Archive de octobre, 2007

Octobre 2007

par le 01 Oct, 2007, catégorie 10-Octobre 2007

01, 02 et 03 oct 2007: Longue attente d’une fenêtre météo pour prendre l’océan

Sandy Hook  (New Jersey);

Passages nuageux et brouillard,  23° C, 101.7 KPa, SE 10 à 15 noeuds;

Nous restons durant trois jours à Sandy Hook à attendre une fenêtre météo sécuritaire pour prendre l’océan, car nous aurons à naviguer pendant 24 heures consécutives pour arriver de jour à Cap May.

Pendant tout ce temps, on fait le plein (eau, diesel, épicerie). On lave deux belles brassées de linge dans une buandrie en ville. On veut prendre une bonne douche chaude mais à la marina de Atlantic Highlands, on nous dit que c’est 13$ par personne !!! Finalement, vive notre douche solaire froide !  On se repose bien en vue de prendre la mer (film, lecture, siestes…). On en profite pour faire connaissance avec les autres équipages tout autour. Catherine étudie les cartes et la navigation et j’arrime tout ce qu’il y a sur le pont au cas où cela brasserait. Nous faisons un beau ménage du bateau. Catherine fait la cuisine pour avoir plusieurs plats prêts d’avance. Écriture aussi du site web qui nous occupe pendant plusieurs heures.

La perfection côté météo est une denrée très rare et le temps idéal n’est pas souvent au rendez-vous. Alors après trois jours, on commence à être moins sélectif dans nos critères, car ils annoncent encore le même temps (SE 10 à 15 noeuds avec du brouillard) pour au moins une semaine. Entre les grosses vagues, le gros temps et le brouillard, moi je choisi le brouillard. Nous avons un radar et je préfère finalement, vu notre mal de mer à tous les deux, une mer plus tranquille. On chemine donc durant nos trois jours vers cette décision.

Aussi, le 03 octobre, aller en zodiac sur la plage de Sandy Hook  nous met en contact direct avec la mer pour l’apprivoiser. On y voit bien le brouillard et la houle de 6 pieds annoncée dans les prévisions météo et cela nous rassure. On joue avec SOLUNA II ce jour-là au badminton et au volley-ball de plage. On voit un pêcheur sortir un jeune requin de trois pieds de long environ. Il avait des yeux terrifiants, comme un serpent !  Le pêcheur le remet à la mer après nous l’avoir montré. Autre fait cocasse, Catherine voit son premier cactus et elle le prend dans ses mains pour mieux le voir. Elle se retrouve bien sûr avec une centaine de mini-aiguilles dans les dix bouts de doigts …, OUTCH ! (touche à rien, Kate !!!).

La plage de Sandy Hook en compagnie des équipages de SOLUNA II, APOTHÉOSE IV et AFICIONADO: Y’à de la vague, attention aux chaussures !

Le fameux bébé requin retourne à l’eau !                                                     Catherine joue à cache-cache !

Un bonjour de SOLUNA II en retournant à notre mouillage (Atlantic

Hightlands en arrière plan)

04 et 05 oct 2007: À nous l’océan atlantique !

Sandy Hook – Cap May (New Jersey)

122 milles nautiques;

Passages nuageux et brouillard,  25° C, 101.8 KPa, SE et SSE 10 à 15 noeuds, vagues 3-5 pieds (long swell);

Départ le 04 oct à 11h45, Arrivée le 05 oct à 11h00, moteur: 23h15;

Ancrage: N 38° 57.07, W 74° 52.98

Ce matin, c’est le départ pour la mer. Après avoir écouté la météo, on part à 11h45 AM après avoir chacun ingurgité une Bonamine (médicament pour le mal de mer). La planification pour faire nos 24 heures dans l’océan vers Cap May est de partir à 12h00 pour entrer dans l’inlet de Cap May de jour (vers midi le lendemain) et avoir plusieurs heures devant nous au cas où il y aurait des imprévus. On prévoit aussi naviguer à trois milles des côtes. À notre départ, il fait très beau et la mer est assez calme. On contourne le banc de sable de Sandy Hook qui nous protège et entrons en mer avec de très belles conditions de navigation. Une longue houle nous confirme que nous sommes sur l’océan et c’est la deuxième fois que l’on vit ça (la première étant à Percé en Gaspésie l’an dernier). La houle est d’environ 4-6 pieds de hauteur, mais n’a pas beaucoup d’effet sur la vitesse du bateau. Par contre, le vent n’adonne pas du tout (nez au vent) et nous ne pourrons pas faire de voile de tout le trajet.

À notre départ: très belles conditions météo

Il fait tellement beau que je sors ma canne à pêche. Je l’arrime bien au bateau et je la laisse à la traine environ 20 minutes. Au moment où j’avais complètement oublié ma canne, le moulinet se met dérouler à toute vitesse. Je saute sur la canne et Catherine diminue la vitesse du bateau. S’en suit un combat d’au moins 30 minutes assez « tof » merci pour les bras. À chaque vague, je peux ramener un peu plus le poisson. Le combat est vraiment des plus vivant et impressionant. C’est un super moment pour moi et jamais je n’avais vécu un tel moment auparavant étant un pêcheur de lacs (truite mouchetée). Je dois par deux fois prendre une pose pour reposer mes bras. Un fois arrivé au bord du bateau, le poisson est épuisé (et moi aussi). Je le remonte dans le bateau sans peine à l’aide d’un gros crochet. Il nous fait tout un dégât dans le cockpit et il y a du sang partout. Catherine sort le gallon à mesurer:  il fait 28 pouces de long !!! Elle fait ensuite deux beaux filets et rejette les restants à l’eau. On est pas capable d’identifier le poisson, mais ça ressemble à une grosse truite de mer (par la suite, on apprendra que c’est un Blue Fish).

C’est un Blue Fish, bravo au capitaine !

Tout de suite après avoir sortit le poisson, le mal de mer commence pour le capitaine. Après avoir eu une poussée d’adrénaline, les malaises font leurs apparitions soudainement. Catherine capte bien avant moi le changement dans mon comportement en me posant des questions que je ne suis même pas capable de répondre. Elle me dit: « ben là, c’est pas vrai que tu vas me lâcher comme ça Éric Pageau, toute seule sur l’océan, le voyage ne fait que commencer !!! » Alors, elle m’oblige à m’insérer un missile par l’arrière-train centre (Gravol suppositoire, vous aurez deviné !). Vingt minutes, après je commence à sentir une amélioration. Par la suite, tout se replace  et Catherine pousse un soupir de soulagement !.

Pendant ce temps, le brouillard se pointe au loin et se rapproche de nous. On allume le radar et on se prépare. On appelle BRIGANTINE qui n’a pas de radar et on leur suggère de nous coller au train. Il fait encore claire, il est 16 ou 17 heures environ. Le brouillard arrive sur nous et il est très dense. On perd le nez du bateau par moment tellement c’est de la purée de pois ! Catherine est postée à l’intérieur au radar et moi à l’extérieur à la barre à faire la vigie. Catherine voit de nombreux bateaux circuler autour de nous et elle m’informe de tous les mouvements, bien que je n’y vois strictement rien. Les bateaux sont plus nombreux lorsqu’il y a des intlets et on devine que ce doit être surtout des bateaux de pêche. Entre les inltets, c’est plus tranquille. Juste avant que la nuit commence, un bateau que Catherine aperçoit soudainement sur le radar fonce directement sur nous à toute vitesse sur notre babord  (environ 20 noeuds). En dedans d’environ 5 à 10 secondes, il nous envoie un coup de corne de brume très puissant. On se sort la tête tous les deux dehors, mais on ne voit rien de rien, NIET. Il passe finalement devant nous à environ 500 pieds et on entrevoit seulement trois gros spots lumineux. Digne d’un film d’horreur ! Le coeur nous a arrêté pendant quelques secondes. Ouf, ce fut un sale moment à vivre ça.

