09-Septembre 2007

Septembre 2007

par le 01 Sep, 2007, catégorie 09-Septembre 2007

01 Sept 2007: Le Canal Chambly avec la famille Poirier

St-Basile-Le-Grand – St-Jean sur le Richelieu (Montérégie)

12 milles nautiques;

Ensoleillé 20° C, 101.7 KPa, vents O 15 noeuds;

Départ à 9h30, Arrivée à 14h30, moteur 4h00.

Ancrage: N 45° 20.93, W 73° 15.88

La journée commence par nos salutations aux Orsali et l’acceuil de notre équipage du jour: Daniel, Caroline et Charles.

Les Orsali                                                                                                        Au revoir au quai des Orsali, c’est un départ !

Nous partons vers 9h30, et 4 miles nautique plus loin, c’est déjà le début du Canal Chambly. C’est très impressionnant. Il y a dès le début trois écluses consécutives à passer, totalisant 30 pieds de hauteur. À l’entrée, nous voyons des bateaux dans les écluses dans cet escalier géant et nous sommes fébriles. Nous n’avons pas d’expérience dans des écluses comme celles-là. Les murs dans ces écluses sont très hauts et le maître-éclusier nous tend ses cordages pour s’amarrer. Notre première est mouvementée. J’entre trop vite et le bateau bouge trop durant l’amarrage. Une chance que nous sommes cinq personnes à bord, car tous sont bien occupés à ce que le bateau ne bouge pas trop. Il y a quatre autres bateaux en même temps dans l’écluse et c’est très serré. Un pied entre les bateaux à babord et tribord. Notre mât est long de 42 pieds, et dans l’écluse, c’est pas evident car on ne veut rien briser. La deuxième se fait mieux, la troisième encore mieux.

Au écluses 1-2-3 du canal de Chambly avec l’aide des Poirier

Après la troisième, il y a un petit bout de chemin à faire. Nous sommes en pleine ville. Les gens se promène à vélo sur la piste cyclable à quelques pieds de nous. C’est très charmant et spécial d’être si près de la terre et des gens tout en navigant, nous qui sommes habitués à l’immensité et la solitude du St-Laurent. Lors de la quatrième, cinquième et sixième écluses, nous recevons des félicitations de la famille Poirier. Ça commence à rentrer !!! On décide alors pour se pratiquer de faire les prochaines écluses seuls Catherine et moi pour la 7 ième et la 8 ième, avec en « backup » la famille Poirier pas très loin. Nous faisons cela comme des pros, mais un peu énervé tout de même. Nous avons passé 8 écluses et 9 ponts aujourdh’ui. Ce fut un très grand gain d’avoir à notre bord des gens d’expérience pour ce passage des écluses.

On s’arrête donc juste avant le pont no. 10 à un beau quai, près d’un petit parc à St-Jean-sur-Richelieu, car Carole nous attend à cet endroit pour venir prendre son équipage Poirier. Nous prenons chacun deux belles portions d’un très bon gateau de mousse au chocolat. Après avoir jasé un peu, vient le temps des aurevoirs plein d’émotions. Notre semaine avec les Poirier a été vraiment une semaine de rêve. Nous avons été reçu comme des rois. Puisque c’est une famille qui navigue depuis toujours sur voilier et bateau à moteur, les échanges passionnés d’informations et de récits d’aventure étaient super agréables, car on se comprenait très facilement. Le rapprochement a été instantané pendant ces quelques jours et le goût de renouveller cette expérience est évidente pour tous je crois.

Notre quai pour la nuit à St-Jean-sur-Richelieu

Une fois les Poirier partit, il faut nous décider si nous continuons ou si nous restons là. Nous regardons les cartes pour la journée de demain et le site est enchanteur, donc on reste. On fait un peu d’internet, car il y a une connexion à même le bateau. On se fait un beau souper et on prend une petite marche pour aller poster une lettre. Ensuite un film: Un Dimanche à Kigali sur le génocite du Rouwanda: ébranlant!

02 Sept 2007: À l’ancre à St-Paul-de-l’Île-aux-Noix

St-Jean-sur-Richelieu – St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie)

15 milles nautiques;

Ensoleillé 26° C;

Départ à 10h00, Arrivée à 13h30, moteur 3h30.

Ancrage: N 45° 07.55, W 73° 15.41

Aujourd’hui, c’est direction St-Paul-de-l’Île-aux-Noix. Cet endroit a la plus grosse concentration de marina (cinq) et de ventes et réparation de bâteaux à voile et moteur de toute la province de Québec. Nous en avons beaucoup entendu parlé depuis qu’on a un voilier et on a très hâte de voir ça. Nous traversons donc les deux derniers ponts et la dernière écluse du Canal Chambly. À la sortie du canal, sur les cartes, il y avait très peu d’eau d’indiqué (5 pieds). Les éclusiers nous disaient tous: pas de problème, ça passe facilement! Et bien, on a LABOURÉ le fond sur 100 pieds et j’ai vu 5 pieds sur le profondimètre tout le long … !  OUF! L’hélice s’est remplit d’algues et de gazon, mais en reculant deux fois à fond et avec mon coupe-orin (cher, mais excellent achat en passant), tout est rentré dans l’ordre.

Le Canal Champlain à St-Jean-sur-Richelieu avec sa piste cyclable

Ensuite, c’est l’arrivée à St-Paul-de l’Île-aux-Noix. Nous voiyons la marina Gosselin dès le début. On se rend à la Marina Gagnon, la deuxième, où il y a quatre voiliers qui partent pour le sud et avec qui nous avions correspondu par internet cet hiver. On fait une approche et on touche le fond tout de suite. Un zodiac vient vers nous et c’est Michel et Josée du voilier EPSILON qui nous accueillent par un heureux hasard. Ils nous indiquent où se trouve le quai à 5$ la journée (Pourvoirie Mayer entre la marina Gosselin et la marina Gagnon). On se dirige à l’endroit en question, mais il n’y a pas de place pour le moment. Nous allons quand même à terre une heure afin d’aller voir la marina Gosselin et son fameux magasin. Nous allons ensuite nous ancrer de l’autre bord de l’Île-aux-Noix où il y a une centaine bateaux à l’ancre. Il fait beau, nous sommes la dernière fin de semaine de l’été et il y a des bateaux partout en mouvement où à l’ancre. On se fait brasser, mais c’est un beau coin et on comprend tout ce beau monde d’en profiter une dernière fois.

La marina Gosselin qui est concessionnaire des populaires voiliers BÉNÉTEAU et son magasin

Nous faisons un peu de lecture, une petite sièste (hamac sur le pont). On soupe. Puis, les bateaux moteurs s’en vont tous. Il ne reste pour la nuit qu’environ quatre bateaux sur 100 qui étaient à l’ancre. La rivière devient tranquille…

03 Sept 2007: Visite du FORT LENNOX de l’Île-aux-Noix avec le soldat BLACK !

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé 26° C

On se lève, on prend un bon café et je pars en Zodiac en laissant Catherine seule à bord du bateau à l’ancre. Elle s’attelle à la tâche de faire un lexique anglais-français pour faciliter nos communications en anglais par radio et en personne une fois la frontière passée. De mon côté, je vais voir Michel d’EPSILON qui ré-aligne son « shaft » d’hélice au moteur. J’arrive là vers 10h00 et ils sont deux et ont presque fini. Je me sens un peu de trop, alors je décide d’aller voir les autres équipages qui partent. J’en rencontre trois et fait brièvement leur connaissance: MARIE-GALANTE 2, MIGO et SOLUNA 2 . Je vais chez marina Gagnon, car ils sont concessionnaires de HUNTER et JEANNEAU dans l’espoir de pouvoir visiter un voilier HUNTER neuf, mais ils n’en ont plus. Tous vendus et nous sommes en fin de saison… Ce sera pour le retour, nous y tenons !

Ensuite, je retourne au bateau. Nous dinons et je propose à ma femme d’aller visiter FORT LENNOX qui est sur l’île devant nous. Nous y allons donc de 14h00 à 17h00. Nous visitons tout le fort et assistons à une pièce de théatre interactive avec des comédiens durant environ une heure. C’était comme un « Meurtre et mystères », mais sur un vol de clé au lieu d’un meurtre. Je me suis porté volontaire pour être le soldat BLACK pendant un moment et ils m’ont fait faire un peu de « drill ». Ayant déjà été dans la réserve des forces canadiennes, je savais quoi faire, mais mes réflexes de « drill » étaient un peu loins. Tous le monde étaient suspects tout à tour et ce fut très drôle … C’était bien agréable comme sortie.

Le soldat BLACK (Éric) au FORT LENNOX

De retour au bateau, j’ai de l’énergie à revendre. Ce doit être la « drill » qui m’a fait ça. Je décide de nettoyer le tableau arrière du bateau qui est tout sale à force de recevoir la fumée de la sortie moteur du bateau. Ensuite, je répare le feu de navigation avant du bateau, car nous l’avons accroché durant le démâtage à Québec. On soupe et on sort au coucher de soleil sur le pont dans le hamac car il fait beau et il n’y a maintenant plus personne à l’ancre. Nous sommes complètement seul dans ce beau coin de paradis. On s’étend dans le hamac presque une heure et finissons par regarder les étoiles un peu. Avec le soleil qui s’en va, la fraîche fait son apparition et on se réfugie à l’intérieur.

Petites réparations à l’Île-aux-Noix

04 Sept 2007: Quai de la pourvoirie Mayer à 5$

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé 26° C

Cette nuit, le vent à viré au nord. Il était plus fort que le courant et on s’est donc retrouvé en sens inverse sur notre ancrage. Tout s’est bien passé, mais j’étais un tantinet pas totalement rassuré. On tenait facilement qu’avec notre chaîne et pas sur l’ancre encore, mais quand même… j’ai été levé 1 heure et demie cette nuit à surveiller plusieurs fois notre position.

Nous faisons quelques petites choses. Je commence le cirage arrière, mais je ne le fini pas car Catherine est prête à partir pour aller à terre. Nous voulons faire des appels. Nous partons en zodiac et allons visiter le voilier MIGO qui vient de s’ancrer tout près de nous. Ils font partie du groupe des quatre voiliers qu’on m’avait présenté la veille. Ils sont deux adultes, deux enfants et un beau chien boxer sur un superbe BÉNÉTEAU 44 pieds. Ils partent pour plusieurs années !

Ensuite, nous allons en zodiac au quai de la Pourvoirie Mayer. Nous apprennons alors qu’il y a une place qui vient tout juste de ce libérer. On en est bien contents ! Nous allons faire quelques appels pour s’apercevoir que nos numéros sont des longues distances d’ici et nous n’avons plus de compte de téléphone pour y porter les frais. Nous réussissons à faire des appels à frais virés chez mon cousin Mario et chez la soeur de Hugues Larouche, un ami à Catherine. Bingo, nous réussissons à leur parler. Mario nous annonce qu’il ne pourra pas venir, mais nous attendrons Hugues pour demain soir. Internet est très difficile à trouver ici à St-Paul et les communications ne sont donc pas faciles. Nous partons ensuite chercher notre bateau pour l’amener au quai.

Il faut que j’ouvre une parenthèse. Hier et aujourd’hui, c’était les premières fois que nous laissions notre bateau à l’ancre sans surveillance. Nous avons fait cela souvent auparavant, mais tout le temps en le gardant bien à vue. Genre comme aller se promener sur la plage. Hier, avec la visite de Fort Lennox et aujourd’hui en allant au quai Mayer, on ne le voit plus. Il faut s’y habituer, car durant notre voyage, cela va se reproduire de nombreuses fois, sauf que c’est pas facile à faire …. Faut gérer notre inquiétude: et si l’ancre décroche… ? Une autre étape de vie du voyage qui vient nous chercher dans notre fond.

Nous amarrons donc le bateau au quai Mayer. Le soir, on soupe et on va se promener pour se faire plaisir dans la cour arrière de la marina Gosselin où il y a une centaine de bateaux sorties de l’eau. La cour à bateau nous semble vide tellement elle est immense. On cherche du Internet en marchant et nous ne trouvons rien.

05 Sept 2007: Belle soirée, bien arosée

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé avec passages nuageux, 25° C

Ce matin en prenant notre café, on cogne à notre bateau. C’est Michel et Josée du voilier EPSILON qui nous apporte un petit pain de blé fait maison. Nous leur faisons visiter notre bateau et convenons d’un rendez-vous pour demain matin à leur bateau pour inter-connecter leur GPS à l’ordinateur.

Ensuite, je teste ma lumière de mouillage aux diodes lumineuses qui est au bout de mon mât. Je l’ai changé il y a quelques jours et je me disais qu’il fallait le faire avant de remâter le bateau. J’alimente donc ma lumière avec un fil de 30 pieds et ça marche !

Catherine va prendre une douche, on dîne et on fait notre pack-sac dans le but de trouver du Internet et aller faire une petite épicerie. On ne fait pas 500 pieds qu’on voit un bateau à moteur sur une remorque qui ressemble au bateau à Daniel, l’oncle à Catherine. Nous savions qu’il allait ramener son bateau du Lac Champlain (Plattsburg) vers St-Paul-de-l’Île-aux-Noix, mais c’était prévu pour vendredi dans deux jours. Nous regardons comme il faut et nous voyons bel et bien Daniel. Il nous cherchait et nous avait envoyé un email pour nous dire qu’il serait là, mais nous n’avions pu le lire malheureusement par manque d’Internet.

Nous regardons son bateau se faire déplacer de la remorque à son lieu d’entreposage, nous allons à notre bateau chercher des petites choses qu’on avait oublié de leur redonner et nous visitons ensuite son bateau. C’est notre premier bateau à moteur qu’on visite. C’est haut et bien fenêtré à coté d’un voilier. Nous avons l’impression d’être plus dehors quand nous sommes à l’intérieur d’un bateau à moteur. C’est grand, beau et très confortable. Nous jasons ainsi une bonne heure et demie et nous échangeons encore plein d’informations. Daniel est passionné et pensionnant. Ensuite, c’est le temps de s’en aller car il est environ 16h00. Il nous propose de nous déposer en ville. En chemin, nous cherchons du Internet et nous finissons par en trouver sur le site de la marina Gagnon. Je prends les emails et nous écrivons à Laval et Nicole du voilier OCÉANITE pour les inviter à souper demain soir. Ensuite, Daniel nous dépose à l’épicerie et c’est un autre aurevoir avec Daniel.

