Archive de février, 2008

Février 2008

par le 28 Fév, 2008, catégorie 02-Fevrier 2008

01 Fev 2008: Festival à Little Farmer Cay

Ce matin, Catherine se lève avec une intuition: elle a la conviction qu’on va retrouver Benoit et Geneviève de l’équipage de SOLUNA au festival de Little Farmer Cay aujourd’hui. Encore plus : elle affirme que ce soir, on mange avec eux du spaghetti végétarien au pesto avec du parmesan frais !!! C’est plus fort qu’elle, elle en est certaine ! C’est à suivre …

On lève l’ancre à 10h le matin en direction de Little Farmer Cay avec MAYA X, FIÈRE ALLURE et KERGUELEN. Toujours sans utiliser le moteur, on fait une super belle voile durant notre parcours. On fait une course amicale avec les autres équipages un bout de temps. DEVINEZ : en chemin, on reçoit un appel sur la VHF : MER ET MONDE, MER ET MONDE, ici SOLUNA, répondez !!! On capote, on est très content !!! Catherine le savait, bien sûr ! Ça faisait trois semaines qu’on ne s’était pas vu et on s’ennuyait beaucoup d’eux. Ils étaient descendus plus bas à Georgetown avec APOTHÉOSE (les parents de Geneviève) pour recevoir de la visite. Le timing est incroyable puisqu’ils sont en route pour Little Farmer Cay eux aussi et ils arriveront un peu avant nous. On se donne un point de rencontre.

On se saute dans les bras en se voyant et on va sur l’île ensemble voir les activités de la journée tout en ce mettant à jour sur nos aventures respectives. On croise sur la route BORN FREE, de sympatiques jeunes québécois sans enfant, tout comme SOLUNA, MAYA X et nous. Nous allons prendre une bière tous ensemble à l’aéroport de l’île, là où les régates de voiles ont lieu. C’est un lieu de rencontre pour de nombreux équipages québécois qu’on connait et on placote toute l’après-midi avec le groupe. Catherine et moi, on se commande un plat de ribs sur le BBQ, les meilleures qu’on est mangé !

            

De gauche à droite: Marie-Claude et Sébastien (BORN FREE), Benoit       Rassemblement de plusieurs équipages québécois sur la plage

et Geneviève (SOLUNA) et nous même

             

L’événement de l’année à Little Farmer Cay: régates de dériveurs                     Regardez comment ils s’y prennent pour faire

classe C                                                                                                                 la contre-gîte: assis sur des planches de bois !

 

 

Un bahamien prépare une salade de conches sous

un arbre

 

On va ensuite de l’autre coté de l’île pour voir ce qui se passe comme activités. Au Ocean Cabin, le bistro de la place, on tombe sur des discours soporifiques et on décide de s’en retourner au bateau avec SOLUNA. Le happy hour se fait sur SOLUNA et on se fait finalement inviter à souper. Devinez ce qu’on mange : du spaghetti végétarien au pesto avec du parmesan frais !!! C’est le destin ! Catherine nous donne la chaire de poule avec ses prédictions ! Les discussions avec SOLUNA sont si variées, faciles et agréables ! On trouve qu’ils nous ressemblent beaucoup et leur compagnie nous fait toujours un grand bien.

Lisez bien les heures d’ouverture du Restaurant Ocean Cabin: tordant !!!

(cliquez sur la photo)

 

Le soir, on va voir un party de bahamiens avec SOLUNA, BORN FREE et MAYA X de 20h à 22h. Cette expérience assez unique. Voir les bahamiens fêter ensemble nous en apprend encore une fois un peu plus sur leur mode de vie. On se sent tous gênés par contre de les regarder et on ne danse pas avec eux, car la sexualité est assez explicite dans leur danse …

02 Fev 2008: Souper de langoustes et crabes sur la plage

Hier, on a parlé de pêche pendant une heure au moins avec l’équipage de BORN FREE. Tout deux, Sébastien et Marie-Claude sont de vrais mordus de pêche et ils ont tellement de succès qu’ils partagent leurs trucs et leurs prises avec d’autres équipages. Ce matin, on s’organise plusieurs équipages et on va à la pêche à la sling hawaïenne vers 9h AM. C’est plutôt froid le matin, mais quand on est rendu dans l’eau, l’émerveillement prend toute la place et c’est partit ! Pour des raisons de sécurité, il vaut mieux ne pas être 10 personnes au même endroit avec des sling crinqués. On fait équipe à deux pêcheurs par tête de corail. Je fais donc équipe avec Benoit de SOLUNA. Catherine plonge avec nous deux en spectatrice, car elle veut observer les mammouths à l’oeuvre. Elle est là aussi pour identifier les poissons comestibles. Benoît et moi, on détecte tout de suite chacun une langouste et on réussit à les avoir. C’est ma première pêche aux langoustes et c’est pareil pour Benoit. C’est formidable de vivre ça ! Je dois m’assoir un peu dans le dinghy pour réaliser que je viens de prendre ma première langouste à vie ! Ça faisait plusieurs semaines que j’en rêvais … Par la suite,  je trouve un crabe que je réussis à sortir en plusieurs morceaux détachés de son trou … Benoit sort deux beaux poissons pendant ce temps que Catherine avait détecté au préalable : des Bluestriped Grunts. On change de tête de corail ensuite et on décide d’essayer celle où étaient MAYA X et FIÈRE ALLURE quelques minutes avant. Ils ne sont plus là. Benoit et moi, on travaille en équipage et on réussit à sortir deux autres langoustes ensemble. Benoit sort aussi un Margate, préalablement identifié par Kate. On agace MAYA X et FIÈRE ALLURE avec nos prises sur cette tête de corail, car eux, ils n’ont rien prit à cet endroit…

     

Éric et Benoit nage sur une petite tête de corail qu’on peut aper-           Après seulement deux minutes, Benoit remonte sa première langouste

cevoir en noir                                                                                                 à la sling hawaïenne, bravo !

 

      

Félicitations pour le beau travail d’équipe !                                               Les prises de la journée: langoustes, crabe, Bluestriped Grunts et

                                                                                                                         Margate

 

Arrivé sur SOLUNA, on montre nos prises à Geneviève et on prend quelques photos. Ensuite, Catherine et moi on va diner sur MER ET MONDE. Benoit vient nous rejoindre ensuite, car c’est maintenant le temps d’arranger tout ça ! Malgré que ce soit nos premières langoustes, Benoit a eu une petite formation donnée par BORN FREE, alors il sait comment s’y prendre pour préparer les langoustes à la cuisson et nous le montre.

            

Benoit nous donne un cours sur la préparation des langoustes                       Hummm, ça va être délicieux !!!

Le moteur hors-bord de SOLUNA va mal. Benoit et moi, on fait plusieurs vérifications et du graissage, mais on ne trouve rien. Je lui demande de me faire faire un tour de dinghy pour me montre le problème. Je comprends alors que c’est que son hélice qui prend de l’air et tombe dans le vide, ce qui fait partir son moteur en fou. On ajuste son pied de moteur avec un meilleur angle … et c’est règlé !!! Il est très content !

On se repose et on relaxe une heure. On reçoit comme bien d’autres la visite de l’armée bahamienne et on espère que ce n’est pas pour vérifier nos prises bien qu’on ait rien à se reprocher. Ils sont trois à débarquer sur notre bateau et ils vérifient avec beaucoup de sérieux si tout nos papiers sont en règle. Tout ce passe bien et ils nous souhaitent une belle continuité de voyage.

On se dirige ensuite vers la plage où tous ceux qui ont pêché ce matin amène leur prises. BORN FREE, qui a déjà fait un souper communautaire sur une plage, prend l’initiative d’organiser un gros repas de langoustes et crabes qui doit nourrir 18 personnes !!! Tous le monde met la main à la pâte car on doit trouver du bois pour se faire de la bonne braise. Il y a au moins une langouste pour chacun et des pattes de crabe à volonté. Avec un accompagnement de riz et des légumes, le tour est joué !!! C’est vraiment un délice tout ça, surtout la langouste. La soirée est très agréable sur la plage où on placote tous avec une bière. Ça fait d’ailleurs très longtemps qu’on rêvait Catherine et moi de se faire un beau feu et on en avait pas encore eu l’occasion. La soirée finit vers les 23h00 et on retourne se coucher satisfait d’avoir vécu cette expérience unique ! Comme on est chanceux !!!

        

Une petite pause pour Geneviève et Kate après avoir fait le feu                  Les pêcheurs du jour: Benoit (SOLUNA), Michel (EPSILON), Sébas et

                                                                                                                             Marie-Claude (BORN FREE), Christian (MAYA X), Éric et Stéphane

                                                                                                                             (FIÈRE ALLURE): Félicitations !

 

        

Sébastien (BORN FREE) s’occupe de bouillir les pattes de crabes                 Les queues de langoustes sont cuits sur une bonne braise   

      

Hé voilà, le tour est joué. Quelle assiette !!!                                                  On passe une vraie belle soirée en bonne compagnie !!!

03 Fev 2008: Souper de Schoolmasters

Ce matin, on a le goût de changer de décor. On part vers 10h30 AM avec SOLUNA, APOTHÉOSE et BORN FREE pour aller à White Point qui est un peu plus au nord de Little Farmer Cay. On réussit à « crinquer » SOLUNA pour faire la course. Ils partent devant.  On a un vent de travers et MER ET MONDE adore cette allure, c’est sa préférée ! On file à la vitesse de coque et on réussit à les rattraper. YOUPPI !!! On gagne la course ! SOLUNA s’explique en disant que c’est à cause de son dinghy qu’il traîne à l’arrière … Ils ont raison, car cela réduit d’au moins un demi noeud la vitesse du bateau, mais on les agace en leur disant qu’ils cachent leur défaite derrière des excuses, etc … On a bien du plaisir à se taquiner les uns les autres comme ça.

      

MER ET MONDE sous pleine voile au près                                                     On a des preuves, on arrive à rattraper SOLUNA !!!