Du brouillard mouillé une bonne partie de la nuit sur l’océan

Le reste de la nuit se déroule bien. Vers 21h00, le brouillard se lève et cela nous donne un regain d’espoir. Il revient durant la nuit quelques fois, mais jamais aussi dense qu’au début. On fait des quarts d’une heure trente chacun entre minuit et 8h00 AM parce que ça demande beaucoup de vigilance. Catherine ne fait que somnoler durant ses quarts de repos, mais moi j’arrive à dormir un peu. Au matin, un autre regain d’espoir resurgit. Un petit oiseau vient nous dire bonjour vers 8h00 et se pose une bonne quinzaine de minutes. On voit aussi plusieurs dauphins faire la chasse dans des bancs de poissons. On espérait en voir à notre proue, mais ils sont trop occupés et ne viennent pas. Ce sera pour une autre fois !

Un petit oiseau vient se reposer et nous dire: bon matin !

On arrive à Cap May à 11h00 du matin bien contents et bien fiers d’avoir fait notre 23 heures en ligne et nos 122 miles marins d’une traite. On se trouve un bon ancrage à l’est du quai de la Garde cotière américaine et on se couche pour un bon deux heures et demi en après-midi.  Repos bien mérité ! On reste tranquille le reste de la journée. On prévoit notre trajet pour le lendemain pour passer la Baie du Delaware qui a bien mauvaise réputation, car on peut passer un mauvais quart d’heure si la navigation et la météo sont mal planifiés dans cette baie.

06 Oct 2007: La Delaware Bay: sans histoire

Cap May (New Jersey) – Ready’s Island (Delaware)

48 milles nautiques;

Ensol. avec passages nuageux et brouillard,  26° C, 101.8 KPa, vents < 5 noeuds, vagues 1 pied;

Départ à 11h00, Arrivée à 19h30, moteur: 8h30;

Ancrage: N 39° 30′.72, W 75° 34′.38

J’ai fait des calculs hier soir et il ne sert à rien de partir trop de bonne heure vu les courants aidants de cette après-midi. On quitte donc notre mouillage vers 10h00. On doit par contre se trouver du diesel avant de prendre la baie. On trouve un beau et charmant petit village presque flottant de pêcheurs où il y a des marinas et un quai de service, très charmant ! On y trouve aussi un magasin de marine et on y achète le Reed’s Nautical Almanac 2007 à prix réduit qui est très bien fait.  Ensuite, on prend le canal qui traverse la pointe de Cap May. Il fait chaud et on cuit comme des homards dans le cockpit.

Ça respire la pêche à Cap May !                                                                  La Delaware nous permet de relaxer aujourd’hui

Juste avant d’arriver dans la Delaware, c’est le brouillard dense encore qui recommence. Catherine reprend son poste au radar et moi à la vigie. Nous avons ce brouillard pendant une bonne heure et il y a passablement de circulation, surtout des bateaux moteurs qui roulent lentement. Ensuite, nous commençons à voir à environ un mille autour de nous. Après deux heures, cela se dissipe. On fait jusqu’à du 8.3 noeuds de vitesse en après-midi: Yahou !!!. Vers 15h00, l’alarme de chaleur du moteur sonne ! Oh ! Oh ! J’éteins le moteur et Catherine barre le bateau avec le génois. Je vérifie : l’alimentation de refroidissement en eau de mer a cessée. L’entrée devait être bloquée. Mais je n’ai pas trouvé exactement l’origine du problème. On repart le moteur et tout va bien pour le reste de la journée. Catherine passe une partie de l’après-midi à lire tout ce qu’il y a sur la Chesapeake Bay. On arrive à la brunante à Ready’s Island et il y a une passe très très étroite à franchir pour aller ancrer à l’ouest de l’île où le courant est fort. Ça se passe bien, mais il faut rouler « en crabe » dans la passe. La Delaware Bay c’est fait sans histoire pour nous aujourd’hui et est sans grand intérêt. On a pas eu de vagues et de vents forts de la journée à part les vagues de cargos, des barges et d’un gros bateau de croisière.

Paysages de la Delaware                                                                              Coucher de soleil près de Ready’s Island

07 Oct 2007: La magnifique Chesapeake Bay

Ready’s Island (Delaware) – Georgetown (Maryland)

35 milles nautiques;

Passages nuageux,  30° C, 101.2 KPa, NO 5-10 noeuds, vagues 2 pieds;

Départ à 7h30, Arrivée à 15h00, moteur: 4h00, voile 3h30;

Ancrage: N 39° 21′, W 75° 54′

Vers 5h30 du matin, Catherine se réveille un peu étourdi et trouve que le bateau réagit bizarrement. Elle va voir dehors et le bateau se bat dans tous les sens. Nous sommes TRÈS près de BRIGANTINE … Il y a cinq bateaux à l’ancre sur le site et on est le seul dans notre position. Catherine me réveille et je vais voir le cordeau d’ancre. Il est prit dans la quille ! Il a dû s’y prendre lors de la renverse du courant. On a deux nœuds de courant sous le bateau, alors je sais que je vais avoir de la manœuvrabilité avec le safran même si on ne bouge pas. Je tourne alors le volant, et comme par magie, le bateau est manœuvrable sans qu’on parte le moteur. On fait un virage du bon côté pour dérouler le cordeau d’ancre de la quille et le bateau se positionne comme par enchantement dans le même sens que tous les autres. On se recouche là-dessus.

On pars, selon ce que les courants nous dictent, vers 7h30. On entre dans le canal C & D (Chesapeake to Delaware). On réussit à parler sur la VHF à l’équipage de SOLUNA II qui sont à 45 milles à l’arrière de nous et ils nous disent qu’ils ont fait un beau trajet sur l’océan. En arrivant dans la Chasepeake, on sent tout de suite que c’est un paradis de la voile ici et la baie est très belle. Il y a de belles propriétés dans les baies et des bateaux partout partout. On se fait brasser sans arrêt par les vagues de bateaux à moteurs, mais cela respire la navigation de plaisance, alors c’est pas grave. On prend contact aussi avec les crabpots (les cages de crabes dans l’eau avec une bouée qui flotte). La baie en est TAPISSÉE  partout où c’est peu profond!

La passe étroite à Ready’s Island au matin

On se dirige vers Sassafras River, un bras bien protégé à huit milles après le C & D Canal. Le vent est faible, mais on a trop hâte de faire de la voile, alors on sort la guenille  et on éteint le moteur. Quelle bonheur !!! Il y a quelques petites rafales qui nous poussent quelques fois à 5 nœuds, mais la plupart du temps, on roule à 3 nœuds (ça nous dérange pas !). La rivière se rétrécie, il y a beaucoup de bateaux et de crabpots à surveiller, alors le voilier se trémousse et on se met à prendre les bouées pour des virements de course. On a bien du plaisir à faire les manœuvres.

À la proue, Catherine fait la vigie à l’entrée de la Chesapeake

Arrivés à Georgetown, on manque un peu de place pour l’ancrage, car nous sommes dimanche. On s’essaye entre deux voiliers et l’ancre chasse quand on la force à moteur de reculons. Je dis à Catherine qu’on va rester avec cet ancrage pour le restant de l’après-midi, et que vers l’heure du souper, les bateaux à moteur qui retournent chez eux nous ferons de la place. C’est ce qui s’est passé et nous nous repositionnons par la suite.

5 à 7 sur MER ET MONDE II avec BRIGANTINE pour souligner la réussite de notre passage sur l’océan et la Delaware ainsi que le début d’une nouvelle étape de voyage pour le reste du mois d’octobre sur la Chasepeake. Après le 5 à 7, on prends nos E-mails et on reçoit un message de MIGO, un équipage qu’on a rencontré à St-Paul-de-l’Île-aux-Noix. Ils nous ont aidé à identifier notre poisson, alors on va sur Internet pour savoir si on peut le manger. C’est un Bluefish effectivement. Mais un autre site nous indique qu’il trop toxique (BPC, mercure, etc…) et que bien que consommable, il serait dangereux pour notre santé. Ça nous coupe l’appétit, alors on mange des hots-dogs (probablement aussi toxiques …).