Après l’épicerie, nous retournons au bateau car nous recevons ce soir un ami de Catherine qui n’a pu venir nous dire aurevoir au Saguenay et qui est à Montréal pour un retour au étude. Il arrive vers 18h30 et nous mangeons un super bon souper au saumon et couscous avec du bon vin. Nous avons une soirée superbe avec discussion animée. Nous prenons une petite marche vers minuit pour se dégourdir les jambes et on se couche vers 3h00 du matin. Ouf ! on a pas vu le temps passer et ça faisait longtemps qu’on s’était couché aussi tard! Nous avons gardé Hugues à coucher au bateau vu le niveau élevé de Porto en lui …

Visite de Hugues Larouche, un ami et collègue de travail à Catherine

06 Sept 2007: Promenades, belles rencontres et casse-croute !

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé, 30° C

La levée du corps est difficile ce matin à 9h00. Mal de tête, pas assez dormi. Hugues se lève et s’en va aussitôt, car il a des cours à faire aujourd’hui. Nous prenons un bon café, j’étudie un peu mes connections GPS, car je dois aller sur le bateau EPSILON ce matin à 10h00. Je me prépare et on cogne à notre bateau. C’est Josée qui est là pour venir chercher Catherine pour les courses. Avec l’aide de Daniel, nous avons fait notre épicerie hier, donc plus besoin d’y aller. Josée m’amène en auto à leur bateau pour réparer le GPS.

Arrivée sur EPSILON, nous regardons le tout et ce ne sera pas compliqué. Il y a trois fils à connecter. Nous essayons cela sur mon ordinateur et ça marche en 20 minutes au 2 ième essai. Ensuite, nous faisons marcher cela sur son ordinateur en installant le driver USB. Tout baigne. Nous faisons aussi la mise à jour de son logiciel de navigation et nous échangeons quelques cartes marines. Je prends mes emails rapidement pour voir si Océanite vient souper, et malheureusement, ils ne peuvent pas. Ensuite, c’est le retour au bateau vers midi.

Catherine fait du lavage aujourd’hui. Moi, je ne file pas. But trop de vin et porto hier. Catherine me fait une soupe LIPTON et je fais une sieste tout l’après-midi pendant que Catherine continue son lavage qui lui prend la moitié de la journée à faire. Elle rencontre dans la buandrie Diane, la femme de Paulo Noël et elles échangent presqu’une heure ensemble. Catherine lui demande s’ils se rappellent de Laval et Nicole d’OCÉANITE qui se préparaient à partir à la marina Gosselin il y a 2 ans. Catherine avait lu dans le récit d’Océanite que le bateau de Paulo Noël était tout près du leur et qu’ils les avaient rencontré. Hé bien oui, Laval et Nicole laisse toujours des souvenirs très clairs à ceux qui les rencontre. Catherine lui dit que c’est eux qui nous ont vendu notre bateau et BINGO, que le monde est petit et la boucle est bouclée! Diane semble très gentille et généreuse. Ils sont allés plusieurs fois aux Bahamas.

Après ma sièste, je vais mieux. Je fais la vaisselle et vais prendre une bonne douche. Ça remonte son homme tout ça. Je remplis le réservoir d’eau et mes 2 jerricans d’eau, car nous n’avons pas de services au quai Mayer. Nous devons décider si nous partons demain pour le Lac Champlain. Nous devons donc pour la première fois écouter très sérieusement la météo en anglais sur notre canal VHF. Nous l’écoutions depuis déjà une semaine mais sans être très attentifs. J’entreprends donc, pendant que Catherine répond à ses email, d’enregistrer la météo avec notre petit IPOD et je l’écoute très attentivement ensuite. J’écris tout à mesure ce que je comprends dans un calepin. C’est incroyable comme cette météo est détaillée à comparer de celle de la météo VHF d’environnement Canada. Ce qui se résume à cinq lignes d’habitude au Canada se traduit par trois pages de notes aux USA. Nous sommes bien contents de voir que c’est si détaillée, mais ça prend du temps à tout écrire, presque une demie-heure. Sauf que ça vaut la peine et avec le temps, nous allons devenir plus rapide et meilleur.  La conclusion météo est que nous ne partons ni demain vendredi, ni samedi. Il annonce 25 noeuds de vent du sud et de la vague de 3 à 4 pieds sur le Lac Champlain. Notre point d’entrée sur le Lac Champlain se retrouve où les vagues atterrissent vu la direction sud du vent. Alors pas question, avec un mât sur le dos du bateau, de se lancer là-dedans …  Plusieurs dont oncle Daniel nous on dit de ne pas naviguer sur le Lac Champlain à plus de 20 noeuds de vent, car la vague y est très courte et traître.

Nous allons donc aviser Monsieur Mayer qu’on reste au quai pour au moins deux jours de plus et nous partons à pied pour aller au resto casse-croûte du village vers 18h30. Nous soupons avec des frites-sauce. Hummmmm. Ça nous manquait ! Ensuite, nous marchons jusqu’à la marina Gagnon pour aller voir EPSILON qui veut notre place à quai dès que nous partirons. Nous les avisons que nous restons pour deux autres jours, mais que nous avons une idée: se mettre à l’épaule (côte-à-côte) et que cela nous fera plaisir. Ils se font mettre à l’eau demain, verront comment cela se passe et ils nous appellerons.

Sur le retour de notre promenade à pied, nous allons au magasin général du village. Nous achetons quelques petites choses, dont une location de film et quatre patates que la femme du proprio sort de son propre frigidaire … Nous retournons au bateau, il est 21h00. Nous écoutons le film et on se couche là-dessus. Il fait un vent du sud très chaud pour une soirée, il doit faire 25°C en se couchant.

La pourvoirie Mayer entre la marina Gosselin et la marina Gagnon

07 Sept 2007: On magasine et on fini la journée sur les poubelles !!!

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé, 31° C.

Aujourd’hui, nous voulons mettre notre site web à jour. Il fait tellement chaud dehors qu’on est mieux à l’intérieur bateau. Il vente sur notre travers au quai. Nous ouvrons tous les hublots et le vent traverse l’intérieur de notre bateau pour nous aérer le portrait, humide et chaud. Catherine corrige le texte du journal de bord que j’ai écris il y a quelques jours, elle choisit les photos et je les insère ensuite dans nos pages web. Ensuite, on se dit qu’il faut trouver de l’Internet pour mettre tout cela disponible pour notre fan club ! Nous sortons finalement le bout du nez dehors et partons à pied avec notre sac à dos. Les gens trouve que nous marchons beaucoup. Mais quand nous sommes en bateau, confiné dans un petit espace, nous trouvons cela très bénéfique de marcher enfin. Les distances qui nous parraîssaient longues avant dans la vie normale, nous apparaissent soudainement atteignables à pied. On parle ici d’environ 4 kilomètres aller-retour pour aller du quai Mayer à la marina Gagnon. Y’a rien-là !

Rivière verte fluo à St-Paul-de-l’Île-aux-Noix

Sur notre chemin, nous bifurquons vers une folie : le concessionnaire de voilier JEANNEAU… OUPS… Nous visitons pendant une heure et demi un 36 pieds, un 39 pieds et un 42 pieds, tous flambant neufs à l’intérieur d’un bâtiment à l’air climatisé. Incroyable comme c’est beau un bateau neuf !!! Notre préféré est le 39 pieds à 200 000 $ US. Nous allons en prendre chacun un, avons-nous dit au vendeur quand il nous a dit le prix. Ce dernier nous renseigne très bien et prend le temps avec nous, et nous trouvons cela formateur. Ça nous permet d’en connaître plus sur la construction des voiliers en fibres de verre.

Ensuite, on va à notre super site Internet: sur le coin d’une poubelle à la marina Gagnon. Plusieurs nous voit faire et nous disent: t’as réussi à te connecter !!! … Ben oui, pourquoi ? De répondre: nous, on est membre de la marina depuis longtemps et a jamais réussi à se connecter ! Ce que les gens ne savent pas bien souvent, c’est comment chercher où se positionner pour avoir le meilleur signal. On doit se promener avec un utilitaire de force de signal et surveiller le meilleur emplacement pour se connecter. Ils me voyaient me promener et quadriller le secteur. Résultat : une poubelle Internet! Deux autres équipages sont vites arrivés pour prendre leurs emails: MIGO et EPSILON.

Après notre mise à jour internet, on nous invite sur le bateau EPSILON pour un petit sirop d’orange très désaltérant. Nous jasons donc un moment avec Michel et Josée. Ensuite, nous repartons vers notre bateau à pieds pour aller souper, car il est 19h00.

On a trouvé un lien internet … sur le bord d’une poubelle !                    Petite marche à la marina Gagnon au crépuscule

Éric avec les deux femmes de MIGO

08 Sept 2007: Rencontre avec BALTHAZAR !

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Montérégie);

Ensoleillé, 31° C.

Nous écoutons la météo pour savoir quand nous pourrons partir pour le Lac Champlain et il annonce peu de vent demain et du nord-ouest en plus. C’est parfait, nous partons donc demain matin. Ceci vérifié, nous débutons notre journée. Nous allons juste à côté, à la marina Gosselin se magasiner maintenant un BÉNÉTEAU. Nous visitons cette fois un 37 pieds, un 39 pieds et un 42 pieds. Le concessionnaire nous demande dès le départ d’où nous venons et il nous dit qu’il ne peut nous vendre un BÉNÉTEAU, car c’est BOULET LEMELIN de Québec qui possède le territoire du Saguenay. Nous comprenons alors que nous n’aurons pas l’attention du vendeur … Nous demandons la permission d’aller quand même visiter les bateaux, ce qu’on fait pendant une heure. Les prix sont semblables à ceux des JEANNEAU. Catherine préfère le BÉNÉTEAU, mais moi, je suis hésitant.

Ensuite, nous allons prendre une photo de BALTAZAR dans la cour arrière. Nous avons été les voir au Saguenay à une soirée Grands Explorateurs. Ils sont une famille de quatre (deux adultes et deux filles) qui sont partit de 1999 jusqu’en 2004 faire le tour du monde avec leur voilier en acier. Et bien, leur bateau est sortit de l’eau à la marina Gosselin pour des réparations et nous sommes bien contents de le voir. Comble de chance, en après midi en allant prendre une petite bière sur le bateau MIGO qui est à l’ancre de l’autre bord de l’Île-aux-Noix, une chaloupe approche pendant qu’on jase et accoste au bateau MIGO. Bonjour MIGO, on vient vous dire bon voyage !!! Qui était-ce? Le capitaine du bateau BALTAZAR avec une de ses filles. WOW ! , nous sommes impressionnés. Ils montent à bord et ils jasent avec nous tous pendant une demie-heure. Ils sont si calmes et remplit d’histoires et d’expériences à raconter. BALTHAZAR a même pris notre site internet en note. C’est encore une belle expérience. Nous souhaitons bon voyage aussi à MIGO, car nous on part demain et on leur donne rendez- vous quelque part sur l’Husdon River !

Le voilier BALTAZAR qui se fait refaire une beauté à la marina Gosselin

Arrivée à notre bateau, on se prépare pour le passage des douanes de demain (papiers et drapeaux), on remplit notre réservoir d’eau, on prend une douche et on se couche pas trop tard. On est un peu nerveux.

09 Sept 2007: Le Lac Champlain et les Douanes

St-Paul-de-l’Île-aux-Noix – Pelots Bay (Vermont)

24 milles nautiques;

Averses 15° C, 101.3 KPa, vents N 10-15 noeuds;

Départ à 8h00, Arrivée à 18h00, moteur 5h00 + arrêt aux douanes: 2h30.

Ancrage: N 44° 49.76, W 7° 18.09

Nous quittons « Chicken St-Paul-de-l’Île-aux-Noix Harbour » vers 8h00 AM, pour passer ce matin les douanes américaines à l’entrée du lac Champlain (NOTE: nous bâptiserons les limites que nous avons peur de franchir des « Chicken Harbour »). Les douanes américaines nous font un peu peur, comme si tout notre voyage dépend du douanier américain. Les prochains « Chicken Harbour » devraient être dans le coin de New-York, le passage dans l’océan atlantique de New York à la baie de Delaware et aussi pour la traversée du Golf Stream). Il ne fait pas beau, mais les vents sont faibles et sont donc parfaits pour faire notre entrée sur le Lac Champlain. Nous croisons, une heure après notre départ, Félix et Louisette du voilier BRIGANTINE de Québec. Nous avions correspondu cet hiver sur internet avec eux. On les salut en passant.

Nous arrivons à la frontière vers les 10h00. Nous hissons notre drapeau jaune pour signaler que nous entrons aux USA et que nous ne sommes pas encore enregistrés aux douanes. Nous voulons aller à la marina Gaines, mais personne ne nous répond sur la radio VHF. La marina de Lighthouse juste à côté nous entends et nous invite à aller chez eux, car le douanier y sera dans 30 minutes. On se rend donc à Ligthhouse. Nous débarquons et nous allons nous enregistrer. Le propriétaire de la marina nous reçoit super bien et nous explique toute la procédure et les formulaires à remplir en français. On se présente ensuite au douanier et il nous pose plusieurs questions en anglais qu’on répond du mieux que l’on peut puisqu’il parle d’un ton monotone et qu’il mâche pas mal ses mots. Cela faisait des années que nous nous étions retrouvés dans un environnement anglophone, alors ça grince des dents un peu, mais à deux, nous sommes très fonctionnels : quand un bloque, l’autre embarque. Catherine est meilleure dans la compréhension de l’anglais, dans l’étendue du vocabulaire et dans la formulation de phrases, mais j’ai plus l’oreille pour comprendre l’accent anglophone que Catherine et je parle spontanément. Catherine elle, se fait mieux comprendre que moi quand elle parle. On se complète donc encore bien, comme dans presque toute les autres domaines de notre vie de couple. On va tellement bien ensemble, vous ne trouvez pas?