En après-midi, tout le monde veut retourner à la pêche. Il y a un effet de groupe qui nous pousse à y aller nous aussi. Catherine et moi, on va sur des têtes de corail tout près du bateau, pendant que les autres vont à un mille du mouillage. Les têtes de corail sont très belles et tous plus uniques les unes que les autres. À chaque fois qu’on change de tête, il y a des variétés différentes de poissons à observer. On n’y voit aucune langouste. Catherine identifie des poissons comestibles et moi je tente de les attraper. Ça devient un véritable travail d’équipe. Catherine se sent encore plus à l’aise dans l’eau aujourd’hui. Je « sligne » quatre beaux poissons jaunes pour le souper que Catherine croit être des Snappers. On trouve un crabe, mais on le laisse vivre, car je n’ai pas vraiment aimé les pattes de crabes de la veille. Arrivée dans le bateau, Catherine se dépêche de chercher dans ses livres d’identification et EURÉKA ! Ce sont bien des bons Snappers qu’on a pêché et ce sont plus spécifiquement des Schoolmasters. Food Value: Excellent ! Catherine démontre vraiment une bonne mémoire visuelle, car il y a plus de 250 espèces de poissons à identifier dans les eaux tropicales des Bahamas. C’est bien, car on tient vraiment à pêcher seulement ce que l’on peut consommer et à ne pas prendre des poissons qu’on ne pourrait mettre dans notre assiète …

À la fin de l’après-midi, on se montre nos belle prises (APOTHÉOSE,

BORN FREE, SOLUNA et MER ET MONDE)

 

Le soir on se fait un souper en amoureux avec au menu: Schoolmasters, petit riz et légumes. Quel plaisir de manger notre pêche fraîche du jour !

           

Les belles prises du jour                                                   Un Schoolmaster de plus près: succulent !

04 Fev 2008: Plongée en apnée avec SOLUNA

On se déplace avec SOLUNA ce matin pour aller s’ancrer à Little Bay, juste au sud de Black Point. C’est une petite navigation de moins d’une heure à la voile. En après-midi, on met tous nos wetsuits et on va explorer toutes les têtes de corail du coin. Elles sont un peu ordinaires ici par rapport à ce qu’on a vu jusqu’à date et on n’y voit aucune langouste. Par contre, on observe des choses différentes et plein de nouvelles sortes de poissons. Benoit et moi, on se pratique à plonger dans de plus grandes profondeurs d’eau: 15-20 pieds. C’est très impressionnant de voir toute cette eau au-dessus de nous quand on est dans le fond et qu’on regarde vers le haut. Pour Catherine, c’est la première fois qu’elle patauge à cette profondeur avec une vague d’environ 1-2 pieds, alors c’est une nouvelle étape pour elle aussi. Geneviève lui enseigne comment plonger en lui montrant des trucs et elle réussit à faire quelques plongées de 6 à 8 pieds dans l’eau. Elle remonte quand ses oreilles lui font mal à cause de la pression. C’est un très bon début ! On a pas acheté de ceinture de plongée pour Catherine et celle-ci commence à le regretter parce qu’elle prend sérieusement goût à la plongée en apnée ! Puisque l’on flotte beaucoup dans l’eau salée avec nos wetsuits, plonger sans ceinture demande beaucoup d’efforts pour se maintenir sous l’eau. En fin de journée, Catherine et moi on arrive à pêcher deux Schoolmasters et un Bluestriped Grunt, histoire d’avoir un peu de poisson à manger à défaut de langoustes. De toute façon, on aime autant le poisson que les langoustes dans notre assiète …

      

La pêche du jour: encore des Schoolmasters                                              Un gros Bernard-L’Hermite a élu domicile dans un coquillage de conche

Ce soir, on invite en grand nos amis Benoit et Geneviève à souper sur MER ET MONDE. En nettoyant les poissons, Éric échappe le Grunt qui lui glisse d’entre les mains, chouuuuuuuuu… On décide finalement de manger les Schoolmasters demain parce qu’on a faim et qu’il est tard. SOLUNA amène une très délicieuse entrée végétarienne: des aubergines gratinées, miam, miam ! Catherine fait sa spécialité de spaghetti aux fruits de mer qu’elle réussit à merveille avec des conserves de saumon, de palourdes et de marctres de Stimpson (ça provient de la Côte-Nord). C’est une très belle soirée qu’on passe encore en compagnie de SOLUNA, soirée remplit de belles discussions, de bonne musique, de bon vin et de bien des rires.

05 Fev 2008: Visite de Great Guana Cay avec SOLUNA

On se lève ce matin avec une bonne houle dans la baie qui berce le bateau. On devient un peu vert. On écoute la météo et on conclue que la fenêtre météo pour aller à Georgetown se dessine de plus en plus pour les prochains jours et qu’il faudra amorcer notre descente vers le sud bientôt. On doit attendre de bonnes conditions météo puisqu’on devra naviguer dans l’Exuma Sound durant toute une journée pour s’y rendre. En grande partie, on peut naviguer  dans les Exumas à l’intérieur du « Great Bahamas Bank » (10-20 pieds d’eau) sans grande inquiétude, mais la portion sud des Exumas qui mène à Goergetown doit se naviguer par l’océan, ce qu’on appelle l' »Exuma Sound » (1000 pieds et plus). Pour ce faire, on doit aussi passer un « cut » à l’étale. C’est un passage étroit entre deux îles qui nous fait passer du Bank au Sound et où le courant est fort et les vagues sont souvent désordonnées. Les conditions de navigation sont donc plus difficiles et il faut faire une bonne planification de cette traversée.

On sort avec joie de notre « machine à laver » vers 13h pour aller se dégourdir les jambes sur l’île en face de nous: Great Guana Cay. On y découvre avec SOLUNA plein de belles choses du côté de l’Exuma Sound, dont une belle petite plage avec des escarpements d’un blanc éblouissant. Le paysage est toujours époustoufflant du côté de l’océan. On y passe beaucoup de temps et on fait une bonne scéance-photo.

     

     

     

       

       

Trip-photo à Great Guana Cay avec Benoit et Geneviève de SOLUNA: beaux paysages n’est-ce pas ?

Au retour de cette belle promenade, on se fait inviter à un 5 à 7 sur SOLUNA. On jase encore intensément avec nos amis et déguste une délicieuse entrée de petites pizzas assaisonées à la Geneviève. On fait des échanges de photos et on se donne plus d’informations sur les places à visiter dans les Exumas. Force est de constater que l’on devra se séparer malheureusement demain. Eux vont passer du temps dans le Bank, tandis que nous on va descendre jusqu’à Goergetown, le point le plus au sud de notre voyage. Snif ! Snif ! On se dit aurevoir en se disant que l’on va se retrouver dans environ trois semaines pour terminer les Bahamas ensemble, car ils ont les mêmes plans que nous. Leur voyage à eux s’arrêtera par contre en Floride.

06 Fev 2008 Vers White Point :

La houle est encore plus tanante ce matin. On part à 9h30 AM pour se déplacer à White Point où la houle est moins présente. Catherine passe plusieurs heures à travailler sur le journal de bord et à choisir les photos. Moi, je lis beaucoup aujourd’hui.

En milieu d’après-midi, on va sur la plage marcher un peu dans les environs pour faire un peu d’excercice. Catherine ramasse plein de petits coquillages sur la plage. On remarque des trous partout dans le sable et on cherche durant un moment qui en sont les résidents. Après avoir fouillé dans une bonne vingtaine de trous avec un baton, on y voit enfin un locataire: le crabe des sables ! Satisfaits de notre fouille, on retourne au bateau.

En soirée, on entâme la 5 ième saison de 24 heures Chrono (Jack Bauer). Ça, c’est vraiment une journée de repos !

07 Fev 2008: Entrée de conches

On se lève et la houle est assez inconfortable, donc on décide de partir tôt. À 9h30 AM, on lève l’ancre pour aller s’ancrer tout près de Galliot Cut. On sera prêt pour partir tôt demain matin vers Goergetown dans l’Exuma Sound. Arrivé sur place, on jète l’ancre dans un fond plutôt douteux. Heureusement, l’île de Little Galliot Cay nous protège contre la houle et il ne vente presque plus. Plusieurs bateaux viennent s’ancrer au fur et à mesure autour de nous. Ils attendent tous aussi à demain pour faire la traversée.

On dine et on part ensuite en dinghy à la chasse aux conches. On veut goûter à ce molusque, car SOLUNA nous a expliqué comment les apprêter. On cherche longtemps les conches et Catherine se met régulièrement la tête à l’eau avec son masque pour tenter d’en repérer. Au bout d’une heure : EURÉKA !!! On trouve un champ de conches de grosseur moyenne. On remplit notre chaudière avec sept conches en moins de deux. Catherine en remonte la moitié elle-même en plongeant dans 6 à 8 pieds d’eau. En revenant, Catherine aperçoit aussi plusieurs grosses étoiles de mer. Elle décide d’en remonter une le temps de prendre une photo et elle plonge encore dans 8 pieds d’eau. Fantastique ! C’est vraiment très beau. Après les photos, elle la remet à l’eau et … elle flotte. Je tente de la couler, mais rien à faire ! L’étoile de mer part à la dérive et on espère qu’elle se regorgera d’eau pour recouler au fond de l’eau …

         

Une belle trouvaille pour Catherine …                          … Une belle étoile de mer !

Ensuite, il faut arranger tout ça si on veut y goûter. OUF ! Le travail !!! On doit se mettre des gants et on doit frapper sur le haut du coquillage à l’aide d’un marteau pour faire une petite incision sur le long. Ensuite, avec un couteau, on doit couper le lien qui relie le mollusque au coquillage. Ensuite, il faut tenter de sortir le mollusque de là et c’est là que c’est difficile. Je dois prendre des pinces à long nez et un tournevis ordinaire pour y arriver, mais je ne pense pas que c’est la vraie technique … C’est autant de travail de sortir les bibittes de leur coquillage que de les appprêter après. Catherine doit couper le mollusque en petits carrés et ne garder que ce qui est blanc. La chaire est dure et ça glisse tout le temps … Catherine prépare une salade avec ça en les faisant mariner au préalable dans du jus de citron et d’orange avec des épices.  On trouve ça bon, ça a le goût d’un légume croustillant ?!? Mais on trouve que pour tout le travail que ça demande, on n’en pêchera pas souvent !

     

     

         

Les différentes étapes pour la préparation d’une salade de conques !

08 Fev 2008: La communauté de Georgetown

À 5h15 AM, l’arrivée d’un bon grain nous réveille. À 5h30, notre alarme d’ancre se met à crier: l’ancre glisse et le bateau chasse sur 150 pieds !!! Heureusement, on est debout et on part le moteur. L’ancre se réanfouit toute seule dans le sable. On constate qu’on est pas les seuls à s’être promenés. D’autres voiliers n’ont pas la même position qu’hier soir …  On se fait un café et on déjeune tôt. On se dit qu’on apprécie notre alarme d’ancre qui nous a toujours bien averti les quelques fois où nous avons chassé jusqu’à date.

On part à 6h45 AM. Dans le Galliot Cut, il y a environ trois noeuds de courant contre nous et on avance à seulement deux noeuds de vitesse … Tout ce passe bien et nous n’avons pas de vagues désordonnées.

