moment, l’ancre décroche du davier et pend dans le vide … juste au moment où Catherine regarde par là ! Je me dépêche d’aller à la proue pour remonter l’ancre et la chaine qui a eu le temps de se dérouler d’environ cinq pieds, OUF !, juste à temps …  Il faudra aussi cadenasser l’ancre dans le futur. MER ET MONDE roule gaiement de gauche à droite, mais ça demeure assez confortable. Aucun mal de mer ! Il vente tellement que les vagues formées par le bateau s’envole en milliers de goutellettes au vent. Ça arrive pas souvent qu’on voit ça ! À un moment, je reçois une TRÈS grosse vague salée qui emplit le cockpit, comme ci on m’avait envoyé deux ou trois sceaux d’eau par la tête … Catherine était dans le bateau en train de me parler et je suis resté là, sans bouger, avec le regard accroché dans les yeux de Catherine pendant que je me faisais doucher pas à peu près !  … Elle s’est bien marrée de cet événement ! Aujourd’hui, on se serait vraiment cru au Québec, dans le Golfe St-Laurent. Une journée sportive, très maussade, venteuse et pluvieuse avec des grosses vagues.

       

Éric qui parle à la VHF. Regardez l’eau s’envoler au vent à l’arrière         MER ET MONDE se fait bercer par de belles grosses vagues !

plan !

 

En arrivant dans la baie de notre mouillage, on y voit un très gros bateau de croisière. Little San Salvador est une île privée et un point d’arrêt pour les bateaux de croisière. Les touristes débarquent sur l’île à l’aide de bateau-taxi où ils peuvent profiter de l’eau bleue, de la plage et de toutes les activités organisées sur l’ile: dériveurs, sea-doo, plongée-tuba, équitation, etc … Les propriétaires de l’île demandent aux équipages comme nous d’attendre que les touristes aient quitté l’île avant de débarquer à terre. Le bateau de croisière est immense à comparer aux notres. Cela faisait longtemps qu’on avait vu de gros bateau cela. La dernière fois, c’était au port de Miami. On passe derrière le bateau de croisière afin de prendre des photos de proche et on entend trois coups de corne nous indiquant qu’il est en train de reculer. Il était pourtant encore ancré avant qu’on s’engage en arrière de lui. Oups ! Vite, vite !

On s’ancre pour la nuit. Il y a un bon fond ici dans 12 pieds d’eau. On range tout le bateau, car après une grosse navigation comme aujourd’hui, le bateau est sans dessus-dessous. On se paye ensuite une belle sieste d’une heure trente. On se rend compte alors qu’on était vraiment brûlé de notre super naviguation !

Et savez-vous quoi ??? le soir, on part le chauffage diésel afin d’enlever toute l’humidité du bateau même s’il fait 22 degrés à l’intérieur.

10 Mars 2008: L’île de Little San Salvador

Ce matin, c’est une matinée taponnage pour ma part. Je répare ce qui est à réparer dans le bateau. Je me lève quelque fois comme ça, bien motivé après une bonne nuit de sommeil en voyant clair dans tout ce que j’ai à faire. Première étape: l’enrouleur qui ne barre plus pour prendre des ris. Je change l’angle d’attaque de la corde sans fin et BINGO !, il remarche. J’avais changé l’angle de la corde avant de partir en voyage à cause de mes bidons sur le pont et c’est donc pour cette raison que l’enrouleur ne fonctionnait plus bien. Ensuite, je teste mon alternateur en « bypassant » mon isolateur. BINGO !, j’ai tout d’un coup 30 ampères qui entrent dans mes batteries au lieu de cinq ! Il faut un voltage haut pour que les ampères passent. Il me faut donc un combinateur au lieu d’un isolateur. Laval d’OCÉANITE me l’avait dit. La journée commence bien …

      

Les bateaux de croisière à Little San Salvador                                           Des touristes font de l’équitation sur la belle plage blanche

Ensuite, je fais du ménage avec Catherine toute la matinée. L’air très humide d’hier a rendu nos couvertures et coussins mouillés, alors on étend nos choses dehors pour faire sécher. On fait cela jusqu’à 13h, mais ça ne marche pas fort, car l’air est encore chargé d’humidité et il y a encore des petites averses. Deux gros bateaux de croisières partent vers 15h, ce qui nous laisse l’île et ses installations pour nous tout seul. On débarque à terre avec VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO pour prendre une marche. On circule dans les sentiers d’équitation. Ensuite, on va voir les installations qui sont plus au sud de la baie. Il y a tout ce qu’il faut pour répondre au besoin de plusieurs centaines de personne ici. Mais il n’y a personne, c’est complètement désert et ça fait tout drôle. Ça nous fait un peu penser ici aux décors qu’on a vu à Universal Studio, Orlando. Les enfants vont se baigner dans les glissades et nous, on profite des hamacs et des tables de massages. C’est de valeur qu’il ne fasse pas beau et un peu frisquet.

Pour le souper, on se fait inviter sur ESPERANTO avec VICTORIA’S SECRET. On mange un bon poulet aux arachides avec du bon vin. Une autre très agréable soirée.

11 Mars 2008: On s’amarre aux arbres à No Name Harbour !

Ce matin à 9h AM, ESPERANTO communique avec nous par radio VHF. La météo a changé et on va recevoir une bonne houle du sud si on demeure une autre journée de plus à Little San Salvador. Il est déjà tard pour aller au prochain site de mouillage prévu à Rock Sound, Eleuthera. Christian d’ESPERANTO propose un endroit intéressant qui est plus proche: No Name Harbour, toujours à Eleuthera (30 milles nautiques). L’ancrage est par ailleurs assez particulier: il faut s’attacher à des arbres, car le fond est trop dur à cet endroit. Les vents annoncés sont faibles pour les prochaines 24  heures, alors on décide d’aller s’amarrer là-bas pour la nuit. On est tous bien déçu de ne pas pouvoir rester plus longtemps à Little San Salvador, car il y a une belle plage côté océan à visiter et les têtes de corail sont vraiment extraordinaires ici. Un paradis pour la plongée-tuba et la pêche à la « sling » !

Je pars avec les gars à la pêche pour une petite heure avant de partir dans un site absolument magnifique du côté de la mer. Les poissons y sont tous énormes !!! Il fait nuageux et on a une faible luminosité, mais c’est quand même un des plus beaux sites de plongée que j’ai vu jusqu’à date. Je vois une belle raie et même un Ocean Sunfish (poisson-lune) ! Ce poisson est vraiment spécial: de forme presque ronde, il a une nageoire principale sur le dos et une sur le ventre plutôt que deux sur les côtés. Il peut atteindre trois mètres de long et on peut le voir dans l’océan partout dans le monde. Je ne prends rien à la sling, car la moitié du temps, je suis trop émerveillé et je regarde partout au lieu de chasser. Christian réussi pour sa part à prendre deux gros poissons: un Nassau Grouper et un Tiger Grouper, le chanceux va ! Catherine reste au bateau pendant ce temps pour faire cuire un bon poulet qu’elle a décongelé hier et préparer une salade de poulet pour diner. On revient de la pêche et Catherine s’en mord les doigts lorsqu’elle apprend que j’ai vu ce poisson-lune, c’est son rêve d’en voir un !!!

On se prépare pour la navigation et on lève l’ancre à 11h30 AM. On fait une navigation océanique aujourd’hui que Catherine appelle une navigation de « pépère »:  voile-moteur, pilote automatique, vent et vagues faible, beau soleil !!! La naviguation est donc très confortable et MER ET MONDE se balance doucement de gauche à droite. Catherine fait un bon ménage du cockpit et des coffres, pendant que moi je frotte la rouille sur le stainless du bossoir. On passe donc l’après-midi à s’occuper de notre bateau et on ne voit pas les heures passer.

       

Regardez cette belle eau bleue saphir de l’océan !!!                                     Eleuthera, nous voici !

Arrivée au mouillage à Eleuthera, le chenal d’entrée de No Name Harbour est étroit  et on doit naviguer à vue. Surprise à l’arrivée au site d’ancrage: on se retrouve dans une sorte de petit lac en plein bois avec plein de causarinas (sorte d’arbres conifères) et aussi des No Seehums … C’est un petit trou d’eau qui a été dragué, car il y a déjà eu un projet de marina qui est maintenant abandonné. On se croirait à Partridge Harbour au Lac Champlain ! L’ancre n’accroche pas du tout et on doit s’attacher avec une amarre à l’avant et une amarre à l’arrière, toutes deux autour d’un arbre dans le bois. C’est un endroit tranquille, charmant et bien protégé pour ce qui est des vents. Les No SeeHums nous attaquent dès notre arrivée malgré nos moustiquaires. Avant souper, on débarque à terre Catherine et moi pour aller marcher sur la plage et chercher des coquillages. La plage est très riche en surprises de toutes sortes ici et on trouve plusieurs conches roses ou blanches de grosseurs moyennes, des cônes et des Sand Dollars en forme de miches de pain. Je trouve quelque chose de plus rare: une grosse conche espagnole. Elle est un peu abimée et cassée, mais je la garde ! Je commence à prendre goût aussi à la cueillette de coquillages, car c’est le fun de trouver des trésors !

      

Eric attache les cablots et les ancres aux causarinas                               Une petite pause bien méritée pour les gars après s’être amarré

      

L’entrée étroite de No Name Harbour                                                          C’est un endroit paisible une fois bien amarré … à part les No Seehums !