08 et 09 oct 2007: Repos bien mérité à Georgetown

Georgetown (Maryland)

Nuageux,  32-35° C, 100.5 KPa, vents < 5 noeuds ;

Le 08 octobre, on va faire notre épicerie à un mille et demi à pied. Déception, ils n’ont pratiquement rien en fruits et légumes à l’épicerie du village de Galena. On achète quatre oranges pour 6$ !!!  On se fait ramener par un passant. Ils sont très gentils partout à date les américains. Aussi, on va faire quelques emplettes au Marine Store de la marina de Georgetown où il y a de tout pour les pièces et accessoires de bateaux. J’y commande une pièce moteur qui arrivera le lendemain. On remplit aussi nos réservoirs d’eau et de diesel. 5 à 7 et bon souper sur BRIGANTINE le soir venu.

On remarque à Georgetown certains quais de marina avec des toits. C’est incroyable, non ? Ils protègent leur bateau de la pluie et du soleil. Leur bateau doivent bien se conserver pour ceux qui sont prêt à payer ça.

Le bassin de la marina de Georgetown

Le lendemain, AFICIONADO vient s’ancrer près de nous. On les avait entendu sur la radio VHF  la veille et on savait qu’ils étaient un peu plus bas dans la Sassafras River. On fait connaissance un peu plus à bord de MER ET MONDE II. Nous les avions rencontré à Sandy Hook pour la première fois et ils sont vraiment très gentils. De plus, cela fait quatre fois qu’ils font ce voyage, alors on prend leurs bons conseils. On se rend compte aussi que l’on connaît plusieurs équipages communs (OCÉANIE, MIGO, etc..).

Catherine lit depuis maintenant trois jours, tout ce qu’il y a dans les guides sur la Chasepeake pour planifier notre voyage. Elle est très enthousiasme dans sa lecture et peut difficilement s’arrêter tellement il y a de choses à faire dans cet immense paradis de la plaisance.

Il fait très chaud depuis les derniers jours, c’est vraiment comme une canicule. On nous dit que la température est vraiment exceptionnelle pour un mois d’octobre ici, comme nous sommes chanceux !!! Je sors les palmes, masque et tuba et je me jette à l’eau. La température de l’eau est très agréable, mais sa couleur ne donne pas vraiment le goût de se baigner. Je veux aller voir la grille de ma prise d’eau de mer de refroidissement à moteur à cause de l’alarme de température sur la Delaware. Je vérifie avec le bout de mes mains en-dessous du bateau et elle est impeccable et sans débri. Je ne peux voir dans l’eau, car elle est trop trouble. Je remonte vite, car c’est paniquant de ne rien voir comme ça. Ensuite, je lave la moustache du bateau.

Avez-vous vu cette belle grenouille !!!

Pendant ce temp, Catherine s’éclate dans la bouffe et salit toute la vaisselle du bateau. Imaginez le four qui marche toute l’après-midi en plus des 35°C !Elle est rouge tomate ! On soupe sur MER ET MONDE II avec BRIGANTINE un bon pain de viande avec patates pilées, une salade, du bon vin et une excellente croustade aux pommes pour dessert, miam, miam.

Souper super sur MER ET MONDE en compagnie de BRIGANTINE

10 oct 2007 : Une parade de voiliers d’époque à Baltimore

Georgetown  – Baltimore (Maryland);

39 milles nautiques;

Passages nuageux,  30° C, 100.5 KPa, O 10 noeuds, vagues 2 pieds;

Départ à 8h30, Arrivée à 17h00, moteur: 4h00, voile 4h30;

Ancrage: N 39° 17’12, W 76° 36’51.

On part ce matin à 8h00 et il fait froid. Un Cold front est passé durant la nuit et la température a beaucoup chuté. En fait, elle est redevenue à la normale pour la saison. On s’en va à Baltimore. On fait du moteur la moitié de trajet et on ouvre les voiles pour l’autre moitié. On fait même du 7 nœuds pendant un bout.

Une belle journée de voile sur la Chesapeake                                           Cath se prélasse à la proue à l’entrée de Baltimore

On arrive en pleine ville. On serpente le canal et on atteint finalement le cœur de la ville dans le bassin central de Baltimore où il y a une toute petite zone de mouillage pour cinq bateaux environ. On arrive et il y déjà cinq bateaux … On essaie d’ancrer entre les bateaux qui sont déjà sur place. Le fond n’est pas bon du tout (de la vase dure et des débris selon les guides). On s’y prend par quatre fois et toujours pas de résultat. Je change même d’ancre (une Danforth au lieu d’une CQR) pour voir si cela n’irait pas mieux, mais sans succès. On va ailleurs que dans la zone de mouillage et l’ancre mord tout de suite. On est bien content, car là, je suis épuisé à force de remonter l’ancre sans arrêt à bras.

La petite zone de mouillage à Baltimore (Inner Harbor) de jour …         … Et de nuit !!!

Quinze minutes après s’être enfin ancrés, on voit au loin plusieurs voiliers d’époque avec les voiles grandes ouvertes. Ils approchent. On se demande où ils vont comme ça ??? Ils avancent … Se dirigent vers nous … On commence à déglutir et à avoir chaud, car on ne connaît l’intention des voiliers. On remarque tout d’un coup que les berges de la ville sont bondés de monde. Les gens sont là pour venir voir une parade de voilier ! On est non seulement en plein milieu de la parade, mais en plein milieu de leur chemin … Et ils arrivent très vite … Un officiel de la parade vient nous dire de se bouger de là au plus vite. Et hop ! pour une autre fois, je remonte l’ancre. Je n’ai plus de force dans les bras, mais il faut déguerpir au plus vite, car les voiliers sont immenses et ne peuvent pas manœuvrer facilement dans la baie. On va se mettre à l’épaule de BRIGANTINE et les voiliers nous contournent pendant une heure. Il y en a une cinquantaine en tout. On est vraiment au meilleur endroit pour regarder le spectacle. Ensuite, cela se calme. On va s’ancrer dans la zone de mouillage TRÈS TRÈS près du sous-marin historique qui a fait la deuxième guerre mondiale et au pied du World Trade Center de Baltimore, un édifice de 30 étages. Vraiment bizarre.

Parade de voiliers d’époque à Baltimore … Vue de très très proche !!!

On est très impressionné d’être si près de la ville. La nuit tombe et la Baltimore s’illumine. C’est super beau  ! Les bruits ne cessent par contre, car la ville est très vivante. On débarque à terre vers 20h00 pour aller faire le tour du bassin en prenant une belle petite marche romantique main dans la main.

11-12 oct 2007 : Visite de la ville de Baltimore

Baltimore (Maryland);

Nuageux,  17° C, 101.2 KPa, NO 15-25 noeuds;

On reste deux jours à Baltimore en compagnie de BRIGANTINE. La météo nous annonce un autre Cold front et nous sommes bien protégés par les montagnes d’acier et de béton ici, en pleine ville. Baltimore comporte plusieurs attraits touristiques à caractère historique et Catherine et moi aimons visiter des musées de tant en tant pour connaître l’histoire des sites que l’on viste. On va donc voir le sous-marin USS TORSK  qui a fait la deuxième guerre mondiale, le bateau-phare CHASEPEAKE qui servait à guider le traffic maritime à l’entrée de la baie de Chesapeake, le phare SEVEN FOOT KNOLL et un bateau de la Garde cotière de 327 pieds (le TANEY) qui a pris soins des militaires américains lors de la deuxième guerre mondiale à Pearl Harbour. Plus particulièrement, la visite du sous-marin et du bateau de la Garde côtière nous a beaucoup impressionné et on a en appris plus que jamais sur la deuxième guerre mondiale et toutes ses atrocités. On dine les deux jours dans les restos du coin. C’est délicieux et nouveau comme goût à chaque fois. On fait aussi une petite promenade en ville la deuxième journée. Nous trouvons cependant la ville ordinaire, surtout en comparaison avec New York …

On s’amuse bien à visiter le sous-marin USS TORSK

Devant le beau bateau de la Garde côtière : le TANEY

Nous ne dormons pas du tout tranquille à chaque nuit. Les bateaux à l’ancrage tournent autour de leur ancre dans tous les sens et se raprochent et s’éloingnent sans arrêt de notre bateau. Il y a quelques rafales de vent aussi qui ne nous rassurent pas, car le fond d’ancrage n’est pas à notre goût, mais on dort quand même assez pour faire nos journée.