Pour revenir aux douanes, le douanier nous semble ne pas avoir d’expérience pour ce qui est du domaine maritime. On aurait qu’il travaille ailleurs normalement et il doit avoir une affectation temporaire aujourdh’ui. Il passe beaucoup de temps au téléphone à poser des questions, se montre très surpris de notre voyage vers les Bahamas et nous demande pourquoi notre mât est couché sur le bateau. Il faut aussi que je vous compte une anecdote assez cocasse entre le douanier et Catherine. Dans la démarche des douanes, il faut demander un numéro de DECALL pour les bateaux de 30 pieds et plus (en plus du crusing permit). Le douanier appel à son bureau local et se fait dire qu’il n’en faut pas. Il nous dit alors que nous sommes en règle, mais n’a pas l’air sûr de ce qu’il dit. Le responsable de la marina d’à côté venait tout juste de nous dire pour sa part qu’il le faut absolument, car les shérifs maritimes le demandent si l’on se fait aborder. C’est alors que Catherine, spontanément et sans dentelle, dit en anglais au douanier:  » Puis-je prendre votre nom en note ?  » (elle avait en la tête que si un shérif nous le demande, nous pourrons dire que les douanes nous on dit que ce n’était pas nécessaire). C’était très légitime, sauf que c’est préférable de ne pas argumenter avec un douanier ! Paniqué, je donne un coup de coude dans le ventre  à Catherine et lui dit:  » qu’est-ce que tu fais là !!!  » Le douanier, lui, recule d’un pied ou deux sur sa chaise et dit :  » pourquoi ? tu vas faire quoi avec mon nom ?  » Catherine rattrape ensuite la situation, toujours en anglais, car elle est très agile dans ces situations là , mais ce fut un petit moment de stress. Enfin, en lisant la liste des aliments interdits, nous lui disons qu’on en a quelques uns (fruits tropicaux) et le douanier monte à bord de notre bateau pour les ramener dans un sac. Pas de fouille de sa part. Cela le met super à l’aise et c’est la fin des suspicions. Catherine et lui se mettent à blaguer et rire, et tout rentre dans l’ordre. OUF !!!  Finalement, nous avons droit à des conserves-maison de viandes, mais pas de la viande bovine ou de l’agneau. Il faut vérifier avec les douanes par ailleurs parce que cela peut changer au numéro suivant (le numéro que Catherine a tant cherché) : 518 298-7213 begin_of_the_skype_highlighting 518 298-7213 end_of_the_skype_highlighting ou 7218, CBP Agriculture in Champlain, NY .

Le pont de Rouses Point qui démarque l’entrée aux USA                            Les douanes à la marina LIGHTHOUSE de Rouses Point

Une fois les douanes réglées, nous faisons le plein de diesel et le pump-out (vidange du réservoir septique). Ensuite, on entreprend de faire une épicerie. On s’informe et il n’y a rien qui se fasse à pied. Nous voulons faire quelques jours à l’ancre sur le lac Champlain et plusieurs nous ont dit que les épiceries y sont rares, alors il faut en faire une ici. Nous allons donc en taxi (20 milles aller-retour) à une épicerie énorme, le « Price Shopper ». C’est une big big épicerie ouverte 24h00 ! Nous ne reconnaissons aucune marque, alors c’est complètement étourdissant. Une chance qu’il y a des images sur les boites et les conserves ! De retour au bateau, nous faisons un peu d’internet, car il y a plusieurs réseaux sans fil. Ensuite, on part ! Il est 14h00 environ et cela fait 2h30 que nous sommes arrêtés à Lighthouse.

Direction : Pelots Bay. Environ 2 heures de navigation. C’est la première baie bien protégée sur notre chemin. On veut y passer la nuit et réaliser qu’on est maintenant aux USA. Arrivés dans la baie, on se reprend à 3 fois pour ancrer, car le fond est en roche. On aurait dit qu’il avait été asphalté ou bétonné tellement il était lisse et sans prise pour l’ancre. Les deux premières fois, nous avons choisit une partie de la baie tranquille. Nous avons compris pourquoi il n’y avait pas de bateau là … On se déplace ensuite au premier endroit que Catherine avait choisit (proche de la marina) et on recroise le voilier BRIGANTINE. On leur demande si le fond est bon et ils nous disent que oui. On se met à l’ancre tout près. Il est 18h30, on n’a pas soupé et on meurt de faim. Nous ferons donc connaissance avec Brigantine demain !

Après souper, la pression retombe et le fun s’installe. Nous sommes contents d’avoir passé les douanes, d’être aux USA et d’être sur le lac Champlain. On part la musique et on danse de 20h00 à 12h30 AM comme des jeunes fous du temps où l’on s’est connus au Dagobert sur la Grande-Allée à Québec. C’est Catherine qui fait le DJ !

On fait la fête, on a passé les douanes, Youpi !!!

10 Sept 2007: À la découverte du lac Champlain

Pelots Bay (Vermont)- Deep Bay (New-york)

9 milles nautiques;

Ensoleillé  22° C, 101.1 KPa, vents N 10 noeuds;

Départ à 14h00, Arrivée à 16h00, moteur 2h00.

Ancrage: N 44° 46.40, W 73° 22.98

Levée du corps difficile, car beaucoup fêté hier. Catherine a même un léger mal de block  » Rhum and Coke ». Je sors en zodiac dire bonjour à BRIGANTINE et leur demander leurs intentions de la journée. Je les invite sur notre bateau. Ils viennent vers 12h00 et nous faisons un peu connaissance. Nous convenons de partir après dîner pour Deep Bay ensemble. J’attaque le lavage de la moustache du bateau. C’est des algues et de la saleté qui s’accumulent à la ligne de flottaison tout autour du bateau. Il faut laver cela une fois par semaine environ. Je termine aussi le cirage du tableau arrière du bateau, que j’aurais dû terminer avant notre départ du 5 août … Catherine pendant ce temps fait du ménage à l’intérieur du bateau (plancher, toilette, etc…).

Ensuite, nous partons pour Deep Bay. Petite navigation tranquille de 2h00. Dans la baie, il y a trois rangées de 15 tangons où l’on peut s’amarrer. Il n’y a qu’un seul bateau. On a presque la baie à nous tout seul. Nous débarquons avec BRIGNANTINE à terre en zodiac, car il y a des sentiers pédestres. On marche environ une heure et demie dans la belle nature du lac Champlain. C’est vraiment super de prendre une petite marche à terre quand on est tout le temps sur un bateau. Nous aimons les deux: être sur un bateau et marcher. Ça nous prend les deux pour nous sentir bien équilibrés. Pendant la marche, on continu à faire connaissance avec l’équipage de BRIGANTINE.

Notre voilier à tangon dans Deep Bay                                                        Petite marche de santé avec l’équipage de BRIGANTINE (qui prennent la photo)

Au retour de la marche, petit 5 à 7 sur Mer et Monde II avec bières et Chips. Ensuite, nous soupons chacun dans notre bateau et comptons rester dans Deep Bay pour demain. La baie est belle, la soirée est tranquille et on se couche un peu dans le hamack sur le pont pour relaxer au soleil couchant.

11 Sept 2007: Superbe navigation

Deep Bay (New-york) – Mallets Bay (Vermont)

15 milles nautiques;

Nuageux  22° C, 100.2 KPa, vents S 20-25 noeuds, 3-4 pieds de vagues;

Départ à 11h00, Arrivée à 16h00, moteur 5h00.

Ancrage: N 44° 33.88, W 73° 13.79

Levée tranquille. Lecture, écriture et déjeuner aux crêpes. Nous écoutons la météo tard, soit vers 11h00 AM. Il annonce 20-25 noeuds de vent et on nous a dit de faire très attention au Lac Champlain par vent du Sud à 20 noeuds et plus. Mon court de pilotage des ECP m’a aussi  appris qu’il faut un certain nombre d’heures avant que la vague se forme. Nous ne voulons pas rester plusieurs jours ici. Alors, si on part tout de suite, nous pourrons aller à notre prochaine destination avant que la vague n’atteigne 4 pieds. Nous décidons donc de partir rapidement. Nous passons à coté de BRIGANTINE et on leur explique nos intentions. Nous leur disons qu’arrivé au large, nous leur soulignerons par radio si le lac est praticable. Sortis de la baie, la vague est d’environ deux pieds. On communique cela à BRIGANTINE qui décide eux aussi de faire un bout de chemin. Catherine prépare un plan A,B,C,D,E … au cas où la vagues augmenteraient. Destination prévue (la A) : Mallets Bay. Le trajet se fait bien. Le bateau monte un peu sur la vague, mais rien comme ce qu’on a connu dans le St-Laurent. Nous naviguons à l’aise pendant 2h00 environ. Il y a quelque fois de la vague de 3 pieds, mais c’est momentané. On s’approche de l’autre berge et la vague est moins forte.

Avec la configuration du lac et le vent du sud, nous étions semi-protégés du fetch depuis notre départ (le fetch, c’est la distance que le vent a sur l’eau pour faire monter la vague). Mais nous devons contourner une ile avant d’entrer dans Mallets Bay et pendant une heure, la vague est de 3 à 4 pieds sur notre hanche. On se fait pas mal brasser, mais le mât couché tient le coup (il a été solidement attaché par le capitaine). Mais, il n’en aurait pas fallu plus je pense. À voile, la limite pourrait être repoussée, mais là, c’est le max pour qu’il n’y ait pas de casse.

Éric observe BRIGANTINE fendre la vague de 3-4 pieds

Nous arrivons donc à l’entrée de notre baie pour la nuit. Nos cartes indiquent 4 pieds d’eau à l’entrée de la passe et sur environ 100 pieds de circonférence. Nous demandons à BRIGANTINE d’aller sonder, car ils n’ont que 4.5 pieds de tirant d’eau. Ils vont voir et reviennent en disant qu’il y a 4 pieds d’eau à certains endroits et qu’il vaut mieux ne pas y aller. Mais selon ce que nos cartes démontrent et selon ce que nous avons comme renseignements de certains navigateurs ca pourrais passer :  » de justesse, mais ça passe ! « . On se regarde Catherine et moi et on se dit qu’on perd rien à essayer. Catherine est très bonne pour ces cas là. Elle se mets sur la carte et me fait passer très précisément aux bons endroits. Je l’écoute au doigt et à l’oeil depuis l’année dernière où je m’étais fourvoyé dans l’entrée de Tadoussac à contre-courant. Nous commençons l’approche de la petite passe. 8 pieds, 7 pieds, 8 pieds, 7 pieds, 6.5 pieds, 10 pieds, 15 pieds, 25 pieds, 32 pieds, 10 pieds, 8 pieds, 7 pieds, je réduis la vitesse au minimum, 6 pieds, 6 pieds, 6 pieds, c’est serré … , 7 pieds, 8 pieds, 10 pieds, 25 pieds, 45 pieds, BINGO ! c’est passé. BRIGANTINE nous dira plus tard qu’ils  nous regardaient y aller quand même et qu’ils se disaient AH ! les jeunes !… Bravo Catherine, t’es une chef navigatrice dans ces moments là !

Arrivés à Mallets bay, on se cherche un bon ancrage pour deux jours. Nous visitons trois baies avant de trouver ce qu’on veut. Ce qui est tannant sur le lac Champlain est que toutes les belles baies protégées sont presque toutes habitées par des marinas. On n’en revient pas combien il y a de marinas partout sur le lac. En deux jours, on en a vu une quinzaine et c’est principalement des voiliers qu’il y a. J’aimerais bien savoir combien il y a de voiliers sur le lac et je ne serais pas surpris d’entendre de deux à trois milles voiliers ! Déjà, nous en avons vu au moins 1000 et nous n’en sommes qu’au premier quart du lac.

Beau mouillage à Mallets Bay

Petit 5 à 7 sur BRIGANTINE et la pluie commence, alors nous retournons sur notre bateau vers 19h00. Nous soupons et le dodo vient vite ce soir (21h). Journée avec de l’action et du vent, ça couche son homme et sa femme de bonne heure ça !

12 Sept 2007: Repos à l’abri

Mallets Bay (Vermont)

Passage nuageux  18° C, 100.0 KPa, vents O 20-25 noeuds;

Aujourd’hui, on ne bouge pas. Lecture, écriture et on fait du Internet à partir du bateau. Je taponne un peu mon moteur hors-bord, car il étouffe facilement. Je doute que le filtre à gaz est bouché, mais je ne le trouve pas. Je démanche certains tuyaux et souffle dedans. Je démanche une partie du carburateur et le nettoie aussi. Je trouve rien de spécial et remonte tout ça. J’enlève aussi les « stickers » sur le moteur pour le rendre plus fade et moins beau. On m’a conseillé ça pour ne pas nous le faire voler. J’installe aussi une petite lumière de navigation sur le zodiac pour la nuit que le voilier ÉVOÉ nous a vendu. Hier, nous sommes retournés au bateau à la brunante en zodiac et j’aurais aimé avoir cette lumière. Catherine a fait un beau potage aux choux-fleurs. Elle va en porter un pot à BRIGANTINE et en profite pour faire sa première ballade à zodiac à la noirceur. Nous soupons au saumon farci au crabe (hmmmmm…) et regardons la moitié d’un film.

Première ballade de Catherine en zodiac de nuit

13 Sept 2007: Visite de la ville universitaire de Burlington

Mallets Bay (Vermont)- Shelburne Bay (Vermont)

15 milles nautiques;

Ensoleillé  24° C, 101.5 KPa, vents S 5 noeuds;

Départ à 8h00, Arrivée à 11h00 à Burlington;

Départ à 16h00, Arrivée à 17h00 à Shelburne Bay; moteur 4h00.

Ancrage: N 44° 28.28, W 73° 13.43

On se lève tôt ce matin. Il fait beau et le vent est tombé. C’est une matinée magnifique pour prendre un café au grand air. J’ai des fourmis dans les jambes, car il annonce beau toute la journée et j’aimerais être à Burlington de bonne heure pour en profiter tout l’après-midi. Nous naviguons donc trois heures vers Burlington. Nous repassons par la passe peu profonde, mais nous avons gardé notre trace GPS de notre premier passage pour repasser au même endroit.