12 Mars 2008: MER ET MONDE perd des morceaux !

La matinée est très tranquille dans notre petit lac intérieur ce matin qu’on a baptisé No SeeHums Harbor pour s’être fait mordre toute la nuit … On dirait qu’on a attrapé la picote ce matin ! VICTORIA’S SECRET chasse sur son ancre avant dans la matinée. Je vais l’aider avec Christian d’ESPERANTO et nos dinghys. Le siens a un moteur hord-bord de 25 forces, alors Benoit est sorti du trouble assez rapidement. On va porter son ancre avant dans le bois, comme l’on a fait pour nous hier. Je nettoie un peu la ligne de flottaison. Ensuite, les équipages se préparent à partir. Des ancres amarrées à terre, ça tient bien, mais c’est bien compliqué lorsqu’on veut appareiller. On s’entraide tous et on réussit à quitter le mouillage à 14h après un peu de tricotage. Il ne faut surtout pas faire un spaghetti en s’emmêlant tous ensemble dans nos cablôts et nos ancres ! Nous avons le soleil dans le visage, mais on réussit bien à voir et à sortir du chenal étroit avec des lunettes-soleil polarisées.

On se dirige d’abord vers la marina de Cape Eleuthera tout près pour faire le plein de diesel et d’eau. Ça fait très longtemps que nous nous sommes amarré à un quai de service ou des quais de marina, alors je suis plutôt nerveux de m’approcher d’un quai avec le bateau. Nos défenses et nos amarres n’ont pas servit depuis Nassau, soit depuis presque trois mois. Tout ce passe bien, on fait le plein et on repart une heure plus tard. Petite anecdote: en remplissant un bidon de diesel avec l’aide de Catherine, il arrive un petit accident et Catherine se retrouve aspergée de diesel de la tête aux pieds … Il y en a aussi sur le pont. Pendant que Catherine essait de réparer les dégâts du mieux qu’elle peut, je lave le pont. Quelle surprise !!! Je trouve une pièce du vit-de-mulet cassée sur le pont, juste au-desous de la bôme (ferrure qui sert à unir la bôme au mât).  Je m’aperçois donc que ma bôme de grand-voile était en train de nous lâcher ! Pas question d’ouvrir la grand-voile dans ces conditions bien-sûr ! Donc, il c’est un mal pour un bien. Si je n’aurais pas aspergé Catherine et le pont de diesel, je n’aurais pas vu cette pièce trainer sur le pont. Et qui sait …

       

Reprendre les cablots est toute une tâche pour ne pas s’emmêler !           L’eau est cristalline à l’entrée de la marina de Cape Eleuthera

À la sortie de la marina, on pointe le cap sur Rock Sound pour environ deux heures de navigation à voile-moteur. Le mouillage est immense et désert. Il est pour nous tout seul. Le fond et la protection sont vraiment excellents ici. Aussitôt ancré, Catherine prend une bonne douche au savon à vaiselle Joy pour se dégraisser et les vêtement y passent aussi !

13 Mars 2008: Centre d’achats à Rock Sound

Ce matin, je veux travailler à regagner ma grand-voile, alors j’embarque dès 10h AM sur le machinage d’une nouvelle pièce pour réparer le vit-de-mulet. Cette pièce sera en stainless, alors c’est très long à travailler. Cela me prend près de trois heures pour fabriquer un bout de tuyau de un pouce et demi. Le résultat me semble être excellent. Seul le temps nous dira si la pièce est fonctionnelle.

       

Petit atelier de réparation à bord de MER ET MONDE !                               Les deux pièces sont fort semblables non ?

Le vit-de-mulet étant maintenant réparé,

voici le résultat final

 

Nous sommes très bien ancré et protégé dans notre mouillage ici. Le village de Rock Sound est à deux milles de notre mouillage et c’est loin pour les dinghys. On convient avec VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO d’embarquer tous ensemble sur un seul voilier pour se rendre en ville. On choisit VICTORIA’S TAXI, car avec l’aller-retour à moteur, leurs batteries seront rechargées et nos oreilles seront épargnées du bruit de leur génératrice rebaptisée « Caterpillar » pour le vacarne qu’elle fait dans un mouillage lorsqu’elle fonctionne …

              

Eric s’amuse bien à tester le génois de VICTORIA’S            VICTORIA’S TAXI !

SECRET !!!

 

Une fois VICTORIA’S SECRET ancré du côté ville, nous n’avons qu’à marcher une vingtaine de minutes pour se rendre au Market Place de Rock Sound pour acheter différentes choses et faire une belle épicerie. Oui oui, vous avez bien lu: un centre d’achat ! C’est le premier que l’on voit depuis Nassau. Il comporte quatre commerces (épicerie, quincaillerie, pièces d’auto et liquor store). Il est petit, mais on y trouve pas mal ce qui nous manquait depuis un certain temps. On se sent revenir à la civilisation progressivement.

Après la deuxième partie de la croisière sur VICTORIA’S TAXI et le rangement de nos achats, on fait un 6h à 10h sur MER ET MONDE avec nos deux équipages préférés. C’est la première fois qu’on reçoit ESPERANTO sur notre bateau.

14 Mars 2008: Le Ocean Hole de Rock Sound

Ce matin en se levant, on a un très beau paysage. C’est le calme plat et l’eau est comme un miroir. Le cordeau d’ancre est complètement lousse et on dirait que le bateau est immobile dans l’eau sagnante. Catherine en profite pour prendre quelques photos des bateaux, car l’eau réflète les images inversées à la perfection. Christian d’ESPERANTO et moi, on va aider Benoit à arranger son presse-étoupe. Celui-ci coule depuis un certain temps, il est au bout de ses filets et sa pompe de cale part de plus en plus. On travaille donc ensemble sur cela jusque vers 11h30 AM.

                    

Matinée calme au mouillage de Rock Sound                               Bel effet miroir n’est-ce pas ?

Ensuite, on se rassemble tous encore une fois sur VICTORIA’S TAXI vers midi et on part s’ancrer en direction du village de Rock Sound. On débarque et on va diner chez Samy’s Place Restaurant de 13h à 15h. Les plats sont succulants et on goûte à leur spécialité bahamienne: conches, côtes levées et peas « n » rice. Catherine et moi, on s’échange la moitié de nos assiettes. Hummm …

       

Un bon repas chez Samy’s Place Restaurant en bonne compagnie            Les jardins sont tout en fleurs à Rock Sound !

Par la suite, les femmes et les enfants se promènent dans les rues et font les boutiques, tandis que nous allons entre gars voir le Ocean Hole tous près. C’est un trou bleu sur l’île qui communique avec l’océan et qui est profond de 183 mètres. De loin, on dirait un étang, mais quand on se penche au-dessus du trou, on consate bien vite que c’est un trou sans fond qui donne le vertige car il n’y a aucune transition entre la berge et le trou. De gros poissons tropicaux y nagent calmement… On pensait peut-être y patauger aujourd’hui puisqu’il fait vraiment très chaud, mais l’eau verdâtre nous décourage même si les bahamiens s’y baignent, eux.  Un parc est bien aménagé autour du trou et on peut y circuler.

       

Des enfants bahamiens font des pirouettes pour la caméra !                     Le Ocean Hole de Rock Sound, profond de 183 mètres …

En fin d’après-midi, pendant que les femmes vont voir le Ocean hole à leur tour, on prend entre hommes une bière sur VICTORIA’S SECRET en les attendant. VICTORIA’S TAXI revient vers 18h à son très bon mouillage de l’autre côté de la rive.

15 Mars 2008: Le charmant village de Governor’s Harbour

On lève l’ancre à 9h du matin pour se rendre à Governor’s Harbour qui est le siège du gouvernement d’Eleuthera. Au début de la colonisation des îles bahamiennes, c’était même la capitale des Bahamas. Il pleut à notre départ, mais cela s’éclaircit par la suite. On fait de la voile-moteur, car le vent est faible.

On arrive à Governor’s Harbour pour l’heure du diner. On pensait avoir des moorings, mais il n’y en a plus de disponible. On s’ancre alors dans la baie de Governor’s Harbour et on doit s’y prendre par deux fois, car le fond n’est pas bon ici (herbes). Il n’annonce pas de gros vents pour les prochaines 24 heures, alors la tenue de notre ancre est acceptable dans ses conditions.

Surprise, il y a du bon internet ici !!! On prend nos messages et on dine. Vers 15h, on descend à terre avec VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO qui eux, vont faire leur lavage. Catherine et moi, on va de notre côté explorer le village. On marche dans les rues et on s’achète une bonne bière froide: une Kalik Gold à 7% d’alcool qui est la bière officielle des Bahamas. On la met dans un sac de papier brun et on la boit tout en marchant comme le font tous les bahamiens ici. Elle est très bonne, mais elle nous tombe dans les jambes avec cette chaleur. La marche dans les rues escarpées de Governor’s Harbourg est plus ardue par la suite … Ici, les maisons sont bien entretenues et les terrains ont de beaux aménagements paysagers. Une partie du village possède de charmantes maisons de style anglais avec des jardins tout fleuris. C’est le printemps bientôt à Eleuthera aussi !!!

       

La baie de Governor’s Harbour                                                                       On peut apercevoir un bahamien qui marche dans l’eau pour aller

                                                                                                                           rejoindre son bateau moteur qui est à mooring dans la baie

 

       

La Kalik: la bière des Bahamas (elle est très bonne !)                                  Eric et Christian sirote leur bière pendant que Catherine va faire

                                                                                                                            une boutique !                 