Un vrai méli-mélo dans ce bassin: on y ferme qu’un oeil

Les deux matins, on écrit pour notre site web et on essait de rattraper notre retard. Il fait froid, on est en chandails, pantalons et coupe vent.

13 oct 2007: PETIT détour pour rencontrer MIGO

Baltimore – Oxford (Maryland);

52 milles nautiques;

Passages nuageux,  25° C, 101.2 KPa, SO 10-15 noeuds, vagues 2-3 pieds;

Départ à 8h30, Arrivée à 20h00, moteur: 4h00, voile 7h30;

Ancrage: N 38° 41’81, W 76° 31’36.

On part vers 8h30 avec joie. On était vraiment pu capable d’entendre à tout bout de champ la sirène du sous-marin retentir (enclenchée par les visiteurs à leur passage), surtout qu’il y avait des groupes d’écoliers hier. On quitte Baltimore avec l’intention de se rendre à St-Michael. On fait de la voile toute la journée et c’est vraiment agréable.

Arrivés près de l’entrée du bras de rivière qui nous mène à St-Michael, on entend MIGO qui nous appèle sur la VHF. On entre en communication avec eux.  Ils viennent de partir de St-Michael pour aller vers Oxford. Ils nous invite à les suivrent et nous apprennent qu’on peut visiter St-Michael aussi par le côté de la baie d’Oxford. Catherine fait tous ses calculs de navigation et, moyennant un sept mille nautique de plus pour se rendre à Oxford, on pourrait se rencontrer et voir autant Oxford que St-Michael (un deux pour un). Vendu ! On accepte avec joie cette idée et on change nos plans pour se rendre à Oxford. Nous devrons par ailleurs remonter un peu plus pour aller à Annapolis (35 milles nautiques), ce ne sera pas facile (nous avions décidé d’attendre de laisser passer le boat show de bateaux moteur durant la fin de semaine avant d’y aller) … MIGO, qui sont devant nous, trouve en chemin un raccourci et nous refile le tuyau (le canal de Knapps Narrows à Tilghman Island), ce qui nous fait sauver beaucoup de temps. On arrive à la noirceur, mais MIGO nous guide avec la radio et des signaux lumineux pour qu’on se positionne bien pour la nuit. On débarque sur MIGO même s’il est tard (20h00), car on a hâte de se voir et de mettre à jour nos aventures respectives. On a beaucoup de plaisir à échanger et le petit détour en vaut la chandelle !

Charmant canal: Knapps Narrows à Tilghman Island

14 oct Oxford: Beware of attack crab !

Oxford (Maryland);

Passages nuageux,  25° C, 101.5 KPa, O 15-20 noeuds;

Début de journée avec la vérification de l’auto-pilote. Il nous a fait des ratés en arrivant dans la Chasepeake avant Georgetown et nous l’a refait avant d’arriver à Oxford. Je l’ai ouvert et c’est la courroie qui commence à en avoir assez de vivre. Il faudra en trouver une autre.

En après-midi, on visite avec tout l’équipage de MIGO la ville d’Oxford. MIGO connaissent cette petite ville pour y avoir acheté leur premier voilier. On arpente dans les belles petites rues et on visite un petit musée. On va voir les marinas. La ville est vraiment charmante et les maisons sont très jolies. Ce qui nous frappe en autres, c’est que les planchers des galeries extérieures sont toutes en bois franc vernis. C’est très beau et très spécial, car chez nous, on ne voit cela qu’à l’intérieur des maisons.

Il y a de belles maisonettes à Oxford !                   Il faut effectivement prendre cela très au sérieux (Hi ! Hi ! Hi! )

Nos nouveaux amis de MIGO: Sofia, Jonathan, Patrick, Johana et Flicka

On dine aux hots-dogs dans un beau petit parc. On retourne sur le bateau vers 16h00. Catherine prépare un 5 à 7 et un souper, car MIGO vont venir visiter notre bateau. Pendant ce temps, je vais saluer EPSILON qu’on a rencontré à St-Paul-de-l’île-aux-noix. Il me demande pour l’aider sur son MaxSea (logiciel de navigation). On prend rendez-vous pour demain matin. Ensuite, je vais sur MARIE-GALANTE pour l’aider dans son utilisation sans fil Internet.

Scéance de photos, click ! click !                            Pic-nic dans un parc (avec MIGO qui prennent la photo)

Eric prend son pied à remorquer l’équipage de MIGO

Ensuite, c’est l’arrivée de MIGO sur notre bateau. On se retrouve six personnes à bord. Ils visitent puis on entâmes tout de suite la pêche aux crabes, car on aimerait bien en avoir pour souper, au moins en entrée. Un poids au bout d’une ficelle et un morceau de poulet !!! On fait quatre lignes attachées à quatre endroits différents sur le bateau et on envoie cela au fond. Cinq minutes après, on a déjà une prise ! Il faut être deux personnes. Une qui remonte doucement le crabe qui grignotte son festin (car les crabes lâche le poulet quand ils voient la surface), et l’autre qui ramasse avec une puisette. C’est Johana qui est à la puisette et elle est une experte, car elle n’en rate aucun. On réussit a en pécher trois, ajoutés à deux autres que MIGO avaient déjà pêché la veille et gardés vivants.

La pêche aux crabes avec des cous de poulet, voyez la technique !

La pêche s’est terminée à la brunante, car les crabes ne mordent plus une fois le soleil couché. Commence alors le souper et une soirée vraiment formidable en la compagnie de MIGO. Ils sont de notre âge, hyperintéressants et en plus ils font un voyage de plusieurs années, probablement le tour du monde ! Alors, on a soif de vouloir les connaître vraiment d’avantage.

Bon maintenant, on déguste sur MER ET MONDE II le fruit de notre pêche.  Ça a l’air bon n’est-ce pas ???

15 oct 2007 : Petite journée

Oxford (Maryland);

Passages nuageux,  26° C, 101.7 KPa, NO 10-15 noeuds;

Catherine se lève avec un muscle de claqué dans le thorax sans en savoir trop l’origine. On l’a met donc au repos pour la journée. Moi, je ramasse le bateau et fait la vaisselle. Vu la visite d’hier, cela me prend la moitié de la journée… L’autre moitié, je l’a consacre à notre toilette qui s’est mis à ne plus pomper d’eau de mer. Cela me prend presque trois heures. Je la défait au complet. J’inspecte, comprends et nettoie minutieusement chaque pièce. Je ne trouve rien de défectueux et remonte le tout. Elle marche ensuite comme une neuve ?!? C’était donc un nettoyage que ça lui prenait. Je vais ensuite, pour laisser Catherine faire une sieste tranquille, prendre un bière sur BRIGANTINE et aider Félix a arranger son crinque de hors-bord. Le soir, on écoute un film.

16 oct 2007: Des bonnes huîtres fraiches !

Oxford – St-Michael (Maryland)

10 milles nautiques

Ensoleillé avec passages nuageux, 25° C, 101.7 Kpa, SO 5-10 noeuds;

Départ à 8h00, Arrivée à 12h00, 3h00 de moteur, 1h00 de voile

Ancrage: N 38° 46’27, W 76° 13’77.

Ce matin, on bouge un peu, car ça commence à nous démanger. On s’en va à seulement 10 milles d’où nous sommes pour s’approcher du petit village de St-Michael. En passant par les petites creeks, on remarque une nouvelle forme de pêche. De nombreux pêcheurs sont avec leur bateau dans 15 pieds d’eau et ont deux très long rateaux attachés ensemble pour gratter le fond. On regarde avec les jumelles et c’est des huîtres qu’ils pêchent, miam, miam …  On trouve notre site de mouillage dans San Domingo Creek qui est entouré de maisons et de domaines de rêve. On va chercher le cellulaire de BRIGANTINE, car on a appris hier par MIGO qu’il faut s’enregistrer dans chaque état que l’on traverse, sinon on pourrait avoir une amende. Alors, il faut appeler au plus vite et on a pas d’internet assez solide ici pour le faire. On s’enregistre enfin par téléphone et on se sent soulagé de l’avoir fait.