Nous arrivons vers 11h00 à Burlington, suivi de BRIGANTINE. Nous mettons l’ancre devant la ville à l’abri avec le brise-lame et on se fait avertir aussitôt de ne pas ancrer là, car des traversiers circulent à cet endroit. Nous apprenons alors que les tangons sont gratuits pour la journée. Ce qui fait notre affaire, car il annonce beaucoup de vent pour demain et nous voulons aller à Shelburne Bay qui nous donnera une bonne protection ce soir. Nous remontons l’ancre et on se met à tangon. Pour ceux qui se demandent comment ça va avec mes bras et mon ancre (car nous n’avons pas acheté de guindeau électrique), et bien, je suis rendu « muscle man » et remonte l’ancre comme si de rien n’était. Je savais qu’avec la pratique, mes bras reviendraient « top shape ». D’ailleurs, Catherine ne s’en plaint pas vraiment. De beau bras, de beaux pectoraux et même des abdominaux qui refont surface tranquillement après quelques années sous les quelques « pneus Michelin » …

Nous débarquons donc en ville vers 12h00 avec BRIGANTINE. On se départit de nos quatre sacs de vidanges avec plaisir, on cadenasse notre zodiac au quai et Catherine enfile notre super sac à dos. BRIGANTINE a des problèmes avec son hors-bord et arrive à la rame. Nous marchons en ville et rejoignons la fameuse et populaire Church Street qui est interdite à la circulation automobile. Cela fait un peu penser à la rue St-Jean quand elle est barrée ou au Petit Champlain à Québec avec plein de boutiques et de restos-terrasse. Nous dinons sur la terrasse d’un excellent bistro européen.

La Church Street dans le downtown de Burlington                                            On cherche un resto pour diner

La ville de Burlington avec son gros campus universitaire

Ensuite, on entreprend d’aller au West Marine qui est à un bon bout à pied. Nous traversons sur notre chemin le campus universitaire de l’Université du Vermont. C’est un campus vraiment beau, immense et qui donne le goût de retourner aux études tellement c’est bien aménagé. Ensuite, c’est le West Marine. Cette chaîne de magasins d’articles marins est partout aux USA. On en entendait parler et avions leur catalogue depuis les trois dernières années, mais là, on y est pour de vrai ! Ce magasin de Burlington est petit, mais c’est tout de même un West Marine!!! Nous achetons un petit chariot pliable pour nos commissions et un pré-filtre diesel (ce qu’on a pu trouver). BRIGANTINE fait aussi quelques achats et c’est le retour au bateau. Une belle marche d’environ 5-6 milles tout l’après midi au soleil dans une très agréable ville plein d’étudiants.

En sortant du West Marine, Éric essait notre super chariot à roulettes

Ensuite, on se déplace pour passer la nuit dans Shelburne Bay à 2-3 miles de Burlington. On se trouve une belle anse protégée et on s’ancre du premier coup. Tester notre ancre comme il faut nous révèle souvent de mauvais fond dans le lac Champlain et cela nous évite de mauvaises surprises (comme l’ancre qui décroche durant la nuit …). Nous testons toujours notre ancrage en reculant à moteur dans le fond à 2900 tours (sans élan quand même !). Nous faisons de même avec les tangons. Ce n’est pas parce qu’on ne met pas l’ancre qu’il faut faire confiance aux tangons les yeux fermés. Nous les testons donc avec la même méthode pour valider la solidité du câble d’acier et du bloc de béton qui est dans le fond de l’eau.

On lit un peu, la baie est tranquille, on prend une bière à deux et on relaxe. On se fait à souper avec le restant de saumon farcie au crabe (hmmmmmm…) et on écoute la fin du film d’hier. Ensuite, dodo car il est 22h00. Notre rythme est souvent pareil. On se couche à 22h00 et on se lève vers 8h00 du matin. Ce qu’on dort bien dans un bateau…

14 Sept 2007: À l’abri du vent

Shelburne Bay (Vermont)

Passages nuageux  20° C, 100.9 KPa, vents S 25-35 noeuds;

Lecture pour Catherine et écriture du site web pour Eric. Ensuite, Catherine fait du pain dans le bateau pour la première fois. Moi, je prends pour la première fois une douche solaire (pour les curieux: c’est un sac noir en caoutchou plein d’eau qu’on laisse sur le pont afin que le soleil le réchauffe). Aujourd’hui, il n’y a pas de soleil, mais l’occasion de prendre une douche est là. Alors, tant pis pour le principe de réchauffement du sac noir. Même si cela est froid, ça fait un grand bien. Ensuite, c’est au tour de Catherine pour la douche.

Catherine qui fait ses premiers pains avec le four au propane               OUF ! C’est pas si chaud une douche solaire dans le cockpit !

Pour le Happy Hour (notre fameux 5 à 7 au Québec), nous invitons nos voisins d’à côté pour une petite partie de carte. Ils sont amateurs du jeu de cartes le 500. On y a déjà joué, mais on s’en rappelle plus ou moins alors il faut nous le ré-expliquer. Juste avant de commencer la joute, nous dégustons le bon pain chaud tout juste sorti du four de Catherine avec un peu de beurre, hum hum… On s’amuse ainsi de 17h00 à 20h00. Nous soupons et ensuite dodo.

Je couche habillé dans le carré, car il annonce beaucoup de vent cette nuit. Tout ce passe bien jusqu’à 3h10 AM où le front froit s’abât sur nous avec au moins 35 noeuds de vent. Le vent vire soudainement de 180 degrés. Nous nous retrouvons dans le sens contraire de notre ancre et le vent nous pousse vers la berge dans 12 pieds d’eau. Je trouve cela serré, car si l’ancre décroche, nous n’aurons que très peu de temps pour réagir. Catherine et moi enfilons nos habits de pluie car il pleut fort et je sors dehors. Les rafales de vent sont fortes, alors j’allume le moteur « au cas où » et Catherine allume les lumières de navigation. Nous sommes en alerte pendant une demie-heure, puis le vent diminue. Une fois que nous sommes assuré que l’ancre tient bien, j’éteinds le moteur et les lumières de navigation. Le reste de la nuit se déroule bien et nous nous dormons le reste de la nuit comme des bébés.

15 Sept 2007: Partridge Harbour: un paradis sur terre

Shelburne Bay (Vermont) – Partridge Harbour (New York)

25 milles nautiques;

Passages nuageux  20° C, 101.3 KPa, vents S 5 noeuds;

Départ à 9h00, Arrivée à 14h00, moteur 5h00,

Ancrage: N 44° 12.05, W 73° 23.51

Au matin, la baie est calme. À la VHF, il annonce pour aujourd’hui de 15 à 20 noeuds de vent du sud et nous ne savons pas trop si nous pouvons prendre le large. Présentement à Burlington, les vents sont calmes. Je sais par mes cours des Escadrilles canadiennes de plaisance (ECP) que pour que la vague lève, il faut quelques heures de vent continue. Donc, si le vent se lèverait tout de suite, la vague lèverait ensuite 2 à 3 heures plus tard, ce qui nous donnerais un certain temps pour faire un bout de chemin. Tout compte fait, branle-bas de combat: on part !!!!!!

Vue du large apres le front froid à la sortie de notre baie protégée.

Nous avertissons BRIGANTINE qu’il y a une acalmie qui s’offre à nous et que nous allons bouger d’endroit. Ils apparaissent dans notre champ de vision arrière 30 minutes après. La navigation est super belle. Le lac est calme et le soleil se montre le bout du nez entre les nuages. Il commence à faire beau vers 12h00. Nous sommes ébahis par les beaux domaines qu’on aperçoie sur la rive. De très grosses maisons avec des hectares et des hectares de gazon, tous délimités de clotures en bois blanches. C’est magnifique ! On se dirige ensuite vers un site que toute la famille Poirier nous a recommandé fortement. C’est la très petite baie de Partridge Harbour. Il faut pour s’ancrer dans cette microscopique baie, mettre l’ancre à l’entrée de la baie, reculer nos 200 pieds de cablôt d’ancre et aller attacher le derrière du bateau dans le bois (j’ai attaché le cablôt à un arbre mort, car des pancartes mentionnent que c’est interdit de s’attacher aux arbres parce que c’est un terrain privé). De cette façon, on ne peut donc ainsi tourner sur notre ancre, car il n’y aurait pas assez de place. Nous pouvons être 3 ou 4 bateaux dans la baie en même temps. Par chance, nous sommes seuls avec BRIGANTINE. Une fois ancré et prêt à relaxer, on en revient pas comme c’est beau !!! C’est le plus bel endroit qu’on a fait à date sur le lac. Il y a un beau nid de balbuzards (ou aigle-pêcheurs) dans le haut d’un pin rouge. La maman et le papa balbuzards, qui ont des oisillons, ne sont pas très contents qu’on soit là. Ils volent près de nous pour nous impressionner et nous crient après. Il y a aussi un grand héron qui pêche, un martin-pêcheur lui aussi, des tonnes de canards de toutes les couleurs, un cormoran à aigrettes (brun avec la tête orange) qui est un véritable sous-marin (car il est tout le temps sous l’eau en train de pêcher), etc. La nature est omniprésente partout dans la baie. On regarde partout pendant des heures pour s’imprégnier de cette belle place. BRIGANTINE sont très hypnotisés eux aussi et remercient oncle Daniel de nous avoir recommandé de venir ici.

Éric qui se prélasse et contemple la nature à l’état sauvage

Catherine part en zodiac à la rame pour débarquer sur la berge et fait un « trip photo » :

Paysages de Partridge Harbourg.

Vers 17h00, un voilier vient s’ancrer lui aussi dans la baie. Le capitaine se prend par trois fois pour réussir à s’ancrer et on ne comprend pas du tout ses manoeuvres et sa tactique d’ancrage. Sur son bateau, il est inscrit Vermont, alors on se dit qu’il doit connaître la baie et savoir ce qu’il fait… Après environ 30 minutes de taponnage et de gestes désorganisés, je n’en peux plus de les regarder se débattre dans tous les sens et je vais l’aider. Cinq minutes après, il est ancré pour la nuit! Je peux vous dire que nous naviguons avec de bonnes techniques et connaissances quand on est témoin de certains bateaux faire n’importe quoi comme ça…

Petit apéro sur BRIGANTINE qui a trouvé une bouteille de rosé dans ses cales. Nous nous relançons pour une partie de 500 aux cartes. Nous revenons sur notre bateau, nous soupons et ensuite dodo sur la digestion.

16 Sept 2007: Jour 2 au paradis

Partridge Harbour (New York)

Ensoleillé 18 °C, 101.7 Kpa

On se lève avec un beau soleil. Il a fait froid cette nuit (proche du point de congélation) et notre chauffage était très bienvenu. La baie est encore plus belle le matin et les oiseaux sont déjà actifs. Nous avons de belles conditions pour naviguer aujourd’hui selon ce qu’on entend à la VHF. BRIGANTINE viennent nous voir pour nous dire qu’ils aiment trop cette baie pour ne pas en profiter une journée de plus. On y va avec la famille, alors on reste nous aussi. Catherine qui étudie tout le temps un peu d’avance notre chemin a hâte d’avancer, car il y a plein de belles choses à visiter et à voir. Mais elle est aussi bien que nous dans cette baie, alors elle est facile à convaincre pour rester une autre nuit. Il faut souligner ici, vu le que le sujet est abordé, que Catherine s’est démarquée de nous quatre qui se suivont depuis une semaine pour ce qui est des informations. Catherine est une lectrice professionnelle. Ceux qui la connaisse savent que Catherine ne peut voir un journal, un livre, une revue ou du texte sans le lire. Résultat, elle lit tout ce qui existe comme guides, cartes et revues qui sont dans le bateau. Quand on se demande en jasant ce qu’il y a faire, si l’on peut aller faire une épicerie dans cette ville là, qui s’annonce en disant: moi je le sais!!! : et bien Catherine, Catherine, Catherine. Alors, je l’ai nommé officiellement la GEO du voyage. C’est la plupart du temps elle qui nous dit où aller et qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui. Elle aime bien cela je crois, car elle y met une heure ou deux par jour.

On convient ensuite avec BRIGANTINE de ce faire un lunch pour le diner et d’aller casser la croute quelque part. On se prépare donc et ensuite on part en zodiac pour s’arrêter à une pointe tout près. On visite ensuite en zodiac un peu la berge près de la baie et on revient au bateau.

Casse-croute avec BRIGANTINE sur le bord de l’eau au Lac Champlain

En arrivant, nous remarquons que le balbuzard est actif sur la berge de notre baie. Nous le voyons s’envoler et se percher tout près dans un arbre. Je me mets dans l’idée de le photographier en vol. Je prépare l’appareil photo et vise le balbuzard en espérant qu’il s’envolera bientôt. Une heure plus tard, le cou endolori, les yeux secs, il fini enfin par s’envoler. J’avais mis l’appareil photo à la fonction « mitraillette » (rafale de photos). Je prend 45 photos. Après visionnement, une seule était bonne … Ce n’est pas une très grosse moyenne au baton n’est-ce pas ?

Notre ami le balbuzard en plein vol (photo de Éric)

Catherine me talonnait depuis trois semaines pour jouer une partie de Scrabble. Je lui avait dit oui à condition qu’elle me fasse du pain. Moi qui n’aime pas les jeux avec les mots, il faut bien faire plaisir à ma femme de temps en temps, alors on s’installe pour une partie de Scrabble. Catherine est tout contente. Après une heure et demie, la partie se termine par un score de 150 pour Catherine et 200 pour Eric. Hé oui, elle a perdu. Elle a dit à la fin que finalement, ce jeu est juste un jeu de hasard …. Bizarre non ?….