 

             

Les jolies maisons bien aménagées avec de beaux jardins de                   Une vieille église du village: la St.Patrick’s Anglican Church                  

Governor’s Harbour. Celle-ci a un style anglais

 

      

Governor’s Harbour est tout en fleurs aussi !!!                                            Voici plusieurs plantes que l’on peut retrouver chez Rona, mais en

                                                                                                                          plus petit !                   

 

Après notre visite d’un des plus beaux villages des Bahamas qu’on ait vu à date, on revient au bateau vers les 17h30. On se lave au Joy à l’eau salée et ensuite, on se rince à l’eau douce avec la douche solaire, car on a vraiment eu chaud cette après-midi. On se rend compte que le soleil est de plus en plus fort et qu’on commence à prendre des coups de soleil. On passe une soirée au bateau à faire du internet et des téléphones par Skype.

16 Mars 2008: ESPERANTOWING !

On se lève dans la baie de Governor’s Harbour ce matin avec un soleil radieux. Il annonce très chaud aujourd’hui et les journées rallongent: c’est le bonheur!

Catherine travaille au journal de bord ce matin, pendant que je fais toutes sortes de petite choses (déjeuner, vaiselle, ramasser le bateau, etc.). On lève l’ancre à 13h en direction d’Alabaster Bay qui est tout près d’ici, à six milles nautiques. ESPERANTO doit aller à l’immigration pour se faire extentionner leur permission d’être aux Bahamas et il y aurait un bureau à l’aéroport. En cours de route, Sylvie d’ESPERANTO nous avertit que nous devons aller fermer toutes nos écoutilles rapidement, car sinon … Quelques minutes après, ESPERANTO nous attaque avec leur boyau d’arrosage et des ballounes d’eau. VICTORIA’S SECRET réplique avec un ou deux oeufs, mais MER ET MONDE décide d’y aller avec des morceaux d’oranges parce qu’on frotte encore des oeufs collés de la dernière bataille … On s’en tire sans dommage et rafraîchit, l’eau faisant finalement du bien !

ESPERANTO passe à l’attaque !

On mouille dans cette belle baie en milieu d’après-midi. Le fond n’est pas très bon ici par ailleurs et on ne pourra y rester très longtemps. Les trois équipages débarquent à terre après avoir fait une longue route en dinghy pour aller à l’aréoport. Rendu sur place, on nous répond qu’il n’y a pas d’agent d’immigration ici et qu’ESPERANTO devra retourner à Governor’s Harbour, où on était ce matin … L’agent sera peut-être là en après-midi … On goûte au rythme bahamien !

En revenant, Catherine fait la cueillette de quelques coquillages sur la place, ce qui fait que les deux autres équipages partent juste un peu avant nous. Notre DEMI-PORTION tombe en panne en chemin. Les autres sont rendus loin devant, car leurs dinghys vont bien plus vite et on a pas notre VHF portative pour les appeller. Pendant que j’essaie tant bien que mal de repartir le hord-bord, Catherine jète l’ancre marguerite du dinghy et la relève à plusieurs reprises. Rien à faire, le moteur est mort et il ne nous reste qu’à ramer le mille et demi qui nous sépare de MER ET MONDE … Le vent s’est levé et la vague de deux pieds est contre nous. Au bout de 15 minutes, on a pas avancé d’un pouce, alors on remet l’ancre et on attend que nos amis s’inquiètent de nous. Heureusement, Benoit remarque qu’on ne bouge pas fort au loin. C’est Christian d’ESPERANTO qui arrive avec ESPERANTOWING (il appellait déjà son dinghy comme ça, Hi Hi !!!) et son moteur de 25 HP. On embarque tous dans ESPERANTOWING et DEMI-PORTION se fait trimbaler à l’arrière à plus de 10-15 noeuds de vitesse. Notre dinghy n’a jamais été aussi vite de sa petite vie !

En arrivant au bateau, je fais un nettoyage de carburateur et je change la bougie. Tout va bien par la suite avec DEMI-PORTION. On place une deuxìème ancre pour la nuit, car on annonce des vents de 20 noeuds. On a eu chaud aujourd’hui et on aimerait bien se baigner, mais il y a plein de méduses ici, alors on oublie ça.

Le soir, on est invité sur ESPERANTO pour la fête au Capitaine: Christian. On arrive chacun avec des desserts et ça donne un gros buffet-dessert qui fait la joie de tous. On avait mangé moins pour le souper pour avoir encore de la place pour goûter à tout. Il y a de la fondue au chocolat, des petites boules de chocolat, des brownies, du gateau Excellent (c’est le nom) et de la tarte au coconnut. Notre taux de sucre est à son comble à la fin de la soirée !

      

Hummm, quel beau buffet-dessert pour la fête de Christian !                     La belle assiette n’est-ce pas ?

17 Mars 2008: La baie de Hatchet Bay

Ce matin, ESPERANTO nous quitte pour retourner à Governor’s Harbour pour ses papiers d’immigration. Nous, on prend notre temps ce matin et on lève l’ancre à 10h AM avec VICTORIA’S SECRET. Il fait maussade et très venteux aujourd’hui: 20 à 25 noeuds du nord avec des rafales à 30. On fait de la super belle voile, car MER ET MONDE fait du travers. On doit prendre dès le début deux ris dans la grand-voile et trois ris dans le génois. Et oui !, notre enrouleur de génois tient le coup aujourd’hui avec le nouvelle angle que j’ai donné à la corde de l’enrouleur. Le bateau est confortable et bien équilibré. On file à la vitesse de coque pour les 10 milles qui nous séparent de Hatchet Bay.

Le beau mouillage d’Alabaster Bay

On doit passer l’entrée d’Hatchet Bay qui est très étroite mais profonde entre deux murs de roche pour aller s’ancrer à l’ouest de la baie. Le fond est constitué d’herbes. On constate que la baie est bien protégée des vents et de la houle, mais que le fond n’est pas très bon. Les guides disent qu’il y a des emplacements où le tenue est bonne, mais il faut les trouver et que c’est un coup de chance quand on y arrive. On réussit à s’ancrer correctement après avoir chassé sur notre ancre pendant 1000 pieds !!! VICTORIA’S SECRET pour leur part réussit à prendre le dernier mooring disponible de la baie qu’il utilise à ses risques et périls, puisque les moorings ne sont pas entretenus ici. Il faut aussi faire attention, car plusieurs moorings inutilisables trainent dans le fond depuis le passage de l’ouragan Andrew. ESPERANTO nous rejoint un peu plus tard dans le mouillage et eux aussi ont de la difficulté avec l’ancrage. Catherine débarque à terre dans le petit village de Alice Town avec Nancy et Benoit pour faire une reconnaissance des lieux, tandis que moi je reste sur le bateau pour surveiller et prendre confiance en notre ancrage. Catherine revient de sa reconnaissance en ayant trouvé l’endroit pour faire le lavage de demain et ramène une queen conch comme bonus à mon grand désespoir … Je ne sais plus où entreposer les coquillages dans le bateau !

Voici l’entrée étroite de Hatchet Bay qui nous mène à Alice Town

18 Mars 2008: Fête déguisée sur ESPERANTO !!!

Ce matin, c’est opération lavage. On est vraiment dû: la dernière corvée remonte à il y a trois semaines … Tout notre linge est à laver, de même que notre lit qui est plein de sable. On a trois grosses poches de linge quand on sort du bateau à 10h AM. Je vais porter Catherine à la buandrie du village d’Alice Town avec ses paquets. Nancy de VICTORIA’S SECRET accompagne Catherine. On se débarasse aussi de nos déchets. On rencontre sur notre parcours un beau petit chiot qui nous suit et qui veut jouer avec nous. Il ressemble à notre chienne Maggie quand elle était petite. Il est vraiment crocable, mais on se rend compte qu’il a une colonie de petites bibittes qui se promène dans son poils, alors on le trouve un peu moins mignon … Laissant Catherine au lavage, je m’occupe du ravitaillement en eau. Je rejoinds Catherine et Nancy pour le diner à la buandrie, elles sont en train de placoter et lire des livres. Il y a une portion casse-croute à la buandrie et on mange de bonnes ailes de poulet apprêtées à la bahamienne. Les meilleures qu’on ait mangées !!! Après diner, on plit tout le linge et on ramène le tout au bateau. On étend le linge qui reste à sécher.

Je remarque avec mes fax météo qu’il y a des vents dans l’Océan Atlantique de force ouragan (65 noeuds) accompagnés de vagues gigantesques de 35 pieds !!! Ce n’est pas que c’est proche de nous, mais ça reste que c’est plus ou moins courant d’avoir une tempête de cette force là à ce temps-ci de l’année dans l’Atlantique. Je surveillerai cela.

En fin de journée, on se prépare pour la fête de Janie d’ESPERANTO qui a 11 ans aujourd’hui. Elle a demandé comme cadeau qu’on fasse un souper  et une soirée déguisée. Alors, Catherine et moi on prépare nos costumes avec ce qui nous tombe sous la main dans le bateau. Pour Catherine, c’est en poubelle qu’elle se déguise, tandis que moi, c’est en énergie !!!

              

Kate la poubelle !                                                                   Eric est très illuminé ce soir !