    

Le cut de Galiott Cut à l’aube

On sort toutes nos voiles. Au début, il y trois pieds de houle, ce qui est quand même confortable. Un grain s’abat sur nous en début d’avant-midi qui nous amène du vent d’ouest. Merveilleux ! MER ET MONDE adore le vent de travers ! La vague s’applatit ensuite, ce qui nous permet de filer à notre vitesse de coque pendant deux bonnes heures. Je mets ma ligne à pêche à l’eau en espérant prendre du Mahi-Mahi (dorade), le meilleur poisson qu’on ait mangé à date. Il se pêche habituellement en mer dans l’eau profonde. Tout ce qu’on remonte est un Great Barracuda d’environ 3 pieds. On peut manger seulement ceux en bas de cinq livres, car les plus gros peuvent contenir la Ciguatera, un poison pouvant être mortel. On ne prend pas de chance et on le rejète à l’eau après avoir pris des précautions pour ne pas se faire mordre … Nous avons trouvé un truc qui fonctionne bien: lorsqu’on met une serviette sur les yeux du poisson, il se calme. 

Voici ce qu’à l’air un Great Barracuda : un poisson prédateur

avec une gosse machoire et de grosses dents !

 

On croise en mer une boule blanche et on se demande si c’est une bouée de pêcheur. Mais non, c’est une boule de mooring avec son cordeau à la dérive … Pas très rassurant !!! Je teste toujours les moorings avec le moteur à reculons quand on s’amarre à l’un deux, alors ça me confirme que c’est une bonne idée …  À trois milles de l’arrivée, on tente d’appeller VICTORIA’S SECRET sur la VHF, car ils sont à Goergetown depuis trois semaines. Ils finissent pas répondre, et devinez quoi … Ils sont à voile et se dirigent en notre direction, coïncidence !!! Ils vont passer une nuit dans une marina luxueuse avec leur visite pas loin d’ici, alors on les verra plus tard. On est vraiment content de les retrouver et on se faire plein de signes en se croisant, YOUPPI ! À très bientôt VICTORIA’S SECRET !!!

On arrive à 14h30 à Goergetown et on conclue que notre traversée s’est très bien déroulée. On s’installe à Volleyball Beach dans Elisabeth Harbour, là où tous se passe apparamment. En fait, Volleyball Beach est sur l’île de Stocking Island, en face de Great Exuma Island où se situe Goergetown. Il y a ici au moins 250 bateaux et on doit se faufiler à travers tous ce beau monde. Assez impressionnant ! On se fait aussitôt accueillir par les gens de la place. On nous dit qu’il y a environ 20% de francphones ici, mais presque tout se déroule dans la langue anglaise. Plusieurs viennent nous voir à tour de rôle pour nous expliquer comment ça marche à Goergetown; les petits règlements de la « Communauté de Goergetown » (ex: on ne peut ancrer sur deux ancres) et les activités nombreuses à faire : ateliers de yoga, de stretching, de tressages de paniers, de bridge ou de fabrication de bijoux, tournois de volley-ball, séminaires de météo, etc … À tous les matins à la VHF, de 8h à 9H AM, un animateur dit la météo puis la communauté peut passer des annonces ou poser des questions. Ouf ! On devient tout étourdi … Pour comprendre ce qui se passe ici, il faut savoir de que nombreux équipages viennent s’installer à Goergetown pour l’hiver. C’est l’endroit idéal ici pour rencontrer des gens, organiser et participer à des activités de groupe et ne pas avoir à se préoccuper trop de son ancrage grâce au bon fond de sable et à la bonne protection pour les vents du nord. Il y a de tout pour se ravitailler ici, malgré que le coût de la nourriture est aussi élevé qu’à Nassau. Par contre, la beauté de l’endroit plutôt discutable et l’eau polluée dans tous le mouillage qui nous empêche de nous baigner représentent de grand inconvénients à notre sens … Il faut se déplacer côté océan pour se baigner, voir des têtes de corail et pêcher. Il faut donc s’intégrer à la « Communauté de Goergetown » pour passer un beau séjour ici. On aime ou on aime pas !

En fin de journée, je vais seul en ville pour aller chercher un code internet et explorer les endroits de ravitaillement.

09 Fev 2008: Visite de Georgetown

Au matin, je m’applique à faire un beau nettoyage de la coque du bateau. C’est vraiment dû, car des coquillages et des algues se sont formés sous la ligne de flotaison depuis quelques semaines. J’appréhendais ce nettoyage. Je pensais que ce serait dur, car plusieurs en parlent comme étant une bonne job. Je cherche donc un moyen de gratter ça … Je pense au revers de ma brosse au bout de ma gaffe. J’attache le dinghy avec des amarres à l’avant et à l’arrière de la coque du bateau pour avoir une bonne prise. Mon système fonctionne bien et ça se fait assez rapidement. Je suis bien content de retrouver MER ET MONDE tout propre à la ligne de flotaison. La prochaine fois, je n’attenderai pas aussi longtemps ! Catherine pendant ce temps travail sur le journal de bord. On rattrape de plus en plus notre retard.

En après-midi, on va en en ville: Goergetown. Il faut traverser tout Elisabeth Harbourg en dinghy sur un mille nautique. Il paraît que c’est imanquable, on arrive toujours trempé de la tête aux pieds en ville. On consate que c’est vrai … On visite un peu les lieux. Chacun des commerces est une visite, car les articles sont disposés d’une façon différente de chez nous. C’est une expérience de découvrir comment les bahamiens s’organisent et voient les choses de leur point de vue. En plein milieu de notre visite, le ventre nous gargouille. On se cherche alors une place pour diner. On s’informe et on va voir à trois restaurants. Les trois ne nous plaisent pas vraiment, mais on a faim … Il faut se lancer, alors on va à celui qui nous semble le moins pire. Il n’y a qu’un plat au menu et on n’arrive pas à comprendre l’anglais de la dame au comptoir (chicken sauce ?!?). On lui explique qu’on lui fait confiance et qu’on va goûter à sa spécialité. C’est finalement une soupe au poulet très épicée qu’on mange avec beaucoup d’os de poulet desquels on peut grignoter un peu de viande. La soupe est vraiment délicieuse et est servie avec du bon pain maison bahamien. Voilà pour la « chicken sauce » !

          

Un carrefour à Goergetown                                             Le « computer shop » du village: ça change de chez nous !

Ensuite, Catherine remarque un petit marché très sympathique sur le bord d’une rue où il y a des bijoux et des souvenirs à vendre, tous fait localement. Je la laisse en profiter et vais me trouver un coin tout près dans un parc pour faire du internet. Je réussis à appeler ma belle-soeur Karine. Catherine revient avec un bel ensemble collier/boucles d’oreilles fait avec des queen conchs (conches reines) qu’elle s’est offert. La bahamienne qui lui a vendu cet ensemble l’a fait elle-même et elle était très honorée que Catherine lui achète. Les queen conchs sont des coquillages précieux aux Bahamas. Catherine s’éloigne ensuite vers le parc pour prendre des photos d’enfants bahamiens qui jouent. Les enfants s’intéressent tout de suite à son appareil photo et veulent tous faire un essai. On les laisse prendre des photos avec beaucoup de surveillance, et ils sont très surpris de l’expérience. Assez touchant !!!

      

Shelly: Une bahamienne très fière de ses créations                                     Éric fait du internet sous le gazebo d’un parc

      

De jeunes bahamiens posent pour nous dans un parc …                            … Et ils s’amusent bien avec notre caméra !

Ensuite, on passe au guichet. C’est la première fois qu’on reprend notre carte de guichet depuis six mois. Arrivé devant le guichet, je dois réfléchir à mon NIP pendant une minute … C’est que depuis le début du voyage, on roule avec des chèques de voyage et jamais je n’avais utilisé notre carte de guichet encore ! D’ailleurs, il faut que je vous dise que j’ai mal prévu nos besoins en argent liquide depuis Nassau et on en a manqué durant le dernier mois et demi dans les Exumas. Je n’ai pas pensé qu’on ne pourrait pas avoir d’argent liquide nul part dans ce beau coin de paradis. Nous avons dû emprunter de l’argent par deux fois à d’autres équipages en échange de chèques. J’ai raté ma planification là-dessus….

Ensuite, on va faire une épicerie. Il y a deux épiceries à Georgetown qui sont très bien. On ne manque de rien dans le bateau, mais Catherine est bien contente de pouvoir prendre une pause pour la fabrication de pain maison. Les fruits et légumes frais font aussi notre bonheur.

On retourne au bateau avec nos toutes nos commissions, complètement détrempés. Il paraît que c’est toujours comme ça ici, car on a un bon mille à rouler pour retourner au bateau, soit environ 30 minutes à chaque voyage. On va voir WINDCHIME et TIR NA NOG qu’on a croisé au Bassin Louise à Québec pendant notre séjour d’une semaine. On les salut et ils nous parlent d’un sentier qui mène à la mer du côté du Sound tout près. On s’y rend jusqu’au coucher du soleil.

10 Fev 2008: VolleyBall Beach

Mon réflexe de navigateur, à force de voyager, est de relaxer une fois que le bateau est plein et en règle. En tout cas, je pense que c’est pareil pour plusieurs. Alors, j’entâme un aller-retour à Georgetown afin de m’occuper du remplissage d’eau douce, de diesel et d’essence. Je reviens donc le dinghy bien chargé de cinq jerricans bien pesantes. Je roule tranquillement pour ne pas qu’il y est trop d’eau et de vagues qui entrent dans le dinghy, mais celui-ci est très stable quand il est pesant. Voilà, je peux enfin relaxer !

En après-midi, Catherine et moi on va découvrir la fameuse plage de Volleyball Beach. Cette plage est la place centrale où tout le monde vient faire des activités ou participer aux ateliers. On y retrouve principalement des navigateurs américains, ontariens et québécois. On peut aussi en rencontrer qui viennent de plus loin: France, Suisse, Allemagne, etc … Quelques minutes après être débarqué sur la plage, on voit arriver en dinghy nos grands amis VICTORIA’S SECRET !!! Ça fait trois semaines qu’on ne les a pas vu. Ils ont de la visite et débarquent avec eux sur la plage pour l’après-midi. On se sautent dans les bras, on s’embrasse fort et on fait connaissance avec les parents de Benoit. Le volleyball m’attire et je joue quatres parties très le fun avec plein de gens que je ne connais pas. Pendant ce temps, Catherine regarde des femmes tisser des paniers avec des feuilles de palmier et s’informe sur les activités à faire à Volleyball Beach. Durant l’après-midi, une rage de frites tenaille l’estomac de Catherine et elle va chercher deux hamburger-frites au bistro de la place: le Chat « N » Chill. Le bistro est plus qu’ordinaire et l’hygiène y est plus que discutable, mais la bouffe est vraiment bonne !!! On prend une bonne bière avec l’équipage de VICTORIA’S SECRET et on met notre bla bla à jour. On échange aussi avec plusieurs autres qui sont là et on se fait encore de nouveaux amis.