17 Sept 2007: Visite de forts

Partridge Harbour – Crown Point (New York);

19 milles nautiques;

Ensoleillé  20° C, 101.7 KPa, vents calmes;

Départ à 8h30, Arrivée à 9h00 à Westport; Départ à 15h00, arrivée à 18h00 à Crown Point;

3h30 moteur

Ancrage: N 44° 01.84, W 73° 25.38

Ce matin, on bouge. Départ à 8h30 avec BRIGANTINE qui nous accompagne. Les prévisions météos indiquent un système de beau temps qui s’installe pour plusieurs jours, youpi ! Nous allons en chemin nous ravitailler à Westport. Remplissage du diesel, de l’essence et de l’eau. Aussi, nous faisons le pump-out, le lavage, l’épicerie, les achats et prenons notre douche.  Dans le downtown du village, nous faisons un petit pique-nique pour diner sur la pelouse privée d’un villageois qui avait un beau grand terrain (on s’en ait rendu compte après avoir fini de manger, car son terrain était grand). Il faut faire les deux épiceries du village pour trouver quelques articles seulement. Les épiceries sont sombres, plutôt malpropres et plusieurs articles sont périmés ou suspects. Ce fut un bel arrêt tout de même où tout était proche.

La marina de Westport qui a un certain cachet                                        Pic-nic avec BRIGANTINE sur un terrain privé de Westport … , oups !

Ensuite, nous reprenons notre chemin vers Crown Point où le Lac Champlain rétrécie considérablement. Les paysages sont magnifiques avec vue sur les monts des Adirondacks que nous aurions sûrement aimé visiter dans d’autres circonstances. Arrivés là, nous ancrons dans une petite baie au pied de deux forts (Fort Frédéric et Fort de Crown Point). La baie n’est pas très protégée, mais les vents sont calmes. Nous prenons une petite bière sur BRIGANTINE et ensuite nous allons marcher et visiter les deux forts. Ceux-ci ont été construits dans les années 1700 par les français pour protéger les frontières vers le nord et ont été repris par les britanniques rapidement. Il y a également un gros monument érigé en l’honneur de Samuel de Champlain pour sa découverte du lac en 1608. Le monument sert également de phare. Nous finissons notre promenade à la brunante et la fraiche fait vite son apparition. Les nuits sont plus froides depuis quelques jours et cela nous rappelle que l’hiver s’en vient. Cela nous incite à descendre un peu plus vite vers le sud. Nous aimons bien visiter et flaner partout pour découvrir tous les petits recoins que l’on traverse, mais il ne faut pas oublier de faire notre parcours vers le sud ! Nous avons quand même 2300 milles nautiques à faire pour arriver aux Bahamas et nous en avons environ 500 de complétés.

Vue sur notre ancrage à Crown Point                                                          Les ruines du fort de Crown Point au crépuscule

18 Sept 2007: Début du canal Champlain

Crown Point – Whitehall (New York)

37 milles nautiques;

Ensoleillé  23° C, 102.2 KPa, vents calmes;

Départ à 9h00, Arrivée à 11h30 à Fort Ticonderoga; Départ à 15h00, arrivée à 18h30 à Whitehall;

Moteur: 6h00

Ce matin, Catherine nous rappelle qu’il faut accélérer un peu et nous sommes tous daccord. Nous partons vers 9h00 en plein brouillard de rayonnement (se dissipe au cours de la matinée) car les nuits sont fraiches. On se rend d’abord à Fort Ticonderoga pour une visite de quelques heures. Nous mettons l’ancre dans la baie au bas du fort et nous escaladons tous le mont pour entrer par l’arrière du fort. C’était finalement un peu trop casse-gueule à notre goût … À notre retour, nous avons trouvé un meilleur chemin pour revenir à la berge juste à côté de où nous avions passé le matin (de beaux escaliers)!

Levé de soleil au mouillage de Crown Point: de toute beauté !

Il faut que fasse ici une petite capsule d’histoire car Catherine et moi aimons bien l’histoire. C’est qu’après la visite de ce fort, j’ai réalisé qu’ils se ressemblaient tous, car les guerriers ne s’en tenaient pas à prendre un seul fort, mais à tout prendre … Voici en gros quelle est l’importance de la région que l’on visite. Il faut s’imaginer revenir dans le temps où les voies navigables étaient les principaux passages pour voyager et faire du commerce. Ces voies navigables-là devenaient des routes critiques pour l’érection de nouvelles terres. La France et l’Angleterre eux l’avaient découvert, alors ils se battaient pour obtenir le plus de territoire possible. On pouvait avoir accès à la Nouvelle-France où l’on vit aujourd’hui par le fleuve St-Laurent, mais aussi par la rivière Richelieu, le lac Champlain et la rivière Hudson (ils devaient toutefois faire un peu de portage aux endroits où les canaux et écluses sont aujourd’hui). Il y a donc plusieurs forts qui ont été construits le long de ses voies navigables dont les forts Lennox (Richelieu), Crown Point, St-Frédérick et Ticonderoga (lac Champlain), Edward et Ann (Hudson), etc. Le gros de l’histoire s’est déroulé dans les années 1755 à 1777. On doit se rappeler dans l’histoire du Québec que de la Nouvelle-France a passé aux mains des britaniques en 1759. Et bien, ce fut la même chose ici. Les français ont construit leurs forts de 1755 à 1759 pour protéger leur Nouvelle-France des britaniques, qui eux, possédaient la Nouvelle-Angleterre (les USA aujourd’hui). Les guerres ont eu lieu ici quand les britaniques ont décidé de s’approprier la Nouvelle-France. Ils ont attaqué avec leurs voiliers et avaient deux fronts d’attaque principaux qui entouraient les pauvres français. Les britaniques ont quand même eu de la misère à prendre tout ces forts. La deuxième partie de l’histoire s’est déroulée en 1775 (15 ans plus tard) où les colons ont décidé de se faire un pays indépendant et de mettre l’Angleterre dehors. Là, c’est devenu une guerre entre américains et britaniques. Les américains ont prit les forts pendant deux ans, mais les ont perdu en 1777 quand les britaniques sont redescendus de la Nouvelle-France pour se réapproprier le territoire. Par contre, l’Angleterre a perdu les batailles plus bas dans le sud et ont finalement dû céder l’Amérique aux américains. Voilà pour ma capsule historique …

Le fort de Ticonderoga                                                                                  Ce fort abrite la plus grosse réserve de canons des États-Unis !!!

Ensuite, nous reprennons notre chemin vers 15h00 après notre visite du fort et le cerveau nous chauffe parce qu’on s’est concentré à tout comprendre en anglais les guides touristiques et les pancartes. Puis, nous faisons la partie très étroite de la fin sud du lac Champlain. C’est une navigation très attentive, car nous n’avons pas beaucoup d’espace pour naviguer et peu de profondeur d’eau. C’est aussi dans une zone marécageuse presque tout le long. Ce sont des paysages nouveaux et c’est une autre expérience dans notre bagage ! Un train passe et nous salut à son passage de deux coup de sifflet pour nous souhaiter bon voyage !

Vers 18h30, nous sortons des marécages et nous arrivons à Whitehall. Nous arrivons trop tard pour monter l’écluse no 12 (qui est la première pour nous dans le nord du canal Champlain) et on s’amarre au quai d’attente de l’écluse pour y passer la nuit. Cinq minutes après, un gars vient nous voir et nous dit qu’il travaille à cette écluse, qu’il a fini son quart de travail à 17h00, mais qu’il a soupé et qu’il pourrait nous faire passer. Il est très gentil et calme et nous acceptons volontier de passer notre première écluse du canal. Par contre, nous ne sommes pas vraiment prêts et nous passons cette écluse de facon assez désorganisée merci. De gros bouillons nous brassent dans tous les sens et on se sent comme dans une marmite d’eau chaude. Pas de casse.

Arrivés en haut, nous sommes en plein coeur du village de Whitehall et le son d’une grosse cloche se fait entendre au passage d’une marina très spéciale sur le bord du canal. On se croirait dans un film western. C’est vraiment beaucoup mieux ici pour passer la nuit et le quai municipal est gratuit. Nous apprennons aussi qu’ils ne chargent rien pour le passage des écluses depuis le début de la saison. Bel accueil Whitehall !

Calme plat aux derniers miles nautique du lac Champlain

19 Sept 2007: Début du canal Champlain

Whitehall – Fort Edward (New York)

24 milles nautiques;

Ensoleillé,  24° C, 102.2 KPa, vents calmes;

Départ à 11h00, Arrivée à 16h30, moteur: 5h30;

Ce matin en se levant à 7h30, le brouillard est encore plus présent que la veille. C’est de toute beauté ce matin. Le soleil est bas et illumine le brouillard, donnant ainsi un effet très spécial. Je prends quelques photos. Ensuite, nous partons avec BRIGANTINE pour une petite marche afin de découvrir la ville et de faire une petite épicerie. Celle qu’on a fait à Westpoint était plus qu’incomplète. Au passage, nous rencontrons le voilier CHIMÈRE qui vient de la marina de Neuville dans l’écluse 12.

Dans le canal Champlain à l’aube, il y a un toujours un                         Paysage typique du canal Champlain. À gauche, la marina qui

brouillard de rayonnement                                                                          a sonné sa cloche à notre passage

Et c’est parti pour le bal des écluses ! Nous faisons de l’écluse 11 à l’écluse 7. Nous arrivons en fin d’après-midi à l’écluse 7. Nous rentrons à l’intérieur, nous descendons, puis l’éclusier nous dit qu’il faudrait plutôt passer la nuit entre l’écluse 7 et 8 juste, car il n’y aurait pas assez de profondeur d’eau pour nousàu quai municipal de Fort Edward. Alors, il remonte « l’ascenseur à bateau » et on rebrousse chemin un peu déçu. Demain, en repartant, cela fera la troisième fois que l’on passe dans l’écluse 7. Super!!!

Catherine est bien concentrée dans l’écluse. Attention, on descend !!!

On s’amarre donc à un vieux quai municipal en bois sans service. On goute à notre vinier qu’on a acheté vraiment pas cher dans un liquor store à Whitehall (un merlot californien) et il est très bon. On va visiter la ville de Fort Edward à pied par la suite et on revoit le voilier CHIMÈRE qui est amarré au quai municipal. On discute un peu avec eux, des gens très sympatiques. Ils nous disent qu’il ont vu 5.5 pieds sur leur profondimètre.

Dans les villes du canal Champlain, nous constatons qu’elles ont un certain « cachet », mais que les maisons ont toutes besoin d’un sérieux coup de peinture. Les villes sont vieilles, mais certaines sont historiques et datent des années 1700 ! Aussi, rares sont les femmes et les hommes sveltes dans le coin ici. Nous avons aussi vite constaté que la nourriture est plus sucrée. Le pain, par exemple, goute la mélasse et il y a deux fois plus d’allées de liqueurs, de grignotines et de gateaux à vendre dans les épiceries … Nous constatons aussi qu’ils sont vraiment tous très gentils avec nous. Nous discutons très souvent avec les américains. Sans exagérer, nous pouvons avoir près de 10 échanges par jour avec des américains et aussi d’autres « boaters » (navigateurs) et ils sont très généreux de leur temps. Ils sont patients avec notre anglais approximatif et font comme si de rien était pour nous respecter.

20 Sept 2007: 5 à 7 sur un bateau d’époque à Mecanicville

Fort Edward – Mecanicville (New York)

27 milles nautiques;

Brouillard le matin puis ensoleillé,  27° C, 101.5 Kpa, vents calmes;

Départ à 10h00, Arrivée à 16h00, moteur 6h00;

Nous reprenons donc l’écluse 7, et juste avant d’y entrer, un gros voilier réplique d’un bateau d’époque passe dans l’écluse avant nous pour remonter jusqu’à Burlington. C’est le voilier LoisMcClure. Il est très gros et on le laisse passer. Des américains venus l’observer nous expliquent son histoire. À la sortie de cette écluse, nous tombons enfin dans la rivière Hudson. La rivière arrive sur notre gauche et se marie au canal Champlain qui n’est pas encore terminé. Les paysages changent donc avec cette rivière qui varie dans sa configuration, qui est plus sinueuse et où il y a plus de faune, de flore et d’habitations sur les bords. Nous trouvons que cela ressemble à la rivière Richelieu tout d’un coup.

Le voilier LoisMclure dans l’écluse

Entre l’écluse 4 et l’écluse 3, il n’y a qu’un mille et demi de distance. Sauf qu’à notre passage, il y a des travaux de maintenance à un barrage et le niveau d’eau est diminué de 6 pieds. Normalement, ils tiennent 12 pieds d’eau partout dans le canal Champlain. Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir, mais 12 pieds moins 6 pieds, ça fait 6 pieds qui reste en dessous de la quille ! Et combien avons-nous de tirant d’eau ? près de 6 pieds (5.8 pieds + 2 pouces de bagages et équipements = 5.10 pieds), alors c’est un bout où les yeux restent fixés sur le profondimètre … On sent le fond nous ralentir quelques fois, mais c’est de la vase molle. De plus, le paysage est vraiment spécial. Les rives sont à découvert et quelques bateaux moteur sont échoués. Par contre, nous avons la surprise de voir notre première tortue de 1 pieds et demi de long qui se faisait dorer au soleil avec un cormoran sur une roche. Catherine est vraiment très exitée de voir ca. Une tortue! Wow, une tortue ! Mais c’est ben trippant ! J’ai vu une tortue !, j’ai vu une tortue ! Qu’est-ce que cela va être quand nous verrons des dauphins au bout de notre étrave ou des crocodiles, dites-le moi ???

Ensuite, c’est l’arrivée à Mecanicville. Les quais sont flambants neufs et tous les services sont gratuits (eau, électricité et même le pump-out). Il faut qu’on parle de cet aspect un peu. La gratuité des services nous renverse ici. Nous ne sommes pas habitués à cela, mais ici, les municipalités ont misé sur le fait que, si c’est gratuit, les bateaux vont arrêter et aller dépenser en ville. Les voyageurs en voilier comme nous le font moins, mais nous ne représentons pas une grosse proportion de la flotte qui passe ici. Je crois qu’ils ont vu juste. En tout cas, cela fait bien notre affaire. C’est comme ça dans tout le canal Champlain, alors on en profite avec joie !