Arrivés sur ESPERANTO, on constate que tout le monde a beaucoup d’imagination et on se bidonne bien: agent d’immigration, gitane, blessée, etc… … Sylvie d’ESPERANTO fait le menu préféré de Janie, soit un immense paté chinois avec un Bonne fête Janie ! d’écrit dans les patates pillées. On passe une très belle soirée encore une fois sur ESPERANTO à rire et à faire des jeux que les enfants animent.

Bonne fête Janie !!!

19 Mars 2008: Journée tranquille

Catherine se retrouve avec un gros mal de tête et de cou ce matin. Sûrement une mauvaise position de sommeil. Je taponne donc toute la journée pendant que Catherine se repose et dort. Je colle en autres la porte en teck de notre salle de bain qui est fendue de haut en bas. Ensuite, je pompe de l’eau salée avec du vinaigre dans le circuit d’eau qui va à notre pompe d’eau de mer près du lavabo de cuisine. Avec le temps, le tuyau se met à sentir mauvais (ça sent les oeufs pourris) et le vinaigre nous enlève cette senteur si on le laisse tremper une demie-journée. J’enlève aussi au balcon avant le support en plastique de la deuxième ancre et qui était un peu embarrassant. La deuxième ancre est trop souvent utilisée depuis qu’on est aux Bahamas, alors je laisse celle-ci dans le puit d’ancre.

En fin d’après-midi, Catherine fait de la lecture sur l’île d’Eleuthera et fait des trouvailles intéressantes. Il semble que certaines plages d’Eleuthera du côté océan sont réputées être les deuxième meilleures au monde pour faire du surf. Il faut se rendre particulièrement à Surfer’s Beach (entre Gregory Town et Alice Town) et à James Citern Beach dans le village de James Citern pour voir des vagues déferler jusqu’à trois mètres de hauteur. Paraît-il que des surfeurs partout dans le monde, particulièrement d’Australie et d’Hawaï, convergent ici pour pratiquer leur sport préféré !!! Avec les vents de force ouragan qu’il y a dans l’Atlantique, il y aura demain de très grosses vagues assurément sur les plages d’Eleuthera. On organise donc avec VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO une exploration des plages pour demain. Pour ce, il faut louer une van, car on ne peut parcourir les distances à pieds. YOUPPI!

20 Mars 2008: La chasse aux vagues !!!

Ce matin en recevant les fax météo, les cartes météo m’indiquent que les vents de force ouragan en Atlantique Nord nous amènent des vagues de 12 à 14 pieds du côté océan de l’île d’Eleuthera aujourd’hui. Parfait, parfait !!! Aujourd’hui, c’est confirmé ! On part à la chasse aux vagues !!!

Benoit et Christian s’occupe de louer une mini-van. On embarque les trois équipages dans la van vers 9h30 AM. On décide de se diriger au nord de l’île d’abord pour ensuite redescendre tranquillement afin d’explorer les endroits intéressants. Première destination: Glass Windows, l’endroit le plus étroit de l’île. En chemin, les passagers de derrière la van se plaignent rapidement d’une odeur d’essence insupportable. On arrête sur le bord de la route pour découvrir qu’il y a une fuite d’essence importante: ça coule à flot au sol !!! On ne peut bien sûr plus reprendre la route dans ses conditions ! Benoit ce fait aider par un résident qui l’amène chez lui dans la boite de son pick-up. Il passe un coup de fil à la compagnie de location qui lui dit qu’il ne peut venir nous chercher et n’a pas d’autre van à nous louer pour aujourd’hui. Ça va bien … On voit un garage tout proche à Gregory Town. Un mécano regarde la fuite et nous dit que ce n’est pas réparable sans commander une pièce. Alors, on laisse la van là. Et voilà, on se ramasse à pied ! Aucune compagnie de location d’auto aux alentours et on est à 5 milles terrestres de Hatchet Bay !!! On respire par le nez: on se débrouillera bien …

La van avec la fuite d’essence qu’on peut apercevoir en dessous…

Les filles vont faire les boutiques de Gregory Town. À une des boutiques du nom de Rebecca’s Beach Shop, nous faisons la connaissance du célèbre surfeur américain Surfer Pete et de son épouse Rebbeca qui sont venus s’installer à Gregory Town il y a longtemps à cause de ses belles plages. Ils tiennent une boutique avec toutes sortes d’objets inimaginables à vendre comme des dents et des machoires de requins et louent des planches de surf pour 2$. Pete nous raconte qu’aujourd’hui, les vagues sont extrêmement dangereuses et que personne ne va surfer par des conditions pareilles.

Notre rencontre avec Surfer Pete. Observez les

dents de requins à son comptoir …

 

Le ventre commence à nous gargouiller et on se trouve un bon endroit pour diner, le Cambridge Villas, qui ressemble plus à un motel avec piscine creusée qu’à un restaurant. Les propriétaires sont une famille sympatique qui nous servent tous. Nous sommes les seuls clients ce midi et on sent qu’ils nous reçoivent comme chez eux, dans leur maison. La cuisine bahamienne est vraiment délicieuse partout où l’on va ! Après diner, on placote longtemps avec eux et on essait des chapeaux qui servent de costumes pour la Junkanoo (défilé bahamien le 26 décembre).

       

Catherine porte une partie d’un costume                Une petite sieste après diner !

de la Junkanoo

 

Après notre repas, on se dirige à la plage accessible de Gregory Town qui représente environ 2 milles à pieds aller-retour: Holiday Beach. WOW !!! C’est absolument fou comme la mer est forte. De belles grosse vagues se forment et déferlent sur la plage. D’autres offrent un spectacle inoubliables: elles explosent litérallement de plusieurs mètres de hauteur avant de mourir à nos pieds. Catherine tente de prendre des photos qui ne représentent malheureusement pas toute la splendeur du spectacle.

      

      

Les belles grosses vagues de Holiday Beach

On essaie de redescendre vers le sud par la plage en espérant rejoindre Surfer’s Beach, là où les vagues sont les plus belles. Mais après une heure de marche infrutueuse dans les coraux accidentés, on rebrousse chemin et on revient au point de départ, des falaises de plus en plus abrutes séparant les deux plages. Il fait très chaud, on a les jambes qui tremblent et on a tout bu nos réserves de liquide.

 

     

Les vagues viennent éclater sur les falaises …                                           … Et se frayent un chemin parfois !

De retour à Gregory Town, on passe par une petite épicerie pour acheter un gallon d’eau qu’on s’empresse de boire. Ha là là, ça fait du bien !!! Immédiatement après, un camion qui conduit des touristes à Surfer’s Beach se dirige vers nous. On lève tous le pouce … et OP ! Tous dans la boite du camion en moins de deux ! On se rend compte de toute la distance à parcourir, nous n’aurions jamais pu le faire à pied …  Le conducteur nous offre d’aller nous porter jusqu’à Surfer’s Beach. Ça nous tente vraiment, mais il est déjà proche de cinq heures alors, ce n’est pas raisonnable. On débarque tous. En débarquant, on remarque un taxi stationné juste de l’autre côté de la rue à une maison privée. Benoit va voir. Le chauffeur de taxi peut nous amener à Hatchet Bay pour 20$. On monte les 10 dans la mini-van. Catherine, Sarah-Maude et moi, nous prenons place dans le coffre-arrière tous embarqués un sur l’autre et on trouve cela bien drôle. En moins de deux, on arrive à destination ! Benoit et Christian réussissent sans problème à aller se faire rembourser les 75$ qu’on a déboursé ce matin pour la location de la van. Quelle journée d’aventure n’est-ce pas ???

       

La flotille est contente de se trouver un taxi: on s’y entasse tous !             Quoi de mieux que de se réhydrater après une grosse journée sous

                                                                                                                            les rayons du soleil !

 

21 Mars 2008: La puissance de la mer

Ce matin, un défi nous attend. Impossible de lever l’ancre ! Nous sommes ancrés dans 25 pieds d’eau trouble où l’on ne peut bien voir le fond. Je frappe la chaine sur le taquet et Catherine essaie de faire décrocher l’ancre à l’aide du moteur en donnant un élan au bateau. Elle essaie par trois fois dans le sens inverse de l’ancrage, sans résultat. Le nez du bateau pique abruptement dans l’eau et l’ancre ne bouge pas d’un yota. Catherine essaie ensuite à 90 degrés de l’ancrage et … BINGO ! Ça marche ! On sent par contre quelque chose de pesant lâcher dans le fond. Espérons que ce n’est pas notre ancre ! J’essaie ensuite de remonter l’ancre … et j’en suis incapable. Trop pesant ! Ça doit être une grosse motte de glaise. Alors, je demande à Catherine de rouler dans le mouillage pour faire diluer la motte qu’il y a probablement au bout. Une seconde tentative pour remonter l’ancre ne donne aucun résultat. Je demande alors à Catherine d’avancer dans 15 pieds d’eau pour que l’ancre et la motte de glaise puissent faire des embardées dans le fond. Je refais une troisième tentative et ça ne remonte toujours pas. Que faire ? Réfléchissons … Je m’installe comme il faut dans le puit d’ancre et je tire de toutes mes forces, tellement que je vois des étoiles. L’ancre remonte de deux pieds … Je sais alors que c’est possible, mais je suis tellement au bout de mes force que mon dos me dit qu’il dépasse ses limites. Je continue (pas le choix) en prennant des poses de 2 à 5 minutes entre les remontées. Je finis par entrevoir l’ancre avec ce qu’il y pend au bout. Je ne saisis pas c’est quoi, mais ce n’est pas de la glaise … Je remonte l’ancre jusqu’à fleur d’eau, et là, j’identifie ce que c’est: un tapon de chaînes avec une amarre provenant d’un ancien mooring, tout rouillé et emmellé. L’ancre est pris au milieu de ce tapon. Je prends la gaffe et je réussis à enlever la chaîne, mais l’amarre reste enroulé autour de l’ancre. Je fixe un couteau à steak avec du « tape » au bout de la gaffe et j’arrive à couper la corde avec mon nouvel outil en y allant doucement. Tout lâche et l’ancre est libre et intacte. FIOU !, on peut partir. Tout cela nous prend un bon 45 minutes pendant que VICTORIA’S SECRET nous attend en faisant des ronds dans la baie. Catherine avait lu dans les guides que quelque chose de semblable pouvait nous arriver, car Hatchet Bay a été victime du passage d’ouragans qui ont décimé la baie, laissant des mooring au fond de l’eau à l’abandon. La pêche a été bonne pour nous !!!