On va ensuite sur MIGO. Ils ont vu la même chose que nous pour ce qui est des pêcheurs d’huitres et on convient qu’il nous en faut absolument pour le souper. Patrick met son « wetsuit »  et essai d’aller voir le fond pour trouver des huîtres. Sans succès, et en plus, il ne voit rien car l’eau est trop trouble. On prend le zodiac de MIGO et on décide d’aller voir les pêcheurs de plus près. C’est Johana qui nous conduit, moi et Patrick. On est tout près du site de pêche et on se dit qu’il faudrait aller leur demander la permission de pêcher sur leur territoire. En abordant un pêcheur, on lui demande en même temps s’il ne nous en vendrait pas … On en ressort avec une chaudière bien pleine pour un coût dérisoire (20$). Et voilà, la pêche est terminée !!! On retourne sur MIGO et on fait croire à Sofia qu’on a pêché deux huîtres. Ensuite, on lui montre la chaudière et elle crie de joie à réveiller toute la baie. S’en suit un nettoyage assez ardu des huîtres pendant deux heures pour les gars, un 5 à 7 et un souper inoubliable préparé par les filles. Sur MIGO nous sommes trois équipages ce soir: MIGO, MER ET MONDE II et BRIGANTINE. Aussi, nous avons de la belle visite. Pour la première fois depuis notre voyage, des cygnes viennent nous voir pendant au moins 30 minutes. Ce sont de très beaux oiseaux qui ne sont pas peureux !

Sofia n’a pas froid aux yeux de nourrir les cygnes de cette façon !       Regardez, comme c’est un beau cygne !

Souper aux huîtres à bord de MIGO                                                            WOW !!! Elle est immense celle-là !!!

À GO, on s’assoit tous sur Johana … GO ! CLICK !

17 oct 2007 On remet ça encore et encore : crabes et huîtres pour souper

St-Michael (Maryland)

Ensoleillé, 27° C, 101.5 Kpa, S10-15 noeuds;

Ce matin, Catherine écrit sur notre site web. J’entreprends de mon côté ce que je voulais faire depuis le début du voyage: me raser le coco avec le « clipper ». Catherine rouspète, s’objecte et ne veut pas m’aider, alors je le fais moi-même. Ensuite, elle trouve que c’est « pas si pire que ça » et termine la coupe comme il faut. On décide ensuite qu’il faudrait bien aller voir un peu St-Michael et faire une épicerie. Je remarque un pêcheur dans la creek qui sort des crabes sans arrêt. En s’en allant pour débarquer à terre à St-Michael, on passe voir MIGO pour les saluer et leur dire qu’il y aurait une possibilité de souper de crabes en l’air pour ce soir. Leur yeux s’écarquillent et leur oreilles deviennent grandes ouvertes à écouter le plan de match. On leur donne la réponse. Je leur demande de me prêter une chaudière. On va voir en zodiac le bateau de pêcheur et on en revient avec une vingtaine de beaux crabes bleus pour encore 20$ seulement. La soirée est donc organisée : party de crabes avec huîtres en entrée (il en restait deux douzaine qui ont été congelées).

Le quai de la marina de St-Michael

On débarque ensuite au village de St-Michael. Ce petit village est tout aussi charmant qu’Oxford. Les maisons sont très jolies et l’acceuil est chaleureux. On y fait une épicerie et c’est le retour au bateau sans trop tarder en chemin. Pendant ce temps, MIGO se fait aborder par un résident de la creek qui les invite à aller prendre un petit verre de vin à leur résidence. Ils en reviennent avec 20 autres crabes vivants !!! On ne sait plus quoi faire de tous ces crabes !!! BRIGANTINE est invité sur MIGO pour nous aider à manger tout ça. On ouvre d’abord les huîtres et on les mange crues en entrée. S’en suit une dégustation de crabes pendant des heures et des heures … C’est long manger tout ça, mais très très bon.  On en mange entre quatre à cinq chacun en l’espace d’une heure trente environ. Ce n’est pas qu’on a plus faim, mais on devient fatigué de fouiller dans les crabes pour en retirer la chair au bout d’un certain temps. Encore une soirée mémorable !!!

Encore une fois, Sofia prend son courage à deux mains !                      Mais attention, il y a une technique pour ne pas perdre un doigt !!!

18 oct 2007: Solomon Island

St-Micheal – Solomon Island (Maryland);

33 milles nautiques;

Nuageux avec averses en PM, 101,2 Kpa, vent S 15 à 20 noeuds, vagues 2-4 pieds;

Départ: 8h30, Arrivée: 18h00, moteur: 1h30, voile: 8h00;

Ancrage: N 38° 20’40, W 76° 25’90.

Ce matin, on traverse la Chasepeake en direction du SO à Salomon Island. On décide de ne pas remonter à Annapolis, car il faut descendre un peu vers le sud maintenant. Ce sera pour le retour ! Aujourd’hui, on veut faire de la voile. On a le vent dans le nez pour se rendre à notre destination et on doit louvoyer dans la Chasepeake pour y parvenir. Au cours de la journée, le vent monte jusqu’à 22 noeuds, la vague monte aussi jusqu’à quatre pieds et elle est courte, comme au lac Champlain. On doit réduire la voilure rapidement, enrouler un peu le génois et prendre jusqu’à deux ris en après-midi. Vers 15h30, le temps file et Catherine calcule qu’on a plus le temps de continuer à louvoyer pour arriver avant la noirceur à notre site de mouillage. On part donc le moteur et on se dirige en ligne droite vers Solomon Island. On arrive à notre mouillage juste avant la noirceur dans une merveilleuse, belle et tranquille creek bien protégée, soit Mill Creek. MIGO venait de nous conseiller à la VHF de ne pas aller du côté de Back Creek puisque trop de bateaux mouillés tous près les uns des autres. Les prévisions météo annoncent de forts vents pour les deux prochains jours, alors nous dormirons tranquilles dans Mill Creek.

On entreprend de vider les crabes cuits mais non consommés de la veille et Catherine fait cuire la vingtaine de crabes vivants (faut le dire vite) qui restent. Ensuite, on soupe. On va voir MIGO vers 20h00 pour échanger les commentaires sur la journée de voile mouvementée qu’on a eu et leur donner les crabes fraichement cuits pour qu’ils en vident aussi de leur côté. De retour sur MER ET MONDE II à 20h30. Brûlés, on se couche à 21h00: et OP dodo !

19 oct 2007: 5 à 7, souper et party sur MER ET MONDE II

Mill Creek, Solomon Island (Maryland)

Ensoleillé,  26 °C, 100.5 Kpa, vent SO 15 à 20 noeuds.

On se lève tranquillement, on écrit sur note site et puis un peu de lecture ensuite. Catherine fini de vider les six crabes qui reste. On communique avec MIGO sur la VHF et convient d’un souper sur MER ET MONDE II pour manger tout ce beau crabe. Catherine fera l’entrée et Sofia le repas principal.

Catherine travaillant fort à retirer la chair des crabes bleus

On les reçoit vers 17h00 et ils amènent plein de choses avec eux. Patrick nous fait des Bluddy’s Cesar pour accompagner l’entrée. Catherine a cuisiné une salade de crabes et Sofia a fait un plat gratiné avec sauce blanche, patates, crabes et petits pois pour le repas principal. Un vrai délice ……. Patrick a fait un gateau qu’il a inventé au goût plutôt douteux comme dessert … Catherine fait le DJ après le souper et on sort le porto. Catherine montre à Jonhatan et Johana comment jouer au Rummy et c’est Jonhatan qui gagne la partie. Ensuite, on joue tous ensemble à Taboo en fin de soirée avec Patrick comme police qui nous surveille chacun notre tour pour voir si on triche et Jonathan qui s’occupe du chronomètre. C’est donc un 5 à 1 heure complètement trippant et réussit. À une heure de matin, il ne reste que Éric et Patrick d’éveillé à discuter météo, les autres dorment, soit assis, soit couchés …

Entrée de crabes et Bluddy’s Cesar SVP !!!                                                   Partie de Rummy avec Jonhatan et Johana

Ne sont-ils pas beaux ces deux-là : Sofia et Patrick                                   Le sourire éternel de Catherine

20 oct 2007: Ravitaillement à Solomon Island

Mill creek, Solomon Island (Maryland)

Ensoleillé,  26 °C, 100.5 Kpa, vent O 15 à 20 noeuds.