Une fois installé au quai municipal, on se fait aborder par l’équipage d’un bateau d’époque à moteur avec cinq américains. Ils ont loué ce bateau pour une semaine à Waterford et se promènent dans le canal champlain. Ils sont entre amis pour prendre du bon temps. Ils viennent nous parler et sont très gentils. Nous jasons un peu sur le bord du quai et nous leur offrons une coupe de bon vin rouge. Cela les charment et ils nous invitent à bord de leur bateau pour une visite. Nous jasons et blaguons pendant une heure et demie en anglais. Ils nous expliquent qu’ils sont retraités pour la plupart de l’armée américaine et ils nous comptent toutes sortes de bonnes vieilles histoires. Les échanges sont très nombreux et nous repartons de là complètement épuisés d’avoir tenu une conversation anglophone tout ce temps !

L’happy hour passé en compagnie de nos nouveaux amis américains

Nous soupons ensuite et nous partons pour une petite marche en ville. Nous cherchons un emplacement pour une crème glacée pour dessert. Nous trouvons une super bonne place et les cornets de crème glacée sont immenses (un petit = un gros ! ).

Au crépuscule à Mecanicville

21 Sept 2007: Au carrefour de deux canaux : WaterFord

Mecanicville – Waterford (New York)

12 milles nautiques;

Brouillard le matin et ensuite ensoleillé,  32° C, 101.7 Kpa, vents calmes;

Départ à 11h00, Arrivée à 14h00, moteur 3h00;

Nous allons en ville pour trouver du propane avant de partir. C’est la première fois que nous remplissons notre bombone de 10 livres depuis notre départ du Saguenay. Nous faisons aussi notre pump-out gratuit avant de partir. Ils annoncent un front froid demain. Nous pourrions filler jusqu’à Castleton aujourd’hui, mais cela ne servirait à rien. Nous ne pourrions remâter le voilier là-bas dans ces conditions difficiles de vent et de vagues car ce n’est pas un endroit protégé, d’autant plus que la fin de semaine, il y a trop d’activités nautiques sur la Hudson. Alors, nous convenons avec BRIGANTINE de flâner à Waterford pour la fin de semaine. On nous a dit du bien de cet endroit, alors on y va !

Paysage commun dans le canal Champlain

Il ne reste qu’une place au quai municipal de libre. Plusieurs voiliers ont eu la même idée que nous ! Nous nous amarrons au quai et acceuillons BRIGANTINE à l’épaule sur notre tribord. L’endroit est effectivement charmant. Nous conversons avec d’autres équipages qui vont vers le sud et plusieurs viennent de l’Ontario. Ici, nous sommes au carrefour de deux système de canaux: le canal Champlain et le canal Érié qui se rend vers les grands lacs et qui comporte 31 écluses. Il fait très très chaud en ville aujourd’hui. Nous revenons de notre petite marche vers 16h00 et nous cherchons de l’ombre en dessous d’un gros arbre sur le gazon et tout près d’où nous sommes à quai. On fait la lecture avec une bonne bière. Vers 17h00, nous entreprenons de se faire un super nachos au four, avec oignons, olives noires, piments, salsa et fromage gratiné. Succulant ! On partage cela avec BRIGANTINE accompagné de bières froides. Tous les quatres, nous n’avons pas eu besoin de souper par la suite …

Le quai municipal de Waterford, carrefour de deux systèmes de canaux

Le soir, en faisant du internet, nous réussions à communiquer avec les parents de Catherine en vidéo-conférence. Ils reviennent d’un voyage de deux semaines en Italie. C’est vraiment très le fun de pouvoir les voir. La technologie nous aide beaucoup à ne pas trop s’éloigner des gens qu’on aime !

22 Sept 2007: WaterFord

Waterford (New York)

0 milles nautiques;

Ensoleillé avec averses en soirée (Cold front),  30° C, 101.4 Kpa, vents 15-25 noeuds;

J’ai une job qui doit se faire depuis le début du voyage et qu’il faut que je règle une fois pour toute ! Nous restons à quai aujourd’hui et c’est le moment rêvé pour règler ça. Je dois vérifier mon pré-filtre séparateur d’eau, car il est certain que durant le voyage, il risque de se boucher et je devrai le remplacer. J’ai quelques pré-filtres de réserve, mais je ne suis pas sûr qu’ils font. J’aime pas ça, car quand j’en aurai besoin, ce ne sera pas le temps de faire des essais. Si ce pré-filtre se bouche, se sera lorsque nous serons en pleine action. Il faudra que ça se change sur le moment et rapidement. Je n’aime pas aussi l’endroit où est placé le pré-filtre. Il est dans le fond d’un coffre près du réservoir diesel et je dois tout vider le coffre pour y accéder. Cela me fait négliger aussi de vider de temps en temps l’eau qu’il sépare du diesel. J’étudie mon affaire et j’entreprends en même temps de déplacer le pré-filtre tout près du presse-étoupe afin qu’il soit à porté pour faciliter son entretien. Je travaille après ça toute la matinée. Une fois le pré-filtre dans les mains, je monte sur le quai pour entreprendre de l’ouvrir. Je ne réussis pas avec toute la force que j’ai. Je vois des étoiles à force d’essayer de le dévisser. Félix de BRIGANTINE vient à ma rescousse, mais on ne réussit pas à deux. Deux capitaines de bateau américain se joignent à nous. C’est incroyable comme le language n’a pas de barrière quand ça concerne la mécanique, car les termes sont pareils. Passe-moi le « piperinch », c’est pareil en anglais et en francais. Finalement, un des américains me dit après pleins de tentatives de dévissage: dévisse donc cette bolt pour voir. ! Il y a des pré-filtres qui se dévissent de cette façon. Et bien, quelle est ma réaction: You’re right!!! you’re right! Depuis deux ans que j’essais d’ouvrir ce filtre de la mauvaise manière. Pas fort … Je peux donc voir mon pré-filtre, nettoyer un peu l’intérieur du contenant et tester mes pré-filtres de réserve. Ensuite, je fais mon installation à l’intérieur du bateau et c’est de toute beauté. Nous voilà maintenant en voiture pour cette partie du bateau.

Catherine, pendant mes histoires avec mon pré-filtre, ce paye une tournée « blancheville ». Elle fait un beau ménage du bateau. C’est incroyable comment c’est toujours à recommencer aux 4-5 jours. Ça se salit dans le temps de le dire un voilier !

Ensuite, c’est l’opération épicerie. Nous sommes tout près d’un Price Shopper’s. C’est gros comme un Maxi et même plus et les prix sont bons. Ça fait deux semaines que nous n’avons droit qu’à de petites épiceries de village, alors on se jette sur l’occasion pour faire le plein ! Nous sommes samedi et le village de Waterford est dans son événement annuel de vente de garage. Tous les résidents sont dehors avec leurs marchandises à vendre sur des tables au pied de leur escalier. Ça ressemble à un méga marché aux puces en plein-air et les gens se promènent partout dans les rues pour acheter, tout excité d’avoir fait une bonne affaire ! Nous, nous en avons plein les bras avec nos sacs d’épicerie pesants, alors on fouine pas trop.

Au retour de l’épicerie, il faut vraiment vraiment trop chaud et on ne peut même pas se baigner car l’eau est polluée. Nous allons encore à l’ombre de notre arbre avec nos chaises de plage. Je me fais piquer par une guêpe sur l’orteil (j’ai manqué mourir). Puis, nous aidons un français qui convoit un bateau vers le Québec. Il a perdu son équipier et il doit en trouver un autre au plus vite. Il a de la misère à trouver du internet, alors je le fais monter dans notre bateau pour utiliser notre ordinateur.

Le 5 à 7 se passe sur MER ET MONDE II avec vin accompagné de fromage brie, ail et tomates séchées, le tout rotis dans la poèle qu’on mange sur du pain baguette. Hmmmmmmmmm, un délice !!!. Encore une fois, on a pas soupé. La pluie nous surprend et on rentre chacun dans nos bateaux pour fermer les fenêtres et nous terminons la journée là-dessus.

Le quai municipal de Waterford au matin, on y voit BRIGANTINE

et MER ET MONDE II en avant

23 Sept 2007: Mission on remate le bateau

Waterford – Castleton (New York)

17 milles nautiques;

Ensoleillé,  28° C, 101.7 KPa, vents NO 15n;

Départ à 9h00, Arrivée à 13h00, moteur: 4h00;

Ancrage: N 42° 32.1, W 73° 45.52

On se fait réveiller à 6h45 par plusieurs bateaux qui quittent vers le sud et qui ont eux aussi laissé passer le front froid. Nous prennons un bon café et nous nous activons. Nous étions amarré à tribord et on vire le bateau de bord pour l’amarrer à babord afin d’avoir accès à la tête de mât à partir du quai. Je repose notre girouette et installe une antenne ondes courtes pour recevoir les fax météo lorsque nous serons aux Bahamas. Ensuite, nous partons pour Castleton.

Première journée sur la Hudson, on y voit le pont de Troy en arrière plan

On passe la dernière des écluses, celle de Troy qui est fédérale. Une fois sortit du canal Champlain, les paysages de cette section ne sont pas très beaux. Plusieurs industries et usines longent les berges et des trains passent aux 10 minutes des deux cotés de la rivière en faisant un bruit d’enfer.  On peut par contre admirer toutes sortes de bateaux ici, car il y a une bonne circulation maritime dans la Hudson. Tout en roulant, Catherine popote une partie de la journée, dont une excellente et délicieuse salade de patates. Hmmmm …

On peut admirer toutes sortes de bateaux sur la Hudson !

Arrivés à Castleton, nous faisons le plein de diesel et nous étudions les lieux et la crinque pour lever notre mât. Nous sommes dimanche, il vente, il y a beaucoup de bateaux qui passent et les quais flottants brassent dans tous les sens, donc pas question de remâter aujourd’hui. On réserve pour 7h00 AM demain et on s’en va s’ancrer en face de la marina. Nous travaillons à préparer notre remâtage toute l’après-midi afin d’être prêt pour demain à l’aube.

Au souper, Catherine nous concocte un super spaghetti aux fruits de mer, sa spécialité. C’est vraiment la fête aujourd’hui, car Catherine popote !!! Il est sublime ce spagh au saumon et Marctres de Stimpson (ça provient de la Côte-Nord et se vend en conserve, à essayer à tout prix) !

On a du internet ici, alors on se met à jour.

24 Sept 2007: Un voilier est né!

Castleton – Catskill (New York)

24 milles nautiques;

Ensoleillé,  30° C, 102.1 KPa, vents calmes;

Départ à 13h00, Arrivée à 17h00, moteur: 4h00;

Ancrage: N 42° 12.95, W 73° 52.00

On se lève à 5h45 quand une barge nous rapelle que c’est une rivère commerciale ici. On réveille donc notre cadran à 6h00 au lieu du contraire et on se fait un bon café. Il y a un peu de brume, la rivière est calme et il n’y a pas de vent. Ce sera excellent pour le rematâge ! Nous allons à la marina de Castelton au quai de la grue pour 6h30. Nous remâtons d’abord BRIGANTINE et ça prend 45 minutes. C’est vraiment pas compliqué et tout ce passe bien. Vient le tour de MER ET MONDE II. Notre mât est beaucoup plus gros et la procédure plus complexe. On lève le mât une première fois et on se rend compte qu’on a pas passé l’enrouleur du bon bord. On redescend le mât et on se réajuste pour le remonter ensuite. Pendant ce temps, une barge passe en douceur et ne nous fait qu’une petite vague de 6 pouces. On vient pour fixer le mât sur le bateau et nous remarquons une troisième barge qui arrive. Nous remontons le mât d’un pied pour avoir du jeu afin que le mât ne cogne pas le roof lorsqu’il y aura de la vague et on le laisse passer. Avant de fixer définitivement le mât, on teste nos lumières et tout marche bien. On fixe le tout et BINGO ! c’est fini ! MER ET MONDE II a pris une bonne heure et demie pour remâter. Seulement la girouette a été éprouvée, mais je vais monter dans le mât pour la réajuter plus tard. On s’en va ensuite à tangon de 9h00 à 13h00 pour libérer la crinque pour un autre voilier qui attend, puis remettre tout le grément et ajuster les cables tranquillement.

Remâtage de MER ET MONDE II à la marina de Castelton

Nous n’avons vu que trois barges aujourd’hui. Lorsque l’on a remâté, les barges ont ralenti et ne nous ont presque pas fait bouger. Pour ceux qui veulent remâter à Castleton, cela se fait très bien. Il s’agit de regarder en haut et en bas de la rivière juste avant de mettre le mât sur son socle et ça se fait très bien. Idéalement, on fait ça le matin de bonne heure lorsque le temps est calme. Nous avons bien aimé faire notre remâtage à cette marina et nous le referons la prochaine fois à cet endroit si la température le permet. Ça coute 50$ au lieu des 125$ à Catskill. La crinque est facile à opérer et une femme s’en charge avec facilité.

À 13h00, la chaleur est très présente et il n’y a pas de vent. Nous sommes brûlés de notre remâtage et, la pression tombée, nous devenons très lourds. Pour se faire du vent, nous partons donc, et en effet, la chaleur s’envole avec le vent. Je fais un sieste de 45 minutes et me lève comme un homme neuf. Je réalise en me levant que nous avons à nouveau un vrai voilier et je suis tout excité. C’est mon premier remâtage et j’étais quand même un peu anxieux, alors je n’ai pas réalisé tout de suite après l’événement. Mais là, je suis très content et remplit d’énergie. Je suis trop énervant pour Catherine avec mon bonheur contagieux et elle n’arrive pas à faire la sieste à son tour …

Le fameux phare d’Athènes sur la Hudson, comme il est joli !!!

Nous rentrons dans la « creek » de Catskill pour la nuit et on se met à l’ancre dans le fond de la creek avant le pont, le tout avec un cablôt attaché à un arbre. Nous sommes ancrés à côté de trois voiliers que l’on a connu à St-Paul-de-l’île-aux-Noix, soit SOLUNA II, APOTHÉOSE IV et AFICIONADO. Ça fait quatre jours qu’ils sont partit de St-Paul, ont roulé sans arrêt et sont ici pour remâter.