On sort enfin de Hatchet Bay et direction de Glass Windows, l’attraction de la journée. On n’a pu le voir par la terre, alors on fait un détour pour aller voir ça par la mer avant d’aller mouiller pour la nuit à Royal Island. On mouille avec VICTORIA’S SECRET dans une petite baie tranquille proche du pont, puis on part à pied explorer les lieux. Il y a déjà eu ici un pont rocheux naturel qui reliait les terres de cette partie très étroite de l’île, mais qui a été emportée par la mer en 1918, séparant l’île d’Eleuthera en deux. Un pont a été construit par la suite de main d’homme pour faire à nouveau les frais de la mer en 1991, lors de l’ouragan Andrew. Le pont a été déplacé de 7 pieds par les fortes vagues et n’a pas été reconstruit par la suite. Une seule voiture peut passer à la fois sur le pont qui surplombe un petit passage où l’eau de l’océan passe du côté bank à marée haute. Les vagues passent par-dessus le pont par mauvais temps. Aujourd’hui, c’est spectaculaire à voir ! D’ailleurs, on a entendu aux nouvelles d’hier qu’une voiture a été projetée hors de la route dans la journée. Et bien, quelle surprise de voir aujourd’hui la petite voiture abandonnée sur le côté de la route. On parle même au propriétaire qui attend de faire remorquer son auto qui est passablement endommagée. On imagine facilement la vague arriver par la droite et passer par-dessus l’escarpement. Assez dangereux cet endroit par mauvais temps ! L’entretien du pont ne nous dit rien de bon non plus …

       

Une auto a été emportée par une vague hier à l’entrée du pont …            Voyez le pont qui a été dévié de 7 pieds vers la droite par l’ouragan

À gauche le bank et à droite l’océan                                                             Andrew en 1991. À gauche l’océan et à droite le bank

 

                   

La puissance des vagues est impressionnante !                        L’entretien du pont est plutôt douteux …

 

 

      

 

Les vagues de l’océan entrent ici pour passer le pont à gauche                Paysage de Glass Windows                                                                             

 

On désancre ensuite pour se rendre à notre mouillage pour la nuit. Il faut pour ce faire passer le Current Cut qui nous permettra d’avoir accès aux îles plus au nord sans faire un énorme détour, puisqu’il y a beaucoup de haut-fonds dans ce secteur. Le Current Cut est un passage étroit entre le bank et l’océan. Dans cette ouverture, une quantité phénoménale d’eau y passe à chaque changement de marée et il peut avoir de 5 à 7 noeuds de courant dans le plus fort. Ce qui en fait le cut avec le plus fort courant de tous les Bahamas. De là son nom: le Current Cut. Il paraît aussi que c’est une des plus belles places pour faire de la plongée sous-marine, les plongeurs se laissant dériver dans le courant pour y voir de gros spécimens.  Il faut planifier judicieusement notre passage pour ne pas être déporté sur les bancs de sable. Aussi, un voilier voulant aller contre-courant risque de faire du surplace ou même de naviguer à reculons dans le pire des cas … Nous calculons donc notre parcours pour pouvoir traverser ce cut à l’étale de la marée basse où pendant un court moment, il n’y a pas de courant.

En chemin, un bébé dauphin nous tient compagnie pendant un bon deux heures. Il est timide au début et reste à distance en tournant autour du voilier. Puis à la fin, il nage à la proue d’où Catherine peut l’observer de près et presque le toucher. Il nous fait de belles pirouettes dans les airs et nage à l’envers en nous montrant son petit ventre rose avant de nous dire bonjour et s’en aller. Quel moment délicieux !!!

Notre approche du Current Cut est plutôt délicate puisqu’il fait nuageux et que nous ne pouvons pratiquement pas faire de navigation à vue. On baisse toutes les voiles et on part le moteur. On avance très lentement en évitant les têtes de corail et les haut-fonds de chaque côté du bateau. Arrivé au cut, nous avons la chance d’être pile à l’étale et il n’y a aucun courant. Le passage du Current Cut se fait donc en douceur pour nous: les deux doigts dans le nez !

Ensuite, on met le cap en direction de Royal Island pour une dernière heure de navigation en hissant toutes les voiles pour une troisième fois. On arrive à Royal Island fatigué de notre journée bien remplie. Pour ceux qui savent l’énergie que ça demande d’hisser et d’affaler les voiles, c’est un bon exercise de faire toutes ces manoeuvres trois fois dans une même journée. Surtout par vents frais comme c’est le cas aujourd’hui (20-25 noeuds) ! Le soir venu, on s’endort rapidement …

22 Mars 2008: Spanish Well: The golf car city !

Royal Island a déjà été un endroit prisé et était considéré comme un « Hurrican Hole » à l’épreuve des ouragans. Malheureusement, tout a été détruit ici part l’ouragan Andrew en 1991. Il n’y a donc rien à faire ici. On part vers 9h00 AM à marée montante en direction de Spanish Well. On n’a pas long à faire, donc on est rendu en moins d’une heure. Il est défendu d’ancrer dans le harbour ici et il n’y a plus de place à mooring, alors on prend une marina. Cela fait trois mois qu’on ne s’est pas amarré à une marina, alors c’est la fête !!! On redécouvre le plaisir de l’électricité, d’internet, de l’eau douce et d’une douche chaude interminable jusqu’à ce que l’eau chaude manque. C’est une belle marina ici et il y a une dizaine d’autres voiliers ou catamarans. On placote en anglais avec certains après s’être amarré.

On doit se dépêcher à faire des commissions, car les magasins ferment à midi en raison du congé de Pâques. Catherine va faire une épicerie avec le groupe, pendant que je cherche une piece électrique dans deux magasins marins. Je ne trouve rien et reviens au bateau pour faire un peu d’internet et diner.

En après-midi, on va faire le tour de l’île Catherine et moi en amoureux, main dans la main. On trotte pendant trois bonnes heures pour se remplir de la beauté de cette île. Mon mal de dos causé par le désancrage d’hier persiste et m’oblige à m’assoir quelques fois durant cette marche. Nous rencontrons principlement des descendants de loyalistes qui sont blonds aux yeux bleux avec la peau toute tachetée de points de rousseur. Ils sont très faciles à identifier. Ici, c’est une des îles les plus riches des Bahamas où les habitants vivent en grande majorité de la pêche qui semblent être très fructueuse. Un pêcheur de cette île gagne facilement 40 000$ par année.  Les maisons sont toutes très coquettes, les cours sont propres et bien aménagées. Des fleurs bourgonnent partout, car c’est le printemps à Spanish Well aussi ! On trouve que les résidents sont très sympatiques: on nous salue, on nous offre un « lift » en golf car ou de l’aide spontanément. Ils sont chaleureux et calmes. Les hommes promènent leur femme en golf car (on finit par les revoir passer plusieurs fois au même endroit …). Malheureusement, c’est la fin de semaine de Pâques et presque tout est fermé en après-midi, sauf quelques commerces. On aurait aimé voir les pêcheurs ramener leurs prises et les voir travailler à l’usine. Décidément, Catherine déclare que c’est l’île qu’elle préfère des Out Islands et qu’elle déménage ici sans problème ! 

     

     

     

     

         

     

                   

Paysages de la très belle communauté de Spanish Well

On retourne au bateau vers 16h00. Catherine regarde les emails, tandis que moi je prends une bière avec les capitaines de VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO. Une fenêtre météo s’annonce pour demain afin de se rendre à la très belle île d’Harbour Island en passant par le redouté Devil Backbone. Christian, qui a déjà fait le trajet à deux reprises sans encombre, nous  transmet les points GPS du Devil Backbone. J’essais une bonne partie de la soirée de transférer ces points GPS automatiquement dans mon locigiel MaxSea, mais je ne réussis pas. Vers 21h00, on convient Catherine et moi de les rentrer tous manuellement et de se vérifier par deux fois. Il y en a 34. C’est long, mais nécessaire et ça nous prend une bonne heure. Ensuite, nous allons prendre chacun une douche chaude à la marina. Notre dernière vraie douche remonte au 27 décembre 2007 à Nassau … Petit moment de douceur véritable. Catherine reste sous le pommeau de douche une bonne demie-heure !!!

À 23h, on ne dort toujours pas. Benoit non plus d’ailleurs et vient nous voir pour placoter. On doit se rendre à l’évidence, il faut planifier la fin de notre voyage aux Bahamas … On conclut qu’il serait peut-être mieux de penser à traverser aux Abacos tout de suite, plutôt que d’aller visiter Harbour Island. On ne devient plus sûr de rien, alors on remet notre décision à demain matin. C’est sûrement les prévisions météo qui vont trancher comme d’habitude !!!