      

Une petite partie de volleyball à Volleyball Beach !                                    Un atelier de tressage de paniers sous les arbres

      

On placote avec VICTORIA’S SECRET pour se mettre à jour                        Une jolie bahamienne et son petit frère pose pour nous dans un hamac

      

Le Chat « N » Chill est assez achalandé sur l’heure du diner …                  Kiosque de conches en plein-air (on aperçoit un tas de coquillages

                                                                                                                          vide à droite)

 

On apprend aussi que ce matin, il y a eu un accident de plongée sous-marine et une personne est décédée, un québécois.  L’accident en question s’est produit lorsque deux plongeurs avec bonbonnes ont décidé d’explorer un « blue hole » (grotte sous-marine) proche de notre mouillage. Le blue hole a 180 pieds de profond par environ deux milles de long (Jacques Cousteau l’aurait exploré et ne se serait jamais rendu au bout) avec plein d’embranchements. On a jasé avec des gens qui ont plus de 120 plongées à leur actif et ils n’auraient jamais plongés dans cette grotte qui est dangereuse. Les deux plongeurs, inexpériementés semble-il, l’ont appris à leur dépend. Triste événement … Cela nous bouleverse et ça nous rappelle que des accidents peuvent arriver aussi ici, même si on est dans un endroit paradisiaque !

11 Fev 2008: Arrivée d’un gros front froid

Un gros front froid est annoncé. Il a commencé à pointer son nez au cours de la nuit dernière nuit. Donc, aujourd’hui on reste dans le bateau pour surveiller si notre ancrage tient bien. La température est très maussade. Il y a des grains à de nombreuses reprises au cours de la journée et il pleut à boire debout. On a des vents de 25 à 30  noeuds. C’est très rare qu’il pleut comme ça aux Bahamas, alors on regarde ça d’un oeil presque nouveau.  On entend à la VHF que cela faisait deux ans qu’il n’avait pas fait aussi mauvais.

Grains sur Goergetown: on y voit rien !

On s’occupe dans le bateau : lecture, bouffe, ménage, écriture du site web, film : Thunderball (James Bond, 1971).

La nuit venue, je ne suis pas tranquille et je suis en mode veille. Catherine elle, dort à poings fermés pendant ce temps. Je me lève souvent pour regarder notre position sur le GPS. Bien qu’on ait une alarme d’ancre, les bateaux sont vraiment très proches les uns des autres ici et cela m’inquiète. Je ne crois pas avoir le temps de réagir assez vite s’il arrive quelque chose. De plus, je ne connais pas encore comme il faut la qualité du fond ici.

Aux bahamas, le vent augmente habituellement la nuit au contraire d’au Québec où le vent diminue la nuit. Les bahamiens nous expliquent le phénomène à leur façon. Ils disent que quand Dieu se couche le soir, puisqu’il a fait chaud durant le jour, il part son ventillateur pour se faire un peu d’air frais afin de mieux dormir …

12 Fev 2008: Encore le front froid …

Catherine prend la relève de la vigie en fin de nuit, et là, je m’endords plus solide jusqu’à 9h AM. Ensuite, durant la fin de la matinée, on fait Catherine et moi une petite sieste pour être en forme pour la prochaine nuit qui s’annonce encore pire. Ensuite, on dine. J’essaie de faire du internet sans trop de succès et Catherine fait des muffins. Le bateau tangue vraiment beaucoup aujourd’hui et ça fait un vacarne, car le vent provient maintenant du sud est et nous n’avons pas de protection de ce côté là. La vague lève de plus en plus dans le mouillage. Dans l’après-midi, on n’en peut plus. Catherine a un bon mal de coeur. Elle est verte et moi je ne suis pas fort non plus … Pas moyen de rien faire à part rester couché. On décide alors de laisser notre bateau s’amuser tout seul dans la vague et on va sur Volleyball Beach relaxer un peu. Plusieurs autres équipages québécois que nous ont la même idée et on placote tous ensemble sur la plage en surveillant souvent du coin de l’oeil notre bateau qui se promène dans tous les sens.

13 Fev 2008: Toujours le cold front …

On a passé une autre longue nuit sur la corde à linge. Quelques bateaux ont chassé sur leur ancre autour de nous depuis deux jours et on est encore aux aguets. C’est la première fois qu’on se fait brasser autant et aussi longtemps durant un cold front. C’est vraiment notre record de tangage à l’ancre. On reçoit toujours le vent du côté non protégé de la baie aujourd’hui.  La houle qui entre dans le mouillage est d’environ 3 pieds. En après-midi, on décide d’aller prendre encore une pause de la machine à laver en retournant sur la plage de Volleyball Beach quelques heures, car on est en train de virer au vert foncé …

14 Fev 2008: St-Valentin à Georgetown

Le vent a diminué et on peut enfin sortir du bateau pour aller explorer à terre, YOUPPI ! On a beaucoup travaillé sur le site web dernièrement et on aimerait bien en faire profiter à notre famille, nos amis et notre « fan club ». J’ai acheté en arrivant ici un forfait d’une semaine sur une antenne Wi-Fi tout près de la marina de Goergetown, mais on arrive pas à se connecter sur MER ET MONDE. On est trop loin de la ville. On part donc Catherine et moi à Georgetown, du côté opposé de Elisabeth Harbour, pour aller sur le bateau de  MAYA X qui est amarré à la marina. En traversant, un gros grain nous suit de près derrière. On réussit à le semer et on arrive 30 secondes avant la douche sur MAYA X …

J’essaie de me connecter sur MAYA X, mais ça ne marche pas, toutes les connexions sont utilisées. Je ré-essaie pendant une heure et décide finalement d’aller retrouver Benoit de VICTORIA’S SECRET qui fait du bureau à distance à un service internet d’une rapidité hors du commun pour les Bahamas, le Exuma Business Center. La facture est salée (15$/heure !), mais très rapide. Je profite de ce service pendant une heure trente. Je mets le site à jour, prends nos emails et la météo et vérifie notre compte de banque. Une fois internet terminé, on va diner Catherine, Benoit et moi au resto. Benoit nous amène là où nous avions levé le nez il y a quelques jours pour diner, chez Eddies. C’est que l’on avait pas vu la salle à manger à l’arrière du bar. Je mange un bon snapper, et Catherine un poulet-frites. C’est bien de luncher dans un resto et de se faire servir un peu … Après le diner, Benoit retourne à son bateau. Catherine et moi, on entâme nos commissions. On découvre un super magasin général, le Top II Bottom. C’est un tout petit magasin, mais il y tellement de stock qu’on devient rapidement étourdit ! Il y a du stock partout partout: les étagères partent du sol et montent jusqu’au plafond. Il y a même des articles sur le plancher et accrochés au plafond !!! Ça vaut le détour ! On y trouve presque tout ce qu’on a besoin.

       

Le « Dinghy Dock » à Goergetown: il faut passer sous un pont pour            Notre resto préféré à Goergetown: chez Eddie’s

entrer dans Lake Victoria

 

De retour à notre bateau, on reçoit une invitation à souper sur VICTORIA’S SECRET. Ils ont un gros problème: celui d’avoir trop de boeuf frais pour le souper et doivent absolument tout passer ce soir ! Raison très douteuse, mais très appréciée !!!  Pour finir la soirée, on va sur Volleyball Beach pour la soirée St-Valentin organisée par le bar Chat « N » Grill. Tout ceux qu’on connaît y sont et on s’amuse bien. Je fais danser Catherine sur quelques « slows » sur la plage avec la lune qui nous éclaire …

15 Fev 2008: Georgetown Hots-dogs à la plage des nudistes

Aujourd’hui, Benoit de VICTORIA’S SECRET organise un diner communautaire sur une plage avec les équipages québécois. Il connait la plus belle plage de Georgetown où il y a des installations pour se faire un barbecue. Par contre, il y a un petit détail problématique pour ce qui est des enfants. C’est une plage pour les nudistes … Benoit appelle par radio VHF la personne responsable de cette plage pour savoir si la plage sera utilisée par des nudistes aujourd’hui. Le champ est libre, alors on va passer l’après-midi là.

Cette plage est très belle et l’eau y est moins poluée qu’à Volleyball Beach. Les hommes et les enfants jouent au ballon dans l’eau pour s’ouvrir l’appétit. Pendant ce temps, les femmes préparent le diner et Christian de MAYA X s’occupe du barbecue. Les hots-dogs sont au menu. On mange tous ensemble et on placote toute l’après-midi. Il fait beau et le vent qui traverse les arbres nous rafraichit.

      

Christian de MAYA X s’occupe du BBQ                                                          HUMM, un bon repas en plein-air en bonne compagnie !

En fin d’après-midi, on va voir des installations érigées par les adeptes de nudisme.

      

La plage des nudistes de Goergetown                                                           Un campement érigé par les nudistes: gazebo, bar, jeu

                                                                                                                           de dars, toilettes, etc..

 

Les amoureux au coucher du soleil

16 Fev 2008: Georgetown Souper d’adultes sur MER ET MONDE

Notre lavage est vraiment dû. Catherine et moi allons en ville et on en profite pour faire une liste de petites commissions en même temps. On fait aussi un peu d’internet, l’épicerie et on se débarasser de nos vidanges. Cela occupe toute notre après-midi.

De retour sur le bateau, Catherine fait un ménage afin de recevoir FIÈRE ALLURE et VICTORIA’S SECRET à souper. Les enfants des deux équipages se sont organisés une soirée cinéma sur VICTORIA’S SECRET, alors on en profite pour se faire une soirée d’adultes. Ce n’est jamais arrivé, ni pour eux, ni pour nous qui les recevont. Ça fait du bien à tout le monde. On peut parler et faire des blagues sans retenue et c’est bien agréable. Après avoir mangé un bon vieux spaghetti, on fait un peu de Karaoké. Puis, on danse dans le bateau et dans le cockpit et on rit jusqu’à tard. FIÈRE ALLURE goûte aux fameux partys légendaires sur MER ET MONDE et ils sont bien contents. Quelle belle soirée !!!

       

Souper-spag avec VICTORIA’S SECRET et FIÈRE ALLURE                            Un peu de Karaoké pour commencer la soirée

17 Fev 2008: Cueillette de Sand Dollars

Ce matin, Catherine organise avec les filles de VICTORIA’S SECRET et FIÈRE ALLURE une expédition de coquillages à marée basse. Elles vont sur une plage réputée pour avoir des Sand Dollars et la plage s’appelle Sand Dollar … Elles y vont toutes la matinée et Catherine revient avec ses trésors: cinq beaux Sand Dollars. Après les avoir fait bouillir dans une petite quantité d’eau de javel, ils deviennent très blancs. Elle les manipule avec soins puisque c’est très très fragile.