Ce matin, on doit aller dans une autre creek à 30 minutes d’ici pour être plus en ville. On se déplace avec MIGO et on mouille pour la journée dans Back Creek. On y fait notre lavage dans une buandrie (qui était plus que dû), une épicerie et de petites amplettes dans un West Marine. On remplit le bateau de diesel et d’eau douce. On se redirige ensuite vers notre site de mouillage de la veille dans Mill Creek. On y arrive à la brunante. Le soir, on est claqués et on écoute donc un film tranquille.

Le mouillage de Back Creek à Solomon Island

21 oct 2007: Party de bateaux à l’épaule dans Mill creek

Mill creek, Solomon Island (Maryland)

Ensoleillé,  28 °C, 101.6 Kpa, vent S 5-10 noeuds.

Aujourd’hui, on fait le ménage. Autant du bateau que de notre corps … On lit aussi un peu. Un 5 à X est annoncé sur MIGO et ils ont invité d’autres jeunes équipages qui sont arrivés hier du côté de Back Creek. Tous les équipages doivent préparer de petites choses à manger et amener leur boisson.

Voiliers québécois à l’épaule dans Mill Creek                                         MER ET MONDE II parait tout petit avec ses 31 pieds

Vers 16h00, on lève l’ancre pour aller s’amarrer à l’épaule de MIGO. Arrivent ensuite vers 17h00 COXILY, VICTORIA’S SECRET et PATIENCE, à l’épaule aussi. On est 20 personnes à se rencontrer, faire connaissance et mettre nos aventures à jour. C’est très spécial et nouveau comme expérience. Plusieurs bateaux à l’épaule, ça crée une belle ambiance. Ayant le plus gros cockpit sur son Bénéteau 44, c’est sur MIGO que le centre d’activité s’installe. Vient aussi le moment où un capitaine californien et sa femme venu avec PATIENCE sort sa guitare et joue du Flaminco en chantant. Sa femme nous fait des démonstrations de danse Flaminco comme elle peut dans un pied carré d’espace. Elle nous montre aussi comment frapper des mains au rythme de la musique et c’est pas si évident que cela. C’est un moment très mémorable avec eux, ceux-ci dégagant beaucoup de charisme. Une fois les deux équipages sur PATIENCE parti, les québécois purs laines qui restent sur MIGO chantent quelques tounes avec Patrick à la guitare. Ça fausse quelque chose de rare:  « La petite grenouille » …

Arrivée de COXILY : on fait connaissance

Scéance de Flaminco sur MIGO

La gang de québécois qui fausse accompagnée par Patrick de MIGO

22 oct 2007: Navigation mouvementée sur la Chesapeake

Mill Creek, Solomon Island (Maryland) – Mill Creek (Virginie);

45 milles nautiques;

Nuageux, 25 °C, 101.6 Kpa, vent S 15 à 25 noeuds, vagues 4-6 pieds;

Départ 9h30, Arrivée à 18h30. Moteur et génois toute la journée (9 heures);

Ancrage : 37° 47’68 N,  76° 20’45 W

Ce matin, on a des fourmis dans la quille (expression nouvellement apprise du 5 à 1h d’hier). Les trois équipages tout autour de nous se lèvent très tranquillement avec leur famille. Sachant qu’on allait naviguer aujourd’hui (il faut pas oublier de descendre vers le sud …), j’ai été très molo sur l’alcool hier et j’ai même été à l’eau de 21h00 à 1h00 du matin. Alors, le capitaine est très en forme ce matin. MER ET MONDE II est amarré entre deux bateaux à l’épaule. J’étudie la question et je vois comment sortir de là facilement sans trop déranger les autres. Tous veulent suivre et partir pour la même destination. On ne veut pas les presser, mais on est le plus petit bateau des quatre (donc le moins rapide), alors on veut prendre de l’avance. On sait qu’on sera serré pour arriver avant la noirceur si on ne part pas tout de suite. On s’esquive donc et s’est partit !!! Il fait beau, il vente un peu et la creek est tranquille.

On dit à nos amis qu’on les revoit ce soir dans Mill Creek (Virginie)

Notre mouillage dans Mill Creek (Solomon Island)                                              De beaux cygnes nous disent aurevoir

Arrivée sur la Chasepeake, la vague est déjà bien installée à 2-3 pieds, on fait voile-moteur pour avoir une bonne vitesse puisqu’on a encore un vent du Sud (dans le nez) aujourd’hui. Durant la journée, la vague et le vent montent et montent. Vers la fin de la journée, on a de la vague jusqu’à 6 pieds et des vents de 20-25 noeuds. On se fait brasser un peu la cage. Nous trouvons cette journée de navigation super le fun et ça nous rappelle notre expérience dans le Golf St-Laurent de l’an dernier. On s’amuse même à prévoir les grosses vagues et à crier du rodéo en les faisant. On est fier de notre journée, car une journée comme ça, pour qu’elle soit réussit, doit avoir été traversée par plusieurs bonnes décisions. Que ce soit l’heure du départ, le moment de faire un virement de bord, de changer de cap, de sortir les voiles, de réduire ou rentrer les voiles, de faire du moteur, de louvoyer et ne pas prendre la direction en ligne droite, de manger et prendre des collations aux bons moment, de s’aider mutuellement, de boire souvent, de se protéger du vent et du soleil pour garder son énergie, etc … C’est vraiment un ensemble de facteurs qui font le succès d’une belle navigation. Notre expérience semble donc s’intaller de plus en plus. On fait un belle équipe ensemble Catherine et moi et on commence a vraiment fusionner quand on navigue. On a chacun nos tâches où l’on excelle et ça va vraiment bien. On est complémentaire tout en essayant de garder la compétence de faire ce que l’autre fait de mieux. Cela n’empêche pas qu’on est complètement vidés vers 17h30. Ce qu’il faut ce dire est que si on n’avait pas pris toutes nos bonnes décisions aujourd’hui, on aurait pu être vidés bien avant encore. Aussi, j’ai découverts un truc aujourd’hui.  À voile, on a fait un près serré à 45 degrés environ (par rapport au lit du vent). Et dans la vague, à moteur, le bateau a ralentit beaucoup (3-4 noeuds). Mais lorsque j’ai combiné génois et moteur, là j’ai réussi à avoir une vitesse acceptable (6 noeuds) parce que j’arrivais à faire du près plus serré (35 degrés) et parce que le bateau fendait mieux la vague, ce qui nous a donné un presque bon cap pour la journée. Mais attention à ceux qui lisent ça ! Il faut donner des chances au moteur afin qu’il puisse pouvoir bien pomper son huile. C’est pour cela qu’il ne faut pas trop gîter (10-15 degrés et moins) et j’y allais plusieurs fois par heure en décrochant du près et en faisant fasseyer la voile pour laisser le moteur bien pomper son huile. Il faut aussi avoir la tank pleine de diesel pour ne pas faire prendre d’air au circuit d’alimentation.

On arrive dans Mill Creek alors que le soleil se couche, ouf !, juste à temps. On est acceuilli par BRIGANTINE qui viennent tout juste de s’ancrer. Ils étaient partis une heure plus tôt que nous ce matin. Par contre, nous avons malheureusement perdus nos amis MIGO, COXILY et VICTORIA’S SECRET aujourd’hui. Nous ne savons pas à quelle heure ils ont quitté le mouillage ce matin, mais VICTORIA’S SECRET nous a appris à la VHF qu’ils se sont abrités à mi-chemin de notre destination finale dans la Potomac River à cause des conditions de navigation. Nous sommes peinés bien sûr, mais ce n’est qu’un aurevoir ! On soupe au poulet, champignons et riz blanc fait par Catherine et on se couche complètement brûlés vers 20h30. Il y a un super clair de lune ce soir et on voit presque comme en plein jour.

23 oct 2007: Mill Creek en Virginie: un petit paradis sur terre !!!

Mill Creek (Virginie);

Ensoleillé,  28 °C, 101.1 Kpa, vent S 15 à 20 noeuds.