23 Mars 2008: Traversée du redouté Devil Backbone

Catherine se dépêche à sortir dehors ce matin lorsqu’elle entend des dauphins nager dans la marina. Il y a trois dauphins qui tournent autour de notre bateau. Elle court sur le pont du bateau à babord … à tribord… à babord … et cela me réveille ! Il faut se lever de toute façon, car on a une décision importante à prendre ce matin. On regarde la météo par Internet. La fenêtre météo est bonne pour faire le Devil Backbone ce matin. De plus, il n’y a pas de fenêtre météo avant une semaine pour pouvoir traverser aux Abacos.  Alors, on préfère passer la semaine à Harbour Island où il y a plein d’activités à faire qu’à Spanish Well où l’on a déjà fait le tour. Notre décision prise, on fait quelques téléphones par Skype pour souhaiter Joyeuses Pâques (Happy Easter) à nos familles avant de décoller.

La route du Devil Backbone se situe entre Spanish Well et Harbour Island et représente six milles nautiques à parcourir. Portant bien son nom, le Devil Backbone est un court passage a effectuer dans l’océan au nord d’Eleuthera qui a donné au cours de l’histoire bien des casse-têtes aux navigateurs. Plusieurs navigations se sont d’ailleurs soldées par un naufrage dans le passé, comme en témoignent les nombreuses épaves sur cette route. C’est que le trajet est exposé aux vents et à la houle du nord et est parsemée de barrières de corail d’un côté et de plages où se cassent les vagues de l’autre côté. Il faut naviguer très proche des plages pour éviter les coraux. Quand il fait mauvais, les bateaux peuvent être déportés sur la plage et s’échouer. Il faut donc que plusieurs conditions soient obligatoirement réunies pour ciculer dans ce passage: navigation à vue (idéalement de 11h à 15h si on va vers l’est et de 9h à 13 si on va à l’ouest), de même que faible vent et houle qui ne proviennent surtout pas du nord. Il est écrit dans les guides qu’il est recommandé de louer les services d’un pilote expérimenté de Spanish Well pour faire ce bout de chemin. Nous, on a notre pilote expérimenté : ESPERANTO ! On appareille à 11h AM. Il fait ensoleillé avec passages nuageux, on a une petite brise qui souffle du sud et on peut bien naviguer à vue. La houle est douce et longue. Les conditions sont réunies pour effectuer la traversée du Devil Backbone quoi !

Donc, ESPERANTO est bien sûr le premier, suivit de VICTORIA’S SECRET et de MER ET MONDE en dernier à cause de notre grand tirant d’eau et de notre pilote automatique qui n’est pas interfacé avec notre GPS comme les deux autres équipages. Il faut expliquer que le pilote automatique de MER ET MONDE suit un cap, mais non une route. Le vent, les vagues et le courant nous font dévier de notre route et il faut donc souvent corriger manuellement notre pilote pour rester sur la route établit. Ceci n’est pas trop irritant quand on navigue dans de grands espaces, mais pour une route comme aujourd’hui, c’est important d’être bien concentré. Je me jure d’étudier davantage mon pilote automatique et voir à l’interface aussitôt que j’en aurai le temps, car avec une navigation délicate, je prends conscience de l’importance d’avoir un pilote qui corrige la route. Tout ça pour dire qu’on suit religieusement notre navigation planifiée la vieille. Catherine passe de l’ordinateur qui est installé aujourd’hui sur le capôt de la descente et la proue pour naviguer à vue, tandis que moi je suis à la barre. On suit les autres équipages à la trace. Tout ce déroule sans anicroche et on trouve cela moins pire que ce que l’on avait imaginé, et ce que l’on avait lu dans les guides. Il y a deux petits bouts vraiment délicats: il faut passer pour le premier dans un passage étroit entre deux barrières de corail où les vagues déferlent de chaque côté que Catherine a bien identifié bien à vue, et il faut rouler à environ 50 pieds d’une plage aux vagues déferlantes pour le deuxième. Arrivés à Harbour Island, on doit se faufiler entre deux haut-fonds où il y a juste assez d’eau sous la quille pour les mer & mondistes. On est très fiers de nous: on l’a fait !!! Mais attention aux naviguateurs: chacun doit connaître ses propres limites ! Nous, on ne l’aurait jamais fait sans un bon guide comme ESPERANTO. On se met à l’ancre devant la ville qui semble très charmante vers 14h00 et on se repose de nos émotions en après-midi.

            

On se suit de près à la queue leu-leu dans le Devil Backbone                   Regardez comme on passe près de cette belle plage où les vagues

                                                                                                                         déferlent !!!

 

On reçoit la visite des ados SECRET’S vers 16h30. On fait différentes choses, dont un dessert pour la soirée, des dessins, du nettoyage, etc … On est invité à souper ensuite sur VICTORIA’S SECRET pour le souper de Pâques. On mange « les boulettes à Mamie » qui sont délicieuses: Merci Mamie ! Puis, on retransfert sur MER ET MONDE pour visionner le DVD du spectacle de Denis DeYoung que Benoit a acheté juste avant de partir en voyage. C’est un vrai délice avec le bon système de son de MER ET MONDE ! En plus, c’est un spectacle son et lumières puisque de gros éclairs éblouissent le ciel noir au loin. Les prévisions météo nous informent qu’il annonce un avertissement de trombes dans les îles des Abacos (tornades d’eau). Ce n’est pas supposé nous toucher puisque c’est à 60 milles au nord de Harbour Island. Nous avons une pensée pour des amis qui sont à cet endroit en ce moment …

 

On met la main à la pâte pour le dessert de Pâques !

      

Notre bon souper chez la famille SECRET  …                                                … Joyeuses Pâques à tous !!!                                

À 22h00, en plein visionnement de spectacle, un gros orage éclate accompagné de rafales de vents de 30-35 noeuds. On arrête le visionnement et je m’aperçoie qu’on chasse sérieusement !!! Benoit saute dans mon habit de pluie et s’en va tout de suite à son bateau pour vérifier si le sien chasse aussi. Tout semble correct pour son bateau. Le reste de la famille SECRET reste sur MER ET MONDE en attendant que ça passe. Je parts le moteur immédiatement, tandis que Catherine me passe mon coupe-vent. Elle part les instruments et l’ordinateur pour que l’on puisse visionner notre position GPS sur les cartes Explorer. Surprise ! Catherine calcule que nous avons chassé d’environ 300 pieds dans le temps de le dire et sommes en bien mauvaise position: une marina est à 50 pieds derrière nous. Je me rends vite compte que le bateau est échoué et que la vague et les rafales nous poussent vers la marina. Les bateaux amarrés au quai de la marina dansent dans tous les sens dans la vague et se battent fortement contre leurs amarres, spectacle assez impressionnant à nos yeux. Je tente dans un premier temps de stabiliser le bateau nez au vent à moteur pour ne pas continuer d’être propulsé vers la marina. Ce n’est plus l’ancre qui nous tient, mais la quille qui est enfoncée dans le sol. De plus, Catherine m’annonce qu’on est à pleine marée haute, ce qui n’est pas nécessairement une bonne nouvelle quand on est échoué … C’est vraiment un tour de force de garder l’équilibre d’un bateau échoué et je perds le contrôle quelques fois. C’est comme si je dois réapprendre à conduire un bateau d’une façon complètement différente.  Entre deux rafales, je demande à Catherine d’aller vérifier l’état de l’ancre à l’avant. Elle me dit que tout est mou. Je lui demande de me ramener si elle est capable tout le cordeau d’ancre qu’elle peut pour ne garder à l’eau que les 60 pieds de chaine. Si elle réussit, je pourrai déplacer le bateau sans avoir peur de prendre le cordeau d’ancre dans l’hélice du moteur. Elle revient en me disant que c’est règlé ! Super, car Catherine n’aurait pas pu garder la barre seule dans ses circonstances pour que j’aille moi-même remonter l’ancre. Je peux donc maintenant rediriger le bateau dans l’eau plus profonde. Je mets la barre bien droite et les gaz à fond entre deux rafales pour essayer d’avancer. BINGO !!! Ça marche ! Catherine me confirme que j’avance à l’aide des instruments. Le bateau recommence à flotter et se retrouve avec l’ancre à l’arrière avec 60 pieds de chaine. Notre bateau mesurant 31 pieds, l’ancre se situe donc à 30 pieds derrière. Je veux aller porter l’ancre à l’endroit où elle était à l’origine. Je perds le contrôle du bateau à nouveau à cause d’une grosse rafale. Le bateau se retrouve de côté au vent et se remet à reculer vers la marina … Sauf que l’ancre s’agrippe au fond cette fois-ci et on se retrouve ancré avec le nez au vent. OUF ! Il y a un petit bateau de pêche qui est à mooring tout près, mais pour le moment, ça ira … La tension redescend d’un bon cran. Il faut attendre que l’orage se calme, mais nous ne sommes plus en situation de danger pour le moment. Benoit vient chercher ses trois femmes pour les ramener sur VICTORIA’S SECRET, qui n’a pas bougé. Vers minuit, tout est calme et je remets l’alarme d’ancrage. Nous avons eu Catherine et moi quelques émotions fortes aujourd’hui et l’adrénaline redescend peu à peu, mais pas totalement. On trouve qu’on s’en est bien sorti tout les deux et Catherine me dit que MER ET MONDE a un très bon « Capt’n ». Le sommeil est très léger et on surveille de temps en tant le petit bateau de pêche qui s’appelle TOP CAT !!!