Pendant ce temps, je reste au bateau à travailler sur l’ordinateur d’un équipage suisse du nom de KOBOLD. L’ordinateur est neuf, mais ne fonctionne pas bien. Je travaille une bonne partie de la journée sur leur problème. Je n’arrive à rien. Le problème semble être hardware…

En fin de journée, Catherine et moi on répond à l’invitation d’un équipage provenant de Québec qui s’appelle BOFIXE. C’est une famille de quatre avec deux belles filles de 10 et 12 ans. Ils nous reçoivent en 5 à 7 et on placote sur nos expériences respectives de navigation dans le fleuve St-laurent. Pour leur voyage, ils ont navigué toutes les maritimes pour atteindre les États-Unis et nous disent que c’est une très belle expérience, mais exigeante. On passe une soirée agréable avec eux.

      

La plage de Sand Dollar                                                                                 Camille et Catherine de FIÈRE ALLURE nous montre leurs prises

                                                                                                                           du jour

 

18 Fev 2008: Encore des coquillages !

Ce matin, c’est une première pour moi. Il y a quatre gars de notre « communauté québécoise » qui courent sur la plage pour se mettre en forme et ce, un matin sur deux. Je décide donc d’essayer cela ce matin. Les gars font un trois kilomètres. Je réussis pour ma part à faire 2,5 kilomètres ce matin. Pour une première fois, c’est bon ! Les autres ont plus d’entraînement que moi. Je suis en bonne forme musculaire, mais pas cardio-vasculaire. Je suis brûlé de cette course et cela affecte le reste de ma matinée. Je dois donc faire une sieste.

En après-midi, Catherine et moi on va sur la plage côté océan avec VICTORIA’S SECRET dans le but de faire un sentier dans la portion sud de l’île. Les filles se ne rendent jamais au sentier car en chemin, elles découvrent un trésor sur la plage: des milliers et des milliers de tout petits coquillages qui forment une plage. Elles se remplissent les poches et des sacs Ziplocs. Benoit et moi, on continue à marcher et ont fait le sentier en question qui est intéressant.

       

       

De beaux paysages de la plage côté Sound de Goergetown

          

Une belle trouvaille …                                                      … une plage de millions de mini-coquillages; Catherine s’en réjouie !!!

Catherine fait une autre « soupe aux coquillages » à l’eau de Javel en revenant pour éliminer tout risque de bibittes dans le bateau. On manque de propane sur notre deuxième réservoir. Je vais pour ma part la porter en ville en fin de journée en espérant que les remplissages aurions lieu bientôt !

Soupe aux coquillages pour souper !

19 Fev 2008: Buffet de fruits de mer sur Hamburger Beach

Les gars de plusieurs équipages ont lancé un appel à la pêche hier. Alors ce matin, je parts pour la pêche à 6h30 du matin avec les autres gars, tandis que Catherine dort encore. Pourquoi si tôt ? Il paraît que les langoustes sortent de leur trou la nuit, et qu’au petit matin, on peut les voir nager dans le fond de l’eau avant qu’elles aillent se cacher dans des trous. On arrive sur le site de pêche qui est du côté océan et les coraux sont à 20 pieds de profond. C’est plus que tout ce que je suis habitué comme profondeur d’eau jusqu’à maintenant. Cela me prend un bon 20 minutes pour réussir à atteindre le fond.  Je pensais même, dans les premières minutes, ne pas être capable d’y arriver tellement c’est difficile. Mais à force de me pratiquer, je vais de plus en plus profond. Il y trois problèmes pour m’empêcher d’aller loin en profondeur. Le premier est celui de retenir longtemps ma respiration, le deuxième est la pression intense dans mes oreilles qu’il faut que j’équilibre 3 à 4 fois par plongée, et la dernière, la nervosité. Plus on est nerveux et plus on consomme de l’air. Alors, il faut que j’apprenne à relaxer et me calmer, même si je trouve qu’il y a pal mal épais d’eau au-dessus de moi. Plusieurs autres gars font de même aujourd’hui.

Éric qui part à la pêche avec sa sling

Je manque une langouste de peu à une reprise. Elle marche sur le fond et est complètement à découvert. Je l’aperçois en plongeant et je la « slingne » … à quelques millimètres à côté ! CHOUUUU !!! Je la rate donc par nervosité … J’attrape ensuite un gros Perrotfish, un beau poisson rouge et blanc que je prend pour un Grouper. Il n’est malheureusement pas commestible, comme tous les poissons perroquets d’ailleurs. Si Catherine aurait été avec moi, elle me l’aurait dit avant que je le sligne.  Plusieurs attrapent de la langouste et d’autres gros poissons aujourd’hui, assez pour faire un beau souper communautaire. Guy de KERGUELEN attrape un Hogfish, un beau poisson plutôt rare, recherché et succulent, humm humm … Pour mon Perrotfish, je vais le donner à un gars itinérant qui reste à l’année sur son petit voilier à Goergetown et qui pêche le requin avec des apâts de ce genre. Il se montre très heureux. Encore un belle expérience que cette plongée dans 20 pieds d’eau !!!

                    

Un Hogfish pêché par KERGUELEN                                              Voici un Trigglerfish attrapé par BOFIXE

En après-midi, Catherine aide BOFIXE à faire des filets avec un de leur poisson qui est très difficile à arranger: un Queen Triggelfish. Ça lui prend plus d’une heure et le poisson dégage une odeur forte. Pas invitant d’en pêcher … Elle montre ensuite à VICTORIA’S SECRET comment préparer les langoustes pour la cuisson. Pendant que je fais une petite sieste, Catherine va ensuite avec d’autres filles trouver du bois sur la plage de Hamburger Beach pour le feu que l’on va se faire ce soir. KOBALD vient chercher son ordinateur en fin d’après-midi. J’ai établit après avoir pu tester leur disque dur et leur mémoire que le problème matériel est la carte maîtresse de l’ordinateur. Il n’est pas chanceux, car son ordinateur était neuf … L’eau salée et l’humidité sont très durs pour les ordinateurs.

À 17h,  on va tous sur la plage pour déguster notre festin autour d’un bon feu. Christian de MAYA X a fait une crème chowder digne de ce nom, il y a du riz et des salades de nouilles, de la langouste et plusieurs sortes de poissons à déguster sur la table: Hogfish, Tiger Grouper, petit Great Barracuda ) les moins de 5 livres ne sont pas toxiques), Queen Trigglerfish, Rock Hind, etc … Un vrai délice !!!

        

Éric part le feu avec les enfants                                                                       Une excellente crème showder fait par Christian

                                                                                                                              MAYA X)

 

       

La cuisson des poissons dans le feu sera à point                                         HA ! C’est prêt !

                    

Mylène de FIÈRE ALLURE s’occupe des langou-                           Le souper est un véritable buffet de produits de la mer en plein-air !

stes bouillies

 

       

La belle assiette de dégustation !                                                                   Catherine déguste son repas avec les deux filles de BOFIXE

20 Fev 2008: Randonnée à Monument

Ce matin, Catherine me rase les cheveux au « clipper » parce que j’ai vraiment trop chaud. Je vais ensuite courir sur la plage avant diner, tandis que Catherine fait de l’écriture. Je suis seul aujourd’hui et je cours à mon rythme. Je réussis à faire le trois kilomètres au complet cette fois-ci. Non sans mal, mais j’ai réussit !

En après-midi, Catherine et moi on va faire une randonnée pédestre en amoureux à Monument sur l’île de Stocking Island. On voulait le faire dès le début, mais il y avait trop d’activités organisées et on repoussaitde jour en jour depuis notre arrivée cette visite là . Monument est le plus haut mont du coin (37 mètres !). D’en haut, on a une superbe belle vue sur 360 degrés. On voit tous les mouillages et les plages de la région de Georgetown.

      

Un paysage de Elisabeth Harbourg                                                               La belle plage blanche du P & P Beach Club

      

Le sentier menant à monument est assez à pic                                            YOUPPI, on est arrivé !!!

       

L’île de Stocking Island du côté océan (vue vers le sud-est)                         Toujours la même île du côté de Elisabeth Harbourg: on voit au bout

                                                                                                                            Volleyball Beach et notre mouillage (vue vers le sud-est)

 

       

Le mouillage de Monument dans Elisabeth Harbourg (vue vers le sud)      La continuité du mouillage de Monument dans Elisabeth Harbourg

Au loin, la ville de Goergetown sur Great Exumas Island                            (vue vers le nord-ouest)

 

Le soir, on reste juste les deux ensemble, Catherine et moi au bateau. On fait tout le temps des activités de groupe depuis qu’on est ici et on aime de temps en temps se retrouver seul en couple pour une soirée tranquille.

21 Fev 2008: Journée sur la plage !

Ce midi, nous sommes invité à manger une chaudrée de poisson sur VICTORIA’S SECRET avec FIÈRE ALLURE qui est fait par Nancy. Catherine et moi, on mange sans arrêt des fruits de mer à notre plus grand plaisir !

On se déplace tous ensuite sur la plage du côté Sound (océan) avec nos équipements de plongée. Benoit et moi, on espère pouvoir pêcher à la sling, malgré que l’on ait pas les dinghys. On enclenche notre chasse sous-marine. La mer est assez houleuse et il faut tenter de progresser vers le large malgré les vagues qui nous repoussent au bord. On cherche des têtes de corails, mais on se rend bien compte que c’est trop dur, on ne nage pas assez vite pour progresser. On se rend à l’évidence et on décide finalement de nager pour le plaisir et la découverte. On ne pêche rien. Pendant ce temps, on perd de vue pour le reste de l’après-midi Catherine et Nancy qui sont parties en exploration pour trouver de beaux coquillages sur la plage. Benoit et moi, on finit par attendre les filles avec un rum punch sur VICTORIA’S SECRET et elles arrivent enfin juste avant le coucher du soleil avec DEMIE-PORTION que nous leur avions laissé pour qu’elles puissent revenir à Volleyball Beach. La pêche a été bonne pour elles, tellement qu’elles n’ont pas vu le temps passer … Leurs yeux pétillent de bonheur !

Donc, une fois les filles sur VICTORIA’S SECRET, on fait un petit 5 à 7 avant de retourner sur MER ET MONDE.

Des touristes font du cerf-volant surf sur la plage côté océan

22 Fev 2008: La spécialité de Catherine: le spag aux fruits de mer !

Le rendez-vous pour courir avec les gars ce matin est à 8h30 AM. La marée est pleine haute, alors on va se retrouver à courir dans la portion molle du rivage. Il y a un coureur de marathon (42 kilomètres) avec nous et il nous dit que cela nous demande deux fois plus d’efforts dans ces conditions et qu’il fait habituellement la moitié de la distance dans ce temps-là. On fait donc environ deux kilomètres au lieu de trois ce matin.

Par la suite, Catherine traverse à Goergetown avec Stéphane de FIÈRE ALLURE pour faire des commissions et une épicerie. Moi, je reste au bateau pour faire la vaisselle et écrire un peu de nos aventures sur le site web.