Journée tranquille afin de se reposer de la grosse navigation d’hier. Ici, c’est beau, sauvage, tranquille et bien protégé. On peut y observer de nombreux aigles-pêcheurs (balbuzards) voler et pêcher. On fait un sprint sur le Site web à deux ordinateurs. Je sors le vieux dans ce temps là pour le faire marcher un peu et cela nous permet de travailler en double. Un qui écrit et l’autre qui corrige. Incroyable, non ? C’est un vrai travail d’équipe ce journal. Ensuite, je lave le puit d’ancre, car la boue l’a envahit. J’essai de traffiquer l’auto-pilote pour pallier à la strappe qui nous lâche, mais c’est pas fort comme réparation. Je fais mes vérifications des liquides du moteur et plein de petites choses ici et là. Catherine fait une grosse salade de patates. On reçoit en après-midi une visite de BRIGANTINE pour mettre nos nouvelles à jour. Catherine tente de se baigner ensuite puisqu’il fait très chaud et humide, mais elle voit de petites méduses transparentes dans l’eau au moment où elle est à moitié trempée. Elle n’a soudainement plus chaud … On lit en fin d’après-midi. Un bon souper, un film et puis dodo vers 20h30 encore. Il fait noir de plus en plus de bonne heure (18h15) et ça nous endort.

Mill Creek avec ses couleurs d’automne qui commencent à apparaître

24 oct 2007: Navigation vers Deltaville

Mill Creek – Deltaville (Virginie);

25 miles nautiques;

Nuageux, orages et pluie torrentielle, 24° C, 100,4 Kpa, vent S 15 noeuds, virant au N 15-25 noeuds;

Départ : 9h15, Arrivée: 14h30, Moteur et grand-voile (4h00) et voile (1h00);

Ancrage:  37° 32’71 N,  76° 20’18 W.

Ce matin en écoutant la météo, on comprend que si on ne part pas tout de suite, on sera prit ici pour au moins trois jours de plus. On aimerait bien être à Deltaville pour ces trois jours de mauvais temps afin de se rapprocher des services, faire des commissions et voir nos amis d’OCÉANITE (ceux qui nous ont vendu notre voilier), alors on part tout de suite !!! Une fois la décision prise, le moteur ronronne en moins de deux. BRIGANTINE nous suivent derrière.

On navigue juste devant le front froid tout le long de notre navigation jusqu’à Deltaville. C’est spécial, car il y a derrière nous une ligne d’orages pas invitante du tout qui nous suit. Durant le trajet, on entend des communications radio d’équipages plus haut que nous sur la Chasepeake qui subissent le déversement d’eau causé par le frond froid. Par contre, ils disent que ce n’est pas trop agressif et une fois l’orage passée, ils continuent encore vers leur destination. Alors, on se dit qu’on ne se fera pas trop brasser si l’orage nous rattrape aujourd’hui.

On voit pour la première fois deux beaux pélicans. Catherine est vraiment contente, elle avait très hâte. Il y en a un qui dort en plein milieu de nulle part sur l’eau et se fait bercer par les vagues. Cela nous souligne encore une fois que nous sommes en voyage et que l’on descend vers le sud. C’est une étape de plus: bienvenue en Virginie !!!

Le front froid nous tombe dessus juste au moment où l’on arrive à Deltaville vers 14h00. Le vent change subitement de direction (vers le nord), la température chute drastiquement, et bien sûr, l’orage commence. On entâme le très étroit et peu profond chenal pour arriver dans Jackson Creek et on s’ancre dans le mouillage au travers de plusieurs bateaux québecois qui sont là depuis deux à trois jours. On retrouve certains équipages que l’on connaît comme MARIE-GALANTE, EPSILON et AMYRIS. MARIE-GALANTE vient nous voir une fois que nous sommes ancrés pour nous donner quelques trucs sur la place et nous dit qu’ils sont ici depuis quelques jours et qu’ils partirons demain. S’en suit des orages et une pluie torrentielle comme on n’en a pas vu depuis très longtemps. OUF ! on est arrivé juste à temps ! Aussi, c’est la première fois durant tout notre voyage que nous avons un temps pareil, soit depuis trois mois ! On est bien content que notre bateau se fasse rincer du sel qu’il avait. On reste tranquille dans notre bateau toute le reste de la soirée et on s’assure que l’ancre tient bien. Lecture, quelques essais sur internet qui ne sont pas payants et film.

Gros orages à Deltaville: arrivés juste à temps !!!

25-26 oct 2007: Déluge à Deltaville :

Deltaville (Virginie)

Pluie torrentielle,  20-23° C,101.3 Kpa, vents N 15-20 noeuds virant à E puis S.

On se lève le matin du 25 et tous les bateaux québécois sont partis sauf BRIGANTINE et nous. Le mouillage, qui était plein hier, est vide ce matin. Incroyable ! Il y a de gros vents et de la pluie forte aujourd’hui et la navigation sera « rock and roll » pour eux ! Il pleut et il pleut comme rarement on a vu pendant ces deux jours sans aucun répit. À date, nous n’avons eu aucune pluie durant notre voyage et là elle tombe tout d’un coup pour compenser les trois derniers mois. Il faut croire qu’il faut payer pour nos péchés hi! hi! hi!. Cela nous fait penser à la pluie qui a tombé au cours du déluge du Saguenay. Au cours de l’après-midi du 26, on a eu quatre-cinq pouces d’eau dans notre Zodiac, alors vous pouvez vous imaginer comme il a plu ! Les bateaux se font tous tester quant à leur étanchéité du pont, des écoutilles, etc. et tous ou presque ont une ou plusieurs fuites (nous y compris…). Catherine se réveille le 26 au matin tout gelée et trempée, une fuite d’eau étant apparue au-dessus de la couchette arrière. Faire sécher dans le bateau ce qui est mouillé est un tour de force quand l’humidité est quasi à 100% ! Même le chauffage au diésel n’est pas suffisant …

Charmant réveil …

Au cours de l’après-midi du 25 nov, on met nos gros habits de pluie et on va à terre pour se dégourdir un peu et faire quelques commissions avec BRIGANTINE. Les gens de Deltaville sont vraiment très gentils. On a des lifts sans faire de pouce et le service à chaque place est incroyable. Deltaville est une municipalité qui vit de la plaisance. Il y a une quinzaine de marinas et il y a des bateaux partout. Il paraît que presque tous les habitants de cette ville ont un bateau. En fin d’après-midi, Catherine a soudainement une envie pressante de manger des frites. Elle va s’informer dans un magasin, mais il n’y a aucun resto-frite accessible à pied d’où nous sommes. Un résident de la place se porte cependant volontaire pour nous y amener et on aboutit dans sa boite de pick-up pour un trajet de quelques milles terrestres (heureusement, il y avait une accalmie de pluie). On se demande comment on va revenir, mais bon … On se retrouve dans un charmant resto, le meilleur du coin il paraît, et on finit par y souper avec des assiettes de fruits de mer, yum, yum ! On se trouve un lift facilement pour le retour: c’est le propriétaire du resto qui vient nous porter à notre dinghy.

Le lendemain, pour la modique somme de 10$ à la marina de Deltaville, on dispose d’une voiture pour faire notre épicerie, on a accès à internet et on prend des douches chaudes. Nous réussissons à aller voir OCÉANITE à leur marina en voiture (l’équipage qui nous a vendu notre bateau) et on convient d’aller déjeuner le lendemain ensemble. Nos amis MIGO arrivent en fin d’après-midi malgré une navigation désagréable. En arrivant de nos emplètes, on reçoit doncune invitation à souper chez MIGO pour remettre nos nouvelles à jour.

27 oct 2007: OCÉANITE et conserves :

Deltaville (Virginie)

Averses,  20° C, vents S 10-15 noeuds.

Le matin, on se lève et on va à notre rendez-vous tant attendu avec OCÉANITE à 8h00 AM. On a très hâte de les revoir et d’entendre de leur bouche le récit de leur aventures depuis les trois dernières années. Nous allons déjeuner avec leur auto dans une autre ville tout près d’un WAL-MART pour après y faire quelques emplètes. Et puis, tant qu’à y faire, on va faire notre lavage ensemble dans une buandrie. On se met à jour, on jase de plein de choses intéressantes et on y trouve plusieurs conseils. Nous aimons bien OCÉANITE.