24 Mars 2008: La chance nous sourit à nouveau avec un Mary’s Bean !

On se lève à l’aube pour vérifier notre ancrage. On est encore tout près de TOP CAT. Sauf que le vent a viré et je peux donner 50 pieds de cablôt de plus pour que MER ET MONDE soit plus à son aise. On se recouche ensuite jusqu’à 10h AM afin de rattraper le sommeil perdu.

Le TOP CAT, un petit bateau de pêche de Harbour island

Vers le diner, on s’aperçoit qu’on chasse à nouveau tranquillement et qu’on drague le fond d’herbes avec notre ancre. Décidément, on est pas bienvenue ici … Moi, avec ma superstition légendaire, je déclare aux autres équipages que nous sommes punis d’avoir trouvé trop facile la traversée du fameux Devil Backbone hier … Ça nous rappelle qu’il faut toujours rester humble par rapport aux forces de la nature … On lève donc le camp d’ici et on se dirige plus au nord à Man Island pour s’ancrer dans un mouillage plus approprié pour passer le cold front qui s’annonce cette nuit. En moins d’une heure, on est ancré dans un meilleur fond et abrité des vents du nord. On met deux ancres: une principale sous tension (CQR) et une secondaire (Danforth), testée comme la première, mais qui n’est pas sous tension. Enfin, Catherine et moi on peut relâcher la vigilance d’un cran, mais … Chat échaudé craint l’eau froide !!!

Il fait nuageux et froid, il n’y a rien à faire ici à part aller marcher sur la petite plage qui mène à une autre côté océan, à l’est. C’est ce que Catherine fait en fin d’après-midi. Elle revient de sa marche au bout d’une heure à la pluie battante (un grain de courte durée). Elle est très fière de ses trouvailles: trois Sea Beans. Un Hamburger Bean, un Lucky Bean et … un Mary’s Bean ! Le Mary’s Bean, ou Crucifixion Bean, est très rare. Il a une forme de croix gravée dans la fève d’un côté. Tous les « beachcombers » disent que c’est LE Sea Bean à trouver et le recherche ardamment. Il semble qu’il porte chance et une légende dit que le Mary’s Bean serait transmis de génération en génération pour protéger et faciliter la famille ! Alors, c’est sûrement de bonne augure pour la suite de notre voyage !

La chance nous sourit à nouveau ! À gauche, un Sand Dollar, et à

droite de haut en bas, des Sea Beans : Un Lucky Bean, un Hamburger

Bean et un Mary’s Bean

 

25 Mars 2008: On grelotte à Man Island !

Journée taponnage. Je veux connecter mon pilote automatique à mon GPS pour qu’il puisse naviguer tout seul et garder sa route. Les autres équipages ont tous ce petit gadget et leur quotidien est plus facile lorsqu’ils naviguent. Après vérification, SURPRISE !!! Je m’aperçois qu’il est déjà interfacé pour le mode navigation !!! J’avais toujours pris pour acquis qu’il n’était pas interfacé, mais il l’était ! Comme on dit, il n’est jamais trop tard. Je fais des tests au mouillage et je confirme en effet que ça fonctionne. La prochaine navigation sera très le fun à faire et j’ai hâte d’essayer mon nouveau jouet …

En fin d’après-midi, les mer et mondistes débarquent à terre à marée basse avec les deux autres équipages pour prendre une marche sur la plage nord de Man Island, toujours côté océan. Il vente fort et il fait froid. On est en T-Shirt et bermudas avec nos coupe-vents et on grelotte … Il pluviotte de temps en temps. Catherine et moi, on marche longtemps et on va le plus loin que l’on peut à pied en contournant tous les obstacles. Ce n’est pas vraiment de belles plages ici, mais les Lucky Beans y abondent. Encore plein de chance … Après trois heures au vent, on revient au bateau pour se réchauffer et s’emmitouffler avec des couvertes chaudes. On est presque tanté de partir le chauffage au diesel mais on se resaisit, on est aux Bahamas quand même!!! Ça va bien dormir cette nuit …

On remarque au mouillage de Man Island qu’il y a beaucoup de raies. On en voit sauter à plusieurs reprises hors de l’eau pour retomber dans un grand fracas en faisant un « flat ». Assez impressionnant !

26 Mars 2008: Souper succulent à Harbour Island

Je fais encore quelques petits travaux ce matin sur le bateau. On dirait que de ces temps-ci, le travail est plus facile. C’est encourageant de garder le bateau fonctionnel et ne pas prendre de retard sur les réparations. Je réussi à installer Fugawi dans l’espoir de pouvoir télécharger des waypoints de mon ordinateur à mon GPS. Ça ne fonctionne pas. J’ai mis beaucoup de temps sur ça, alors je finis par laisser cela de côté. Pour l’instant, je décide de rentrer mes points GPS à la main. De son côté, Catherine travaille de façon régulière à tous les matins depuis un bon bout à compléter sa partie du journal de bord et faire toutes les corrections. Elle choisit aussi les photos à publier sur le site. Une gestion et une sélection est à faire puisqu’elle aime beaucoup prendre des photos … On espère rester à jour aussi pour ça et ne plus prendre de retard comme ça a été à l’automne …

Après diner, une pêche à la sling s’organise. Les trois capitaines sont de la partie avec Catherine, Sarah-Maude et Marika qui nous accompagnent. On plonge en apnée dans 15-20 pieds d’eau où il y a de toutes petites têtes de corail. L’eau est très laiteuse et on voit bien seulement lorsqu’on est à quelques pieds des coraux. C’est trop profond pour les filles. Décidément, ce ne sont plus les belles eaux cristallines des Exumas … On ne savait pas à quel point les eaux des Exumas étaient exceptionnelles: un vrai trésor !!! On pensait que la plongée en apnée dans les Bahamas étaient partout comme aux Exumas. Et bien non ! Christian d’ESPERANTO, qui est vraiment un excellent pêcheur, prend deux belles grosses prises: des énormes Mutton Snapper. Benoit de VICTORIA’S SECRET attrape un Nassau Grouper pour sa part. On est tous gelé puisqu’il fait encore froid aujourd’hui. On abrège donc la pêche. De retour au bateau, Catherine est invitée sur ESPERANTO pour avoir un cours privé donné par Christian: comment faire de vrais beaux filets de poisson comme les professionnels ! La technique n’est pas si facile à apprendre, mais ça vaut le coup surtout pour les gros poissons. Elle revient sur MER ET MONDE avec les gros Mutton Snapper en cadeau à partager avec VICTORIA’S SECRET. WOW ! Quel cadeau ! Tous les Snapper sont nos poissons préférés ! La famille SECRET sont donc invités à venir manger du Mutton et le Nassau Grouper pêché par Benoit servi avec spag au pesto et salade. Quel goût ces succulents poissons frais !!! On fini ensuite le spectable de Denis De Young (STYX) qu’on avait commencé à notre arrivée à Harbour Island.

27 Mars 2008: Visite à pied de Harbour Island

On déplace le bateau ce matin pour aller au mouillage de Harbour Island. J’ai établit une route GPS au préalable pour les trois milles nautiques de distance à parcourir. Incroyable !, le pilote suit tous les segments de la route et la barre vire toute seule au bon moment. On a qu’une touche à enfoncer pour confirmer les changements de cap. Je capote ! Dire que j’aurais pu utiliser ce gadget depuis quatre ans …

On fait un peu d’internet et MER ET MONDE débarque seul à terre. On se ravitaille en eau et diesel, car la fenêtre pour traverser aux Abacos se confirme pour être le 29 mars au matin, soit dans deux jours. On en profite après pour faire une reconnaissance de l’île et voir si ça vaut la peine de se louer un golf car pour la journée de visite de demain. On magasine les prix des locations. Finalement, en marchant sur l’île, on décide de ne pas louer de golf car, car on peut très bien faire la viste à pied. On fini la journée en allant voir la fameuse plage de sable rose de Harbour Island longue de cinq km du côté océan, classée parmie les plus belles du monde. Et bien oui, c’est vraie qu’elle est magnifique et que le sable est rose !

      

Les rue de Harbour Island sont pleines de golf car !                                   Le cimetière Ste-Catherine de Harbour Island

         

Une belle plante araignée !                                            Eric pose pose devant des marche faites en bouteilles de vitre de

                                                                                          toutes sortes

 

      

La cour originale d’un bahamien                                                                  Un resort qui débouche sur l’océan

         

Une petite escalier mène à la fameuse plage               Une fin d’après-midi sur la plage …

rose de harbour Island: la Pink Sand Beach

 

Le soir, on profite du Internet pour faire des appels téléphoniques par SKYPE. Catherine nous fait une crème de poisson avec les restants d’hier. Elle vire la cuisine à l’envers, mais quelle bonne soupe !!! Il en reste tout plein qui sera distribué aux autres équipages.