Le soir, MER ET MONDE reçoit l’équipage de VICTORIA’S SECRET pour un super souper de spaghetti aux fruits de mer. Nos invités confirment la fameuse réputation du spag de Catherine. On passe une très belle soirée. Catherine joue à des jeux de société avec les enfants. Juste avant de partir, Sarah-Maude dort à poing fermés. On propose de la garder à coucher et les parents acceptent. Durant la nuit, elle se réveille toute perdue, mais est très contente d’être sur le bateau de titi Cathou et tonton Éric !

Sarah-maude fait dodo comme un ange sur MER ET MONDE

23 Fev 2008: Sarah-Maude et Laurence sur MER ET MONDE

On se réveille avec notre invitée Sarah-Maude à bord. Je fais un bon déjeuner omelettes: oeufs-bacon-oignon-fromage-sirop d’érable. Catherine dit que les déjeuners sont ma spécialité ! On passe toute la journée avec Sarah-maude à bord. Catherine lui coupe les cheveux en matinée et ensuite Catherine se coupe elle-même ses cheveux, ce qui est plus long. L’objectif était de couper un pouce et l’histoire c’est terminée finalement par trois pouces de moins … Catherine aussi a très chaud avec sa chevelure épaisse et elle doit l’amincir beaucoup pour être bien.

Pendant ce temps, je joue au rommy avec Sarah-Maude. Ensuite, je l’a pends au bout d’une écoute accroché à la bôme au-dessus de l’eau pour l’amuser, ce qui fonctionne à merveille ! Sarah-Maude est toujours prête pour un peu de cascades et d’activités physiques. Catherine prépare ensuite un super nachos avec Sarah-maude qui aime bien assister le cuisinier. En fin d’après-midi, on demande à Laurence de venir nous rejoindre et on fait une sélection de films pour la soirée. Catherine fait un super souper aux filles et elles nous quittent vers 21h après avoir regardé un film et demi. Elles auraient bien aimées restées encore et encore. C’est une belle expérience d’avoir des enfants à bord toute la journée !

          

Sarah-Maude a beaucoup de plaisir à faire                On déguste un super nachos avec les enfants

des cascades

 

24 Fev 2008: Rencontre avec l’équipage d’ALLÉGORIA

Benoit vient me chercher à 8h AM pour aller courir sur la plage. Il me prend un peu par surprise, car je n’ai pas déjeuné. J’y vais quand même et je trouve que d’avoir le ventre vide est plus facile pour courir. Je reviens et on reçoit la visite de l’équipage d’ALLÉGORIA, un couple sans enfants dans nos âges qui viennent tout juste d’arriver à Goergetown. Ils ont vu et lu notre site web l’an passé et on a communiqué avec eux par e-mail durant le voyage, mais on ne les avaient encore jamais rencontré. On les invite pour un 5 à 7 ce soir. Ensuite, je finis mon livre de Micheal Connely. C’est mon quatrième livre de Connely en un mois !!! Ensuite, j’attaque Forteress Digital de Dan Brown en fin d’avant-midi. C’est vraiment un plaisir de lire quand on a du temps !

En après-midi, Catherine et moi, on se déplace sur la plage côté océan avec VICTORIA’S SECRET. On amène tout notre équipement de plongée. On y retrouve là-bas tout nos autres équipages québécois. On passe le reste de l’après-midi à placoter avec le groupe, à jouer au ballon dans l’eau, à patauger dans l’eau avec nos masque-tuba et à lire. Il fait nuageux, mais très chaud et l’eau est vraiment bonne. L’océan est calme, alors on peut nager assez loin vers le large aujourd’hui.

Rassemblement de québécois sur la plage côté océan

On reçoit ensuite ALLÉGORIA pour un 6 à 9. On invite aussi VICTORIA’S SECRET afin de leur faire partager cette nouvelle connaissance. Pleines de bonnes choses se retrouvent sur la table du cockpit et on placote sans arrêt. On apprend qu’ALLÉGORIA vient tout juste de passer deux semaines en compagnie de SOLUNA, ils les ont rencontré la journée où nous, nous les avons quitté. Que le monde est petit ! Ils sont vraiment très gentils, on espère avoir l’occasion de naviguer un bout avec eux. On leur explique par contre qu’on prépare notre départ pour Long Island pour après demain avec VICTORIA’S SERCET.

25 Fev 2008: Préparation pour le départ de Goergetown

On prévoit quitter Georgetown demain avec VICTORIA’S SECRET et on doit quitter avec tout ce qu’il nous faut. D’autres équipages disent vouloir venir nous rejoindre après le cold front annoncé dans les prochains jours. On part à l’aventure et on n’a pas de parcours tout tracé d’avance pour remonter vers le nord et se rendre à Eleuthera. En gros, on se déplace à Long Island qui est à l’est des Exumas dans les Out Islands. Par la suite, on a le choix de revenir à l’ouest aux Exumas pour renaviguer dans moins de 25 pieds d’eau dans le Great Bahamas Bank qui procure une navigation facile, mais connue. Ou on décide de remonter par les îles de l’est, les Out Islands, de suberbes îles exotiques, très différentes des Exumas, très peu fréquentées par les navigateurs, mais où il y a plus de population bahamienne. Ce deuxième choix représentent un défi supérieur au niveau de la naviguation. C’est une naviguation océanique entre chaque île, les protections pour les mouillages sont moins nombreuses et les îles sont distancées les unes des autres. On ne pourra aussi se fier que sur mes compétences pour ce qui est d’interpréter les données fax-météo, car il n’y a pas de météo par VHF dans les Out Islands. Peu importe notre décision, ce sera la bonne, mais dame nature sera le principal argument pour trancher. Alors, on verra au fur et à mesure.

Une chose qu’on a apprit en voyage est que quand on a l’occasion d’acheter quelque chose, même si on peut attendre encore quelque jours, et bien il vaut mieux acheter quand même. Un exemple: on a eu l’occasion de se faire remplir nos bombonnes de propane à Staniel Cay et on l’a pas fait. On s’est dit que ça pouvait attendre encore et on nous avait dit que se serait plus facile à Georgetown. Et bien, ça fait deux semaines que j’ai laissé mes réservoirs de propane complètement vides en ville ici et on attend depuis. On nous dit en ville qu’il on des problèmes avec l’approvisionnement en propane et la date est reportée comme ça de jour en jour: revenez demain, ce sera prêt !  Par chance, VICTORIA’S SECRET nous prête une des siennes en attendant, mais il est presqu’à court aussi, comme une bonne partie du mouillage ici. C’est pour dire comme on ne sait jamais …

Alors, aujourd’hui on va donc se ravitailler avec VICTORIA’S SECRET à Goergetown. On a une bonne liste de choses à faire aujourd’hui. Je commence par faire du internet jusqu’à midi. Je réussis à appeler à Long Island pour apprendre que nous pourrons nous procurer du propane à l’intérieur de 24-48 heures: YOUPPI ! On part ! Pendant ce temps, Catherine va faire une brassée de lavage. Ensuite, on retourne diner chez Eddies avec Benoit et Nancy. Les filles vont ensuite acheter des souvenirs bahamiens dans un marché public pendant que Benoit et moi, on s’occupe de récupérer nos réservoirs vides de propane et de se faire rembourser. On a payé d’avance et c’est toute une histoire pour récupérer notre argent ! Je m’occupe de remplir deux jerricans d’eau et une jerrican d’essence. Je vais chercher ensuite de la bière et du vin. Puis, les filles font l’épicerie et on retourne au bateau vers 16h30. Le dinghy est vraiment très plein et l’eau rentre à l’intérieur à coup de chaudière: spectacle assez drôle ! Cela nous fait penser à Titusville en Floride quand on a fait nos grosses épiceries.

Achats de souvenirs au marché de Goergetown

Benoit vient en catimini sur MER ET MONDE pour faire un gateau forêt noire avec Catherine en l’honneur de la fête de Nancy demain. 

La préparation du gâteau de fête de Nancy en catimini

On soupe et ensuite on va sur Hamburger Beach où tous nos amis québécois sont rassemblés autour d’un feu. On fait la surprise à Nancy de son gâteau pour souligner sa fête. On salue tous le monde, car on ne sait jamais si on va les recroiser ou non. « Ce n’est qu’un aurevoir » est plus facile à dire ! Pour ce qui est de EPSILON et MARIE-GALLANTE, c’est un adieu, car ils partent pour un temps X vers le sud.

        

Bonne fête Nancy !!!                                                                                           Ce n’est qu’un aurevoir Goergetown et nos amis québécois !

26 Fev 2008: La merveilleuse plage blanche de Calabash Bay

Ce matin, on lève l’ancre après 18 jours passés à Georgetown. On est fébrile et très content de partir à l’aventure avec VICTORIA’S SECRET. On estime qu’on est resté environ quatre jours de trop ici, et le propane est la raison principale qui nous a retenu dans Elisabeth Harbour dans les derniers jours. Nous avons aimé Goergetown pour le repos que nous avons pu y prendre et pour les activités de groupe organisées avec tout nos amis québécois, les plages du coin facilitant les grands rassemblements et les soupers communautaires. On part donc plus que rassasié de Goergetown à 8h15 AM après avoir écouté la météo sur le Net de Goergetown (VHF 72). Catherine fait des salutations générales de la part de MER ET MONDE par radio VHF et on se fait aussi saluer par plusieurs équipages.

On aperçoit VICTORIA’S SECRET en avant plan du mouillage de

Volleyball Beach

 

Notre objectif de la journée est Tompson Bay à Long Island. On sort de Goergetown à l’aide de plusieurs points GPS et segments à faire avant de prendre le cut à l’est de Elisabeth Harbour. On fait quelques milles nautiques en mer et la progression est vraiment lente: avec le vent dans le nez, on fait trois noeuds de vitesse à moteur ! Benoit propose de changer de cap pour ne plus avoir le vent dans le nez et de faire de la voile. On acquiesce et on met le cap sur Calabash Bay qui est plus au nord. Nous sommes en vacances, alors pourquoi ne pas suivre le vent ? On sort toute la guenille et on se met à faire de la très belle voile. On imite pour la première fois VICTORIA’S SECRET en se mettant de la belle musique (Katie Melua) avec le son dans le fond tout en navigant. Extra comme sensation !!!