Nous sommes de retour au bateau vers les 14h00 et le soleil réapparaît enfin. C’est maintenant le temps de faire des conserves de sauce à spaghetti puisque Catherine a acheté une quantité industrielle de steak haché. C’est une opération qui prend plusieurs heures. Pendant les temps morts, je fais plusieurs choses sur le bateau dont le changement d’un seal sur ma pompe à l’eau qui me prend un bon deux heures. Cela nous mène finalement à 20h00. Après avoir souper, on va rejoindre plusieurs équipages québécois qui sont à terre pour un barbecue qu’on a manqué à cause des conserves. Plusieurs sont encore là et on passe le reste de la soirée avec certains équipages dont MIGO, VICTORIA’S SECRET et SNOW GOOSE. Belle soirée encore une fois !

Fin de soirée à la marina de Deltaville avec des équipages québécois

On revient à notre bateau vers 12h30 AM et … surprise ! Ça sent le disel dans le bateau. J’ai remplis le réservoir à rebord et il y a une fuite sur une des alimentation au-dessus du réservoir. On est fatigué, découragé et on se couche dans le carré en ouvrant toutes les fenêtres. C’est une nuit très froide et on ne peut se chauffer… On se couche bien emmitoufflé.

28 oct 2007: Nettoyage des dégâts et réparation des fuites diesel

Deltaville (Virginie)

Ensoleillé avec pass. nuageux,  18° C, vents S 10-15 noeuds.

Toute la journée est consacrée à la réparation des deux fuites de diesel sur le dessus du réservoir et au nettoyage de la couchette et de la cale arrière. Ça sent très fort et c’est vraiment huileux. Il faut faire très attention de ne pas contaminer ce qui est propre et on procède donc par étapes. BRIGANTINE nous voyant travailler fort viennent nous porter assistance et cette aide est très appréciée vu l’ampleur de la tâche. De plus, le soir venu, ils nous invitent à souper pour encore une fois nous donner un coup de pouce. On va ensuite à terre vers les 19h00 pour laver à la laveuse les housses des coussins (quatre fois) et les coussins avec des produits forts, la brosse et la hose d’eau qui est congelée. Grosse grosse journée pour nous. Nous sommes vraiment brulés la nuit venue. Pour le coucher, nous dormons encore dans le carré les fenêtres ouvertes. La tête nous tourne un peu et on se sent « drogués ». BRIGANTINE nous assure que ça ne sent pratiquement plus le diésel, mais nous, on a encore l’odeur imprégnée dans le nez … Ha oui !, on a oublié de vous dire que ce matin, on s’est rendu compte que le tuyau de l’évier de cuisine était complètement bouché à cause de la graisse de steak haché qu’on a vidé dans l’évier hier soir …

Camping sauvage à bord de MER ET MONDE II

29 oct 2007: Séchage, séchage, séchage :

Deltaville (Virginie)

Ensoleillé avec pass. nuageux,  18° C, vents S 10-15 noeuds.

Ce matin, une autre tuile nous tombe dessus … Catherine trouve la pince avant du bateau complètement détrempée. En enlevant tout le stock, elle découvre une bonne quantité d’eau qui a mouillé les coussins et une partie de nos bagages. Il faut donc tout faire sécher la pointe avant en plus de toute la couchette arrière… Le bateau est sans dessus-dessous, c’est de toute beauté. Ni l’avant et ni l’arrière du bateau sont fonctionnels et nos choses sont soit dans le carré, soit sur le pont à sécher. Une autre très grosse journée de tâches pour nous. Le soir, on est encore très brûlés. Il fait maintenant beaucoup plus froid depuis que le cold front est passé et on se rend compte que nos choses n’ont pas vraiment séchés aujourd’hui. On essait donc de se servir de notre chauffage diésel. Nous sommes tellement dans le bordel qu’on ne pense même pas à prendre des photos.

30 oct 2007: Salsa et fondue au chocolat:

Deltaville – Hampton (Virginie)

30 milles nautiques;

Passages nuageux,  18° C, Vents W <10 noeuds, vagues 1 pied;

Départ à 8h00, Arrivée à 16h00, moteur: 7h00 et un peu de voile;

Ancrage: N 37° 00.66, W 76° 19.17

On part vers 8h00 de Deltaville avec plusieurs autres bateaux québécois. Dans le chenal de sortie très très étroit, on s’échoue deux fois (marée basse). On s’en sort facilement, car nous allions à très faible vitesse. On navigue pendant la journée, on voit quelques pélicans et on laisse la ligne à pêche à l’eau, mais sans succès.

Arrivée à Hampton, on se rend à l’ancrage en plein centre-ville, mais c’est déjà plein et les bateaux sont tous entassés comme des sardines. Nous passons donc au plan B accompagné de MIGO dans une crique à l’écart du centre-ville (Mill creek), mais qui a un très bon fond et beaucoup d’espace. On reçoit un appel de MIGO qui nous dit: « Écoute, je suis un peu mal à l’aise de te demander ça là mais, on fait ça chez vous ou chez nous (en farce) ??? On va donc souper chez MIGO (on est pas vraiment en état de recevoir encore) avec un kit de fondue au chocolat qui fait le bonheur de tous, surtout les enfants. Durant la soirée, Patrick et Sofia nous apprennent à danser un peu la Samba. Une autre belle soirée.

Manoeuvres d’ancrage à Mill Creek (Hampton)                                          Beau coucher de soleil avec vue sur une autoraute de Hampton

(On est en ville quoi !)

Salsa sur MIGO !!!                                                   Voyez la belle fondue préparée par Catherine !

31 oct 2007 : Happy Hallowen !!!

Hampton (Virginie)

Ensoleillé avec pass. nuageux,  20° C, vents S 10-15 noeuds.

On se lève et on va déjeuner … sur MIGO ! Oui, on est vraiment trop gâté. Un déjeuner typiquement québécois digne de ce nom qui nous remplit l’estomac jusqu’au souper. En après-midi, on fait encore du séchage et quelques réparations sur Mer et Monde II. Catherine, qui est en apprentissage pour ce qui est des travaux manuels, fait tout un dégât avec le Sikaflex dans le bateau, sur les outils et sur elle-même. C’est de toute beauté et très mémorable, hi! hi! hi!

Catherine barbouillée jusqu’au cou !!!

Vers 16h30, c’est le temps de se préparer pour passer l’Halloween. Plusieurs équipages dans le coin ont des enfants et on a le goût de participer à la fête. Il faut dire que cela faisait environ 20 ans que Catherine et moi avions passé l’Halloween dans les rues. On se déguise donc, en pêcheur pour ma part et en femme-grenouille pour ce qui est de Catherine. On va en Dinghy rejoindre les autres bateaux au centre-ville de Hampton. On passe d’abord l’Halloween dans le mouillage et plusieurs bateaux participent. Ensuite, on va passer l’Halloween dans les rues d’Hampton. Je ne sais pas pourquoi, mais personne ne nous reconnaît ! C’est une très belle soirée remplit de petits plaisirs et de surprises. Nous trouvons que les citoyens de Hampton décorent vraiment beaucoup leur maison. Il y a plusieurs maisons avec des effets sonores et lumineux assez incroyables, des maquettes, etc. À quelques endroits, les gens sont déguisés et font même partie du décor. À un endroit, un mort couché dans le gazon se met soudainement à ramper au sol et on ne réalise pas tout de suite qu’il s’agit d’une vraie personne et non d’une marionnette. C’est vraiment épeurant et on a tous la frousse l’espace d’un instant.  Les enfants sont bien contents de leur soirée et on rentre au bateau vers 21h30. Le retour en Zodiac est plus difficile à cause des vagues qui se sont levées en soirée et on finit la soirée trempé de la tête aux pieds (malheureusement, Catherine n’a plus son habit de plongée !!!).

MER ET MONDE II et MIGO en dinghy déguisés                                            On aime bien retourner un peu en enfance l’espace d’une soirée !

Avez-vous déjà passé l’Halloween en dinghy ? plutôt spécial !                  Voyez le prix du costume le plus original: un voilier (Patrick de MIGO)

Voyez les beaux décors d’Halloween dans la ville d’Hampton

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