28 Mars 2008: Poursuite de l’exploration à pied de Harbour Island

On débarque Catherine et moi vers les 11h pour poursuivre notre visite de l’île à pied. Au fur et à mesure qu’on monte vers le nord des Bahamas, on se rend compte qu’il y a de plus en plus de civilisation. Il y a beaucoup de circulation dans les rues ici, pour la plupart avec des golf car mais il y a aussi des autos. Il faut regarder tous les temps partout autour de soi en circulant ici, car les rues ne sont pas dotées de trottoir. La végétation est aussi beaucoup plus luxuriante ici et on peut admirer à Harbour Island de beaux arbres et pleins de plantes fleuries. Les maisons sont plus grosses et luxueuses. Il y a aussi beaucoup de boutiques locales qui vendent des produits des Bahamas: articles divers tressés, coquillages, étoiles de mer, poissons, carapaces de tortues séchées, etc… Notre guide touristique nous indique aussi d’aller faire un tour à Girls’s Bay où l’on peut y admirer un gros arbre mort sur la plage qui fait la joie de tous les photographes. Effectivement, le coin est très beau. La plage de sable blanc à marée basse s’étend sur une bonne distance et on peut marcher longtemps dans l’eau avant d’en avoir jusqu’aux genoux. On prend quelques clichés de l’arbre avant de réaliser que c’est maintenant l’heure du diner. 

   

Quelques scènes de Harbour Island

         

La belle plage de Girls’s Bay …                                     … Et son fameux arbre. Quel beau paysage hein ?

On se rend à notre rendez-vous avec VICTORIA’S SECRET et ESPERANTO à 12h30 dans un beau resto bahamien sur le bord du rivage ouest de l’île avec vue sur le harbour. On s’est planifié un diner aujourd’hui pour souligner notre séparation d’avec l’équipage d’ESPERANTO. Ils leur reste encore plusieurs semaines de vacances dans les Bahamas et ceux-ci recoivent bientôt de la visite à Eleuthera. Pour notre part, il faut penser à remonter aux Abaco … On navigue avec ESPERANTO depuis Long Island et ça a été un réel plaisir de faire un de bout de chemin avec eux. On lève tous notre verre à tous ce bon temps passé ensemble !

Après diner, on va marcher sur la Pink Sand Beach un bon deux heures et on en parcourt une bonne partie. On se trouve en chemin un peu d’ombre sous un parasol aux feuilles de palmiers afin de se reposer un peu à l’ombre. En fin d’après-midi, il fait toujours très chaud et on a oublié d’amener nos costumes de bain … On fini notre visite de l’île en prenant de belles photos. On découvre un immense arbre avec des lierres à la librairie du village qui fait la joie de bien des jeunes qui s’amusent à jouer à tarzan. On ne croyait pas pouvoir observer ce genre d’arbre ici, c’est vraiment impressionnant !

         

Les gens laissent leurs sandales ici avant                  La plage de Pink sandy Beach. Du vrai sable rose !

d’aller à la plage

 

      

Une petite maison à louer pour passer les vacances ?                               Des bahamiens retournent chez eux après leur journée de travail

      

Un magnifique arbre à lierres à la librairie du village                               Catherine profite un peu de l’ombre de l’arbre !

De retour au bateau on prend chacun une bonne douche salée au Joy puis rincé à l’eau douce pour se laver, mais aussi pour se rafraichir. À 17h, on dit un dernier ce n’est qu’un aurevoir à ESPERANTO. Puis, on va se position plus haut à l’ancrage d’hier à Man Island pour être fin prêt à partir demain matin à 8h AM. Les prévisions météo nous indiquent toujours une bonne fenêtre pour refaire le Devil Backbone, puis faire la traversée océanique en direction des Abaco de 60 milles nautiques.

29 Mars 2008: La traversée vers les Abaco

La météo n’a pas changé, YOUPPI ! Départ à 8h AM comme prévu. On doit d’abord retraverser le Devil Backbone avant de prendre le cut de North Eleuthera qui nous mène à l’océan. Le vent provient du SE et est léger, il y a une petite houle et la marée est au début de la montante. On manque un peu de lumière par contre pour lire le fond, mais on roule très tranquillement et on repasse sur notre trace laissée par le GPS à l’allée. Tout ce passe aussi bien qu’à l’aller, mais on passe plus proche de la plage puisqu’on est à marée plus basse cette fois-ci, ce qui nous procure un peu d’adrénaline quelques instants …

Passé le cut, la mer produit une longue houle de 6 pieds, soit aux 9 secondes. On sort toute la guenille pour ne naviguer qu’à voile. On reçoit la vague sur la hanche arrière tribord, ce qui fait bercer agréablement le bateau de gauche à droite. On est aux anges, aucun symptôme de mal de mer se pointe à l’horizon, ce qui rend la navigation beaucoup plus plaisante !!! C’est une navigation océanique très facile. Une autre qualifiée par Catherine de « pépère ». On aime bien ce genre de navigation … Le pilote suivant maintenant la route et non pas juste le cap, on a presque rien à faire comme navigation de la journée à part ajuster un peu les voiles et faire la vigie. On pique-nique sur le pont pour diner, on lit, on fait une sieste, on fait de menus travaux, on pêche, etc… Au début, on ne va pas très vite: 5 noeuds. Le courant est contre nous. Vers 14h30, le courant commence à changer de bord et se met à nous aider: on fait donc du 6 noeuds pour la dernière portion. On avait entendu dire qu’on aurait un courant d’environ 1 noeud qui nous aiderait tout le long de notre trajet. Mais finalement, on constate que le courant a suivi la marée dans notre cas. À marée montante, il nous a nuit et à marée descendente, il nous a aidé !

On arrive dans le cut de Little Harbour aux Abaco à 18h30. On est bien content de passer ce cut avant la noirceur. On se fait pousser dans le cut et le passage ce déroule très bien en suivant bien les points GPS, mais les vagues cassantes de chaque côté sont assez impressionnantes … Après avoir ancré dans un sol herbeux plutôt douteux, on prend un petit verre de bière en regardant le soleil se coucher en amoureux. On prend le temps de réaliser que nous sommes maintenant aux Abaco, dernière portion de notre voyage aux Bahamas. Félicitations pour cette très belle traversée !

30 Mars 2008: Le très beau village de Hope Town

Ce matin, on tricote à voile à travers plusieurs obstacles sur 22 milles nautiques pour se rendre à Hope Town. On se serait cru dans une course avec toutes ces manipulations et ses ajustements de voile à faire. On entre à Hope Town sur l’heure du midi. Le chenal d’entrée est peu profond et c’est très juste comme profondeur pour notre tirant d’eau, mais on ne touche pas le fond nulle part. On arrive dans ce beau harbour bien protégé où il y a environ 75 bateaux à mooring. Il y a un beau phare et on se croirait arriver dans un coin du maine. On n’est plus habitué à cette proximité entre les bateaux et cela nous frappe en arrivant. VICTORIA’S SECRET avait réservé d’avance deux moorings et il en reste justement seulement deux de libre. On est bien content, car on aurait été obligé de changer de village sinon.

Après diner, on commence par la visite du phare avec VICTORIA’S SECRET qui impose sa hauteur dans la place. On a vraiment une belle vue de là haut sur le harbour, l’océan et le Little Bahamas Bank. Les filles s’en donne à coeur joie, car il y a de belles photos à prendre ici. Ensuite, on va marcher dans petites rues de ce village assez unique. Les maisons sont tous très originales, coquettes et portent toutes un nom. Il faut dire par contre que ce sont en majorité des maisons à louer pour les touristes. Les rues sont principalement piétonnières ou pour les golf car et il y a des bacs à fleurs de même que des poubelles peinturées un peu partout. On est dimanche et tous les commerces sont fermés. Il doit y avoir une autre ambiance la semaine et on se promet de revenir faire un tour demain.

   

    

   

    

       

     

Paysages du très coquet village de Hope Town

31 Mars 2008: Poursuite de la visite à Hope Town

Quand ça fait des mois qu’on mouille l’ancre pour la nuit et qu’on ne dort jamais totalement tranquille, un mooring représente une sécurité bien appréciée. Bien sûr, j’ai testé hier le mooring avec le moteur à reculons comme je le fais d’habitude avec l’ancre et OP !, on a dormi comme des bébés !!!

Ce matin, on retourne visiter le coquet village de Hope Town. On est lundi, alors tout est ouvert et il y a plein de monde partout qui circule à pied ou en golf car. Les filles en profitent pour faire les boutiques.  Ce midi, j’amène manger ma douce en amoureux dans un bar-terrasse. C’est très bon on trouve le service très rapide. Trop rapide. On n’est plus habitué à ce faire servir aussi vite … La vie aux Abaco ressemble plus à notre mode de vie américain. On redécouvre donc peu à peu le rythme rapide avant de revenir sur la côte est américaine. Le mode de vie bahamien est devenu le nôtre assez vite et on voudrait le garder le plus longtemps possible … Snif Snif…

       

Un bel hibiscus rose                                                                                          Le harbour de Hope Town avec son phare en arrière plan

En après-midi, on veut se rendre au sud de l’île pour aller voir la Tahiti Beach qui, paraît-il, vaut vraiment le détour. On tente de se louer un golf car avec VICTORIA’S SECRET, mais en vain. Il n’y en a plus de disponible. On change donc les plans. Les filles restent sur l’île pour continuer à se promener et faire les boutiques. Pendant ce temps, Benoit et moi on va visiter les baies en dinghy et on va prendre une bière sur MER ET MONDE en attendant les filles. Catherine invite VICTORIA’S SECRET à manger des tacos sur MER ET MONDE pour souper. Puis, on écoute des vidéos et de la musique jusqu’à tard …

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