Notre site de mouillage dans la creek de Catskill

Nous faisons l’happy hour sur MER ET MONDE II pour fêter le ramâtage avec BRIGANTINE. Nous soupons avec le restant de spaghetti aux fruit de mer de la veille. Il est encore meilleur réchaufé (Hmmmm…). Ensuite, on se met un peu de musique pour danser et continuer de fêter. Je sors le GIN et en sert un verre à Catherine pour la crinquer un peu. Le party ne lève pas … après moins d’une heure, je vois bien que la sieste manquée de Catherine fait des ravages. On arrête tout, puis nous écoutons la moitié d’un film. On se couche ensuite là-dessus.

25 Sept 2007:

Catskill – Kingston (New York)

22 milles nautiques;

Ensoleillé,  28° C, 101.7 KPa, vents S 5-10 noeuds;

Départ à 15h30, Arrivée à 19h30, moteur: 4h00;

Ancrage: N 41° 54.78, W 73° 59.43

On se lève dans la belle petite « creek » de Catskill entourés de bateaux à l’ancre et à quai, c’est très joli ! Nous visitons un peu la ville en matinée avec BRIGANTINE et nous dinons avec une énorme pizza-frite en ville. De retour au bateau, je monte dans le mât pour arranger ma girouette à l’aide de Félix de BRIGANTINE et de Catherine qui me hissent en haut en suant à grosses gouttes. Avant de partir, Catherine achète au passage d’une des marinas (Riverview’s marina) les Skipper’s Bob qui nous manquaient. Ce sont des documents vraiment pas chers et très fiables pour faire la route vers le sud par l’Intracostal Waterway.

OUF ! Ça va là-haut ?

Nous partons tard, vers 15h30. Mais en passant devant le quai de service de la Riverview’s marina, il nous a pris l’idée de faire le vidange du réservoir septique et de remplir aussi le réservoir d’eau. Nous prennons en chemin une bonne douche solaire, et cette fois-ci, elle est chaude pour vrai. Quand c’est chaud, on aime ca… Nous avions pris une douche solaire pour deux l’a dernière fois mais elle était froide, et là, nous avons eu besoin des deux douches solaires… Ça a fait du bien !

Nous arrivons dans la « creek » de Kingston sur le tard et il commence à faire noir. Nous passons sous un pont de 56 pieds de haut et nous avons un tirant d’air de 50 pieds. C’était notre premier pont aussi bas depuis le remâtage. Le coeur nous a arrêté 5 pieds avant d’arriver au pont. Instinctivement, j’ai tourné le bateau presque parallèle au pont, car de notre point de vue, on aurait dit qu’on ne passait pas. C’est vraiment hallucinant ! Puis finalement, ça passait très bien et notre coeur est repartit. Nous allons dans le fond de la creek, environ à deux milles nautiques de la Hudson. On s’échoue à deux reprises dans environ 5 pieds d’eau. Malgré que nous sommes à marée basse, les cartes indiquaient beaucoup plus d’eau dans ce secteur … On se déprend facilement et on vire de bord pour revenir à un mille environ de la Hudson. On se trouve un beau spot pour la nuit dans 8 pieds d’eau.

Ça passes-tu d’après vous ?                                    Paysage de Roundout creek à Kingston: charmant !

26 Sept 2007:

Kingston – Haverstraw bay (New York)

53 milles nautiques;

Ensoleillé,  30° C, 101.2 KPa, vents S 5-10 noeuds;

Départ à 8h00, Arrivée à 18h00, moteur: 9h00 et voile 1h00;

Ancrage: N 41° 11.43, W 73° 53.84

Nous partons tôt, car nous avons une bonne journée à faire. Juste avant de partir en regardant la météo sur internet, on reçoit un appel d’OCÉANITE sur Skype (téléphonie par internet). Nous sommes tout excité de recevoir un appel de notre équipage préféré, ceux qui nous ont vendu notre bateau il y a trois ans. Ils sont encore au Québec, mais partent dans deux semaines à leur bateau entreposé à Deltaville en Virginie. Nous avons rendez-vous avec eux dans ce bel endroit de la baie de Chasepeake. J’écris dans le journal de bord en chemin durant deux heures, pendant que Catherine navigue de son côté. Nous voyons en chemin un vieux vieux château du style moyen-âge sur l’Île Pollepel, c’est vraiment magique ! Ensuite, c’est la ville de Westpoint. C’est l’endroit de la célèbre académie militaire aux États-Unis. Entre le château et Westpoint, un magnifique paysage de montagnes abrutes s’offre à nous et nous rappèle un peu les montagnes du Fjord du Saguenay (nostalgie !).

Le château sur l’Île de Pollepel                                                                         L’académie militaire de Westpoint

Juste avant d’arriver à notre site pour la nuit, la rivière fait un beau tournant vers la gauche, nous donnant un vent pour faire du près. Cela fait trois jours que nous avons notre mât et que nous avons le vent dans le nez tout le temps. Catherine était en train de corriger mon texte du site web. Le bateau se met à pencher dangereusement et Catherine vient me rejoindre … Je lui dit qu’on a un voilier à faire rouler et qu’il demande à se faire battre un peu. On fait de la voile pendant une heure. Ça fait du bien!!!!!!

Nous ancrons ensuite dans la baie pour la nuit et nous allons sur BRIGANTINE pour un 5 à 7, qui finit en souper dehors, dans le cockpit. La soirée est très chaude avec un claire de lune incroyable. C’est une très belle soirée.

Coucher de soleil à faire rêver à Haverstraw Bay

27 Sept 2007: Welcome to New York City !!!

Haverstraw bay – New York (New York)

30 milles nautiques;

Nuageux,  25° C, 101.1 KPa, vents 15 à 25 noeuds, vagues 3 pieds;

Départ à 11h00, Arrivée à 16h00, moteur: 4h00 et voile: 1h00;

Ancrage: N 40° 98.98, W 73° 59.38

Nous partons le matin vers 8h00 pour aller à la ville en face de la baie d’Haverstraw. BRIGANTINE a besoin de pièces moteur et il y a un West Marine dans cette ville. Nous traversons la rivière Hudson à voile pour s’y rendre. BRIGANTINE se met à l’ancre et nous allons à l’épaule de leur bateau. Nous n’avons besoin de rien en ville, alors nous proposons de surveiller les deux bateaux pendant qu’ils vont à terre. Une heure et demie plus tard, ils reviennent malheureusement bredouille. Ils n’ont pas les pièces en main au West Marine. C’est leur crinque du hors-bord qui est brisé, mais ils peuvent le partir en roulant la corde autour du crinque. On fait avec ce qu’on a n’est-ce pas ?

Nous repartons donc pour faire notre trajet de la journée qui nous mènera à New York City. On a très hâte et on n’en croit pas encore nos yeux d’aller-là en bateau !!!. On voit en passant sur notre trajet une centrale électrique nucléaire. C’est du jamais vu pour notre part. Nous passons ensuite le pont de Tapan Zee qui est très long et très haut. On commence à apercevoir la ville de New York à travers son smog. Et là, un signe nous est envoyé ! Il y a un ballon sur l’eau que j’aperçoie au loin. J’appelle Catherine qui est à l’intérieur du bateau et lui dit de venir m’aider. J’approche le bateau du ballon, Catherine le ramène avec la gaffe et je me penche pour le ramasser. Me croiriez-vous si je vous disais que c’est un ballon Wilson, le célèbre ballon du film Seul au monde avec Tom Hanks (C’est un de nos films préférés) ! C’est peut-être son ballon ??? Mais non, c’est un ballon de volley-ball, il est jaune et comme neuf. Il nous sera bien utile sur les plages. Catherine se dit qu’il serait aussi le fun d’avoir un ballon de soccer, car elle préfère ce sport. Je la regarde et lui dit: tout ce que tu veux ma chérie … regarde là-bas ! À peine 500 pieds plus loin d’où on venait de trouver le ballon de volley Wilson, on voit un autre ballon flotter. Je tourne autour et Catherine l’attrape. C’est un ballon de soccer ! Incroyable ! On est crampé de rire !!! On se dit que c’est un autre signe. La ville de New York nous souhaite la bienvenue …

Nos ballons trouvés sous le pont de Tapan Zee !                                                Le pont Washignton juste avant New York City

Nous filons de plus en plus vite avec le courant. On atteint même jusqu’à 8,3 nœuds de vitesse ! La vague se lève et la houle aussi. On sent qu’on approche de l’océan et le bruit des vagues salées fait le son qu’on reconnaît à Tadoussac. Le vent est bon pour qu’on fasse de la voile au près. La rivière Hudson est large de deux milles nautiques environ à cet endroit. Nous faisons deux « tacks » (virement de bord). Pendant notre deuxième tack, on aperçoit un bateau à moteur luxueux avec un spa à l’arrière qui nous dépasse. Catherine regarde avec les jumelles et,  tout énervée, elle est convaincue que c’est Angelina Jolie et Brad Pitt dans le spa en train de s’embrasser et prendre un verre de champagne !!! Je lui dit : « ouais, regarde à gauche, sur la rive, je vois Tom Hanks, et là sur le pont, c’est Sylvester Stalone,  Bla Bla Bla … Moi, je suis sûr qu’elle a halluciné, mais bon, elle y tient mordicus. On apprendra plus tard que Brad Pitt tourne un film à New York City en ce moment !, alors …

Nous voici maintenant arrivés à New York City. Les grattes-ciel sont comme une forêt devant nous. On doit maintenant se trouver un coin pour arrêter. Nous sommes devant la marina municipale de New York de la 79 ième rue. Il y a une centaine de tangons au nord de la marina, mais pas un seul de libre. Il vente maintenant 25 noeuds et il y a un courant d’environ 2,5 noeuds en descendant. On file à toute allure. On espère ne pas avoir à ancrer dans ses conditions. On finit par apercevoir une autre section de tangon plus au sud de la marina. On regarde bien et on voit un tangon de libre et un deuxième… yes yes yes ! On s’amarre à contre-courant au tangon, vraiment pas évident. Catherine en a des sueurs tellement elle se bat pour attraper l’amarre avec la gaffe qui s’enfonce dans l’eau à tout bout de champ. Incroyable la force du courant à 2,5 noeuds quand tu es arrêté à un tangon. Le bateau et la boule du tangon se tortillent dans tous les sens. Mais nous sommes bien amarré, et tout est bien solide.

Notre mouillage à tangon à New York à la hauteur de la 79 ième rue

On s’assoit sur le point et on est ébaïs par la ville qui se dresse devant nous. Ça y est ! On est à New York ! Nous avons le goût de débarquer, mais on ne se sent pas prêt à laisser le bateau. On est pas encore  habitué. Je dit à Catherine qu’on doit relaxer un peu et voir comment ça va. On fait un peu d’internet, on soupe et ensuite, vers 18h30, on va enfin à terre en zodiac. On s’en va au quai de la 79 ième marina et on nous dit qu’il ne faut pas oublier d’avoir nos papiers d’identification et notre cruising permit sur nous. Oups, on a pas penser. Il paraît que le président Bush vient à New York en fin de semaine et le niveau de sécurité est accru. Effectivement, on sent bien la présence policière et la garde côtière partout et en grand nombre, surtout autour de la ville pour avoir un contrôle sur toutes les allées et venues. On comprend mieux aussi pourquoi plusieurs bateaux de la garde côtière nous ont approché depuis qu’on est sur la Hudson.

On veut juste aller voir Broadway, alors on prend une chance. On sort de la marina et 100 pieds plus loin, on se rive le nez sur une auto de police. On rebrousse chemin en douce et on va chercher nos papiers dans le bateau. On revient et on va marcher sur Broadway. On visite une épicerie sur notre chemin et elle est incroyable. Les étagères sont pleines à rebord de haut en bas, il y en a jusqu’à plafond. Tout est bien tassé à l’image de New York. Il y a un choix incroyable. Le choix est une caractéristique des grandes villes. Catherine capote. Il y a, je sais pas, 200 sortes de fromages, 100 sortes de sauces, des fruits frais, du pain, des bières de toutes sortes aussi. C’est gros comme ma main et il y a plus de choix que dans un super marché. Bref, juste cette épicerie est une expérience à vivre à New-York. On a appris plus tard qu’il n’y qu’un seul supermarché à New York du style Maxi, car ça prend trop de place. Tous les New-Yorkais font leur épicerie dans ces petites merveilleuses épiceries et ils l’a font souvent, presque à chaque jour.

Voilà pour l’arrivée à New York. On voulait quand même y mettre le pied avant de se coucher.

28 Sept 2007: Visite de New York jour 1

New York (New York)

Passages nuageux, 23 °C, 101.2 KPa, NO 15-20 noeuds et rafales à 25;

On débarque à terre en sol New-Yorkais vers 9h00 AM. Nous sommes avec BRIGANTINE et équipé de nos sacs à dos. Direction: Central Park. C’est un très beau parc avec un lac et des arbres. C’est presque surnaturel d’avoir en plein milieu d’une si grande ville un parc naturel. On sent même le repos et le calme dans ce parc. Si jamais je vivais dans cette ville, j’irais souvent me calmer les idées et me ressourcer là. Ce doit être ce que les gens font d’ailleurs. Aussi, ce qui nous frappe dès le début, c’est que les gens sont très bien proportionnés ici.  On voit beaucoup de gens courir, faire de l’exercice ou du vélo. La vie rapide des New-Yorkais fait aussi qu’ils sont très actifs sûrement.

Central Park en plein centre de la grande pomme !

Ensuite, on se dirige en ville vers trois destinations qu’on avait au préalable sélectionnés dans les guides. On passe devant Music Hall. C’est une place de spectacle spectaculaire, mais qu’on ne peut voir qu’en allant à un spectacle, alors on l’a juste vu de dehors. Ensuite, on va voir le Rockfeller Center. On avait entendu parler de ce building, mais on n’a pas trop compris ce qu’il y avait d’intéressant à visiter. Ensuite, on se trouve une place pour dîner. Là encore, c’est une expérience. On rentre dans un Café Métro. Tous est en présentation et il y a du choix, du choix et du choix. C’est super cher, mais c’est bon comme pas possible. Une fois le dîner ingurgité, direction Time Square. C’est un des endroits le plus achalandé, le plus publicisé, le plus chaud de New York. Très impressionnant. Il y a des écrans publicitaires gigantesques partout partout sur tous les buildings et sur plusieurs étages. On reste la bouche ouverte et on regarde partout pendant au moins 30 minutes. Cet endroit vaut déjà la visite.