Tout en serpentant à travers les têtes de corail qui ne sont pas indiquées sur les cartes (il faut absolument naviguer à vue dans la baie), on se trouve un ancrage dans la très très belle baie de Calabash Bay avec sa plage d’un blanc immaculé. C’est un spectacle parfait ! On retrouve la belle eau cristalline qu’on connaissait des Exumas. On tente de s’ancrer les deux premières fois sans succès, car il y a des plaques de sable dur partout et l’ancre ne fait que se déposer au fond de l’eau. On s’approche du bord où il y a du sable plus mou et OP ! du premier coup, ça fonctionne. Même si l’ancre tient avec le moteur à reculons à 2900 tours, en allant voir l’ancre avec le sceau à fond transparant, on voit bien si on est en sécurité ou non pour la nuit … Là, je vois bien avec le sceau que l’ancre est bien enfouie dans le sable. Il faut absolument ce type de sceau pour savoir si on est bien ancré aux Bahamas.

Afin de se dégourdir les jambes, on débarque sur la plage blanche avec VICTORIA’S SECRET et on marche sur l’île. On y trouve une route et on va voir le bateau québécois ESPERANTO que VICTORIA’S SECRET a connu dans un autre mouillage. Il est ancré dans Joe’s Sound, une toute petite place très bien protégée où il y a du courant et des magroves. Le spectacle est vraiment magnifique, mais le cut pour y accéder est difficile. ESPERENTO nous donne beaucoup de renseignements sur l’île et nous donne l’idée de se louer une auto. Long Island est une grosse île longue de 130 km et où il y plein d’activités à faire. On trouve l’idée bonne et excitante. Il fait vraiment très très chaud, on est déshydraté et la marche du retour est pénible. Avant d’aller aux bateaux, on plonge tous dans l’eau en face du mouillage. Comme c’est rafraichissant !!! L’eau est vraiment exquise et le sable fait rêver ! On s’amuse longtemps dans l’eau, jusqu’à en être gelé.

Souper sur MER ET MONDE le soir pour la fête à Nancy. On mange du bon poulet avec patates et un pudding chomeur, et Catherine joue à des jeux avec les enfants, mais tous dorment debout à 21h, alors on va se coucher. Quand on navigue, le grand air nous fatigue, qu’on le veule ou pas …

Une très belle photo de Laurence et Sarah-Maude sur MER ET MONDE

27 Fev 2008: Direction Tompson Bay pour passer le cold front

On se lève avec un ciel gris foncé et un grain s’abat sur nous à 8h AM. On est pas habituer de se lever avec un temps aussi maussade. On prend la météo pour voir s’il y a du changement. Et non, tout est comme prévu. C’est juste un grain et tout devrait revenir à la normal bientôt. On se prépare et on lève l’ancre à 8h45 en direction de Thompson Bay, au sud de notre mouillage. Nous pourra y passer le cold front annoncé, car cette baie offre une bonne protection.

Les premiers milles nautiques se font avec beaucoup de vigilance, car il y a beaucoup de têtes de corail et de hauts-fond de sable. On se met ensuite de la belle musique tout en faisant de la voile et on est aux anges toute la journée. Je suis à la barre et c’est Catherine et du réglage des voiles aujourd’hui tout en continuant à faire la navigation.  Catherine fait des tests avec les voiles et relâche beaucoup plus les voiles que moi afin d’avoir moins de gîte et ça nous permet d’aller plus vite que d’habitude … On file à la vitesse de coque durant tout le parcours, soit 6.5 noeuds, YOUPPI ! On s’ancre facilement au mouillage de Tompson Bay à 14h. Nous avons un vent d’ouest et il y a 2-3 pieds de vagues dans la baie, mais c’était prévu. Quand le vent va tourner au nord ce soir, la baie nous donnera un belle protection du front froid annoncé.

       

VICTORIA’S SECRET sous voiles dans les belles eaux cristallines              Arrivée à Thompson Bay

On dine et moi, je fais une petite sieste de 30 minutes. Ensuite, je vais chercher Benoit, car on doit aller porter nos réservoirs de propane pour les faire remplir au Long Island Petroleum. On trouve l’endroit pour le propane, ensuite on va s’acheter une crème glacée pour le retour à pied. Sur notre chemin, on va voir le quai où il se fait les déchargements d’un bateau-courrier et un magasin marin. On trouve qu’ici, l’île est plus civilisée, plus riche et mieux organisée qu’à Georgetown, malgré que Georgetown soit plus grosse en population. La flore est aussi plus abondante que tout ce qu’on a vu aux Bahamas jusqu’à maintenant et il y a de beaux gros palmiers.

On revient ensuite au bateau vers les 17h30 et Catherine m’aide à remonter le zodiac sur le bossoir, car il y a beaucoup de vagues et ça brasse. Je regarde avec Catherine le travail qu’elle a fait durant mon absence. Catherine a étudié tous les guides pour trouver les attraits de Long Island et a fait une longue liste qui lui a pris presque plus de deux heures à faire. Cela semble très excitant et on communique notre enthousiasme à VICTORIA’S SECRET qui salivent à leur tour. On veut se louer une auto pour deux jours en espérant pouvoir tout visiter à partir de notre mouillage. On soupe et on se couche vers 20h30. Le bateau tangue violement et claque, alors on somnole seulement. À 23h45, le front froid arrive. Il y a un grosse pluie et le bateau tourne sur son ancre de 180 degrés en l’espace de deux minutes. On part le moteur et pour retester notre ancrage. Elle décroche de quelques pieds et s’agrippe à nouveau dans le sable. La vague s’applatit en moins d’une demie-heure. On peut maintenant dormir sur nos deux oreilles ! 

Le cold front qui arrive bientôt, vu du mouillage de Thompson Bay

28 Fev 2008: Expédition en auto à Long Island (jour1)

Ce matin, on se lève à 7h AM pour capter les fax météo par radio ondes courtes qui ont un horaire de transmission. Un cold front avec des vents du nord de 20 noeuds est toujours prévu pour les deux prochains jours. On a confiance en notre ancrage et la baie nous protège très bien du cold front ici, alors on est pas nerveux de quitter le bateau pour une longue période. Le débarquement à terre avec VICTORIA’S SECRET se fait à 8h45 AM.

On se loue une mini-van chez  Fox Car Rental et on l’obtient en négociant à 140$ pour deux jours. Pas si mal ! Aujourd’hui, c’est Benoit qui conduit et se sera mon tour demain. On doit conduire à gauche aux Bahamas et notre auto louée a un volant à gauche, comme chez nous au Québec. Ce qui fait que le conducteur se situe du côté terre-plein et doit estimer la largeur de l’auto lors des rencontres avec les autos de l’autre sens. Ouf … Au début, on fait le saut à chaque fois qu’on croise une voiture. Il faut faire aussi attention aux chèvres en liberté qui traversent les rues de temps en temps. La dernière fois qu’on est embarqué en voiture est à Orlando et on trouve que le paysage défile très vite !  Sans compter que nos réflexes ne sont plus aiguisés … Bref, ça demande une certaine adaptation, et juste ça, c’est une aventure en soi !

       

On se prépare à partir, vite, vite !!!                                                                Les bahamiens conduisent à gauche, toute une adaptation !

On commence en se rendant d’abord complètement au nord de l’île à Cape Santa Maria. On débute par la visite du site du Columbus Monument. La route pour s’y rendre en auto est digne d’un 4X4, mais on a un bon conducteur. Un monument a été érigé en l’honneur de Christophe Columb qui aurait posé le pied au Nouveau Monde pour la première fois ici, sur Long Island aux Bahamas. Il y a une vue vraiment imprenable sur l’océan et les vagues se brisent sur d’impressionantes falaises blanches. On se déplace ensuite à Newton Cay en passant par le village de Seymour’s. Pour accéder à cette île, il faut traverser à pied une passerelle de béton en ruines et marcher dans les bois pendant un bout. On atterrit sur une plage qui nous mène au bout à d’autres falaises blanches et une petite baie où le paysage est aussi magnifique. Le spectacle est cependant terni par une quantité phénoménale de déchets sur la plage qui sont amenés par la mer par les vagues et les courants de l’océan; c’est vraiment désolant …

           

      

Paysages de Cap Santa Maria et de ses belles falaises blanches

      

Le Columbus Monument …                                                                               … en l’honneur de Christophe Colomb

       

Sur l’île de Newton Cay …                                                                                 … Catherine est bien contente d’y trouver de gros cerveaux !

Après une petite cueillette de trésors sur la plage, on s’en retourne, car il est déjà l’heure de diner. On va diner dans un complexe hotellier absolument magnifique et exotique: le Stella Maris. Il y a des villas très luxueuses à louer ici sur le bord de la plage de sable blanc et tout semble neuf. On y mange très bien et les prix sont bons. On savoure le fait de manger dans un resto aussi beau, ça faisait longtemps …

      

             

Le complexe hotellier de Long Island : le Stella Maris …                           … Et sa superbe plage !

Après diner, on marche un peu dans le complexe hotellier en prenant des photos pour digérer. On se rend ensuite voir un autre site très recommandé par les guides touristiques: le King Bay Resort de McKann’s où il paraît y avoir la plus belle plage de l’île du côté océan. Mauvaise surprise: le Resort est presqu’abandonné et en ruine, la plage est vraiment d’une laideur avec des déchets partout … On se vire de bord assez vite, puis, on va visiter à Simms la plus vieille prison de l’île, de même que le poste de police et sa cour magistrale qui date de 1782. Les bâtisses sont bien conservées et à l’image des Out Islands. On passe ensuite en vitesse à Millertons chez un marchant de pailles et les filles achètent des beaux napperons en forme de poisson faits en feuilles de palmier.

      

La plus vieille prison de l’île à l’image des Outs Islands …                       … Et sa cour magistrale qui datent de 1782

On finit la visite guidée organisée par Catherine par l’exploration à Salt Pond d’une très vieille église: la St.Joseph’s Anglican Church. Le paysage est digne d’une carte postale et on voit nos voiliers en arrière plan au coucher du soleil, WOW … On y trouve ici un arbre qui mue et qui a des fèves géantes séchées, longues d’environ 2 pieds. Leurs textures ressemblent au bois tellement elles sont dures. On s’en prend quelques unes en souvenirs. Petit mot sur les églises de l’île: il y en a de toutes les sortes, de toutes les âges et de toutes les religions et c’est ce qui en fait en partie la beauté des paysages ici. Les habitants de l’île de Long Island se disent tous bahamiens, mais leurs origines sont très variées: britanique, française, hispanique, irlandaise, etc… En plus des bahamiens noirs, il y a donc sur l’île une importante population, soit blanche, soit « bright » pour désigner ceux d’ascendances mixtes. L’île est donc multi-culturelle.

      

La St.Joseph’s Anglican Church …                                                                 … Et son arbres aux fèves géantes !

Avant de retourner au bateau, on va voir si nos réservoirs de propane sont arrivés. Et non, ce sera pour demain. On complète la journée avec une petite épicerie au plus gros magasin général de l’île et de tous le sud-est des Bahamas (épicerie et hardware): le Hardings Supply Center. Les prix sont très raisonnables et il y a du choix. On s’achète un gros plat de crème glacé qu’on mange sur le quai tous ensemble avant de s’en retourner chacun « chez nous ».

          

Des immenses aloès abondent sur Long Island                      De la crème glacée, c’est quelque chose de rare

                                                                                                     pour des navigateurs comme nous, Yummmm !!!

 

On se couche tôt, car on a encore une autre merveilleuse journée qui nous attend demain !

29 Fev 2008: Expédition en auto à Long Island (jour 2)

Après la réception des fax météo de 7h à 8h30 AM, le scénario prévu est toujours le même: forts vents du nord et mer de six à sept pieds, ce pour au moins les trois prochains jours.

On part pour notre deuxième journée avec la voiture à 8h45 AM. On va jeter nos déchets aux ordures, gonfler les pneus de la mini-van et on est en route pour le premier site d’exploration. C’est moi qui conduit aujourd’hui et ça fait depuis Deltaville dans la Chesapeake que je n’ai pas tenu un volant. Je trouve que je m’adapte assez facilement malgré tout. On descend aujourd’hui au sud de l’île. Notre premier arrêt de la journée est à Deadman’s Cay où l’on est supposé y trouver un cultivateur qui vend des beaux légumes, des ananas et des éponges de mer. On prend un embranchement qui nous mène sur Apple Drive. Surprise ! Toutes les maisons de la rue sont décorées généreusement d’objets de toutes sortes. Les filles sont toutes excitées et décident de marcher dans la rue pour prendre des photos des maisons et de leurs aménagements pendant que les gars roulent à basse vitesse avec la van. Une des maisons possède un arbre qui ressemble à un sapin et la propriétaire y a accrochée pleins d’objets, ça ressemble vraiment à un arbre de Noël. C’est vraiment un bizarre de spectacle. On tombe sur la maison de Mrs Iris Cottage et on jase avec une dame qui est en train de faire un peu de ménage dans sa cour. Elle nous explique qu’elle a ramassé depuis des années ce que l’océan rejète sur la plage et qu’elle s’est servie des objets qu’elle a trouvé pour décorer tout son jardin. Elle ne le fait plus depuis peu, mais sa fille a pris la relève et c’est le terrain qu’on a vu plus tôt avec l’arbre de Noël. La femme est vraiment très accueillante et on placote un bout avec elle pour en apprendre plus sur son mode de vie. Ensuite, on trouve enfin notre cultivateur qui s’appelle Roland McHardy et avec qui on peut admirer son champ de bananiers et de palmiers. Ses bananiers sont malheureusement petits, car sa plantation a été détruite lors d’un ouragan l’an dernier. Il nous explique qu’il n’a plus d’éponges de mer à vendre, mais il nous offre de goûter au jus des deux sortes de noix de coco jaunes qu’il cultive, des « gold coconuts ». C’est vraiment très délicieux et on se délecte tous les babines. Il nous en donne même trois pour rapporter au bateau en nous expliquant comment les ouvrir avec une machette. Il refuse un cinq dollars qu’on veut lui remettre pour le remercier. Il dit que cela lui fait plaisir de donner, que cela le rend heureux. Ils sont vraiment touchants ces bahamiens et ont beaucoup à nous apprendre … On devine aussi que les gens sur cette île sont mieux nantis. Ça s’explique sûrement par le fait qu’ils peuvent vivre de leur agriculture et de leur élevage, car l’île a une faune abondante ici.

        

Un bel arbre de Noël, version bahamienne                                                      Des bouteilles et des bouées servent de décoration sur les terrains !

         

Madame Iris nous parle fièrement de ses                    L’entrée de la maison de Madame Iris

trouvailles sur les plages côté océan

 

         

Monsieur Roland McHardy, agriculteur, nous parle de ses « golden              …  et de son champ de bananiers et de palmiers  

nuts » …                 

 

      

Dégustation de noix de coco: c’est vraiment délicieux !!!                            On repart avec des trésors, gracieuseté de Roland !

      

On est vraiment content de vivre cette expérience                                      Visite guidée de Apple drive mi-à pieds, mi-en voiture

Ensuite, on part les mains pleines de noix de coco pour le Wild Tamarind Pottery and Gallery dans la ville de Petty’s. Paraît-il qu’il ne faut pas manquer cette galerie d’art tenue par M. Dennis Knight pour y voir des objets de toute sorte représentant la culture bahamienne. Arrivés sur place, on rencontre un couple bien nantis où l’homme vient de l’Angleterre, et la femme, de Long Island. Ils tenaient effectivement une belle galerie d’art, mais sont à leur retraite depuis deux ans vu leur âge. Ils sont par ailleurs très acceuillants et sympathiques et on discute avec eux une bonne demie-heure pour en apprendre encore plus sur la vie des bahamiens sur Long Island. La dame possède des terres et une grande maison ici qui lui ont été léguées en héritage par son père, mais nous explique qu’aujourd’hui, les terres sont hors de prix pour des étrangers et se vendent dans les sept chiffres !!!

On est rendu à l’heure du diner et toutes ses belles rencontres nous donnent faim. Catherine conseille Clarence Town pour diner, alors on va voir les restaurants qui sont sur nos cartes. On choisit le Harbourg Rest Restaurant qui n’est pas vraiment invitant de l’extérieur, mais où ils font de la cuisine typiquement bahamienne. On mange encore une fois un très bon repas où l’on découvre de nouvelles saveurs. Catherine aime particulièrement les bananes de plantin bien apprêtée, un vraie délice !!!

      

Le Harbourg Rest Restaurant de Clarence Town                                        Une cuisine typiquement bahamienne: une expérience !

La visite suivante est la belle église de style grec de St. Peter & Paul’s Catholic Church, toujours à Clarence Town. Il faut monter dans les tours de l’église pour admirer le paysage de la ville, car on peut voir 360 degrés autour de nous. Les tours sont très à pic et étroites et il faut grimper dans de petites échelles faites en bois. Il vente fort, et plus on monte, plus on se fait décoiffer ! C’est toute une expérience, faut surtout pas avoir le vertige ! Arrivé en haut, on remarque que l’océan qui est déchaîné et on est bien content d’être à terre. Le ciel est couvert et c’est très venteux aujourd’hui. Le paysage est très beau, mais on s’imagine ce que ça doit être quand s’est ensoleillé !

      

La St. Peter & Paul’s Catholic Church à Clarence Town vu de                 … Et vu de l’intérieur

l’extérieur …

 

             

Éric qui admire le paysage de Clarence Town                  On aperçoit la marina et le harbourg de Clarence Town

vu de haut !

 

        

 Un des clochers de l’église                                                                             C’est très à pic pour circuler dans les tours !!!

                       

Vision de la tour de l’église                                           Les marches de l’église

Après l’église, notre autre objectif est de trouver le trou bleu (ou « blue hole ») à Petty’s . C’est le trou d’eau le plus profond du monde et qui recèle la 8ième caverne sous-marine en importance sur la planète. Jacques Cousteau y a fait une expédition. Notre but est d’aller le voir pour faire de la plongée en apnée à la surface seulement. On prend un chemin de terre, puis on marche un bon bout à pied dans le bois. Après presqu’une heure, on ne réussit toujours pas à le trouver … On est pas à la bonne place et les panneaux indicateurs, ça n’existe pas aux Bahamas ! On croise un couple de navigateurs de notre mouillage qui dit avoir trouvé pleins de « Sea Beans » sur les plages, plus particulièrement des « Hamburger Beans » et des « Lucky Beans » sur la plage. Ce sont de très grosses fèves qui sont amenées sur les plages du côté océan et qui sont dures et polies par la mer. Elles proviennent d’Afrique et d’Amérique du sud et sont transportées par les gros courants sur les plages des Out Islands aux Bahamas. Elles sont très recherchées pour faire des bijoux et sont difficiles à trouver. Il faut être patient et ouvrir grand les yeux ! Les filles passent un bon moment sur les plages et ne veulent pas revenir à l’auto ! Elles se sont remplies les poches de trésors et sont toutes fières, YOUPPI !!!

La pluie commence à tomber et on met une croix sur la recherche du trou bleu. On passe à la dernière activité de la journée qui est de trouver une grotte terrestre où on peut y entrer avec nos lampes de poche à Hamilton. Encore là, on cherche, on cherche, et on trouve pas. On s’arrête sur la route pour demander les instructions. On découvre qu’un résident organise des tours guidés. On s’y rend, mais on ne trouve personne. Les habitants ne veulent pas nous indiquer où la grotte se situe, car ils veulent protéger l’homme qui vit du revenu des visites de cette grotte. La troisième personne à qui on parle finit par nous en dire un peu plus … On prend donc un sentier avec la mini-van qui mériterait encore un 4X4 pour s’y rendre. On débarque à la fin d’un sentier qui mène à une plage côté océan et on cherche la grotte sans la trouver. On va alors chercher des Sea Beans à nouveau et il y en a plus sur la plage ici. Il y a aussi beaucoup plus de déchets, spectacle toujours plus désolant … Catherine trouve en tout 36 Lucky Beans, 8 Hamburger Beans, et 4 autres de couleur beige qu’elle n’arrive pas à identifier, SUPER ! Après la cueillettte sur la plage, on retourne à l’auto. Soudain, j’aperçois la grotte au loin ! Il est maintenant tard et on devrait retourner l’auto au plus vite, car 17h00 approche. Mais, j’insiste sur le fait qu’on est tout à côté et qu’ayant manqué le trou bleu, il serait triste de manquer aussi cette grotte. Je vais voir en courant et reviens en disant à tout le monde qu’on peut y jeter un coup d’oeil en 15 minutes en courant un peu … Benoit me met responsable des conséquences de ramener l’auto louée en retard, ce que j’accepte ! On va visiter cette belle grotte au pas de course. Il y a des stalagtites et des stalagmites, des araignées et il fait très chaud dans la grotte. On prend quelques photos rapido presto et OP !, de retour à la van en moins de deux.

              

Le groupe en exploration dans la grotte, Ouuuuuu !!!                                 Les grottes d’Hamilton                                                                                  

              

 L’entrée de la grotte est immense !                                                                À Hamilton, une plage côté océanique: quelle désolation de voir

                                                                                                                           tout ces déchets …, mais riche en Seas Beans !

 

Durant le chemin du retour, on va remplir le réservoir d’essence de la mini-van et, bonne nouvelle, nos réservoirs de propane sont prêts, alors on les ramasse en passant. On arrive au garage essouflé pour rendre la voiture à 17h20. Le gars d’origine ispanique n’arrête pas de dire: « Ya, Man ! Everything is fine man !!! »  On constate donc que le 17h00 bahamien est élastique …

Le soir, on se fait des steaks de boeuf qu’on a acheté congelés la veille. HUMMM, Ça fait du bien de manger de la bonne viande fraiche !

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