Times Square vu sous un de ses angles, incroyable !

Ensuite, on met le cap sur l’Empire State Building afin d’y monter. Le plus haut building de New York, 86 étages ! En cherchant l’entrée, on se fait aborder par un vendeur de tour de ville par autobus. Ça fait au moins 10 vendeurs qui essaient de nous accoster, mais là, on écoute pour voir. Le tour comprends pleins de choses intéressantes et on décide de le prendre. Avec ce forfait, on a aussi nos billets pour l’Empire State Building, donc on monte directement sans avoir à faire la file pour les acheter. Avant de prendre l’ascenseur de 80 étages, on passe au détecteur de métal et notre sac à dos passe aussi dans un scaneur. On détecte notre couteau suisse de survie qu’on a mis dans notre sac avec des allumettes et une boussole. On se fait immédiatement escorter par la police et on se fait mettre en prison en attendant notre interrogatoire. On ne comprend plus rien. D’ailleurs, c’est pas vrai du tout et je vous mène en bateau là Hi ! Hi ! sauf, que c’est ce que j’ai pensé quand j’ai réalisé qu’on avait un canif suisse dans notre sac, mais cela a bien passé à la sécurité. Ensuite, on monte en haut. La vue panoramique est au 86 ième étage et on est au 80 ième. Il y a une longue file pour l’ascenceur. On nous offre de monter les six étages à pieds, ce qu’on fait immédiatement. On y est ! OUF ! On voit la ville sur 360 degrés. C’est incroyable et inexplicable. Une des choses qui est explicable par contre est le fait que la structure des building bougent de quelques centimètres. Je le savais, mais Catherine elle ne voulait pas le savoir … Je teste ce mouvement en tenant le rebord à deux mains et en pointant un point fixe comme mire. Et oui, il bouge d’environ 2 centimètres. Là, j’explique ça à Catherine, elle essaye et elle dit : NON NON, il ne bouge pas du tout ! C’était de la négation bien sûr, car elle ne voulait pas que ça bouge … Nous redescendons ensuite après une heure passée là haut.

Le bout de l’Ile de New-York  et son port vu de l’Empire State Bulding

Il est environ 16h30 et on veut encore visiter. On décide alors d’essayer un des tours d’autobus qu’on a acheté. On trouve le point où on doit monter au début du circuit et on fait la section Uptown tour. C’est le haut de la ville de New York, dont Harlem. C’est le circuit le moins impressionant, mais vu que c’est la fin de la journée et qu’on est moins attentif, on se dit que c’est un bon choix. On a quelques milles terrestes dans nos chaussures depuis le matin et on a juste à se faire promener.  Au bout d’une heure, on a une belle averse et comme les autobus sont sans toit (autobus à deux étages avec le haut ouvert), on nous passe de petits imperméables jetables. On devient tout mouillés tout de même, c’est pas long !

La section du haut de la ville de New York avec Harlem

À la fin du tour d’autobus, on doit remonter un peu la ville. Nos jambes ne veulent plus répondre alors prend le métro. On ne sait pas où, ni comment. On tombe sur un kiosque d’information tout près et on trouve la carte qui explique les rames de métro. On étudie les trajets et on trouve celui qui pourrait nous ramener coin 79 ième et Broadway, là où est notre marina.  Ensuite, il faut trouver l’entrée coin Broadway et 50 ième. C’est toute une expérience d’entrer dans un métro bondé de monde ! On surveille ensuite quand sortir, car tout ce passe très vite.

On arrive vers 20h00 au coin de la 79 ième et Broadway. Nous avons un rendez-vous avec mon patron Sylvain et son ainé Jean-Francois qui l’accompagne. Ils reviennent d’un congrès informatique et transitent par New York aujourd’hui. Tout un timing, n’est-ce pas? Vu qu’on est d’avance, Catherine pense à chercher un resto tout près. Elle passe en revu les affiches dans les rues environnantes et aperçoit un resto typiquement indien. À 20h30, le resto est réservé, mais il n’y a pas toujours pas de Sylvain. Ils arrivent à 21h00, juste à temps car nous sommes au seuil de l’hypothermie, mouillés et en T-shirt /bermuda. Nous passons une très belle soirée ensemble tous les quatre avec une bouffe incroyablement bonne, une bière indienne excellente, un bon vin, des sourires partout et plein d’histoires à se raconter. On ferme même le resto à 23h00. Le retour au bateau à pied se fait très bien et nous trouvons que c’est sécuritaire à cette heure de marcher à New York au contraire de ce qu’on pensait, du moins dans ce secteur de la ville.

Sylvain le patron d’Éric (Dévicom), son fils Jean-François et Éric au resto indien

29 Sept 2007: Visite de New York jour 2

New York (New York)

Passages nuageux, 24 °C, 101.8 KPa, NE 10-15 noeuds;

On débarque à terre vers les 9h30 AM. Là, on est plus à l’aise à ce promener dans la ville. On prend le métro pour aller jusqu’à Times Squares et on trouve le point de départ du circuit d’autobus pour faire cette fois-ci le Downtown Tour. On débarque vers 12h00 dans le réputé Chinatown, car nous avons tous très faim et Catherine veut absolument voir ce quartier de plus près. Il y a du monde comme on en a jamais vu nul part ailleurs. Il ne faut surtout pas être agoraphobe, car c’est assez capotant. On a l’impression d’être comme dans une file d’attente, sauf que c’est comme ça partout ! Les boutiques pleuvent et Catherine capote. Il y a beaucoup de bijoux, de sacoches et de lunettes fumées à vendre à des prix ridicules qui sont des copies de grandes marques (ex: la copie d’une Rolex à 10 $). On trouve un petit resto chinois très typique. Nous sommes quatre et le serveur nous assoit à une table ronde de huit personnes avec trois jeunes philipins déjà en place. On jase avec eux un peu et on apprend qu’ils sont débarqués ce matin d’un gros bateau de croisière où ils y travaillent comme serveurs. On trouve le repas très bon et très nouveau. La vraie soupe Wong Tong est un vrai délice en comparaison à ce qu’on peut trouver au Québec !

Le secteur de Chinatown, y’en a du monde là !!!

On se dirige ensuite vers Ground Zéro (anciennement le World Trade Center) à pied. Une petite marche de 20 minutes environ. On aperçoit le trou où les deux tours se situaient, mais c’est encore un immense chantier de construction. Il y a un édifice spécialement aménagé pour expliquer à la population ce qui est arrivé et ce qui s’est fait depuis. Nous entrons et nous lisons tout. Ils ont commencé à reconstruire déjà. Il y aura sept tours pour remplacer celles touchées, mais elles seront tout autour du site du tragique événement. Ils feront un parc au lieu de rebâtir par dessus les deux tours. On y apprend aussi que 2749 personnes sont décédées en lien avec cet événement, venant de 87 pays différents. Seulement 20 personnes ont été secourues vivantes des décombres ! Ensuite, on monte au 2 ième étage pour visualiser de plus haut. On est sans voix et sans mot. On imagine un peu la commotion qu’il a dû y avoir ici, quelle tragédie ! On regarde pendant plusieurs minutes sans rien dire pour imaginer la hauteur des tours, les gens en détresse et l’écroulement. On pense aussi aux gens et aux bâtiments environnants qui ont dû l’avoir dur aussi. Cette visite ne s’explique qu’en un seul paragraphe, mais ce sera de notre voyage à New York ce qui nous aura le plus touché et impressionné.

Le fameux Ground zero, assez émouvant !

Catherine dans le beau parc de Batterie Park

Il y a un super beau parc qui longe la berge, juste au bout de la pointe du Downtown, c’est Battery Parc. C’est à cet endroit que nous prenons le traversier pour aller voir la statue de la liberté. Il y a une file d’attente vraiment très très longue même si on a déjà nos billets, environ mille personnes ! En voyant cela, on hésite, ça n’a pas de bon sens ! On ne veut pas attendre longtemps, car la journée est avancée. Il est déjà 15h00 environ. On va voir où le bout de la file se termine. Plus on marche pour voir la fin de la file et plus on se décourage. Arrivés au bout, on attend un peu pour voir. Il y a des musiciens qui nous divertissent. Les traversiers peuvent prendre environ trois à quatre cent personnes, alors ça va quand même assez vite finalement. On se fait fouiller à nouveau comme à l’Empire State Building et environ une heure après le début de la file, OP ! on est dans le traversier. On arrive sur Liberty Island vers 16h00 et on marche autour de la statue pendant une heure pour la contempler. On a aussi une super belle vue de New York et de son port de cet emplacement. On ne pas monter dans la statue par contre. Il nous aurait fallu d’autres billets et s’être annoncés deux jours d’avance (peux-être une mesure de sécurité temporaire ???).

Le site de la statue de la liberté                                                                  La demoiselle vue de dos

Le port de New York vu du site de la statue de la liberté

De retour à New York dans Battery Park, nous allons voir la scuplture intitulée « The Sphere » qui a été conçue il y a une trentaine d’année par un artiste pour symboliser la paix dans le monde. Cette sculture a été passablement endommagée au cours des tragiques événements du 11 septembre 2001. La sphère représente aujourd’hui l’espoir pour les américains, et tout comme la flamme éternelle qui a été allumée tout à côté, commémore ceux qui ont perdus leur vie le 11 septembre 2001. Nous sommes bien émus de voir cette sphère d’aussi proche. Il faut maintenant se dépêcher alors on cherche l’endroit où on pourrait reprendre notre circuit touristique d’autobus. On regarde l’heure et il est 18h00 ! Dans le guide, il est indiqué que les derniers départs finissent à 18h00. On voit justement notre autobus arrêtée à un coin de rue au loin ! Je cours plus vite, alors je devance les autres et fait arrêter le chauffeur qui partait. OUF ! On y est de justesse ! On fini donc de 18h00 à 19h45 le tour du Downtown. On débarque à Times Squares. On a tous faim, mais on doit reprendre le bus pour le tour de nuit de New York dans 15 minutes, alors pas le temps de souper ! On ne trouve rien de proche, alors on doit s’acheter ce qu’il y a dans un petite resto italien. Un sandwich ordinaire au thon ou au jambon coûte 15 $ (ils sont fous !), alors ont achètent des muffins pour souper. On entre dans le bus et on commence notre tour de New York la nuit. C’est vraiment très beau. On découvre une autre facette de New York le soir venu. Les écrans vidéos publicitaires, les buildings, les statues, tous sont illuminés !!! On sort même de New York pour aller à Brooklyn afin de voir New York d’un autre point de vue. On se fait un petit trip photo bien sûr. On retourne ensuite à Ground Zéro à 22h00 et le chantier est encore en plein travail (ils y travaillent jour et nuit  !!!). On arrive à la fin du trajet et il est 22h30. On prend le métro vers 23h00 pour retourner à notre maison sur l’eau.

La sphère et la flamme éternelle à Battery Park                                     New York la nuit vu de Brooklin

Encore une grosse journée, mais quand on est à un endroit comme celui-là, il faut en profiter pour visiter. C’est pas de tout repos, mais il faut prendre la chance pendant qu’elle passe. En tout cas, c’est notre philosophie de voyage. On a aussi trouvé que c’est une ville très sécuritaire pour les touristes, du moins dans les secteurs que l’on a visité. On a circulé à Manhatan jusqu’à environ 23h30 durant trois jours et on s’est toujours senti à l’aise partout. On est par contre resté là où il y a du monde et de l’éclairage et on ne s’est jamais sentit en danger. Le rythme de la ville est impressionnant au début, mais on s’y fait rapidement. On prend le beat, on s’habitue à traverser les rues sans hésiter et à s’adresser aux new yorkais qui sont très gentils mais très très pressés !

30 Sept 2007: Bye Bye Big Apple !

New York  (New York) – Sandy Hook  (New Jersey)

milles nautiques;

Passages nuageux,  21° C, 102.4 KPa, SE 10 à 15 noeuds, vagues 2-3 pieds;

Départ à 12h00, Arrivée à 17h30, moteur: 2h00 et voile: 3h30;

Ancrage: N 40° 25.06, W 74° 01.31

On se lève ce matin avec l’impression qu’il est temps de partir de New York. Nous avons visité la ville intensivement depuis trois jours et nous sommes bien rassasiés et satisfaits de notre visite. Il faut aussi s’avancer pour prendre l’océan pour une durée de 24 heures. Nous contactons BRIGANTINE pour leur annoncer que l’on veut quitter aujourd’hui et ils nous suivent. On fait nos calculs de navigation (courants et marées) et on part pour 12h00.

Voici comment les new yorkais pratiquent leur golf !

On traverse le port très très achalandé de New York, mais cela se passe très bien. Comme plusieurs nous ont conseillés, on prend un bateau à la fois sans paniquer, et on passe au travers sans problème. La vague est très désorganisée avec tout ce traffic et on a l’impression d’être dans une soupe qui bout. À la sortie du port sous le pont qui relie les deux rives, nous mettons enfin les voiles, car le vent adonne. On fait du près en plein sur notre cap (Sandy Hook). Trois heures et demie de super belle voile!!! C’est notre première vraie belle sortie de voile. Ça fait du bien ! Imaginez-vous donc qu’on a vu un ballon de basket ball cette fois, mais on ne l’a pas remonté à bord car on a plus de place, Hi ! Hi ! Hi !

Arrivée à Sandy Hook (Atlantic Highlands), on se trouve un bon ancrage aux travers des autres. À l’ancre, les distances s’amenuisent de plus en plus entre les bateaux. Il faut s’y habituer, car plus on descend, plus on est serré les uns les autres au mouillage. Nous reconnaissons les équipages de SOLUNA II, APOTHÉOSE II et AFICIONADO. On les avait croisé à St-Paul-de-l’île-aux-Noix une fois, à Catskill une deuxième fois et à New York une troisième fois. Il était maintenant temps de faire plus ample connaissance … Le soir venu, on reçoit une invitation de SOLUNA II sur leur bateau pour le digestif et Catherine amène un gâteau au chocolat frais sorti du four. C’est un couple de notre âge avec un beau Hunter 33 pieds 2005. Ils sont vraiment très gentils et ils viennent de Montréal.

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